Sommaire du journal
- Union européenne: l’échec et le ridicule
- Le rappeur Hamé et la «partouze patriotique»
- Identité nationale: Fillon fait taire Besson
- Botul vertigo pour BHL
- L’affaire qui a fait tomber Gaston Flosse
- Les Verts: en avant vers l'«Opni» d'ici la fin de l'année
- Iran: l'opposition se radicalise pour l'anniversaire de la révolution
- Le cercle trop restreint des conseillers d'Obama
- Ukraine: élisons Andreï Kourkov président!
- A Antibes, un collège teste les manuels numériques (2/5)
Le «blog à bloc» de Mediapart: le congrès de Reims comme si vous y étiez
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Durant tout le week-end, Mediapart vous a raconté en direct le congrès de Reims. Vous pouvez lire ici le récit de ces trois journées, en commençant plutôt par le bas des écrans.Dimanche. 12h30: Jean-Louis Bianco, lieutenant de Royal, explique en coulisse que "sa" candidate aura besoin d'une forte participation jeudi 20 novembre, notamment chez les fameux adhérents "à 20 euros", réputés proches de la présidente de Poitou-Charentes. «Participation, participation, participation!», scande-t-il. L'autre point clef du scrutin: le report des voix de Bertrand Delanoë et leur taux d'abstention.
12 heures: après un détour par «ceux qui doivent choisir entre manger et se chauffer», puis un mot sur cette femme «qui gardait les restes des plats pour en faire quelque chose, et qui aujourd'hui gardent les restes pour les re-cuisiner», Ségolène Royal conclut: «C'est pour cela qu'avec mon équipe (...), je me bats.» Changer la France et la gauche, «c'est une grande responsabilité. Je m'y prépare». Ovation, et sifflets.
François Hollande assistait là à son dernier congrès en tant que premier secrétaire du PS, mais n'a pas souhaité prononcer de discours de clôture dimanche. (Photo: Patrick Artinian)
11h50: abordant la crise financière, Ségolène Royal, lyrique, met le «système capitalisme lui-même» en accusation, durant de longues minutes, comme pour répondre à un courrier de Martine Aubry, qui lui reprochait cette semaine sa mollesse et ses ambiguïtés. Elle étrille «la secte dorée des intégristes du marché». «Comme ils mettaient de l'entrain, ces idéologues suffisants, qui s'attachaient à détruire, sous toutes les latitudes», «ces sachants (...) auxquels les pouvoirs publics (...) accordent tous les pouvoirs de ravager», a-t-elle pointé. «Ils auraient gagné la bataille des idées et nous l'aurions perdue?! Aujourd'hui, ils ont fière allure! (...) Ils promettent de s'amender et de s'auto-discipliner. (....) Nicolas Sarkozy se retrouve obligé de passer de la "main invisible" du marché à la poigne solide de l'Etat! Nous ne sommes pas dupes.»
11h45: Ségolène Royal enchaîne avec un discours très social, essentiellement tourné vers les victimes, beaucoup moins sur les alternatives qu'elle propose au libéralisme.
11h40: arrive le tour de Ségolène Royal. «J'aurai, nous aurons, besoin de toi Bertrand, et de tes amis», lance-t-elle. «Nous aurons besoin de toi François, les militants savent ce qu'ils te doivent.» Ostensiblement, elle zappe Martine Aubry et Benoît Hamon.
11h25: pour sa part, Benoît Hamon ne bouge pas d'un iota: ancrage à gauche, rénovation, rajeunissement du parti. Et zéro concession aux autres motions.
11h20: Martine Aubry évoque enfin une rencontre avec un militant syndical du Pas-de-Calais, 40 ans d'engagement, pour conclure: «Nous avons l'obligation de défendre le mouvement ouvrier!»
11h10: la maire de Lille raconte les discussions de la nuit, et son refus, avec les autres motions, de l'offre faite par Ségolène Royal. Elle pointe 4 incompatibilités: le discours de sa concurrente sur la question sociale, sur les salaires et le SMIC, sur le réarmement de la puissance publique au niveau européen, et enfin sur les alliances avec le centre. Puis elle revient sur le texte d'orientation commun que les 3 motions opposées à Ségolène Royal avaient réussi à concocter (parti à gauche, parti européen, parti de militants, alliances à gauche), pour regretter qu'un désaccord «sur le dispositif humain» (une candidature) ait fait capoter l'opération. «Moi, glisse-t-elle, j'ai défendu des candidats des autres motions...» Sous-entendu: pas les autres. Ce texte collectif, elle promet de le défendre, cette semaine, durant sa campagne.
11h05: soudain, alors qu'elle jette un coup d'œil à ses notes, Martine Aubry s'arrête, pour chasser une araignée du pupitre, un brin déstabilisée. Se reprenant, elle ironise: «Franchement, le ménage aurait pu être fait cette nuit!» Une phrase à double sens, qui fait rire jaune la partie ségoliste de la salle.
11h00: la candidate Aubry prend la tribune. «La grandeur de la politique, c'est d'aller jusqu'au bout pour défendre ce que l'on croit bien», démarre-t-elle. Convaincue qu'une majorité de militants (les 70% qui n'ont pas choisi la motion Royal le 6 novembre) ont déjà voté pour ancrer le parti à gauche, elle lance, au sujet de l'élection au poste de premier secrétaire du 20 novembre: «Faisons confiance aux militants (...), qui ont dit: "Non monsieur Sarkozy, il n'y a pas de liberté sans égalité".»
10h45: Vincent Peillon explique à son tour «regretter de ne pas avoir réussi à lever les doutes et les malentendus. Mais il faudra justifier pourquoi le rassemblement n'a pas eu lieu. Nous respectons les autres démarches, mais il faudra surmonter les blocages à refuser le dialogue. Nous avons effectivement des différences de fond avec Benoît Hamon, mais je comprends moins celles avec les autres. Michel Rocard nous semble plus proche de Ségolène Royal que de Gérard Filoche! Et je ne comprends pas pourquoi nous devrions être exlus.»
10h40: Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry, annonce à la tribune la candidature de la maire de Lille – après avoir évoqué les salaires, la question sociale, le libre-échange et la nature du parti. Prenant acte de «l'impossibilité d'un accord» entre opposants à Ségolène Royal, elle note que les 3 motions avaient tout de même dégagé, ces derniers jours, «un texte politique commun» et qu'«il existe toujours». «Nous l'enverrons à tous les militants inquiets ou atterrés», d'ici le vote du 20 novembre, promet-elle.
10h25: A la tribune, Bertrand Delanoë, grave, annonce qu'il n'a pas déposé de candidature. «Nous voulions trouver un accord politique avec les motions [Aubry et Hamon], par rapport auxquelles nous n'avons que des nuances (...). Je regrette que [nous] n'ayons pas pu.» Alors que les militants de sa motion encaissent, le maire de Paris explique son retrait: «La conviction de la motion A est de restituer toute sa force (...) au service du parti. J'ai décidé de ne pas rajouter à la guerre des chefs (...). Pour nous, ce n'est pas une question de personne.» Il rappelle avoir toujours dit «que jamais ma personne ne serait pas un problème pour vous. Je suis triste et déçu ce matin, mais quand on est militant on ne désespère jamais (...). Pour que la cause [du socialisme et du progrès social] progresse, je vous le dis, vous pourrez toujours compter sur mon engagement, sur le désintéressement du militant que je suis.» Illico, un militant ségoliste, qui l'écoutait, réplique: «Tu parles, il était surtout sûr de perdre.» Dans la salle, c'est une standing ovation. Delanoë a la main sur le cœur.
10h20: Avant d'entrer dans la salle plénière, Razzy Hammadi, proche de Hamon, explique «viser le deuxième tour. On fera une campagne de fond, sur une ligne politique. Ce qui est bien malgré tout, c'est qu'on ne sera pas dans un "Tous sauf Royal"».
10h00: En sortant de la tente, le député Daniel Goldberg, enchanté, estime: «C'est la survie du parti qui se joue jeudi prochain. Ce sont deux conceptions de ce qu'est le PS, de ce que doivent être ses alliances, qui s'affrontent.» Interrogé sur le fait de savoir si c'est le retrait de Bertrand Delanoë qui a décidé Martine Aubry: «Je ne sais pas quel est l'élément déclencheur. Cela peut aussi être l'inverse.» Dès ce soir, Daniel Goldberg rentrera dans sa fédération de Seine-Saint-Denis, pour aller chercher les militants des motions Hamon et Delanoë. «Dans l'absolu, Martine Aubry peut arriver en tête comme troisième, il faut mobiliser.» Il aurait préféré que ce scrutin n'existe pas: «Si nous n'avions pas introduit cette élection directe du premier secrétaire, nous aurions été forcés de trouver un accord hier soir et de prendre nos responsabilités. Il faudra revenir sur cette présidentialisation du parti et supprimer cette élection.»
09h50: Jean-Christophe Cambadélis annonce que Martine Aubry ne viendra pas sous la tente: «Elle est en train de prendre des contacts parce que... Je suis maintenant autorisé à vous dire qu'elle a déposé sa candidature.» Quelques minutes avant, alors que les militants attendaient la maire de Lille, ils avaient entonné «Les chiffons rouges», le chant des mineurs.
09h47: Devant les délégués qui, comme lui, soutiennent la motion Delanoë, François Hollande a donc piqué une grosse colère. «J'ai honte du parti, a déclaré l'ancien secrétaire qui a expliqué: Cela fait des années que des gens empêchent des gens d'avancer pour faire avancer leur propre cause.» Qui est visé? A priori, des membres de la motion Aubry puisque les proches de Delanoë ont toujours considéré que la démarche de Benoît Hamon était cohérente.
09h45: La motion de Delanoë ne présentera pas de candidat au poste de premier secrétaire. Un de ses proches explique: «Ce n'est pas en ajoutant un candidat qu'on va empêcher Ségolène Royal de prendre le parti, rien ne sert de diviser encore plus. Il fallait faire preuve d'un peu de dignité. C'est une question de responsabilité et d'image.» Apparemment, la décision a été accueillie sans tumulte mais non sans colère par les partisans du maire de Paris. A priori, Bertrand Delanoë, qui ne s'est pas encore exprimé sur le sujet, ne donnera pas de «consigne» de vote pour jeudi. «Ce serait de la folie, s'il veut conserver son courant et sachant que les militants vont aller vers les trois motions.» Mais peut-il ne rien dire du tout de son propre vote et se terrer dans sa mairie? «Cela n'est pas son genre, de se cacher.»
09h35: Chez Delanoë, ainsi que l'annonce Pierre Moscovici: «On ne veut pas ajouter de la division à la division.» D'après nos informations, François Hollande serait très en colère et le ressentiment anti-Aubry s'exprimerait fortement chez les délégués.
09h30: À peine arrivés, sur le parking du parc des expositions de Reims, l'effervescence est à son comble. Martine Aubry serait candidate, mais ce sont encore des proches qui l'annoncent (Claude Bartolone et Jack Lang). Pour le député Christian Paul, «la question est de savoir comment vont se reporter les votes Delanoë, par rapport à Royal». Il mise sur un "1/3-2/3".
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Nuit de samedi
04h30: On se couche, toujours dans l'incertitude la plus totale, si ce n'est celle de se lever dans trois heures. À 8 heures, les délégués de chaque motion vont discuter de la marche à suivre durant les dernières heures du congrès. Date limite du dépôt des candidatures: dimanche, 11 heures.
03h40: C'est confirmé: Bertrand Delanoë et ses proches se sont envolés par une porte dérobée, pour éviter la presse. Dans le même temps, les proches de Hamon pensent qu'«il y a plus de chances pour que Delanoë ne présente pas de candidat tout à l'heure». Quelques minutes plus tôt, François Hollande soufflait: «Au Mans, j'avais fait la synthèse; on me l'avait reproché. Elle était trop molle. Je préfère parfois la mollesse à la dureté.»
03h37: Pierre Larrouturou (motion Hamon), seul sur le parvis du palais des congrès, est intarissable sur la crise sociale en Chine.
03h25: Harlem Désir sort à son tour. Selon lui, «Bertrand n'avait, comme prévu, pas fait de sa candidature un préalable; mais il est apparu qu'en aucun cas Benoît Hamon n'envisageait de retirer la sienne. Nous avons également constaté la présence d'un éventuel accord entre les motions C et D [Hamon et Aubry], donc une exclusive sans nous. Le mandat de nos délégués étant d'opérer un rassemblement autour d'une candidature issue de notre motion, nous ne pouvions trouver d'issue». Harlem Désir ne précise toutefois pas si un candidat sera présenté demain par la motion Delanoë.
03h10: David Lebon, ancien président du MJS (le mouvement des jeunes socialistes), passé de la contribution Hamon à la motion Aubry, soupire: «Il y a de bonnes chances pour que Martine n'y aille pas. Ce serait la seule à faire preuve de dignité ce soir. Le problème, c'est qu'avec 4 candidats, on fragmente les votes et on les dilue. Ça va faire le jeu de Ségolène Royal. Le problème de Benoît, c'est qu'avec sa candidature, il cherche à renforcer la gauche du parti, mais risque de faire échouer le repositionnement du parti à gauche. Ce sera sa responsabilité. Ce soir, je pense à Eric Quenard, candidat à la législative partielle de Reims la semaine prochaine; personne n'a eu un mot pour lui à la tribune pendant tout le week-end et il va payer les pots cassés de notre spectacle devant les électeurs.»
03h00: Marie-Noëlle Lienemann (soutien Hamon) annonce que Martine Aubry s'est prononcée pour une candidature de Benoît Hamon pour représenter les 3 motions restantes. Selon elle, le maire de Paris aurait refusé. Comme «il a refusé tout candidat non issu de ses rangs. Martine Aubry, elle, se donne la nuit pour consulter ses alliés fabiusiens et strauss-kahniens et retirer éventuellement sa candidature au profit de Hamon».
02h50: Aubry sort avec ses proches sans un mot. Seul Montebourg s'exprime, pour dire... «Nous préférons le silence.» A ses côtés, le député Christian Paul explique: «Finalement, ce parti d'un autre âge va donner la parole aux militants. A ce stade là de la nuit, Hamon, Delanoë et Aubry n'ont pas trouvé de partage des rôles. On s'oriente probablement vers 4 candidats. Ce n'est pas l'aspect le plus sympathique du parti, mais c'est l'après-Hollande et il fallait peut-être en passer par là.» Selon lui, ce serait une primaire, jeudi prochain, entre 3 candidats qui n'ont pas su s'entendre.
02h30: Benoît Hamon, les yeux rougis, annonce qu'«il n'y pas eu de synthèse possible». «Je n'ai pas l'impression d'appartenir à un vieux parti, précise-t-il. je n'ai pas fait de gros score dans les grosses fédérations; je reste candidat pour incarner le changement.» «Je n'ai pas envie de mettre de pression sur Martine, ni de faire un accord avec Bertrand simplement pour faire un accord et donner l'impression d'un "Tout sauf Royal". Je veux une ligne à gauche, simplement.»
02h05: Pierre Moscovici (motion Delanoë) descend à son tour porter la parole de ceux qui restent. «Si le PS n'a pas demain une majorité, ce ne sera pas un drame, puisqu'il y aura un vote des militants la semaine prochaine. Il faut garder son sang-froid.» L'accord hypothétique entre les motions Delanoë-Aubry-Hamon semble très mal parti...
02h00: Le député ségoliste Jean-Patrick Gille, membre de la commission des résolutions, confie que Jean-Marc Ayrault, patron du groupe PS à l'Assemblée, signataire de la motion Delanoë mais favorable à une entente avec Ségolène Royal, «est super mal». Lui qui s'efforce de maintenir la cohésion des socialistes à l'Assemblée s'arrache les cheveux. Et Hollande? «Il a été plutôt cool», assure Jean-Patrick Gille. Visiblement déboussolé, voire bouleversé, le député semble dépassé: «Dans cette commission, moi je ne suis qu'un petit»...
