Sommaire du journal
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- Le rappeur Hamé et la «partouze patriotique»
- Identité nationale: Fillon fait taire Besson
- Botul vertigo pour BHL
- L’affaire qui a fait tomber Gaston Flosse
- Les Verts: en avant vers l'«Opni» d'ici la fin de l'année
- Iran: l'opposition se radicalise pour l'anniversaire de la révolution
- Le cercle trop restreint des conseillers d'Obama
- Ukraine: élisons Andreï Kourkov président!
- A Antibes, un collège teste les manuels numériques (2/5)
La droite rejette la rénovation du Sénat proposée par le PS
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Les sénateurs, bientôt appelés à se pencher sur la réforme des institutions, ont rejeté mercredi 4 juin une proposition de loi socialiste visant à rénover leur mode d'élection. Le groupe PS avait fait d'une «démocratisation» de la chambre haute, censée représenter les collectivités territoriales mais invariablement acquise à la droite, un préalable à tout compromis avec l'UMP sur la révision globale de la Constitution.Désignés au suffrage universel indirect, les 331 sénateurs sont en effet choisis par un collège de 150.000 grands électeurs, où les communes rurales sont surreprésentées, et le monde urbain, plus favorable à la gauche, est négligé. Le texte du PS, qui prévoyait de doubler le nombre de délégués (300.000) et d'injecter une dose supplémentaire de proportionnelle, pour mieux tenir compte des réalités démographiques et donner une chance à l'alternance, a été repoussé par 198 voix contre 125.
L'actuel collège électoral:
Dans l'hémicycle, le PS a dégainé une phrase fameuse du constitutionnaliste Guy Carcassonne: «Quand la gauche perd en France, elle perd tout ; quand la droite perd, elle conserve le Sénat»... En coulisses, Bernard Frimat, vice-président du groupe, a dénoncé en termes plus crus un véritable «trucage électoral», garantissant une «rente de situation à la droite» et reléguant le palais du Luxembourg au rang de «Chambre des Lords britannique».
De fait, au fil des décennies, sous les gouvernements de gauche comme de droite, la chambre haute est restée invariablement bleue:
Espiègle, le chef de file des socialistes, Jean-Pierre Bel, a cité cette réplique du président du Sénat, Christian Poncelet, datant de 2002: «Pour que la gauche s'empare du Sénat, il suffit tout bonnement qu'elle l'emporte aux prochaines municipales...» C'est aujourd'hui chose faite : 60% des Français vivent sous son "contrôle" depuis le scrutin municipal de mars 2008, notamment 32 villes de plus de 100.000 habitants, contre 17 gérées par la droite. Le PS, le PC ou leurs alliés président par ailleurs 20 des 22 régions, ainsi que 58 des 102 départements. «Mais ici, au Palais, c'est l'opposition à perpét' ! » a tonné Pierre Mauroy (PS).
A la rentrée 2008, lors du prochain renouvellement de l'hémicycle (régénéré par tranches), la gauche pourrait engranger une trentaine de sièges sur les 102 remis en jeu, soit grignoter une quinzaine de fauteuils supplémentaires. Toujours insuffisant.
Avec l'élection "partielle" suivante, en 2011, elle devrait encore progresser et «tutoyer la majorité, mais sans l'atteindre», d'après les estimations des socialistes.
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Sus au Sénat ?
Mercredi, l'UMP a en fait usé d'une motion de procédure pour écourter les débats et empêcher l'examen des articles de la proposition de loi, qui suggérait grosso modo la désignation dans les villes d'un grand électeur pour 300 habitants, contre un pour 1000 aujourd'hui. Le collège électoral aurait été rééquilibré ainsi:
Tableau montrant l'évolution proposée du poids des communes, selon leur taille, dans le collège électoral des sénateurs:
Alors qu'en commission, ces derniers jours, les sénateurs UMP avaient paru attentifs, voire «ouverts», selon une appréciation de Jean-Pierre Bel datant de la fin mai, ils ont finalement verrouillé la discussion. «Le slogan "Sus au Sénat!" ne date pas d'hier», a ironisé Jean-René Lecerf. Défendant le bicamérisme, soit le maintien d'une seconde chambre au côté de l'Assemblée nationale, le parlementaire UMP a balayé «les caricatures» et rappelé combien le Sénat permettait de «lisser les secousses électorales» et d'entretenir une «culture du compromis».
