Proclamée en janvier par le président de la République, la mise à mort du juge d'instructiona été entérinée par un comité de réflexion qui a remis son rapport à Nicolas Sarkozy, mardi 1erseptembre. Les pouvoirs d'un magistrat indépendant du pouvoir exécutif passeraient ainsi aux mains d'un ministère public qui dépend, lui, du gouvernement. Deux affaires «sensibles» en cours – les ennuis judiciaires de Julien Dray et ceux de Dominique de Villepin – illustrent, chacune à sa façon, les risques que fait peser cette réforme sur l'indépendance de la justice.
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