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OGM : le calvaire de Nathalie Kosciusko - Morizet

| Par Mathilde Mathieu

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A l'Assemblée nationale, elle était sur toutes les lèvres, mais interdite de banc. Mercredi 9 avril, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, a été privée d'hémicycle par François Fillon, châtiée pour avoir traité de «lâches» Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé (patron du parti au Palais-Bourbon), dans une interview au Monde. Elle était surtout punie pour avoir contrarié le gros des troupes UMP ces derniers jours, en contribuant à faire passer des amendements qui encadrent les cultures OGM. Mardi, dans un premier temps, Nathalie Kosciusko-Morizet avait répondu qu'elle tenait simplement le cap fixé par le gouvernement lors du Grenelle de l'environnement – quitte à doucher quelques ardeurs anti-OGM sur sa droite. Mais son attitude avait été jugée «ambiguë» par le président du groupe (courtois), «déloyale» par le vice-président (poli), «coupable» par les élus de base (revanchards). Dans un entretien avec un journaliste du Monde, elle avait ensuite dérapé.

 

Mercredi midi, après avoir découvert l'article et "l'outrage", Jean-François Copé a illico annulé son déjeuner, mitraillé les élus de SMS pour convoquer une réunion de crise à l'Assemblée à 14h30. Dans la salle, une centaine d'élus électrisés ont accueilli François Fillon, sommé d'arbitrer : « Elle doit faire des excuses publiques, sinon j'en tirerai toutes les conséquences», a concédé le Premier ministre, sous les vivats. Depuis une poignée de bancs, le mot a fusé : « Démission!» « L'UMP, ça ne veut pas dire Union des masochistes populaires !», lâchait ainsi Thierry Mariani, à la sortie. Tandis qu'en aparté, deux parlementaires soupesaient les carences politiques des jeunes « technos » issus respectivement de l'Ecole centrale et de Polytechnique (comme "NKM"...).

 

A 15h00, rasséréné par les propos du Premier ministre, droit sur ses ergots devant la forêt de micros, Jean-François Copé a pu exiger sans risque un geste officiel de Nathalie Kosciusko-Morizet :

Copé© Mediapart

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