01h55: Aurélie Filippetti vient préciser la sortie de la motion E: «On était prêt à tout discuter, à reprendre notre motion point par point, mais Bertrand Delanoë a dit qu'il ne voulait pas discuter avec nous. Ils ont de nouveau commencé à nous chercher des poux avec le Modem. Donc on a pris acte que c'était fini. Désormais, ils veulent discuter entre eux, mais ils ne savent pas de quoi.»
01h50: Confusion dans la salle des négociations. Les mandataires ségolénistes ne savent pas s'ils doivent partir ou rester. Pendant ce temps, Alain Bergougnioux est à la manœuvre sur le texte de synthèse des trois autres motions, maniant le copier-coller avec dextérité. Hamon, Aubry et Delanoë discutent toujours candidature.
01h45: Manuel Valls, tout à l'heure au premier rang au côté de Royal, redescend l'escalator, mais cette fois tout seul, avant de s'adresser aux médias. Sur la question des alliances, il déclare: «Qu'est-ce que ça veut dire! Est-ce qu'on annonce aujourd'hui que nous refusons [aux prochaines régionales] toutes les voix de ceux qui proposent une alternative?» Il reconnaît également que «Martine Aubry a dit qu'elle avait aussi des désaccords sur la crise financière, le pouvoir d'achat, la redistribution des richesses, la construction européenne et la conception du parti… Mais nous n'avons toujours pas compris quels étaient les désaccords sur ces sujets.»
Il confirme qu'une délégation de la motion E reste à l'étage, afin «d'avoir l'officialisation des votes» du 6 novembre.
01h30: Ségolène Royal, Jean-Noël Guérini, Vincent Peillon, Manuel Valls, Gérard Collomb, Najat Belkacem, Dominique Bertinotti et Aurélie Filippetti descendent les escalators, sourires figés aux lèvres. «Les militants vont maintenant avoir la parole jeudi. La main tendue n'a pas été saisie, ni nos propositions de compromis. J'en appelle à tous les militants, qui vont avoir à choisir quel parti socialiste ils veulent, entre des méthodes d'un autre temps et un nouveau parti socialiste.»
© MediapartAprès être tous sortis devant les caméras, Peillon, Guérini et Valls remontent à la salle des négociations. Jean-Noël Guérini, un peu bafouillant, explique: «On ne va pas tarder à partir, mais nous restons le temps qu'ils [les trois autres] reviennent [de la suspension de séance], pour acter la décision.»
00h30: Les choses s’agitent. Après que les trois motions autres que celle de Ségolène Royal ont signifié leur refus de se rassembler derrière celle-ci, l’ambiance tourne vinaigre. Une suspension de séance plus tard, et malgré les protestations de l’entourage de Royal, le refus de rassemblement autour de la motion majoritaire est soumis au vote.
Situation de crise, d’après nos informations, dans la motion Royal, où Jean-Noël Guérini notamment n’accepte pas la situation et déconseille à Ségolène Royal de quitter la table des négociations. Nouvelle suspension de séance. Et Ségolène Royal et ses soutiens réfléchissent à la meilleure façon de sortir par le haut.
Selon une source participant à la négociation, François Hollande «est épanoui à la manœuvre». Et Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont enfermés afin de discuter leadership d’une éventuelle synthèse. «Il n’y aurait plus d’exclusive à cette heure», nous indique-t-on. -
Samedi. 23h30: arrivée sur les lieux des discussions, au palais des congrès de Reims. Chasse à l'info, traque aux délégués, recherche d'un café, la nuit des envoyés spéciaux de Mediapart sera aussi longue que celle des ténors du PS, toujours en commission de résolution. On quitte dare dare le resto, après les premières infos selon lesquelles il commence à se passer des choses. Arrivés sur place, la connexion internet est très mauvaise.
21h30: début de la commission de résolution...
20h45: vos serviteurs, une nouvelle fois infiltrés avec succès dans les deux réunions des motions Aubry et Delanoë, rédigent leur compte rendu, avant d'aller se sustenter. La commission de résolution commençant à 21h30, on mise sur une longue nuit de négociations, en espérant que personne ne claque la porte d'ici notre arrivée au palais des congrès.
20h30: pour l'anecdote, après avoir sollicité un proche de Delanoë par texto pour lui soutirer des noms de candidats possibles et compatibles pour réaliser le compromis avec Aubry, voici la réponse: «Mauroy». Les austères continuent de se marrer.
20h25: les libraires font grise mine. Au PS, la déprime a atteint les bouquins. Bruno Leprince, éditeur indépendant spécialiste des ouvrages de réflexion sur la gauche, se lamente: «On vend moins qu'aux précédents congrès, encore 50% de moins qu'au Mans il y a trois ans. Les gens achètent des marque-pages qui sont des gadgets avec des images du Che Guevara, d'Allende et surtout de Jaurès. Mais je ne vois pas à quoi cela va leur servir: ils ne lisent plus de livres.»
La base du parti se serait-elle abêtie? «Je n'ai jamais vendu un livre à un apparatchik, à un Montebourg, à un Peillon ou à Hollande, rétorque Bruno Leprince. Ceux-là, ils s'en fichent ou ils attendent qu'on leur offre. Allez, on va dire qu'ils n'ont pas les moyens! Donc ils n'achètent pas de livres, ils en écrivent. Mais chez d'autres éditeurs : les chèques sont plus importants.»20h15: les ténors ont quitté le Parc-expo de Reims pour le palais des congrès en centre-ville, où va avoir lieu l'interminable commission de résolution du congrès, exercice de synthèse bien mal parti, mais où tout est toujours possible.
19h45: dernier baroud d'ouverture pour Royal. La présidente de Poitou-Charentes organise une conférence de presse au débotté, en face du bar des journalistes. Aux côtés d'Aurélie Filippetti, Najat Valaud-Belkacem, Dominique Bertinotti et Manuel Valls, elle la joue très sereine: «Toutes les techniques de négociations et de convictions seront utilisées pour rassembler. Rien ne doit être dramatisé, puisqu'il y a un vote militant derrière.» Pour la nuit qui s'annonce, elle tient à faire savoir qu'«il y a ouverture sur la gouvernance du parti: on est prêt à élargir la direction autant qu'il le faudra».
19h30: les dernières réunions de motions avant la commission des résolutions ont lieu dans une ambiance surchauffée. Chez Royal, sûrs d'eux, ça dure une dizaine de minutes. Chez Delanoë, on semble ne plus exclure une candidature de compromis qui ne serait pas forcément issue de leurs propres rangs. «Un secrétaire qui fédère», selon les termes du maire de Paris. Chez Aubry, on crie des "On a gagné, on va gagner!" et des "Martine can-di-date!" Chez Hamon, tel un fil rouge, on est toujours convaincus d'aller au bout.
18h45: Jean-Marc Ayrault ressemble à Droopy dans les couloirs du Parc-expo de Reims. «Il n'y a pas beaucoup d'alternative. Soit Hamon et Aubry se rangent derrière Bertrand, soit il y aura deux, trois, quatre candidatures. Si les motions C et D étaient sincères, elles laisseraient le choix aux militants entre Delanoë et Royal.» Quant au discours de Royal, s'il l'a trouvé «très clivant, car elle n'a pas su s'adresser à ceux qui ont voté contre elle», il reconnaît son «habileté». «Elle a été courageuse et audacieuse, et l'histoire du vote militant pour régler la question des alliances avec le Modem est fidèle à ce qu'on faisait du temps de Mitterrand, pour conclure les conventions.»
18h30: le président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre Mignard, trouve que Ségolène Royal «s'est bien débrouillée à la tribune. Il ne faut pas oublier que c'était son premier discours devant un congrès socialiste». Le succès d'Aubry face à la salle ne l'inquiète pas non plus: «Ce ne sont que des rites de congrès, on retombe dans les traditionnels discours toujours plus à gauche.»
18h10: chez les "ségolénistes", le message est clair: «Le parti de supporters, c'est eux!» Le sénateur David Assouline digère mal l'ovation reçue par Martine Aubry: «Il faut savoir que c'est la ville qui accueille qui a le plus grand nombre d'invitations. Adeline Hazan (la maire PS de Reims) étant aubryste, la claque était bien organisée. Mais les moments de théâtralisation ne doivent pas gâcher la sérénité du congrès. Et pour l'instant, rien ne laisse entendre qu'il y aura une synthèse contre Ségolène, bien au contraire.»
18h05: Claude Bartolone, lieutenant fabiusien de Martine Aubry, débarque dans la salle de presse pour une exégèse. Il veut lever l'ambiguïté que certains journalistes ont cru déceler dans le discours de Martine Aubry, lorsqu'elle a déclaré ne pas faire du "dispositif humain" un préalable au rassemblement avec Delanoë. Non, non, rassure Bartolone: elle ne renonce en rien à sa candidature. «[Cette] phrase, c'est: "Regardez, je ne dis pas que je suis candidate parce que ça n'est pas l'objet de mon intervention". Mais elle marque à d'autres moments sa détermination.» Le député espère que les délégués de la motion Delanoë, qui doivent se réunir d'ici quelques minutes, pousseront le maire de Paris à se déjuger pour soutenir Martine Aubry. Y croit-il? «Ce qui peut amener Delanoë à bouger, ce sont ses congressites (...)» Et de rappeler que les congrès ont aussi une dimension «physique».
18 heures: entendu dans le hall à la sortie de la salle des discours, Marylise Lebranchu répondant à l'un des délégués de la motion Aubry: «Martine nous a dit qu'elle irait si Bertrand la soutenait.»
17h50: après un discours très politique, Martine Aubry reçoit une véritable ovation et bat Ségolène Royal à l'applaudimètre. Pour faire «renaître le parti socialiste pour les Français», elle a promis de l'ancrer bien à gauche, appelant notamment les militants à manifester davantage. «Ça m'embête d'être derrière des banderoles du MJS [le mouvement des jeunes socialistes]. A mon âge, ça le fait pas!»
17h40: sur l'éventuelle alliance du PS avec le Modem, Martine Aubry, de plus en plus à l'aise, très applaudie, réplique à Ségolène Royal, qui veut faire voter directement les militants: «C’est un conseil national, un congrès qui peut le faire.» Le respect du parti et de ses instances, toujours.
17h30: voici, avec quelques minutes de décalage, le récit live de notre journaliste, assis au milieu de la salle durant le discours de Ségolène Royal: «Elle se fait régulièrement voler dans les plumes, nous rapporte-t-il. Quand elle demande: "Que devons-nous faire pour notre parti ?", un militant lui crie: "Reste à gauche!" Puis elle se fait siffler sur des propos anodins appelant au rassemblement. "Ces blessures que nous nous sommes infligées, il va falloir nous les pardonner"... "Ça y est, c'est le discours christique; à Reims, la messe du samedi est à 18h", raille une déléguée. Grande ovation en revanche sur les millions d'euros de pénalité payés depuis 2002 par le parti, pour défaut de parité. Mais de nouveau, quand elle appelle à un "parti plus généreux", un militant lui rétorque: "Et le Smic à 1500 euros?" Ses détracteurs se moquent de ses intonations, de son manque de talent à la tribune "par rapport à un Hollande"; et quand elle demande: "Un nouveau Front populaire, ça ne vous tente vraiment pas?", un délégué d'Alsace tonne: "Dans le culot et le cynisme, elle progresse. Mais elle est toujours aussi piètre oratrice parce qu'elle n'a aucun accent de sincérité." Sur la question des alliances avec le Modem, en revanche, elle cloue presque le bec à ses opposants. "Aie aie aie, Ségolène prend la main", arrive à sourire l'un d'entre eux. Mais quand elle évoque un "prétexte au refus du rassemblement", les sifflets l'emportent de nouveau. Et à la fin du speech, la salle est définitivement et complètement partagée. Reste à savoir dans quelles proportions...»
17h15: par contraste avec celle qui l'a précédée au micro, la couleur sociale de l'intervention de Martine Aubry saute aux yeux. Elle étrille la politique économique de Nicolas Sarkozy, accusée d'avoir ratiboisé le budget du logement, «alors qu’il aurait fallu un budget de 15 milliards». Idem sur les crédits de l’emploi et le refus présidentiel de la relance, «qui a lieu dans tous les pays, en Italie, en Espagne, tout le monde relance (…) Et bien, avec un cynisme qu’il faut dénoncer, il profite de la crise pour demander un pas de plus à ceux qui n’ont rien». Sur le travail du dimanche, Martine Aubry retrouve les accents de l'ancienne ministre du travail du gouvernement Jospin: «Est-ce que ça veut dire que notre société n’est là que pour consommer?»
17h00: c'est au tour de Martine Aubry de grimper à la tribune, qui entame son discours par une gentillesse à l'adresse du premier secrétaire sortant, pour mieux marquer sa distance avec l'attaque en règle contre le vieux parti menée par Ségolène Royal: «Je voulais te dire, François, que je pense à toi.» Pour elle, il s'agit, dans ce congrès, de «remettre le socialisme dans la tête de chacun».
16h50: l'ancienne candidate à la présidentielle clôt son discours sur cette promesse et cette envolée lyrique: «Ensemble, nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel.» Une référence à Jaurès. Son objectif: «Pour changer la France, changer la gauche, et pour changer la gauche, changer le parti socialiste.» Elle descend serrer des mains, notamment celle de Martine Aubry. A la sortie, Pascal Cherki, proche de Benoît Hamon, soupire: «Un vote des militants sur une alliance au centre, c'est le meilleur moyen de scissionner le parti!»
16h45: «Faudra-t-il leur demander un passeport de moralité socialiste?», à ces Français du centre qui voudraient se rapprocher du PS, lance-t-elle.
16h40: Ségolène Royal propose «une consultation directe des militants sur la question des alliances» avec le centre. Désirs d'avenir fait la claque, en partie suivis, tandis que Bertrand Delanoë ou Benoît Hamon restent figés, le regard grave. La présidente de la région Poitou-Charentes a choisi de prendre la salle de front. «Faut-il nous priver [d'un électeur sur trois]?», demande-t-elle, sans jamais citer explicitement le Modem, mais en rappelant les convergences avec le parti de François Bayrou sur le fichier Edwige notamment.
16h30: l'ancienne candidate à la présidentielle revient sur sa volonté d'abaisser le tarif des cotisations pour attirer de nouveaux militants, répond à ceux qui lui reprochent de vouloir faire un parti de supporters et contre-attaque: «Le PS reçoit 20 millions d'euros au titre du financement des partis politiques (...) Depuis 2002, 12 millions d’euros [ont été reversés] parce que nous n’avons pas respecté la loi sur la parité (...) Nous allons aller chercher l’argent où il se trouve en respectant la loi sur la parité.»
16h20: à la tribune, Ségolène Royal lance: «Nous avons tellement besoin les uns les autres que nous finirons bien par nous aider (...) En tout cas, nous serons moins détestables à nos compratriotes.» Dans la salle, certains militants applaudissent, d'autres la huent. «Que pense-t-elle de nous, la jeunesse, à nous voir ainsi nous envoyer des coups de boule?»
16h00: les tensions entre les journalistes et le service d'ordre se sont accentuées ces dernières 24 heures. Pour s'en faire une idée, il faut aller voir la vidéo mise en ligne par le site rue89, qui ironise: "Le poing et la rose, ce n'est pas un vain slogan au PS."15h50: on croise Denis Lefebvre, président de l'Office universitaire de recherche socialiste (interviewé récemment en vidéo sur l'historique des congrès précédents). Selon lui, le parti actuel est mort et une nouvelle phase s'ouvre:
15h25: comme à chaque grand rassemblement, Gérard Filoche emporte l'applaudimètre. Comme à son habitude, l'inspecteur du travail tenant de l'aile gauche du parti a livré à la tribune un cri au bord des larmes en faveur de la défense du salariat, dénonçant les errements socialistes passés vis-à-vis des 35h, des retraites et d'un abandon des valeurs de gauche. Et comme chaque année, la grande majorité de ceux qui l'applaudissent à tout rompre pensent le contraire de ce qu'il vient de dire…
15h15: impressionnante leçon de l'eurodéputé Bernard Poignant à la tribune, sur les choix à venir des investitures pour les prochaines européennes. «Ne cumulez pas! Pas pour des questions morales, rassurez-vous, mais parce que nous sommes les seuls à le faire! Ne choisissez pas non plus des gens qui démissionneront après avoir obtenu un mandat national.» Pierre Moscovici est-il dans la salle?