Coller aux réalités démographiques reviendrait, selon lui, à transformer le palais du Luxembourg en « clone » de l'Assemblée, lui ôtant son originalité, toute raison d'exister. «Sa légitimité, c'est celle des territoires», a-t-il précisé. Alors que 20% des Français occupent quatre cinquièmes de l'Hexagone, Jean-René Lecerf a estimé indispensable, pour «valoriser» ces espaces désertés, de ménager «l'outil de discrimination positive territoriale» que constitue la chambre haute.
Les deux camps auront l'occasion d'en discuter à nouveau dès le 10 juin, lors de l'examen de l'article 9 du projet de loi constitutionnelle, qui prévoit, en termes flous, que le Sénat «assure la représentation des collectivités territoriales de la République en tenant compte de leur population». Un léger plus, insuffisant aux yeux du PS, «pas dupe des pures déclarations de bonnes intentions».
Le comité Balladur avait d'ailleurs recommandé, dans son rapport, que le mode d'élection des sénateurs autorise désormais «la représentation des collectivités en fonction de leur population» : une formulation plus précise, mais un chiffon rouge pour la majorité, vite remballé par Matignon pour éviter que les sénateurs UMP se braquent et plombent toute la réforme des institutions.
«On aperçoit le problème qui nous pend au nez avec le texte du gouvernement, prévient Bernard Frimat, résolu à voter contre en l'état. Moi je veux bien revaloriser le Parlement, mais sans démocratisation du Sénat, on renforce le pouvoir d'obstruction et de nuisance du Palais. Et alors le PS, qui reviendra bien un jour au pouvoir, se tire une balle dans le pied.»
Conscient de ces réticences, Nicolas Sarkozy pourrait souhaiter lâcher du lest, revoir partiellement le mode d'élection des sénateurs, sacrifier ici une poignée de sièges, pour mieux arracher l'adhésion à sa réforme de quelques élus PS. Le président de la République a bien compris qu'un petit geste pourrait suffire à faire basculer en particulier des socialistes députés, moins exigeants sur ce dossier que leurs camarades du Luxembourg...
Un détail croquignolet: lors du débat de mercredi sur la proposition socialiste, le PS a demandé au Président du Sénat (pour faire durer la séance et enquiquiner l'adversaire) de vérifier que le quorum (c'est-à-dire un nombre minimum de sénateurs) était bien atteint avant de passer au vote. Jusque-là...
Le règlement interne de l'assemblée précise que le quorum est atteint lorsqu'une majorité absolue de sénateurs est présente dans l'enceinte du Palais du Luxembourg (bureaux, couloirs et jardins compris!) -et non pas spécifiquement dans l'hémicycle. Première bizarrerie...
Mais en réalité, il suffit que le bureau du Sénat, composé de son Président UMP et de ses vice-présidents, se réunisse quelques minutes, dans une pièce à part, et décrète à vue de nez (disons clairement au "pifomètre") que le quorum est atteint, sans aucune vérification, sans mobiliser aucun huissier, pour que les élus puissent passer au vote !
La haute chambre regorge de surprises.
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Il serait intéressant d'étudier de quelle façon ce sénat de droite a pesé sur les politiques de la gauche au pouvoir : ce qui a été empêché, ce qui a été modifié, ce qui tout simplement n'a pas été tenté de ce fait.
Serge Koulberg
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L'Assemblée nationale pose le problème de la "démocratisation" du Sénat !
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Je rêve, ou je cauchemarde ?
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C'est l'Hopital qui se fout de la Charité !
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Vous avez vu la composition socio-professionnelle de l'Assemblée nationale ?
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jean-paul yves le goff
http://www.lelivrelibre.net
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Cela dit, cet article est très bon et contient des infos très utiles.
