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A la mairie de Paris, on ne parle pas de tours, on parle de «hauteurs». C'est dire si le sujet fait peur. Depuis une enquête menée en 2003 à l'occasion des discussions sur le PLU (Plan local d'urbanisme) laissant deviner qu'une majorité de Parisiens étaient opposés aux tours, le sujet est toujours abordé avec la plus grande prudence.
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La proposition de Nicolas Michelin pour le site de Bercy
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Les Verts se sont toujours opposés à leur édification. Mais depuis leur lourde défaite aux municipales, ils ne font plus obstacle. Le champ est libre, ou presque. «Pendant la campagne, le maire a dit qu'il se savait minoritaire, mais qu'il ne s'interdisait pas de convaincre», explique Anne Hidalgo, adjointe à l'urbanisme. Bertrand Delanoë a-t-il pris sa réélection comme une manifestation de sa force de persuasion? En tout cas, la question n'est plus aujourd'hui de savoir s'il y aura des tours. Mais où et comment.
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Et c'est sur la question des sites que la mairie avance le plus vite. Bien sûr, il n'est pas question de toucher au cœur de Paris. Mais uniquement à des sites délaissés, situés à la périphérie et qui font actuellement office d'échangeurs routiers ou de voies de chemins de fer.
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Cinq emplacements ont d'ores et déjà été cités: porte de la Chapelle (18e), porte de Bercy (12e), Masséna-Bruneseau (quai d'Ivry, 13e), les Batignolles (17e) et porte de Montreuil (20e). Sur trois d'entre eux, des "workshops" avaient été lancés (dont sont extraites les images ci-dessous qui n'ont valeur que de documents de travail). C'est sur celui de Masséna-Bruneseau que la Ville estime les études les plus «concluantes». Un concours d'architectes pourrait être lancé en 2009. En revanche, pour la Chapelle et Bercy, il faudra encore attendre.
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La proposition de l'agence Brenac et Gonzalez pour le site de la porte de la Chapelle
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Partout, de grands traits communs ont toutefois été dessinés. Ainsi, si la ville envisage des tours pouvant atteindre les 100 ou 200 mètres, celles-ci devraient se compter sur les doigts d'une main. Car dans ces immenses tours là , personne n'habitera. On y mêlera bureaux, hôtels, restaurants et équipements publics. Les immeubles destinés au logement, eux, ne dépasseront pas les 50 mètres, soit 16 étages.

