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Mediapart
Ven.25 avril 201425/04/2014 Dernière édition

Simulacre d’enquête sur la mort d’un militant de l’ETA

|  Par Karl Laske

Le parquet a pris des réquisitions de non-lieu dans l’affaire de la disparition de Jon Anza. Le militant basque avait été retrouvé dans la rue à Toulouse, inconscient, le 28 avril 2009, dix jours après son arrivée dans cette ville. Alors qu'il est décédé à l’hôpital Purpan de Toulouse, le 11 mai 2009, son corps est resté un an à la morgue sans être identifié.

Partage

Il y a des dossiers que la justice préférerait éviter, et ça se voit. La disparition du militant basque Jon Anza, à Toulouse, en avril 2009, est de ceux-là. Le parquet a pris le 28 janvier des réquisitions de non-lieu que s’apprête à confirmer la juge d’instruction Myriam Viargues, non sans avoir rejeté, une à une, toutes les demandes d’investigations complémentaires de la famille. À supposer qu’il ait été victime de quelque chose, ce disparu, par ailleurs gravement malade, retrouvé à la morgue de Toulouse en mars 2010, n’était pas une victime comme une autre.

Le 20 mai 2009, quelques jours après que ses proches ont annoncé sa disparition, l’organisation indépendantiste basque ETA identifie Jon Anza ...

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