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Je dis çà pour éviter, si possible, de me faire traiter, une fois de plus, d'obscurantiste !
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Mais j'insiste, signe, contre-signe et persiste :
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Les députés reprochant aux sénateurs un déficit démocratique ! Pour moi, ces gens n'ont aucune limite pour se foutre de nos gueules !
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jpylg
Ceci le jour même où paraît au Journal Officiel les observations du Conseil Constitutionnel sur les législatives 2007 (visibles ici: http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=... ), qui fait notamment le constat que la répartition des députés, dont la représentativité est constitutionnellement assise sur des données démographiques, est basée sur des valeurs de 1982 (autant dire du dernier millénaire).
Vous me direz "autres chambres, autres mœurs"!
Néanmoins cela fait beaucoup de déficit démocratique.
Avec peu d'espoir que cela s'améliore, si l'on en croit l'absence d'évolution du mode de scrutin dans les projets actuels de modifications de la constitution, et ce, malgré la recommandation d'introduction d'une dose de proportionnelle faite par la commission Balladur, ou si l'on en croit les projets des grands groupes du parlement européen ( voir : http://www.mediapart.fr/node/15483 )
Mais comment des élus de la République démocratique Française peuvent-ils oser refuser une réforme du mode d'élection des sénateurs?
C'est tout simplement un déni de démocratie... Dès lors, si nos élus ne sont pas capables de remédier à ce déni de démocratie; et bien le peuple souverain devra, un jour où l'autre, s'unir pour réclamer la fin de cette anomalie de la Vème République Française.
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras,
Égorger vos fils, vos compagnes !
Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !
[...]
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !
Si on comprend bien le sarkozyste de service, "lisser les secousses électorales", c'est faire gagner la droite quand les électeurs ont voté en majorité à gauche.
Il trouve cela parfaitement légitime. Il pense par ailleurs que l'alternance démocratique devient un séisme, c'est à dire une catastrophe pour le pays, quand c'est la gauche qui gagne.
Vite, renforçons les dispositifs antisismiques au Sénat : il suffit d'instaurer que seul les notables ruraux ont le droit d'élire les sénateurs puisqu'ils sont sous-représentés dans la population.
Et redécoupons les circonscriptions élisant les députés, en faisant en sorte qu'un député de la Lozère ne représente plus vingt fois moins d'électeurs qu'un député du 93, mais cent fois moins.
La République sera ainsi à l'abri des secousses électorales. Un séisme vient du frottement brutal de deux plaques antagonistes. Pour parer à ce danger, il suffit de supprimer une des deux plaques, allez, au hasard, celle de gauche, par exemple.
Y a pas de secousses électorales là où il y a un Parti Unique...
Si on comprend bien le sarkozyste de service, "lisser les secousses électorales", c'est faire gagner la droite quand les électeurs ont voté en majorité à gauche.
Il trouve cela parfaitement légitime. Il pense par ailleurs que l'alternance démocratique devient un séisme, c'est à dire une catastrophe pour le pays, quand c'est la gauche qui gagne.
Vite, renforçons les dispositifs antisismiques au Sénat : il suffit d'instaurer que seul les notables ruraux ont le droit d'élire les sénateurs puisqu'ils sont sous-représentés dans la population.
Et redécoupons les circonscriptions élisant les députés, en faisant en sorte qu'un député de la Lozère ne représente plus vingt fois moins d'électeurs qu'un député du 93, mais cent fois moins.
La République sera ainsi à l'abri des secousses électorales. Un séisme vient du frottement brutal de deux plaques antagonistes. Pour parer à ce danger, il suffit de supprimer une des deux plaques, allez, au hasard, celle de gauche, par exemple.
Y a pas de secousses électorales là où il y a un Parti Unique...
Désolé pour ce doublon, j'ai parkinsonné sur le clic...
A quand une des deux chambres élus à la proportionnelle et une chambre élu comme l'Assemblée Nationale ?