14h50: autre info d'une importance primordiale, Louis Mexandeau ne cache pas son rejet de Ségolène Royal et n'exclut pas de quitter le PS en cas de succès de la présidente de Poitou-Charentes. Le parti d'Epinay se morfond…
14h30: selon des collègues qui le suivent, Benoît Hamon serait déjà en train d'écrire son discours pour demain. Sans en connaître le contenu, cela signifierait que sa décision (candidat ou pas) serait prise.
14h25: l'entourage de Martine Aubry a quitté le parc-expo, histoire de discuter une dernière fois de la prise de parole de la maire de Lille, prévue autour de 16h à la tribune. Sa seule expression publique du week-end, qui pourrait donc enfin mettre fin au suspense quant à sa candidature.
14h15: où l'on reparle de Lionel Jospin. C'est LE buzz du moment, dans la salle de presse: Lionel Jospin serait rentré en France et prodiguerait ses conseils à Delanoë, par téléphone. Aux abonnés qui s'interrogeaient sur la présence de Michel Rocard, que l'on n'a toujours pas croisé à Reims, on aura peut-être droit à une arrivée de Lionel Jospin.
14 heures: c’est reparti pour le « blog à bloc » de Mediapart! Après une matinée d’incertitudes (encore), les choses sérieuses commencent. Le jeu de billard à quatre bandes est toujours d’actualité: Royal est candidate mais cela grincerait un peu dans ses rangs, Hamon est toujours candidat mais ça discute toujours avec Aubry, dont tous les proches se bousculent auprès de la presse pour dire qu’elle sera candidate. Quant à Delanoë, il fait courir le bruit d’une candidature nommée Désir. Au final, une nouvelle hypothèse n’est donc plus à exclure: quatre candidatures comme autant de motions. Et toujours ce sentiment d’un congrès qui ne servirait pas à grand-chose, face à la nouvelle prééminence du vote militant.
À la tribune, on retiendra de la matinée les discours de Bertrand Delanoë sur la nécessité du rassemblement, d’Arnaud Montebourg sur le rôle du salariat à repenser dans le parti et de Manuel Valls sur l’importance militante. -
Vendredi. 22h05: Fin de la première journée de ce congrès socialiste. À venir dans les prochaines heures (c'est-à-dire d'ici à demain), un diaporama photo sur fond d'extrait sonore du discours de François Hollande à la tribune, signé Patrick Artinian, un compte rendu de la réunion de Bertrand Delanoë, où il explique en détail les raisons de son (quasi) retrait de la course à la nomination du premier secrétaire, une analyse de la journée et une galerie de portraits des neuf délégués de la fédération de l'Isère. Rendez-vous demain samedi, sans doute vers 14h, pour la reprise des événements, avant la commission de résolution des conflits dans la nuit de samedi à dimanche.
Pour se quitter dans la bonne humeur, une dernière caricature de Chalvin, carte postale photographiée sur le stand de l'Office universitaire de recherche socialiste…
21h55: Le député Régis Juanico, proche d'Hamon, veut croire à une synthèse avec la motion Aubry, et martèle que «Benoît est toujours candidat. On a pas bougé de cette ligne depuis le début, c'est donc normal qu'on continue». «On pourrait arriver à un accord demain dans la journée. Mais on aurait dû le faire bien avant», souffle-t-il.
21h40: Un délégué de la motion Delanoë se réjouit de l'unanimisme exprimé ce soir sous la tente. Mais reconnaît illico que la réunion de demain, avec les mêmes, devraient prendre une autre tournure. «Ce soir, la façade a tenu. Ceux qui veulent maintenant soutenir Aubry, comme ceux qui veulent aider Royal, se sont tus, pour laisser Bertrand poser ses conditions à une synthèse. Mais comme ces conditions ne seront jamais remplies, les choses vont se gâter demain et les dissensions au sein de la motion A devraient apparaître au grand jour.»
21h30: Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS et signataire de la motion Delanoë, s'en va dîner "en famille", seul avec sa femme et ses proches. Réputé partisan d'un rapprochement avec Ségolène Royal, il n'a visiblement plus grand-chose à discuter avec Bertrand Delanoë, qui ne l'aurait d'ailleurs pas invité. Une anecdote qui pourrait préfigurer un éclatement de la motion dès demain...
21h25: En sortant de la tente, Bertrand Delanoë a expliqué, cette fois devant les caméras, que si les motions d'Aubry et Hamon n'acceptaient pas ses conditions à la synthèse, il resterait dans la minorité du PS:
© Mediapart21h10: Voici un extrait des paroles tenues par Bertrand Delanoë, sous la tente de la motion A, devant ses délégués. Il évoque une éventuelle motion de synthèse avec Aubry et Hamon, sans trop y croire, puisqu'il pose deux conditions difficilement surmontables: il refuse toute concession sur ses idées, et exige un premier secrétaire issu de sa propre motion (montez le son ou mettez des écouteurs...):
delanoe-tente© Mediapart20h45: Dans quelques instants, le compte rendu de notre infiltré de la motion A (Delanoë) sera en ligne…
20h25: Chez Hamon, on se félicite d'abord d'une synthèse avec Utopia («Ça nous fait passer les 20%») et on se veut toujours candidat au premier secrétariat, en assurant que le deal avec Aubry est passé, mais en n'étant pas sûr qu'il tienne. Dans tous les cas, la synthèse Aubry-Hamon se précise. Reste à régler le cas du candidat.
20h10: Manuel Valls arrive en salle de presse pour confirmer que Ségolène Royal sera candidate au poste de premier secrétaire, sous forme de ticket avec Vincent Peillon, qui serait, via une réforme des statuts, son premier secrétaire délégué.
19h50: Chez Delanoë a expliqué être prêt à une synthèse avec Royal et Hamon, à condition que le candidat au poste de premier secrétaire soit issu de sa propre motion. Si aucun accord n'était trouvé, il ne présenterait pas de candidat «pour ne pas dilapider les capacités de nos forces dans une bataillle de pouvoir. Nous ne serions pas compris…» Il a par ailleurs rejeté toute possibilité de rassemblement avec Royal, en raison de «différences politiques» trop grandes.
Au dehors, une armada de vigiles vient "nettoyer" les alentours de la "tente A", remplis de journalistes désireux de capter le discours du maire de Paris.
19h30: Les rassemblements dans les tentes ressemblent rapidement à un simulacre de débat, tant elles sont ouvertes à tous les vents, et donc à tous les "espions" des autres motions. Chez Aubry, on a vite compris que la confidentialité n'était pas assurée, alors on note les numéros de téléphone et on promet de communiquer par texto dans la journée de demain. Tous les responsables "reconstructeurs" qui entourent la maire de Lille se sont succédé au micro pour souhaiter qu'elle soit la prochaine première secrétaire du PS. Sauf elle, qui continue à ne pas faire un préalable de sa candidature et à vouloir œuvrer au rassemblement. Mais qui y pense de plus en plus fort.
Rectificatif de ce qui suit: Charmes de la communication moderne, notre infiltré était en fait dans la réunion de Delanoë…
19h05: Les assemblées de motions ont commencé. Celle que tout le monde tente d'infiltrer est celle des amis de Bertrand Delanoë, divisée sur la stratégie à adopter pour la poursuite du congrès (voir plus bas). Craignant la présence de sous-marin, il y a fort à parier que ce qui en sortira ne sera pas forcément décisif pour la suite des événements. En revanche, Mediapart a réussi à infiltrer le débat de la motion de Ségolène Royal. En même temps, c'était facile, ils ne demandaient même pas les badges à l'entrée.
18h35: Tout le monde se prépare aux débats internes de motions, qui vont bientôt commencer.
18h33: Fayçal Douhane succède à Hollande à la tribune. Mais la grande majorité de la salle a quitté les lieux, alors qu'il parle discrimination positive et élection de Barack Obama. Dommage, mais lourd de sens, au PS…
18h30: Rien de nouveau dans le discours de François Hollande. «La motion arrivée en tête a la légitimité pour mener le rassemblement (…) mais les autres motions ont aussi la possibilité de trouver une autre solution.» Quelques bonnes blagues sur la longueur des débats au PS, mais la fierté d'y être quand même, plutôt que dans un parti où l'on ne débat pas. Sur le dénouement, il répète ce qu'il a dit dans la matinée: «Quoi qu'il arrive, les militants auront le dernier mot.» Et une mise en garde: «Le PS ne doit pas être un parti tous pour ou tous contre, mais tous ensemble.» Ovations à la fin. La routine qui prend fin, pour le premier secrétaire sortant…
18h: François Hollande entame son discours. Pour l'une de ses dernières allocutions devant les militants en tant que premier secrétaire, il concentre ses attaques sur Nicolas Sarkozy, évoque la nécessité de répondre à la crise financière et salue l'élection de Barack Obama. Avant de parler du parti.
17h45: Ségolène Royal entre dans la salle plénière où se tiennent les discours, accompagnée de son cortège médiatique. Les "Ségolène! Ségolène!" retentissent. Manuel Valls et David Assouline calment illico les ardeurs supportrices, sentant qu'un congrès aussi tendu peut basculer sur des moments comme celui-ci.
17h30: Invraisemblable cohue médiatique à l'arrivée de Ségolène Royal sur le parking du Parc-Expo de Reims. Le sénateur David Assouline se rappelle ses jeunes années et sort le premier de la voiture, qui s'est arrêtée juste devant la porte d'entrée. «Il fait quoi, le SO, là!» Le SO (comprendre: service d'ordre), il est débordé par la bonne centaine de caméras, micros et photographes qui jouent des coudes. Ça hurle, ça proteste, ça s'excuse. L'attachée de presse de la présidente de Poitou-Charentes sort à son tour du véhicule: «Elle fait une déclaration, et après on la laisse entrer Tran-Qui-lle!» Rien n'y fait, et certaines hurlent à la liberté de la presse qu'on ne laisse pas travailler.
Gérard Collomb, Manuel Valls, Patrick Mennucci et Vincent Peillon préfèrent passer par derrière, pour préparer l'entrée dans la salle. Une militante crie: «Allez Ségolène!» Un autre souffle: «Et ben, si c'est ça le nouveau parti…»
17h20: Chaque motion, en début de soirée, doit réunir ses délégués - chacune sous une tente. Là, se discuteront et se trancheront les alliances. Et les leaders, qui ont échafaudé leur propre scénario, devront faire avec leur base militante, via un vote des délégués. Leurs craintes? Un orateur, bon tribun, qui retourne l'assistance; un mouchard, qui balance l'état des discussions aux tentes voisines ; une intox, qui viendrait de l'extérieur et viserait à influencer la salle... Un proche de Bertrand Delanoë confie par exemple: «Il suffit qu'un bruit se mette à courir, sous notre tente, sur une proposition que nous ferait Ségolène, pour qu'un pan de nos délégués bascule»...
17h05: Au tour d'Elizabeth Guigou, d'annoncer: «Face à la lourde responsabilité qui est la nôtre devant la crise économique, nous devons avoir un débat légitime, mais qui ne doit pas dégénérer. Nous voulons la vérité et la clarté dans nos choix, ceux d'un véritable réformisme de gauche (…) Pour affronter cela, il nous faut une majorité qui tienne plus que quelques mois, une majorité forte et stable.»
16h55: Jean-Louis Bianco lance à la tribune, dans un silence froid: «Mes camarades, il n'y a pas d'un côté les supporters et de l'autre les apparatchiks. Dans cette salle, il n'y a que des socialistes.»
16h40: En coulisse, Michel Sapin, député proche de François Hollande et signataire de la motion Delanoë, revient avec prudence sur l’hypothèse d’une candidature "maison" le 20 novembre, au poste de premier secrétaire du PS. «C’est légitime que notre motion dise qu’elle peut avoir un candidat, affirme Michel Sapin. Bertrand a déjà beaucoup donné, alors pourquoi pas Moscovici, ou Jean-Marc Ayrault?» Une candidature qui pourrait, à ses yeux, seulement s’appuyer sur «2 périmètres»: soit une alliance Delanoë-Aubry-Hamon, soit une grosse synthèse avec en sus Ségolène Royal. «Des trois motions Delanoë-Aubry-Hamon, c’est nous qui arrivons les premiers, c’est donc à nous de présenter un candidat.»
Ce soir, lors de la réunion de sa motion, il devrait plaider un tel scénario. «Mais certains militants devraient nous demander de suivre plutôt Ségolène Royal, puisqu’elle est arrivée en tête», souligne Michel Sapin. Combien seraient ces "légitimistes" dans les rangs du maire de Paris? «Sincèrement, je ne sais pas. Je ne sens rien, et quand je ne sens rien, c’est mauvais.» Sans compter que d’autres délégués de la motion poussent ouvertement pour un ralliement à Martine Aubry…
16h30: Le député des Landes, Alain Vidalies, est le premier à animer enfin la tribune: «Si les socialistes ne défendent pas les 35h, la CMU et les acquis sociaux en général, qui va le faire?»
16h15: Un proche du maire de Grenoble, Michel Destot, explique les soucis internes de la motion Delanoë: «On est super mal! C'est vachement tendu entre nous, entre ceux qui veulent rejoindre la majorité avec Royal et les jospinistes qui ne se remettent pas de la défaite et qui voudraient rejoindre Aubry, mais sans Hamon. Sauf que c'est injouable…» Lui ne croit pas à l'hypothèse d'une candidature de Moscovici: «Pour faire 15% et se ridiculiser? Il n'y en a qu'un qui peut tenir la route devant le vote militant, c'est Bertrand. Seul face à Royal et Hamon, il y aurait un espoir de second tour. Mais on n'y croit pas pour un sou.»
16h: Le premier secrétaire de la Marne, Jacques Meyer, accueille les congressistes et ouvre officiellement le congrès. Lui succèdent la maire de Reims Adeline Hazan et Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardennes. Ce dernier est visiblement heureux d'être là, car il a longtemps craint de ne pouvoir s'exprimer, étant suspendu du PS pour dissidence aux dernières législatives.
15h50: C'est officiel, il y a bien plus de journalistes que de délégués socialistes à Reims. Face aux 680 représentants du PS, l'on compte en effet plus de 700 journalistes, selon le bureau de presse. Il est vrai qu'il faut ajouter aux délégués les 800 et quelques membres de droit (parlementaires, etc.).
15h40: Une information Mediapart! Selon une source proche de l'entourage de Bertrand Delanoë, les partisans du maire de Paris auraient décidé ce matin de présenter la candidature de Pierre Moscovici au poste de premier secrétaire, lors du vote militant de jeudi prochain.
15h25: Le grand événement du week-end, la fameuse commission des résolutions dans la nuit de samedi, d'où surgissent les synthèses les plus inattendues, est encore un sujet tabou. «On ne peut pas vous dire où elle aura lieu, explique un membre du service de presse socialiste. C'est comme pour les rave-party, on vous préviendra au dernier moment. Mais promis, on fera en sorte que les journalistes soient au chaud.»
15h20: Au stand de l'Office universitaire de recherche socialiste, l'historien Denis Lefebvre s'amuse de sa trouvaille: il a racheté les droits de dessins humoristiques de Chalvin, pour en faire des cartes postales. Très marrant, en effet…
15h10: Comme d'habitude, l'ouverture du congrès prend du retard, les délégués arrivent encore au compte-gouttes, la foule des caméras et des micros se déplacent de Laurent Fabius à Arnaud Montebourg, en passant par François Hollande. Parole de délégué, a priori adversaire de Martine Aubry: «C'est incroyable ce qu'elle a dit hier chez Arlette Chabot: "Mon rêve n'est absolument pas de devenir première secrétaire!"»
14h45: Une déléguée lance au téléphone: «La vache! Le service d'ordre est surnuméraire!» Peut-être pour surveiller les alentours des six chapiteaux installés sur le parking du Parc-Expo, où devraient avoir lieu les assemblées générales de chaque motion.
