Les étrangers expulsés s'expriment rarement sur leurs conditions de reconduite à la frontière, puisque, avant d'être embarqués dans l'avion, ils préfèrent se taire de peur desreprésailles et, qu'une fois arrivés à destination, ils se retrouvent le plussouvent isolés. Seules deux associations, la Cimade et l'Anafé ont l'occasion de les écouter. Nous retranscrivons des témoignages qu'elles ont recueillis dans les centres de rétention administrative ou en zone d'attente. Il y est question de «traces de strangulation», de «marque rouge sous l'œil», de la «peur de parler au médecin» et d'automutilations. Les recours dont disposent les victimes de violences sont quasi inexistants.
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