Je trouve aberrant qu'en 2008 on ait encore une chambre de représentation nationale qui ne soit pas élu au suffrage universel direct ! Je pense sérieusement que les députés ont ce rôle de représentation locale, puisque bien souvent ils s'expriment en fonction de leur politique locale et non pas en fonction de considérations nationales. Les députés pourraient amplement jouer ce rôle.
Quant à la proportionnelle elle ne peut exister seules sans une chambre élue au suffrage majoritaire à deux tours. En effet, si ce dernier mode de scrutin n'est pas hyper représentatif, la proportionnelle à ce défaut de soumettre totalement les élus au Parti, et si leur avis diverge, eh bien, ils sont exclus du Parti et ne peuvent pas être ré-élus.
Et zut à la fin, si le Sénat ne veut pas se démocratiser tout seul, qu'on en passe par le référendum. Il est là pour ça. Enfin, si l'on a pas l'intention de renier le référendum deux ans mois plus tard...
J'avais rédigé 2 articles sur ce sujet sur le blog de FRANCE DEMOCRATE :
- "Proportionnelle, redécoupage des circonscription: l'intérêt personnel des parlementaire va à l'encontre de celui de la Démocratie" (1er avril 2008) :
http://www.francedemocrate.info/spip.php?article471
- "La composition des conseils municipaux déterminera celle future du Sénat (31 décembre 2007) :
http://www.francedemocrate.info/spip.php?article371
Comme le dit Jean-Claude Casanova dans le dernier numéro de l'excellente revue Commentaire, les modes de scrutin, la carte électorale et leur actualisation devraient être régis par le Conseil Constitutionnel et pas soumis à une majorité gouvernementale qui peut à sa guise en fonction de ses intérêt faire voter une loi qui favorise le scrutin en sa faveur. La question proportionnelle devrait aussi être considérée pour le parlement avec un objectif démocratique de représentation non seulement des territoires mais aussi des courants d'opinion significatifs (>5% des citoyens), même si l'on donne des points en plus aux courants majoritaires pour éviter les régimes instables en cas de majorité mal déterminée. En Europe, seul la Grande Bretagne a un système non proportionnel. Le système de l'Allemagne équivaut à 50% de proportionnelle (il procède à une correction, ajoutant des sièges aux partis minoritaires à partir d'une liste pour globalement leur permettre d'être représentés à 50% de leur scrutin proportionnel). C'est ce que souhaite François Bayrou, et c'est bien le moindre souhait pour respecter la démocratie en notre pays !
Merci à Mathilde Mathieu pour ses excellentes analyses, notamment le travail de synthèse effectué pour nous permettre de suivre la réforme des institutions.
Ce qui est formidable c'est que le Senat puisse avoir le dernier mot sur son propre systéme electoral.
Des femmes et des hommes sont morts pour que ce systéme de représentation disparaisse.
Savez-vous qu'à Paris, chaque conseiller de Paris désigne lui-même 12 électeurs qui deviendront grands électeurs. Cela devient du népotisme.
Y-a-encore du chemin.
Il me semble que nous sommes nombreux à regretter ce système électoral inique et à faire chacun sa proposition ... et pendant ce temps la caravane passe sous le regard impuissant de l'opposition.
Certains de ses membres, de plus en plus nombreux, y trouvent leur compte en votant tout de même la réforme de la constitution. Leur explication : il ne faut toujours être négatif, prenons ce qu'il y a à prendre, le mettons pas en difficulté la majorité.
Il parait même que les français de l'étranger vont bénéficier de 12 députés supplémentaires à l'assemblée nationale pour mieux bétonner l'assemblée. Que le mode d'élection aux régionales va être modifier pour éliminer les petits partis. Attendons nous également à un redécoupage habile des circonscriptions pour les législatives.
Nous pourrons toujours, ici, continuer à faire émerger nos idées pour améliorer la démocratie. Est-ce vraiment cela la France d'aujourd'hui.
La droite n'est pas conservatrice pour rien. Ne touchons pas au Sénat, ne touchons pas au cumul des mandats, mais puisqu'il faut réformer la Constitution, nommons donc notre Président à vie !!!
Seriez-vous bonapartiste ??