Vendredi. 14h30: Les délégués arrivent tranquillement, au Parc des expositions de Reims (en fait, dans une zone d'activité commerciale en banlieue de la capitale marnaise). À la buvette, les bénévoles de la fédération PS proposent une coupe de champagne à 2 €.
C'est parti pour trois jours de live-blogging sur Mediapart! Pour résumer l'enjeu de ce congrès, le scénario pourrait déjà être écrit: pas de synthèse générale, Aubry et Hamon fusionnent pour atteindre 44% et dépasser Royal, qui attendrait sereinement le vote des militants pour le légitimer. Et Bertrand Delanoë tenterait tant bien que mal de sauver un courant en cours d'explosion, entre ceux qui s'enferment dans le mutisme jospinien, ceux qui rejoindraient bien Royal et ceux qui participeraient volontiers à une majorité alternative.
Evidemment, rien n'est jamais sûr avec les socialistes et la "magie du congrès" pourrait bouleverser les plans tactiques et faire naître des rapports de force inattendus.
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J e suis chargée d'accueillir les gens de droit à partir de demain, j'y vais avec un gilet pare-balles....Une candidature Moscovici serait fatale pour le PS, à mon avis... J'ai l'impression d'un décalage entre l'opinion et les membres du PS
"Ségolène !", "Ségolène !" ... Je dirais plutôt "Mediapart !", "Mediapart !" :-) Ah que j'aimerais travailler pour vous. Bon live blogging, c'est passionnant !
Les anciens du PS sont vraiment nuls ! je trouve Segolène très courageuse et d'une tenacité hors pair. C'est impossible que bon nombre de "tenors" puissent s'épuiser à tenter de se débarasser de quelqu'un de cette valeur . 47% de voix à la présidentielle, ce n'est pas rien ! beaucoup la raillent, mais qu'ont-ils fait de mieux ?
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Ségolène Royal est en train de sauver le capitalisme. Si la droite devait être discréditée par la crise, les capitalistes ont l'option Royal/Bayrou pour sauver leurs meubles comme ils ont eu l'option Mitterrand en 1981. Quand est-ce que la gauche comprendra que le capitalisme n'est pas amendable ? Ce système a sa logique propre et, en ce moment, cette logique ne lui permet plus de reculer. Le G20 n'a pris aucune décision pour définanciariser la gestion de l'économie, tout simplement parce qu'il ne le peut plus. Les rendements demandés sont tels qu'ils dépassent complètement la production réelle des richesses. La dernière solution pour lui, le capitalisme, c'est un chômage massif.
Ségolène Royal a perdu l'élection présidentielle qu'elle n'aurait jamais dû perdre parce qu'elle a voulu placer sa campagne sur le terrain de la réforme du capitalisme. A ce jeu Sarkozy était beaucoup plus fort. Il faut donc battre l'option politique "Royal" et proposer des vrais changements.
Ségolène Royal est en train de sauver le capitalisme.
Ah bon ? Tiens, j'avais cru comprendre que c'était Sarkozy et son grand collaborateur DSK ?
Comment peut-on détester ce que représente Nicolas Sarkozy et aimer Ségolène Royale? Et même si celle-ci était la mieux placée pour le battre à la prochaine échéance présidentielle, la fin peut-elle justifier les moyens? N'est-ce pas ce qu'incarne de plus bas la politique de Nicolas Sarkozy que l'on souhaite pour la nouvelle gauche de Ségolène Royale? Loin d'une pensée élitiste à laquelle je ne réponds pas, je ne tomberais pas dans ce gouffre de la médiocrité que l'on nous vend pour de la "modernité ou de la fraternité". Les enthousiastes d'aujourd'hui seront les dupés de demain, pour le savoir, regardons ce qu'il se passe à l'UMP et réveillons-nous tant qu'il est encore temps!
Autre commentaire
Quand Sapin ne sent rien, c'est que cela sent le sapin !
Salut,
Trop drôle, vraiment !
La Politique "star"est en route au PS ?
Dans le même genre, mais plus hard, allez écouter le petit bobino envers les propres mots de Vincent PEILLON, Prince à REIMS !
Après le sacre de Nicolas SARKOZY à l'époque, voici venu celui de Ségolène ROYAL dans la ville des sacres.
De cet angle, elle marque en effet des points...
http://gueulante.20minutes-blogs.fr/archive/2008/11/14/l-app...
A plus, courage dimanche c'est pas très loin.
JD
l'Equipe
gueulante.fr
MmeAubry n'est qu'une grosse jalouse. Elle n'a rien compris. Mettre sa compétence au service du PS ferait preuve de clairvoyance. Sa compétence = une grosse bucheuse qui mérite l'admiration, capable de faire u_n travail de fourmi. C'est indispensable. Mais segolène c'est un chef capable de lever une armée d'adhérents et de remporter la victoire si l'on veut bien l'accompagner dans l'energie qu'elle déplace et arrêter de la freiner en se prétendant^plus socialiste qu'elle. C'est révoltant.
***A Fantie B,
Bonjour,
Je suis biien de votre avis !
*** A aannick Durand barioz,
Bonjour,
Certains détails ne peuvent tromper, vous, chère Annick, êtes fan de :
« Desperate Housewives »…
Vous avez raison Fantie, le PS c'est du vide.
Je ne suis pas certaine que Fantie adhérerait à cette remarque. Ce n'est en tous les cas pas ainsi que j'ai compris le sens de son intervention blanche. Elle se refuse à entrer dans les personnalités-bashing, ce qui n'est pas du tout la même chose.
Effectivement, Art Monika; j'avais d'abord relevé le qualificatif "affectif" donné à M. Aubry dans le commentaire précédent.
Puis, ne voulant pas développer une polémique, je m'étais contentée de souligner le commentaire. Je vois maintenant que ce n'était pas une bonne idée...
Je ne suis pas Segôlatre du tout, loin de là; mais tout de meme un peu d'honneteté dans les attaques qu'on peut lui porter nom d'une pipe ! Elle a aussi des supporters dans le camp des élus ! Pas uniquement des adhérents, faudrait voir a ne pas faire de ce congrès un adhérents contre élus quand même.
Merci, Christel, d'exprimer que cet irrespect pour des personnes politiques, qui sont par ailleurs des femmes, devient insupportable, Nom d'une pipe.
MmeAubry n'est qu'une grosse jalouse..
Annick Durant Barioz, si nous prenions comme règle de ne pas "traiter" (comme disent les enfants) les personnes politiques, cela rendrait nos arguments plus forts. On peut se dire des choses dans sa propre tête, mais éviter de les écrire.
Qui a dit qu'on etait pas capable a gauche en Europe de faire plus suspens et encore plus compliqué question alliance que outre atlantique? Quelle plhétore de candidats... face au duel Hillary-Obama, là, comme dirait un ami : paris ouverts !
Dans le fond, Christel, est-ce qu'il n'est pas préférable une pléthore de candidats à l'élection "bananière" de Sarkozy à l'UMP ?
En plus (là ce n'est pas seulement à vous que je parle mais aussi à moi), au lieu de nous en inquiéter, laissons les choses se dérouler sous la médiatisation, qui est devenue une composante incontournable de notre réalité sociale.
Il faut intégrer cette donne, comme nous avons intégré Internet. Autrement, nous allons passer notre temps à nous offusquer et à perdre notre énergie. Vivons donc avec notre temps.
Cordialement.
Doublon involontaire évidemment :-)
Le problème avec le congrès du PS est simple. Tout le monde sait que la seule question est le futur présidentiable. Dire que le premier secrétaire ne doit pas être un présidentiable est un mensonge si être élu à ce poste consiste à marquer des points pour le devenir (ou envoyer un de ses partisans dans le même but). Seule Ségolène Royal est déclarée. Les autres, qui voudraient bien y aller sans le dire, pour ne pas perdre, ne méritent déjà pas d’être choisis pour cette raison.
Vouloir être candidat sans risquer de perdre est une plaisanterie. Seul celui qui prend le risque de perdre mérite d’être élu. Expliquer laborieusement que Ségolène Royal devait perdre en 2007 est également une plaisanterie qui signifie qu’on ne comprend pas ce qu’est une élection. Ce qui est inquiétant pour qui prétend parler de politique et à plus forte raison en faire. Cela signifie qu’on cherche, d’avance ou après-coup, des excuses au lieu d’analyser correctement la situation. Ce qui inévitablement obligerait à se poser la seule question qui vaille : quelle est la part de responsabilité de chacun en tant que soutien à la candidature de Ségolène Royal (ou, ce qui revient au même, en tant qu’adversaire de Nicolas Sarkozy).
La réalité est que la situation en 2007 était à peu près la même que celle de Clinton et d’Obama. La différence est qu’à partir d’un certain moment, les partisans de Clinton ont ravalé leur rancoeur et préféré Obama à McCain (et sans doute surtout à Palin). La campagne française a sans doute été trop courte pour que ce travail sur soi ait lieu. Mais la persistance du discours TTS (Tout sauf Ségolène) après coup est simplement absurde.
La situation est grave au PS pour une seule raison : si un candidat se présente parce que ses supporters ne voteraient jamais pour Royal au congrès ou aux prochaines présidentielles, alors on ne voit pas pourquoi les supporters de Royal (dans ou hors du PS) voteraient pour lui.
La conclusion est évidente. Puisque les socialistes sont pour la bataille d’idées, qu’ils acceptent Royal comme présidentiable et comme première secrétaire, et qu’ils lui apportent des idées dans le cadre d’une démocratie participative. C’est, pour le coup, la seule synthèse possible. Et qu’on passe à autre chose.
Si l'on s'en tient au contenu des 4 motions placées en tête par le vote des adhérents, qui sont passés à côté du travail remarquable de la motion F (paresse intellectuelle ou résignation devant le monde actuel ?), toutes les combinaisons ne font pas sens. La motion E peut s'allier aux motions D et/ou C à condition de clarifier le point de l'alliance avec le Modem (point secondaire, c'est à dire venant dans un second temps) et surtout le positionnement critique par rapport à la construction de l'Europe (qui explique en partie le départ d'une partie des signataires de la motion C). Les motions D et C peuvent s'allier si elles clarifient entre elles ce positionnement sur l'Europe. La motion A est, pour moi, isolée et battue, défendant seule et de façon cohérente la ligne démocrate qui a structuré la politique des socialistes européens ces dernières années. En résumé des alliances Delanoé/Aubry/Hamon, Delanoé/Aubry, ou Delanoé/Hamon seraient synonymes de tactique politicienne visant à éliminer Royal.
Oui de la tactique politicienne et alors?
Tout le monde se bat pour ses intérêts, c'est normal.Si mes souvenirs sont bons Ségolène Royal a bien déclaré ne pas vouloir être premier secretaire pour éviter les luttes de personnes. Ce n'était pas de la tactique politicienne?
Pour moi Il n'y a pas 36 solutions pour Delanoë soit il s'allie avec Royal et dans ce cas il mettra comme condition que ce soit un lieutenant comme secrétaire(Peillon par exemple) soit si c'est Ségolène qui y va il n'a pas d'autre choix que de s'allier avec Hamon et Aubry pour essayer de sauver le PS.
C'est cette vision de la politique qui l'a conduit à sa perte et nous avec. Désolant face aux enjeux de la période !
Ou peut-être que ce qui a conduit à sa perte le PS ce sont les remords que la gauche a qd elle doit utiliser cette tactique politicienne et la communication politique pour se faire élire.
Et Jospin ? Il est pas là, Jospin ? Il se fait attendre, Jospin ? La momie salvatrice est restée emberlificotée dans ses bandelettes ? Le Deus ex machina se réserve pour un peu plus tard ?
Apparemment le Deus n'est plus que machina...
Rigolo !
On parles de ce congrès comme si c'était une guerre, j'ai même entendu quelqu'un parler du massacre de Reims sur LCP.
Mais pour qu'il y ait guerre il ne suffit pas d'avoir des généraux, il faut des troupes et je ne sens pas les militants animés d'une envie d'en découdre.
A partir du moment ou ils ont identifiés que les chefs se séparent sur des prétextes et pas sur le fond, ça va être difficile de les envoyer au front.
Ce soir sous les tentes des motions le combat sera plus rude au sein même des motions qu'entres les motions.
700 journalistes ?!
Ils ne se sont pas trompés avec le sommet à Washington ?
Ou bien, le reportage est moins cher ?
Les chefs d'etats que personne connait tout le monde s'en fiche, une belle nana mangée par les mammouths cela vend plus !
Prevalli, les mammouths ne sont-ils pas herbivores ?
Ils ne mangent donc que de belles pousses et non des belles nanas .
A pus d'mammouths, ma pauv'dame. Z'ont tous disparu ça fait un bail déjà.
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Enfin si, l'en reste un, un seul, Minéducnat on l'appelle (en vla un nom pour une grosse bestiole), qui pour croquer une jeune pousse en piétine cent, si c'est pas pitié.
Moi qui n'aime pas trop l'exercice d'habitude, je trouve passionnant ce "live blogging". Merci beaucoup !
.
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Un conseil de lecture (Info du Canard Enchaîné) :
Congrès du PS : la fédération des Bouches du Rhône sanctionne ceux qui n'ont pas voté Ségolène Royal
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Merci du lien.
C'est l'exemple de la démocratie dans les sections du PS.
Comme je l'ai déjà écrit , c'est : tous en file indienne , je ne veux voir qu'une seule tête, je ne veux entendre qu' un seul son .
Merci pour ce direct. C'est presque désopilant à force.
"18h33: Fayçal Douhane succède à Hollande à la tribune. Mais la grande majorité de la salle a quitté les lieux, alors qu'il parle discrimination positive et élection de Barack Obama. Dommage, mais lourd de sens, au PS…"
Le PS pense que les minorités lui sont acquises, donc qu'il ne lui sert à rien de faire des efforts, ni de réfléchir à la question de l'action positive, question sur laquelle ses convictions n'ont pas été actualisées depuis 20 ans.
C'est très dommage, parce que, pour les seuls Noirs de France, on parle selon un sondage TNS Sofrès commandé par le CRAN (Conseil représentatif des Noirs de France) en 2007 et publié dans Le Parisien, de près de 2 millions de Français en âge de voter.
Sarkozy est allé voir toutes les minorités pendant sa campagne, et n'a pas hésité à s'engager sur le terrain de l'action positive.
Il l'a fait parce que chaque voix compte.
Quand le PS aura compris ça, un gros progrès aura été fait. Sinon, il est dans l'opposition pour longtemps.
N'en faites pas trop à propos de ce Congrès. Cet "heure par heure" est d'un intérêt limité. Et très ennuyeux.
Je suis bien d'accord avec vous pmoreau. Sans même avoir besoin de faire de la discrimination positive il y a suffisament de français d'origines étrangères talentueux et capables d'assumer des fonctions représentatives au sein des partis et des institutions.
Est-ce parce que les dirigeants de ce PS sont largement issus de l'énarchie et donc du même moule élitiste, quand la droite s'inscrit davantage dans la diversité de la vie active ?
Le problème n'est pas qu'on manque de talent, je suis d'accord avec vous, mais qu'il faut les aider à percer.
C'est un peu comme en Norvège. On constatait là-bas, comme ici d'ailleurs, que les
femmes étaient sous-représentées dans les conseils d'administration des grandes entreprises (moins de 10%).
Ce n'était pas faute de talents, mais parce que la cooptation des dirigeants était "naturellement" masculine.
Question de culture, de réseaux... Comme au PS ou encore à l'UMP elle est "naturellement" plutôt blanche.
Les Norvégiens ont fini par imposer 40% de femmes dans les CA des entreprises.
Voir : http://www.challenges.fr/magazine/international/0109.3265/
Et ça marche. On a trouvé les talents, parce qu'ils étaient là !
Pas vu Hamon pendant le discours de F. Hollande ! (je l'ai suivi sur lcp)
Pâle ? Mieux à faire ou évitement volontaire de la caméra de lcp ? On a par contre beaucoup vu S. Royal pendant cette même allocution ... Je ne juge pas, je constate que ça ne déplait pas, même à la chaine parlementaire, de tenter une petite mise en scène qui joue forcément sur la curiosité la plus malsaine qui soit ...
