live
Mediapart Live

Offre exceptionnelle disponible jusqu'à dimanche minuit !

6 mois d'abonnement à Mediapart pour 20€ seulement, au lieu de 54€. N'attendez pas ! En cadeau, l'Ebook Le FN à l'oeuvre.

ABONNEZ-VOUS

Mediapart
Sam.28 mars 201528/03/2015 Dernière édition

Une conseillère de Jean-Noël Guérini en garde à vue

|  Par La rédaction de Mediapart

Beatrix Billes, conseillère spéciale du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, est en garde à vue depuis ce matin dans le cadre de l'enquête sur des marchés publics truqués. Selon un ancien fonctionnaire, cette conseillère a eu «rôle éminent dans le suivi d'un certain nombre de dossiers dits sensibles» au sein du cabinet de Jean-Noël Guérini.

Partage

Comme l'a révélé La Provence, Beatrix Billès, conseillère spéciale du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, est en garde à vue depuis ce matin, dans le cadre de l'information judiciaire sur des marchés publics truqués. En décembre 2009, l'ex-directeur général de services, Vincent Potier, avait décrit aux gendarmes le «rôle éminent dans le suivi d'un certain nombre de dossiers dits sensibles» joué par Beatrix Billès, au sein du cabinet de Jean-Noël Guérini.

Il avait énuméré : «les autorisations pour les maisons de retraite, le Mentaure (décharge gérée à La Ciotat par une des sociétés d'Alexandre Guérini où l'enquête a révélé plusieurs malversations), le plan départemental des déchets et toutes les questions liées aux deux incinérateurs, les questions foncières, le rachat de l'immeuble CMA CGM (vendu 50 millions d'euros par l'armateur au département, ndlr) et le contrôle de la chambre régionale des comptes». Béatrix Billès serait ainsi intervenue entre 2004 et 2006 sur la préemption par le conseil général du terrain de La Ciotat qui a ensuite été adjoint à la décharge exploitée par Alexandre Guérini.

Le 30 mai dernier, un autre proche de Jean-Noël Guérini, son directeur de cabinet Rémy Bargès, avait été mis en examen pour destruction de preuves. Le 30 novembre 2009, quelques jours avant une perquisition des gendarmes au Conseil général, il avait fait changer les ordinateurs du cabinet de Jean-Noël Guérini. Entendu en novembre 2010, il avait reconnu avoir «paniqué dans la mesure où il y avait un certain nombre d’informations à caractère politique sur ces ordinateurs».

Partage