à Beaulieu
.
personne ne vous force à suivre. Si j'ai envie, moi, de guetter l'arrivée de Jospin, à la tête d'une brigade d'exorcistes ?
Et Rocard ? Où est-il passé ? Au G 20 ?
Je suis très anti-Royal mais je ne comprends l'hypocrisie des notables concurrents du PS vis-à-vis du Modem :
1) si le PS revient au pouvoir, soit il fait une politique de droite tout de suite soit il vide d'abord les caisses puis fait une politique de droite
2) pour se faire reelire un president "PS" devra afficher une politique economique de droite (comme Mitterrand en 88), quitte à séduire la gauche avec des trucs qui ne coutent pas cher (comme SOS Racisme à une époque, qui avait également l'avantage de faire monter le FN).
Mitterrand 88 ca avait donc ete les "ministres d'ouverture".
Et un Mélenchon se dit mitterrandiste.
Ah mon pauv'Monsieur, la politique c'est pas beau à voir.
S'il suffit d'une commission de résolution des conflits...
Ces malades qui nous gouvernent ou :
Mieux connaître qui nous élisons pour assurer un meilleur avenir.
Ce système de congrès et d'élection du responsable du Parti Socialiste, instauré par L. Jospin, a t-il été créé intentionnellement pour détruire plutôt que pour construire ?
Seule Madame Royal provoque engouement populaire et comme aux dictons du même nom je crois en la sagesse et à la clairvoyance du peuple.
Veux-t-on s'exonérer de la souveraineté populaire ? Le PS d'aujourd'hui me semble continuer dans cette voie, aussi folle que furieuse à l'image de son instigateur et ses "disciples".
Pour s'en convaincre il suffit de regarder du désastre politique qu'est devenue la vie de L. Jospin. N'ayant jamais accepté son "historique" défaite de 2002, aujourd'hui, il ne peut accepter la victoire de quiconque d'autre dans le parti qu'il a "abandonné". Il y a surement un mot qui qualifie cette réaction mentale.
Tous ces malades qui nous gouvernent ne sont ni convaincus ni convaincants, et, ils ont bien plus facile que nous de défendre des positions absurdes : Chez eux, la maladie est source de leurs actions et ils ne peuvent faire autrement.
Alors que la personne sensée s'arrêtera devant un obstacle insurmontable, eux iront dans le mur, sans crainte. Tant pis pour ceux qui se seront laissés prendre à les suivre.
Voyons qui sont les gens, voyons ce qu'ils ont construit et surtout ce qu'ils ont détruit. Découvrir leurs capacités et compétences à bien finaliser des réalisations concrètes et ne nous laissons pas (ou plus) berner par ces beaux discours distillées avec des techniques de persuasion d'avocats.
Le choix est là aujourd'hui , voulons nous des représentants élus : Pour détruire ou pour construire !
@Médiapart :
vous en faites effectivement un peu ..beaucoup sur ce congrès !
Il va falloir archiver tout cela précieusement, ça constituera pour dans vingt ou trente ans un bon document sur l'état de délabrement des idées dans ce parti depuis son accession au pouvoir en 1981 jusqu'à cette transformation en parti démocrate ( je ne vois pas où on peut encore accoler le mot social d'ailleurs ...) . Si on compte une petite partie des voix qui se sont portées sur la motion d'Aubry par conviction socialiste ( au sens historique) et celles qui se sont portées sur la motion de la gauche du parti, seulement 25% des militants- adhérents du PS ont aujourd'hui le coeur et la tête à gauche.
Soit un quart qui vont se retrouver adhérents demain d'un parti démocrate, qui ne sera plus qu'épidermiquement de gauche, pour faire joli. A moins que certains d'entre eux ne décident aussi que la comédie a assez duré.
Il serait bon d'arrêter de brandir à chaque critique sur S.Royal l'antienne " on tire sur elle à boulets rouges parce que c'est une femme " .
Mme Royal et son équipe se sont lancés il y a déjà un moment dans une opération de conquête à la Sarkozy, ce sont des publicitaires ( et des bons !) qui travaillent là dessus.
Le fait que ce soit une femme qui soit ainsi propulsée, "vendue " si je puis dire, ne doit pas nous faire perdre notre sens critique.
Sarkozy a fait la même chose avec l'UMP.
Une anecdote amusante et très révélatrice lue dans le blog des observateurs-entomologistes : l'arrivée de la star sous les vivats et une militante dégoûtée ( et ô combien lucide !) qui dit ' eh bien si ça le PS maintenant ..."
Vraisemblablement ça va être cela.
@ Armelle Chevassu : votre analyse de la transformation du PS en parti démocrate me semble correspondre aux faits que nous disposons, sur Mediapart, entre autres dans la teneur des discussions.
A mettre peut-être en parallèle avec la transformation du parti travailliste par Blair ?
J'ajouterais que dire cela n'est pas à mes yeux une stigmatisation. Il n'y a pas de "honte" à être démocrate ou blariste. Ou social démocrate.
Ce qui est criticable, c'est le fait de tenter de nous vendre une transformation qui ne veut pas, ou n'ose pas, dire son nom, par des méthodes issues tout droit dela communication comme vous le rappelez.
Il y a de la place pour différents groupements politiques, de la gauche radicale au centre gauche, mais pas pour des mouvements qui se recoupent partiellement les uns les autres (voir un intéressant commentaire de François Serdais, sur http://www.mediapart.fr/journal/france/141108/delanoe-ne-veu...
Pour une clarification, j'attends des congrès de ces mouvements :
Quelle est leur position (ou celle de leurs des soi-disants courants), sur le curseur des différentes régulations possibles du capitalisme ?
Pour y réfléchir, par exemple, le dossier de la revue Alernatives économiques de ce mois de novembre ; dont l'article :
Les 10 chantiers de la régulation financière (par Christian Chavagneux).
aux observateurs-entomologistes du Congrès, journalistes ou abonnés :
Cette revue est-elle présente sur le Congrès ?
Voyez-vous des lecteurs plongés dedans ?
@Fantie :
Entièrement d'accord avec vous, je ne cherche pas non plus à stigmatiser. Je pense juste que le blairisme est une impasse et personnellement, je vois bien que j'aurai de moins en moins, pour ne pas dire plus du tout, de "sympathie " pour le PS.
Vous avez raison, il y a de la place . Mais je n'appelle pas ça la gauche.
Pour du contenu là dessus, aller voir l'excellente RiLi www.revuedeslivres.net et notamment l'entretien avec Frédéric Lordon.
Je ne crois pas que la RiLi soit non plus présente entre les flûtes et les biscuits ....de moins en moins roses ;-)).
----------------------------
Allez pour une fois ne faites pas la tête beber999, tout le présite est encore accessible ici. Garanti 0% caviardage! :
http://presite.mediapart.fr/
Cher Mathieu Magnaudeix,
Merci pour ce lien que je vais dévorer ! En fait j'avais récupéré des liens par Google mais ils ne menaient à rien.
C'est quand même une catastrophe que du fait de la popularité de Royal au sein du PS on en soit réduit à ressortir Harlem Désir, le larbin de Julien Dray dans l'escroquerie SOS Racisme.
Pourquoi pas Cambadélis, le spécialiste de la gestion des foyers d'immigrés, pendant qu'on y est ?
Le non-cumul, la parité... C'est ce qui s'appelle prendre le taureau par les cornes: ça ne va pas plaire du tout à l'appareil.
C'est sur qu'en faisant un discours purement politique et axé contre Sarkozy (après Fabius déjà dans le même registre un peu plus tôt) Martine Aubry n'a pas pris beaucoup de risques pour se faire ovationner. C'est dommage qu'elle n'ait pas été plus combative avant, car on ne l'a pas beaucoup entendue s'opposer à Sarkozy depuis des mois.
Pour autant cela ne fait pas avancer le congrès, sauf à attendre le désistement d'Hamon pour enfin se déclarer.
Enfin merci de nous tenir informés comme ça, c'est super
vous devriez ajouté que question look, Aubry doit faire tâche aux MJS et incarne vraiment l'anti-ségo ! Il est aussi remarquable que les techniques staliniennes des adversaires de royal n'aient pas changé : invective, attaque personnelle, grossiereté etc... très MJS d'Hammadi + troupes de Cambadèlis ; il est vraiment temps d'en finir avec ce vieux parti qui n'est par instant qu'une succursale de l'ex-PC ; le smig à 1500 ? est ce-sérieux quand un prof débute à 1600 ? Pourquoi pas 500 euros à tous ! Le néant de la pensée hamon était bien là ! Mais il est vrai que pour ces olibrius Mitterand n'était pas socialiste, ni Rocard , ni Fabius il y a peu ...Sur les alliances, le refus par aubry d'un réferendum est étonnant car Hollande a fait voter pour le Oui au referendum sur l4europe où Fabius et Hamon ont pu acquèrie leur label noniste et elle-même est alliée du Modem à lille sans aucune discussion de section, féfération ou autre : laissez moi faire mes affaires semble être le mot d'ordre de cette coalition poussive digne de Mollet et Savary : vivement un second Epinay le 20 pour permettre à SR avec le double de voix de miterrand d'ouvrir les portes et d'en finir avec ces vieilleries et autres oripeaux sectaires ...
Ah parce que pour vous ce ne serait donc qu'une question de "look" ?
Pourriez vous me donner une petite indication sur le budget fringues de votre idole ? Qui paye ? le Conseil Régional de Poitou Charentes ? ce sont des frais de représentation après tout.
Et n'y voyez pas là une critique rance et antiféministe ...bien au contraire. Mais voyez vous, je préfèrerai qu'on parle de ce que Madame Royal a en tête plutôt que de comparer son look à celui de Madame Aubry.
D'ailleurs à l'applaudimètre il semblerait que les militants préfèrent le fond à la forme ...
Toutefois, au congrès, parler de militatnts me paraît déjà excessif. Aubry a beau jeu de camper à la gauche du parti,stratégie bien facile devant les apparatchiks du congrès qui ont mauvaise conscience de ne pas être assez de gauche. Etre prêt à s'allier avec les partisans de Delanoé au nom d'une prétendue ligne politique! Aubry n'est pas présidentiable, les 35 heures ont affecté sa popularité chez les ouvriers, l'électorat qu'elle prétend incarner. Si elle est élue sur un consensus anti royal, le PS court à la catastrophe : pas plus de ligne politique qu'hier, incompréhension de l'opinion, parti toujours dirigé en sous main par les éléphants.
je suis entièrement d'accord sur le fait qu'Aubry a beau jeu comme vous dites de se la camper à la gauche du parti.
Les "militants" est le mot qui m'est venu à l'esprit par lapsus ... On va dire congressistes pour être gentil.
Quant à leur mauvaise conscience, c'est elle aussi qui les fait applaudir à tout rompre le camarade Filoche ...
Le PS ne court pas à la catastrophe, c'est une catastrophe pour la gauche depuis déjà un moment et de manière générale pour tous ceux qui subissent la violence du système capitaliste complètement débridé. Les grandes figures de ce parti ont fait plus que participer à ce débridement, ils l'ont promu, ils y ont cru ...et y croient encore. DSK est président du FMI, on a tendance à l'oublier.
Vous avez raison on se fiche du look. Je crois que c'est juste une manière de dire qu'Aubry nous ramène des années en arrière dans ses attitudes. De toute façon, si elle n'est pas sure de l'emporter, Aubry n'ira pas au casse pipe. Il lui faut la voie libre et dégagée, soutenue à fond par Delanoe et Hamon., pour se lancer. Comme pour Lille, elle est trop orgueilleuse, elle la fille de Delors qui a reçu le PS en héritage, pour risquer de perdre. Et c'est ce qui me gêne le plus chez elle., ce besoin de récupérer des situations acquises. Un manque de combativité derrière un masque d'autoritarisme et rigidité certaine.
Bonjour Mouna,
La réflexion que je fais après votre commentaire : Vaut-il mieux être fille de son père qu’ ex-compagne du Chef sortant ?
Celui qui a, osons le dire, peut-être pas toujours eu une ligne politique très claire au PS, qui par ailleurs, par crainte de se présenter comme adversaire de N. Sarkozy aux présidentielles, s’est emparé des sondages pour faire apparaître Ségolène Royal comme possible éligible (ajouter à ce fait, les militants à 20 €, souvent moins politisés et qui quoique sincères étaient souvent débordés ou plus manipulables - oui, et tout à fait normal, et qui ont été soutenus par les anciens militants et ont pris pour certains, intérêt à la politique… - merci les militants !
Une candidate, Ségolène Royal qui a considéré comme nul le projet déjà élaboré et voté par ces mêmes militants et imposer cette démarche à l’emporte pièce, dite débat participatif, là aussi soutenus par les militants confirmés -
Sûr, eux les premier/es, voulaient ne pas voir N. Sarkozy au pouvoir donc ont été à leur meilleur -normal - etc… jusqu’aux 53% pour la droite.
François et maintenant Ségolène, évidemment les mêmes réseaux, et j’oserai penser pas vraiment de sérieuse différence politique.
Juste le dit « look »…
Actuellement, aimer ou pas M. Aubry, préférer à son look celui de Ségolène, est tellement peu politique que c’est bien pourquoi « Point de Vue » et autres journaux people peuvent débarquer et se sentir en terrain conquis à Reims !
D'autre part, M. Aubry vous a plus amené en étant en fonction que S.Royal.
Essayez de ne pas perdre la mémoire et voyez ce que N. Sarkozy tente, brillamment, de nous enlever peu à peu...
- 35h, SMU, etc…
J'aimerais savoir en quoi quelqu'un qui paie 20 Euros est manipulable, Les pauvres c'est con ? Les pauvres ce n'est pas politisé ?
Vaut mieux faire science po pour comprendre le PS c'est sur.
Quand on voit le fonctionnement des sections à Paris et celle du 18éme en particulier, on a vite compris.
Signé: Un ancien adhérent à 350 Euros. Qui est resté 1 an (2002) au vu de la manipulation qui régnait.
En passant Aubry par les 35h a amené la victoire de NS, vous savez le travailler plus, réhabiliter le travail etc... on peut voir les choses aussi comme cela, vous en connaissez des gens pour les 35h chez les ouvriers ? De plus elle a appliqué le programme du parti non ? Et ce qu'elle a apporté et qui était digne du front populaire a généré un tel enthousiasme que le premier ministre de l'époque dont elle était la principale ministre a été battu par ... Le Pen.
Je n'ai pas été aveuglé par l'adhésion populaire aux réformes aubry.
Bonjour,
Je n'ai pas employé le mot (con) que vous utilisez pour parler des "pauvres", ( votre terme, pas le mien), étant du reste moi-même souvent fauchée ...
J’ai écrit manipulable (je le maintiens) : quand on démarre, non pas à la réflexion politique, mais une pratique militante, soit dans un parti politique, soit dans un syndicat ou dans une association. OUI, manipulable.
Si ce n'est que par les us et coutumes, les références, les stratégies qui ont échouées ou réussies et qui servent de clivages, les diverses relations entre les militants les plus anciens (tj à décrypter par soi-même), etc... tout cela existe , le nier est malhonnête et pour le coup prend les gens pour des idiot/es.
Kenavo
Bonsoir à vous,
Donc pour vous seul les militants expérimentées sont aptes à juger, vous n'avez pas complètement tort. Vous voyez souvent on peut apprendre en dehors des syndicats et des partis. Manipulable c'est possible. Mais Je ne vois pas en quoi c'est le prix de l'adhésion qui rend manipulable, vous l'avez dit vous même c'est la non expérience. Mais la non expérience ne fait pas l'absence de clairvoyance. Encore une fois on peut apprendre en dehors des partis et des syndicats (entreprises, etc..) et beaucoup avaient déja une activité associative. En outre, il faut bien commencer. La question est doit t'on permettre à des jeunes et à des classes populaires d'adhérer largement à un parti. Doit t'on faire de l'argent un obstacle à l'adhésion au risque de se couper du terrain ?
Mais en parlant de l'adhésion à 20 euros, avec talent vous avez insinué ou sous entendu que la personne à l'initiative des adhésions à 20 Euros a fait rentrer des tas de militants pour pouvoir les manipuler. Est ce que c'est ce que vous avez sous entendu ? Vous fais je un procés d'intention ? Pensez vous que Ségoléne Royal a fait rentrer des militants à 20 Euros pour les manipuler ? Si non dites le, si oui dites le franchement !
Si vous ne faite qu'une remarque générale comme cela (comme vous le laissez croire) c'est vous qui me prenez pour un idiot et essayez de nous manipuler. ce que vous dénoncez justement.
Dernier élément, estimer que Hollande a utilisé royal est quelque chose d'assez sexiste, non ? En gros Segolene Royal = Hollande car il a été son mari ? C'est pire voyez vous que de dire qu'une fille à des fidélités par rapport à ce que lui a enseigné son père ?
Vous ne trouvez pas ?
Bonjour,
Nou sommes d'accord, la reflexion politique peut se faire en dehors d'un parti, syndicat, etc...OUI
Ceci dit je pense que les personnes qui sont passées par des comités, associations, syndicats, partis sont toujours mieux armés pour comprendre les tenants aboutissants et d'un dossier, d'une lutte.
C'est pourquoi un des acquis fondamental après toute grande victoire syndicale c'est d'étendre le droit syndical et des délégués syndicaux et même d’implanter un syndicat à l’intérieur d’entreprise qui le refusait jusque là.
Cela a même était un des gros acquis de la grève générale de 1968.
Renseignez-vous.
Pour les cotisations, j'ai toujours vue qu'elles étaient fonction des revenus et que quiconque avait des soucis pouvait faire de petits versements et de plus sont déductibles des impôts.
Pourquoi voir du sexisme quand un homme reconnaît que sa compagne possèdes des qualités de présentation, de fraîcheur, d’ allant qu’il n’en a lui-même ?
Il n’a peut-être juste que de la clairvoyance.
Par contre penser que Ségolène Royal n’a pas profité des « acquis » de François Hollande serait presque schizophrénique, voir suicidaire, car cela était légitime.
Un des problèmes de S. Royal, à mes yeux, c’est que François Hollande ne part pas en laissant un PS en bien bon état et que S. Royal n’a pas été élue en place de N. Sarkozy.
Donc d’autres se posent le devoir de faire autrement et peut-être mieux.
Avec leurs qualités et atouts.
Encore une fois je me fiche du look. Relisez- moi, je ne faisais que répondre à cette remarque.
Ceci dit, il ne faut pas se leurrer dans un lutte de pouvoir aussi personalisée, ça doit probablement compter aussi pour certains militants.
Fille ou femme, peu importe, dans le cas d'Aubry, son père également ne s'est jamais risqué sur le terrain électif , hormis un très court passage à Clichy
Je remarquais juste qu'Aubry n'a pas vraiment fait preuve de courage politique en allant à Lille et que maintenant encore elle ne se décidera que "contre" et si elle est sure de gagner.
D'autre part, sans être ségolâtre, je pense sincèrement qu'il faut ouvrir le parti à des militants à 20 € ou 30 €. Aujourd'hui le rapport des jeunes à la politique a bien changé et ce serait une possibilité de les faire venir à cette notion oubliée de force collective et solidaire.
Non, dix fois non : pas Savary. Lui c'était tout le contraire des combinations et coups fourrés. D'ailleurs il a perdu...
Vous avez raison. J'avais 20 ans en 81 et j'y ai cru, vraiment.
Je me rappelle très bien d'Alain Savary et de ce qui se lisait sur son visage quand le Florentin l'a lâché.
Sa mort m'avait rendue très triste.
Martine Aubry dont je respecte
-l'action au gouvernement Jospin (35H, CMU, APA), avec tout de même un refus d'écouter ceux qui anticipaient les pb autour des 35h ds les hôpitaux et la fonction publique.
-l'action à Lille (dans la suite de Mauroy M. Aubry a su transformer totalement cette ville)
mais comment tenir un discours dit "à gauche toute" : SMIG à 1500 euros, augmentation des retraites, en prenant sur les 70 milliards de niches fiscales avec pour alliés de poids DSK!!!!
Qui a mis fin à l'indexation des salaires? Delors
Qui a mis en oeuvre le tournat libéral du socialisme en 83 : Fabius
alors comment tenir un discours aussi éloigné de ce que l'on fait quand on est au pouvoir???? Y compris en matière d'alliance...
Bien sûr elle a été ovationnée à Reims , ville dont le maire est son amie et ville proche de la grande fédération du nord...mais son discours reste celui des caciques du parti, il y manque un je ne sais quoi de souffle vers le futur, c'est un discours qui s'adresse aux militants, mais ce n'est pas un discours susceptible de faire bouger la France
qu'est-ce que l'on aurait pas di si S.R. avait parlé de "dispositif humain" ; c'est une perle mais c'est DElanoe , alors comme dit aubry c'est beau ; pour moi, c'est du langage de DRh , ce n'est pas socialiste et c'est peut être laîque, mais c'est consternant ! Comment un tel personnage peut-il incarner le clan Jospin-Rocard-Hollande ?
qu'est-ce que l'on aurait pas dit si S.R. avait parlé de "dispositif humain" ; c'est une perle mais c'est DElanoe , alors comme dit aubry c'est beau ; pour moi, c'est du langage de DRh , ce n'est pas socialiste et c'est peut être laîque, mais c'est consternant ! Comment un tel personnage peut-il incarner le clan Jospin-Rocard-Hollande ?
qu'est-ce que l'on aurait pas dit si S.R. avait parlé de "dispositif humain" ; c'est une perle mais c'est DElanoe , alors comme dit aubry c'est beau ; pour moi, c'est du langage de DRh , ce n'est pas socialiste et c'est peut être laîque, mais c'est consternant ! Comment un tel personnage peut-il incarner le clan Jospin-Rocard-Hollande ?
qu'est-ce que l'on aurait pas dit si S.R. avait parlé de "dispositif humain" ; c'est une perle mais c'est DElanoe , alors comme dit aubry c'est beau ; pour moi, c'est du langage de DRh , ce n'est pas socialiste et c'est peut être laîque, mais c'est consternant ! Comment un tel personnage peut-il incarner le clan Jospin-Rocard-Hollande ?
21 h : le congrès du PS n'est pas ennuyeux pour tout le monde :
"Vos serviteurs, une nouvelle fois infiltrés avec succès dans les deux réunions des motions Aubry et Delanoë, rédigent leur compte-rendu, avant d'aller se substanter.
Merci de ce live blog :-)
"se substanter" ou "se sustenter ?" se relire avant de publier un article ou un commentaire ne demande pas beaucoup de temps .....
J'allais faire la remarque mais le lapsus est joli. Ils vont chercher de la substance pour faire leur reportage et assouvir notre faim d'informations intéressantes... si cela est possible dans un congrès socialiste.
On voit l'habituel discours de gauche pour un parti qui a une pratique de droite. Ce qui change est la possible alliance officielle avec le Modem. Ce serait l'union des régions de type contre-révolutionnaire, minoritaire dans le pays mais extrêmement solide et probablement plus fort qu'une UMP en méforme. Quant à la stratégie de gauche, quel sens a-t'elle a un moment où les ouvriers votent autant à droite qu'à gauche? Ce serait donc la poursuite du déclin du PS. La première hypothèse consacre l'abandon officiel des classes populaires, leur disparition politique. Les sans-diplômes seraient donc les sous-hommes bientôt officiels du monde monderne. Cela autorise toutes les aventures démagogiques.
La difficulté pour le PS est d'abandonner son statut de victime, il est un parti de droite avec un discours de gauche, élu par des conservateurs. Est-ce vraiment si difficile de devenir un parti de droite avec un discours de droite, élu par des conservateurs et damnant le pion à l'UMP?
J'estime que Mediapart devrait faire autre chose que ce type de reportage, véritable "Starac" du PS. Qui sera éliminé, pour qui vont-ils voter? Quel suspens, oh mon dieu!
@ f lore
Pour ce que j'en ai vu sur LCI, absolument d'accord avec votre conclusion sur Aubry. On ne sort pas du discours militant "de gauche" tel qu'on pouvait l'entendre il y a 20 ans (ou plus). Ayrault a regretté que Ségolène n'ait pas su s'adresser à ses opposants. Pourtant on sent qu'avec un peu plus de travail sur le texte (très préparé c'était visible) pour élaguer ce qui pouvait paraître insolite ou déroutant dans le vocabulaire (mais qui justement n'était pas langue de bois...) elle aurait pu convaincre de l'indispensable changement pour le P.S. Elle était très efficace dans sa démonstration sur les moyens et les objectifs d'une majorité avec des Français "ni de droite ni de gauche". Avec Aubry (ou tout autre, Delanoë, H. Désir...) on restera dans la vieille culture, manichéisme verbal dans l'opposition droite-gauche et mise en pratique qui ne suit pas.
Je ne suis pas deçue de cette journée.
Je ne suis pas déçue de la manière où les représentants de la motion E s'exposent, à la lumière, en toute transparence et sans langue de bois, en appellant par leurs noms les attitudes et en signalant les distorsions entre les discours et l'actions. "Il vaut mieux une bonne querelle..."
.
Si comme l'on leur accuse de façon fallacieuse, manière de rejeter sur eux leurs propres intentions, ce n'était qu'une question de préemption à un poste, il y a longtemps que les tractations sur le dos des militants seraient faites.
Toute la question qu'envenime les discussions c'est précisement le désir d'intoduire de la méthode et de l'éthique et de faire de la transparence à l'intérieur de ce parti, pour enfin devenir une force d'opposition digne de ce nom.
.
Faire monter l'appaludimètre en dénonçant les effets de la crise financière
(que seulement SR prévoyait et dénoncait déjà en 2005 - voir ses déclarations sur le livre écrit par MF Colombani publié début 2006 "MAINTENANT" d'après des entretiens avec SR ou les discours de ces dernières années - si d'autres le prévoyaient, ils se sont bien gardés de le dénoncer, je n'ai rien trouvé),
ou parler du délabrement du pays France en sarkozye... facile de le faire monter cet applaudimètre devant un public socialiste sincère!
Dommage que ces tribuns et grands orateurs n'aient pas crié aussi fort leur dépit ou seulement voulu épauler la voix de celle qui s'est coltiné seule depuis un an cette tâche, la seule qui se soit attirée les foudres de la Cour et de ses serviteurs. D'autres en ont été même gratifiés par la bienveillance de la monarchie.
C'est sûr que c'est moins agréable de dénoncer l'état de délitement de notre parti, de le constater devant ses délégués et ses élus. Si le diagnostique fait par les orateurs des autres motions sur le mauvais état de la France et du monde est juste, les remèdes proposés ne le sont pas.
Ces remèdes qui consistent à rester entre soi, à se dire "je ne bouge pas mais je suis très à gauche", à se planquer et faire le mort derrière un bon poste un temps et faire de bons discours le moment venu, juste avant un vote important n'aideront pas à sortir de l'enlisement ni du bourbier sarkozyste à notre pays.
.
Pour aider à sortir de l'enlisement et du bourbier sarkozyste, il faut une opposition constructive, lucide, radicale et sûre d'elle même.
Pour sortir de cet enlisement général il faut un Parti Socialiste fort, il faut un parti en qui les citoyens encartés ou pas aient confiance et que le gouvernement en place craigne.
Un parti qui soit attractif et qui sache impliquer de plus en plus de citoyens leur proposant une militance engagée et valorisante.
Un parti qui sache non seulement parler mais surtout écouter.
Il faut ouvrir les portes et les fenêtres pour laisser entrer la lumière mais aussi pour faire sortir les bruits et les mumures.
Il faut un parti de militants respectés.
Il faut le renouvellement des postes et le non-cumul de certains mandats.
C'est mon opinion.
.
Donc, non, je ne suis pas déçue que devant cette grande salle pleine de militants socialistes, les responsable de la motion E aient défendu et provoqué l'évidence qui devrait nous sauter aux yeux: pour reformer la France et se projeter sur l'Europe et le monde la maison socialiste n'est pas en état et c'est bien pour cela que notre pays se trouve défiguré.
Et si après avoir entendu et vu les différences profondes qui existent entre tous ceux qui prétendent à la direction de notre parti, la majorité des militants décide que le compromis, le consensus de ces denières années leurs conviennent, alors tant pis pour nous tous et surtout pour ceux qui peinent et désespérent
Mais il vaut mieux perdre une élection que son âme.
Je vous donne mon sentiment de la journée :
Ceux qui veulent "une orientation claire pour le parti", ont assisté à 1/La description des méfaits du pouvoir actuel, avec catalogue 2/Le Tss 3/un discours convenu sur les "valeurs de la gauche", avec toujours les mêmes mots, qui semblent bien ne servir qu'à faire vibrer les militants...
C'est assez étrange, comme des grand'messes successives, justement ce qu'ils critiquent chez Ségolène, visiblement ne se rendant absolument pas compte qu'ils sont en plein dedans.
J'en ai retenu un de Harlem Désir "la rénovation de l'instrument démocratique"....
A part ça, Ségolène a été la seule à parler du parti socialiste, de son fonctionnement à venir, de son but, des militants, avec une ligne claire et ouverte. Ce qui m'apparait comme le moment idéal, le congrès, pour parler du parti, non ?
Aucun autre des autres motions n'en a parlé. Incroyable, mais vrai.
Il y a une très forte résistance, mais on sentait l'assistance impressionnée par son discours; j'ai l'impression que ses adversaires ont été très vexés qu'elle soit en tête, et qu'ils ne veulent pas perdre la face. Cette nuit, elle va, a t-elle dit pendant la conférence de presse, "faire tous les efforts pour un rassemblement sur les idées". Les anti-royal, sont très très ennuyés, et ne savent quoi faire....Se présenter ou pas ?
Nous espérons que cette nuit conduira à un rassemblement le plus ouvert possible. C'est très, très difficile.
Oui peneloppe on le souhaite avec vous...
Oui peneloppe on le souhaite avec vous...
Que la lumière soit ! :-D
A lire les commentaires pour le moins pénétrés des partisans de Ségolène Royal, on se demande s'ils ne sont pas en train de les chuchoter, comme à la messe ...
C'est bon, je plaisante, mais je n'ai pas l'impression qu'on parle de politique mais de révélations ... "Elle" est là . Elle avait même prédit la crise ...puisqu'on vous le dit...
Ceci dit, je suis bien d'accord sur le fait que ce parti aime vibrer à gauche, pour mieux s'ancrer à droite.
Vous pouvez vous bercer d'illusions et de celles qu'elle vous invite à gober, sur le "ni droite ni gauche" , il n'empêche : la droite quand elle est au pouvoir fait une politique de droite et nous ici ( enfin pour la majorité d'entre nous je présume ) avons tout à y perdre. La gauche a renoncé très vite et a fait une politique de droite quand elle a enfin pu accéder au pouvoir, sauf quelques exceptions. Nous y avons aussi perdu. Et elle a perdu le pouvoir.
Votre candidate a quand même perdu les élections. Un certain Jospin aussi.
Alors le ni droite ni gauche, ça veut dire quoi exactement ?
Moraliser le capitalisme ? vilains banquiers ...
un ordre "juste" ? qui sert on en premier ? selon quels principes ?
Une vraie gauche, ça ne vous dirait pas ? Vous n'en avez pas ...envie ?
;-))
Ah le PS fait une politique de droite ? Vaut mieux avoir sarko alors ? Demander aux sans papiers, aux cadres (qui ont eu les 35h ...).
Il vaut mieux réver au grand soir on est certains qu'il faudra attendre (souffrir) longtemps.
Ah le PS fait une politique de droite ? Vaut mieux avoir sarko alors ? Demander aux sans papiers, aux cadres (qui ont eu les 35h ...).
Il vaut mieux réver au grand soir on est certains qu'il faudra attendre (souffrir) longtemps.
Armelle Chevassu, vous avez entendu Ségolène Royal vous parler d'un parti socialiste qui serait avec elle ni de droite ni de gauche?
Ah non, c'est juste parce que vous êtes malhonnète bien sur, fallait bien mettre quelque chose après votre si beau titre.
Et bien sur en 2007, les Français ils se sentaient tellement de gauche qu'ils ont votés à 53% pour l'autre naze.
Ah c'était que notre candidate n'était pas assez de gauche, je comprends tout maintenant, ça explique les 53%.
Au fait, au premier tour il y avait quand même pas mal de "vrais" gens de gauche, Buffet du PC, Laguiller de LO, Besançenot de la ligue, Bové pas très de droite non plus, Voynet pour les verts, résultats à peine un peu plus de 10% alors que la candidate socialiste pas de gauche comme il faut faisait plus de 25%.
Ce qui a de terrible avec les gens comme vous c'est que si on vous écoutait on resterait à vie dans l'opposition uniquement parce qu'on n'a jamais le candidat de gauche comme il faut.
Il faut avoir le courage de sortir de ses livres et de ses rêves de temps à autre et d'aller au devant des gens qui souffrent et qui ne sont ni de droite ni de gauche car c'est à nous de trouver les mots pour qu'ils aient confiance de nouveau, ils faut donc pour cela les aimer.
Et si vous croyez que Jospin à perdu uniquement parce qu'il a dit que son programme n'était pas socialiste vous vous trompez, Jospin il n'a pas su aimer les gens qui devaient l'élire.
Il y a chez Royal l'amour qui a manqué à Jospin, il lui faut maintenant un parti qui l'aime pour qu'enfin nous soyons crédible.
Si un jour vous comprenez ça vous changerez d'avis, en attendant on fera sans vous car heureusement nous sommes plus nombreux.
JMP,
Votre idée fixe tient de plus en plus de la mayonnaise, monte, durci, et une fois de trop, plouf, tourne.
Mayonnaise ratée.
Convives décus.
Départ précipité.
A force de ne pas pouvoir/savoir respecter les personnes qui ne pensent pas exactement comme Vous (supporter de S. Royal) ; il y a quelque crainte à avoir quant à votre référant politique.
Comment fait S. Royal pour entraîner cette dérive si peu participative et encore moins démocratique ?
Je me dis qu’ après le 20 novembre 2008, dans quelques jours, certains antagonismes entre vous (les Ségoléniens) et nous autres vont rendent la vie militante foutument peu productive et fatalement à la baisse.
Merci de cet avant-goût, au moins nous pourrons prendre nos marques encore plus fraîchement.
Aimez moins cela rendra le propos moins indigeste.
Kenavo.
C'est vraiment décevant de constater de la part de pas mal de personnes qui s'annoncent socialistes ce désir d'exclusion et de rejet récurrents envers des individus et groupes humains alors que l'on adhére à ce parti, en principe, pour apporter plus d'humanisme à l'Humanité.
C'est quoi la vie militante pour vous MG2?
Ce matin j'ai entendu parler de "dispositif humain" et maintenant vous nous sortez "...foutument peu productive et fatalement à la baisse" Mais de quoi parlons-nous? Parti socialiste = raffinerie de pétrole...
Déjà ce méprisant et hautain "...vous (les Ségoliens) et nous autres..." croyez-vous que c'est très "productif" si nous restons sur le terrain "socialiste"?
Seulement cette nuance que vous faites entre VOUS et NOUS, vous disqualifie à mes yeux de la conception que je me fais du socialisme. Cela fait plutôt dame patronesse, et encore faudrait-il faire de courbettes pour que madame daigne nous passer le bol de soupe rance?
Je peux comprendre ces longues diatribes qui se sont développées ici de la part de personnes qui observent et entendent tant de bêtises. Je veux tout de même leur dire que ce n'est pas ainsi que cela se passe en général.
A force d'exclure, d'une part les pestiférés dits du Modem, je dirais plutôt des citoyens qui se sont éloignés et pris ses distances avec le parti et en vous lisant, l'on peut comprendre, d'autre part les "supporteurs", les adhérents à 20E... des militants qui seraient moins militants... décreté ainsi parce que moins chics ou parce que moins riches?
Plus haut vous parlez de moins politisés, de plus manipulables, et tout ceci parce que plus pauvres? non mais c'est le comble du sarkozysme!
Trop réducteur tout ceci, madame, à la limite du cynisme politique.
La défense que vous faites de vos convictions, plutôt l'offensive que vous faites tous azymut contre 30% de vos camarades, j'espére ne pas vous contrarier en vous considérant camarade, ne nous honore pas, nous les socialistes.
Aujourd'hui, les français qui ont voulu s'y intéresser auront eu les deux visions du parti socialiste. A eux de se faire une idée et aux militants de le définir le 20 novembre.
A votre "Aimez moins..." je vous dirais très fraternellement RESPECTEZ PLUS!
Bravo Jean Marie.
Seigneur Jésus, les dogmatiques, ils nous fatiguent.
Cher(e)s Camarades,
J'ai vu et écouté (sur Internet, éloignement oblige) comme vous aussi bien le discours de Ségolène Royal, que celui de Martine Aubry. Et je le dis sans détour : celui d'Aubry fut tout à la fois solennel, profond, charismatique, rassembleur, enthousiasmant! Oui, je l'avoue, j'ai été ému jusqu'aux larmes: Il y avait si longtemps qu'à gauche nous n'avions plus entendu de tels discours!
Je n'ai plus de doute, et je crois que nombre de congressistes l'ont compris : Martine est incontestablement la femme de la situation!
Bonne soirée à toutes et tous.
Camarade
un discours ne fait pas une victoire.
Une petite question j'ai fait toutes les manifs récentes (écoles, licenciés de la camif etc..), Aubry derriére le MJS ? Pas vue ? Mais en revanche j'ai vu Royal.
La question n'est pas de lancer un discours anti sarko et des discours de gauche mais de changer la façon qu'à le PS de fonctionner. Et là je ne crois pas qu'elle soit vraiment la rénovation.
Vous ne voyez pas ce qui vous gêne, voila une forme de mauvaise foi ne trouvez-vous pas ?
Lisez les journaux , écoutez la radio, regardez les chînes TV pibliques, au lieu de vous contenter des blogs de vos copains sur Médiapart.
Martine Aubry est venue à Paris, par ex. pour suivre la manifestation des enseignants.
Ah ? Pas vue désolé, et j'y étais car ma femme est RASED. J'ai une amie au PS de lille qui a d'ailleurs signée la pétition elle était pas au courant.
Et je regarde en direct LCP les discours de congrés vous savez ... j'en ai entendu .. moi ce que je vois c'est une adéquation entre les mots et les actions. Lorsque quelqu'un dit qu'elle respectera le vote des militants et sera fidèle aux idées de sa motion, propose sans négociation de coulisses par écrit un certain nombre de convergences, propose que les points litigieux soient soumis au vote (alliance par exemple) et que derrière une leader dise non au modem (alors que dans sa ville elle s'est alliée au modem..) dit non puis dans le secret absolu on prend les ciseaux pour faire des synthèses incohérentes pour finalement ne penser qu'à se présenter. Franchement une des pratiques me semble plus transparente et respectueuse que l'autre.
Alors vous pouvez me traiter de ce que vous voulez je ne suis pas un fan de Royal, je suis surtout anti-sarkosy. Et même plutôt proche d'un PS Hamon (je trouve ses mesures plus socialiste). Mais je reconnais que le PS ne peut plus fonctionner comme en 1920. Que désormais c'est un parti présidentiel qu'il faut. Et là Hamon n'est pas adapté.
Il faut une personne qui anime les énergies, qui bouge et s'adapte, qui brise les tabous et ose aller sur le terrain de la droite, quelqu'un assez opportuniste et non un beau rédacteur de discours bien formaté SFIO, pas un Guy Mollet. Car moi ce que je souhaite pour la gauche c'est le pouvoir je vais pas me focaliser sur la pureté du discours et du raisonnement de gauche et attendre 20 ans avec la prolétarisation de la classe moyenne en marche et la famine pour les pauvres en route.
Bonjour la France,
Juste un petit signe d'humour pour saluer, tout de même, le courage de Mme Ségolène ROYAL.
On peut ne pas partager ses opinions, mais saluer l'effort.
http://www.lepost.fr/article/2008/11/15/1326880_segolene-roy...
A plus, courage.
JD
l'Equipe
gueulante.fr
Si pas de synthése, M. Aubry n'ira pas, dés lors on aura une candidature Hamon Royal.
Du pain béni pour Royal. On voit parfaitement Hamon leader de la gauche. Pur et demandant aux électeurs du centre de ne pas voter pour lui de peur que cela le tache. Cet ancien rocardien n'en est pas à une posture prés.
Dire que les membres du modem sont des libéraux on aura tout entendu.
De toute façon pour une certaine gauche, tout ceux qui vont au gouvernement est de droite puisque la démocratie elle même est une invention et un outil de domination de classe.
"De toute façon pour une certaine gauche, tous ceux qui vont au gouvernement est de droite puisque la démocratie elle même est une invention et un outil de domination de classe"
J'ajouterai "... de domination de classe qui leur sert pour en faire leur marché et dominer à leur tour..."
Appelez-les si vous voulez de gauche... mais socialistes, je le récuse!
Le MoDem est de droite parce qu'il a toujours gouverné avec la droite, qu'il a toujours voté comme la droite !! pas parce qu'il est au gouvernement ; les socialistes y sont aussi...
Accepter l'alliance avec le MoDem, c'est accepter d'ancrer le parti à droite, alors que la population française a besoin d'une politique de gauche ; les électeurs ne doivent pas choisir entre une droite dure et une droite fade. Il faut pouvoir choisir entre cette droite décomplexée qui démantèle le service public et une gauche décomplexée qui osera conforter et renforcer les acquis sociaux, et en inventer de nouveau pour permettre à tous de vivre au mieux.
Et voilà, le hânonement de phrases creuses, qui répètent la leçon bien apprise... "le MoDem est de droite...".
Avez-vous au moins participé à des réunions et des commissions pour pouvoir juger ? Vous confondez totalement l'UDF et le MoDem. Les UDF qui souhaitaient rester "à droite" sont au Nouveau Centre ou à l'UMP.
Dans ma circonscription, tous ceux qui étaient "à droite" sont partis à l'UMP ou au Nouveau centre, j'ai fait le tour par téléphone de tous les adhérents anciens et nouveaux. Tous les autres ne veulent aucune soumission ni à l'UMP ni au PS. F. Bayrou a déclaré lors du lancement du Mouvement DEMOCRATE:
"...je n'ai pas quitté, avec vous, l'allégeance d'un côté pour aller m'enfermer dans l'allégeance de l'autre."
Voilà qui est clair...
Là je suis d'accord JNSPQD de gauche mais pas socialiste (au sens original du terme)
doublon
Mitterrand avait réussi à arnaquer cette gauche-là, il a même contribué à la quasi-disparition du PCF.
Quelle belle journée en perspective ! Alors, quelles sont les nouvelles de la nuit ? Où en est la cruci-fiction en rose ? "Elle" est toujours là ? Caramba, encore raté !
QUE OUI, que le PS A BESOIN D' ETRE SOIGNE. A lire :
"Ces malades qui nous "gouvernent"
Mieux connaître qui nous élisons pour assurer un meilleur avenir.
Ce système de congrès et d'élection du responsable du Parti Socialiste a été mis en place par ..............". La suite :
http://www.lepost.fr/article/2008/11/14/1325026_ces-malades-...
Je trouve bien qu'un "service spécial" appointé par le Parti Socialiste cogne sur les journalistes. Ca fera peut-être réfléchir certains d'entre eux sur la stupidité profonde de leur activité quand ils veulent servir de faire-valoir à de minables apparatchiks (qu'il me parait très ridicule de qualifier de "tenors", a fortiori ce week-end).
DEUX CONSIDÉRATIONS D'UN PERSAN
SUR L'HYPOCRISIE
" L'hypocrisie est une nécessité des époques où il faut la simplicité dans les apparences, où la complexité humaine n'est pas admise, où la jalousie du pouvoir ou bien la stupidité de l'opinion impose un modèle aux personnes. Le modèle est promptement pris pour masque.
Il n'y a hypocrisie que dans les moments où l'état des choses exige fortement que tous les citoyens soient conformes à un type simple et facile à définir, donc à manier. "
SUR LA FIN " D'UN ÉDIFICE POLITIQUE "
" La fin presque toujours somptueuse et voluptueuse d'un édifice politique se célèbre par une illumination où se dépense tout ce qu'on avait craint de consumer jusque là.
Les secrets du Parti * , les pudeurs particulières, les pensées inavouées, les songes longtemps réprimés, tout le fond des êtres surexcités et joyeusement désespérants sont produits et jetés à l'esprit public.
[...]
Le respect se dissipe et toutes les chaînes s'amollissent dans cette ardeur de vie et de mort qui va croître jusqu'au délire."
Paul VALÉRY ( Préface aux Letres Persanes )
*Les secrets de l'État...a écrit Valéry.
Au moins au PS, ils ont le choix de s'autodétruire dans la haine.
Certains PS - passés au MoDem - essaient d'y "insérer" cette "culture" en dénigrant F. Bayrou. Mais ils n'ont AUCUNE chance de transporter ce virus.
Selon le dernier sondage SOFRES, Bayrou est le seul leader politique suivi par sa base.
Les commissions thématiques sous la responsabilité hypercompétente de l'avocate Corinne Lepage (qui a fait reculer Total en France et à Bruxelles dans l'affaire Erika) avancent en ordre, les propositions sont recueillies et discutées grâce au net par des adhérents de tout le pays et de l'étranger qui y apportent leur vision hors du cercle purement franco-français et contribuent à faire avancer le débat... Les commissions sont bien structurées, des responsables animent le débat d'idées et l'enthousiasme est palpable...
79% des adhérents - et sympathisants - du Mouvement Démocrate soutiennent F. Bayrou...
http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/301008_barofig_r.htm#co... (voir le dernier tableau, aucun leader politique n'est aussi reconnu au sein de son mouvement politique) à en faire baver F. Hollande... et Delanoë... de jalousie.
C'est peut-être la raison de leur HAINE de Bayrou... car il fait lentement mais solidement ce qu'ils ne sont pas arrivés à accomplir, dans leur aveuglement perso.
J'ai écouté tout le discours de S. Royal. Au moins elle met des mots sur les choses. J'ai adoré sa franchise lorsqu'elle a affirmé que le PS recevait 20 millions de financement public - par leurs élus - et n'avait pas besoin de mettre la barre à plus de 20 € de cotisation.
De plus il pouvait "aller chercher l'argent là où il est"... en évitant de payer l'amende pour non-respect de la parité, ce qui fait 8 MILLIONS d'Euros...
AUCUN dirigeant PS n'a eu le courage d'appeler ainsi un chat un chat...
Tout simplement BRAVO MADAME...
Par contre, regardez et écouter l'hypocrisie de Martine Aubry:
Aubry: »accord politique » avec le Modem envoyé par lavoixdunord
et
http://www.dailymotion.com/video/k221c3XMroxRUUwXhf
Elle explique devant La Voix du Nord pourquoi elle a fait alliance avec le Mouvement Démocrate pour les élections municipales.
Plus hypocrite, tu meurs.
@ Etoile
Je ne sais pas lire dans le marc de café, mais j'ai comme l'impression que dans la période qui va suivre, les électrices et électeurs séduits par l'équipe de Ségolène Royal, et celles et ceux séduits par celle de François Bayrou, ne vont pas se sentir tellement étrangers , en faisant un joli pied de nez aux dogmes temporels de tout bord, dont nos contemporains n'ont plus rien à cirer, sauf à les accepter sous bénéfice d'inventaire.
Les électeurs captifs, cela n'existe presque plus. L'éducation est passée par là, avec le développement de l'esprit critique, qu'il faut espérer le plus constructif possible.
Exact.
Ce soir Bayrou est l'invité du Grand Jury RTL / le Figaro / LCI à 18h30, on verra comment il voit les choses...
A suivre donc...
à Etoile66
.
Un mouvement aussi constamment attaqué par les crocodiles ne peut pas être totalement mauvais, après tout... (Mais dans ma petite bourgade, le MoDem a fait alliance, aux municipales, avec un député-maire alliot-mariste autoritaire et les villiéristes, tout ce petit monde déborde Sarko sur sa droite...).
Post Scriptum
le PS c'est la gauche des illusions
la vieille gauche
contre la gauche des désillusions
la gauche libérale
j2p
Toutes ces théories et ce gargarisme de mots ne sert à RIEN pour la population de base qui n'en a RIEN à faire.
Cette bien-pensance est devenue tout simplement insupportable. C'est pourquoi elle est de plus en plus rejetée par la population qui bosse et qui souffre...
Si le fait, pour Jacques Delors, de ne pas y aller, était pour moi une erreur monumentale et impardonnable. Le fait, pour Martine Aubry, de ne pas y aller en faisant profiter le "petit jeune", sans casseroles, Benoît Hamon, est pour moi du courage politique, de l'abnégation. Si cela se confirme, Chapeau Madame Aubry.
En situation de rester, il n'ya qu'une femme qui peut faire cela.
Hélas, hélas, Jean Mézières, il semble au final que Martine Aubry n'ait pas eu cette sagesse.
Le live blogde Mediapart nous apprend ce matin que Hollande était très en colère de cette décision, sur les mêmes arguments que vous.
Arguments que je partage.
(Sans partager vos illusions sur le féminin en politique.
Il est difficile pour une femme, en politique de ne pas dêtre ou devenir un "homme politique" comme les autres, quand les décisions sont en jeu - voir la discussion sur le blog de Philippe Corcuff).
Je regrette donc beaucoup que Martine Aubry se présente, alors que Benoït Hamon avait dit depuis le départ qu'il serait candidat, et pourquoi.
La candidature de Martine Aubry n'ajoute rien.
Comment en effet les électeurs du PS peuvent-ils vraiment départager Aubry et Hamon, qui se positionnent tous deux à gauche ?
Je me demande si de nouveaux textes d'orientation vont être produits par les 3 candidats, et ce que contiendront ces nouveaux textes,
- sur l'économie
- sur l'Europe (voir blog de Thierry Ternisien ce matin à ce sujet).
Chers Jean et Fantie,
Je partage vos regrets. Aubry aurait du laisser Hamon seul face à Royal.
Cependant, Fantie, je ne suis pas aussi convaincue que vous que Aubry et Hamon se positionnent tous deux à gauche, ce qui sous-entendrait que Royal ne l'est pas. Les Motions D et E ont peu de différences radicales entre elles, en fait. Si bien entendu on enlève la question prétexte des alliances avec le MODEM. Il y a des identifications revendiquées (cf mon télescope) mais elles servent plus à donner une légère coloration à l'ensemble qu'à indiquer de vraies orientations politiques.
Et n'oublions pas, en êtres de raison froide, de confronter les grands discours enflammés énoncés sur des Tribunes à des réalités. DSK, qui est dans la Motion D, est comme l'a dit Cambadélis hier, collaborateur de Sarkozy pour défendre le FMI. Si vous appelez cela une pratique de gauche, j'en avalerais un peu mon chapeau.
Cordialement à tous deux.
Une remarque. Les présidentielles c'est en 2012. Les européennes en 2009. La crise est bien là et en l'absence de plan de relance risque de s'installer durablement. Alors le choix du secrétaire du PS n'a pas l'importance qu'on lui prête. Ce qui est important c'est le travail de clarification des horizons et lignes politiques à gauche. En avance, le NPA, le Parti de la Gauche (PG).En retard le PS et les Verts. La logique des motions voudrait, en l'absence d'accord, un vote entre Royal et Hamon. Cela permettrait de distinguer clairement le rapport des forces entre une volonté de recentrage à gauche sans compromission sur l'Europe et avec l'horizon politique proposé par la motion F et la ligne de construction d'un grand parti "de centre gauche" portée par Royal, Delanoé ayant perdu. La confusion actuelle est en grande partie due à la motion D qui, comme je l'ai dit dès le début, n'a pas dépassé l'opposition sur le référendum, affiche un discours de gauche sans se prononcer clairement sur l'Europe, et n'est en fait qu'une combinaison anti Royal.
Clôture des candidatures à 11 h.
Reims, 10 h 59:
.
"A la quarantième seconde, rien. A la cinquantième, rien encore !
A la cinquante-cinquième, on entendit comme un tonnerre au dehors, des applaudissements, des hurrahs, et même des imprécations, qui se propagèrent dans un roulement continu.
Les congressistes se levèrent.
A la cinquante-septième seconde, la porte du congrès s'ouvrit, et le balancier n'avait pas battu la soixantième seconde, que Lionel Jospin apparaissait, suivi d'une foule en délire qui avait forcé l'entrée de la salle, et de sa voix calme:
"Me voici, camarades", disait-il."
.
(Avec la complicité de Jules Verne).
Excellent!
Il est déjà momifié et ne s'en aperçoit même pas :-)))
et un éléphant au cimetière, un!
au(x) suivant(s)
Claude Bartolone, Jack Lang... eh bien bravo Martine Aubry pour un P.S. capable de penser et d'affronter le 21ème siècle...
Oui, chère Utopiste sans illusions, et n'oubliez pas d'ajouter à la liste Fabius (Ministre de la rigueur sous Mitterrand Ier) et DSK (collaborateur de Sarkozy au grand front anticapitaliste du FMI).
Mais, voyez-vous, ces gens-là, eux sont vraiment de gauche. Que ne faut-il lire en restant calme.
Sotez les tous!!! Pourquoi les militants ne jettent pas tous ces responsables socialistes imbus d'eux-même. Peut-être que ces militants ont été formatés uniquement pour distribuer des tracts et "fermer leur gueule" devant ce cirque ridicule et lamentable. L'image des militants socuialistes à l'image de leurs responsables, nul, nul, nul!!!! Ils ont oubliè le monde réel, le monde des pauvres, des chômeurs, des petits salaires. C'est banal ce que je dis mais face au spectacle de Reims, on a l'impression que le PS vit dans une autre planète...Ou bien ces militants ont une vie pépère et de bourgeois installés.
C'est exact Gilles. Et cela fait un moment. Depuis le moment ou il était avantageux pour les etudiants de science po et de l'ena de s'afficher PS pour pouvoir faire carrière.
Misère.
En vous lisant, je repense à la première réunion du MoDem à Sarreguemines :
Les participants venaient de Sarreguemines, Sarralbe, Bliesbruck, Hambach, Louperhouse, Puttelange, Rouhling. Âges : de 22 ans à plus de 60 ans. Les professions : de l’étudiant au directeur d’hôpital en passant par le journaliste, le gérant d’entreprise, les fonctionnaires territoriaux, travailleur social, juriste, artisans, comptable, informaticien, retraité...
La plupart n’avaient eu aucun engagement politique avant d’adhérer au MoDem, ne trouvant pas LEUR offre dans les deux partis qui se partageaient le pouvoir, mais tous étaient attentifs à la vie politique du pays. Certains venaient du PS, profondément et irrémédiablement déçus après leur engagement dans ce parti... sans aucune envie d’y retourner jamais, mais fortement séduits par le discours de F. Bayrou, dont plusieurs disaient : "Enfin un homme politique qui pense comme moi, qui exprime bien ce que je pense." Il apparaît que ce n’est pas l’adoration d’un personnage, mais bien plutôt le sentiment d’avoir ENFIN trouvé un "porte-voix" qui exprime NOS idées.
Il était étonnant et inquiétant de voir que dans le milieu social, le PS fait régner une omerta. Il n’est pas bien vu, tant de la part des enseignants pendant les études qu’en activité, de ne pas faire partie du PS lorsqu’on s’engage dans le social. Une participante relatait le fait qu’elle était plus ou moins boycottée car elle ne faisait pas partie du PS, et qu’une enseignante lors de sa formation avait déclaré qu’il était impossible de faire du social et d’être de droite !!! On voit bien le formatage intellectuel, la pensée unique qui règne en France.
Un autre participant relatait exactement l’équivalent à droite. Un étudiant en économie disait qu’il était impensable d’avoir des idées de gauche et d’étudier l’économie. Que là, le formatage était tout aussi réel et aussi fort, la machine à pensée unique tout aussi véritable.
Une vraie leçon de France ! Ceci montre que nous avons encore BEAUCOUP à faire pour décloisonner toute ces pensées uniques croisées.
C'est exact Gilles. Et cela fait un moment. Depuis le moment ou il était avantageux pour les etudiants de science po et de l'ena de s'afficher PS pour pouvoir faire carrière.
Misère.
N'étant pas socialiste, donc non partie prenante, de l'extérieur je suis fasciné par l'image de "cirque" que le PS donne de lui-même.
Pour moi, il n'y a pas un parti socialistes mais des partis socialistes, au moins trois, qui ne demandent qu'à vivre d'une manière autonome.
Je pense qu'il serait plus sain que ce parti éclate en trois composantes distincts.
Les alliances nécessaires en démocratie pour gouverner se feraient plus facilement et plus naturellement.
Il n'est pas dit qu'un jour la droite de ce parti ne pourrait pas faire alliance avec la gauche de l'UMP.
Les Kouchner, Besson et autres Jouyet ont déjà donné l'exemple d'une manière intelligente. Seraient-ils des précurseurs ??
Post Scriptum
le PS c'est la gauche des illusions
la vieille gauche
contre la gauche des désillusions
la gauche libérale
vivement la gauche
sans illusions
courage Melanchon !
j2p
Il faudra revenir sur cette présidentialisation du Parti et supprimer cette élection.» Eloquent ! on connait l'aphorisme de Brecht : le gouvernement doit dissoudre le peuple !
le député Daniel Goldberg enchanté,... Il aurait préféré que ce scrutin n'existe pas: «Si nous n'avions pas introduit cette élection directe du Premier secrétaire, nous aurions été forcés de trouver un accord hier soir et de prendre nos responsabilités. Il faudra revenir sur cette présidentialisation du Parti et supprimer cette élection.»
Sur surtout quand on est arrivé troisiéme il faudrait même mieux pouvoir choisir les "militants" et désigner le premier secrétaire à huis clos. Gardons le vieux système, transformons le PS en PC. Son avenir sera alors le même.
Au moins avec cette élection on va trancher la question et ce ne seront pas les éléphants qui décideront.
"gauche" "vraie gauche", "la" gauche, ça veut dire QUOI dans la France, l'Europe, sur la planète Terre d'AUJOURD'HUI?
Si vous ne comprenez pas, prenez votre carte d'adhérent au MoDem :-))
je me revendique de gauche et pour moi, cela veut dire aujourd'hui justice sociale, cela veut dire écologie et redistribution des richesses, services publics et biens communs comme l'eau en gestion publique et transparente, cela veut dire aussi démocratie et S.Royal a rendu complètement creuse l'idée de démocratie participative, je préfèrerais employer l'expression "démocratie active". Se penser et agir à gauche c'est aussi oeuvrer pour que cesse le massacre des Palestiniens ( cf le no de Politis de la semaine dernière et celui de cette semaine, le courrier des lecteurs ) . C'est agir pour le Nord arrête d'affamer le Sud, pour que cesse le massacre des vies noyées entre l'Afrique et la forteresse Europe, pour que soit mis fin à la nauséabonde idéologie qui fait enfermer les étrangers pauvres coupables d'être venus ici chercher un espoir de vie meilleure...
Et pour tout ça, il ne suffira pas de "moraliser" le capitalisme ni d'aller faire alliance avec le MoDem.
Il nous à la fois être capables de critiques radicales envers ce système et de penser les transitions qui permettront de remettre de la redistribution, de couper le robinet de la finance, de favoriser d'autres organisations économiques. Je ne crois pas au "grand soir" .
Avec la candidature Aubry ce sera le dernier barrissement des éléphants. Désolant ! Delanoé a au moins le mérite de la cohérence et de la dignité. il se confirme que la motion D était bien la motion de la division et de la confusion. Je ne suis pas en accord avec la ligne politique de Royal mais je préfère, de loin, un PS qui avance clairement sur une ligne centre-gauche plutôt que le PS qui depuis 1983 tient un discours de gauche et pratique une politique de droite.
Delanoë a tout simplement PEUR de se blâmer encore une fois... son discours pompeux et creux ne contient RIEN.
Peut-être mais il ne semble pas habité par la volonté de détruire, à tout prix, Royal qui habite Aubry et Fabius. La candidature de Hamon est, elle, justifiée puisque un désaccord de fond existe, déjà vu lors du reférendum. Quant aux notions de courage et de peur en politique cela me fait bien rigoler ! C'est de la pure langue de bois gestionnaire.
Thierry, je suis bien d'accord avec vous.
Contrairement à ce que disent certains, Royal a eu le mérite de dire tout haut ce que tout le monde au PS fait tout depuis longtemps - et continuera à faire, Real Politik oblige.
C'est, dans cette histoire, celle qui au final manie le moins la langue de bois et manifeste un grand courage politique, n'en déplaise à ceux qui la réduisent à une jolie poupée sans cervelle ou à une femme politique sans grandeur.
Peu de personnes sur Mediapart, voire pas du tout (dans mon souvenir), ont écrit que Royal était une jolie femme sans cervelle.
Et pas dans ce fil ci ou ceux de ces jours derniers.
Par contre certains, dont je suis, interrogent son jeu (éventuel) avec la ou les images de la femme.
Voir par exemple l'analyse de Caroline Fourest dans répliques (la 5) en cette fin d'après midi.
Pour moi cela mérite analyse, et poursuite de celle-ci.
Puisqu'on touche au chaud et froid, je me permets de mentionner que, ar contre, dans ce même fil, deux personne sont écrit que Martine Aubry était "une grosse jalouse".
N'est-ce pas aussi une de ces qualifications sexistes par excellence ?
A-t-on écrit que Hamon, qui maintient sa candidature contre Royal, ou Delanoë, qui a songé à le faire, étaient de "gros jaloux" ?
C'est tout à fait vrai, Fantie, et les commentaires contre M. Aubry ont toujours été "sanctionnés". Il faut veiller à ce que les attaques personnelles contre ces deux femmes soient toujours "marqués à la culotte" car elles comporteront une part de machisme camouflé sous le politique.
C'est pourquoi j'avais souligné plus haut que votre commentaire "blanc" était un refus de ces méthodes, et non un assentiment du propos d'un lecteur.
Pour le jeu avecl'image de la femme sur laquelle jouerait Royal, je ne sais pas. Je n'ai pas écouté l'émission.
Je note depuis un moment que les critiques le plus sévères en ce domaine viennent de femmes, souvent non féministes. Cela me trouble beaucoup et me donne envie d'approfondir la question.
"Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes."
(C.B.)
Bravo pour cette relation détaillée. Concernant hier après-midi, je regrette cependant de n'y trouver aucune mention du discours, pourtant ovationné, de Laurent Fabius.
Pour résumer le congrès de Reims, les deux sujets qui ont fait clivages sont la question de l'organisation du Parti et la question des alliances avec le centre , clivages qui ont l'air futiles et qui en fait sont emblématiques de ce qui se joue au PS
- l'organisation du PS : ce serait " le parti des supporters contre le parti des militants" ... un socialiste peut il me dire en quoi le PS actuel est un parti des militants ? depuis des années, il n'y a pas eu une convention digne de ce nom sur les questions de fond, ce n'est meme pas le bureau national qui décide (je sais j'y ai participé 3 ans), toutes les décisions (quand il y en a ) viennent de Solférino , toutes les propositions des fédérations remontées au National sont purement et simplement méprisées,
la démocratie ne fonctionne plus au PS depuis belle lurette alors je suis un peu surprise que proposer un parti de masse basé sur la délibération collective et des conventions thématiques pour contruire le projet de 2012 mettent certains dans une telle "hystérie"
- les alliances avec le centre : ce serait le "parti des purs contre celui des impurs" .. écouter ce que les citoyens nous disent et contruire des propositions permettant au plus grand nombre de retrouver un peu d'égalité serait " impurs", en revanche subir comme actuellement l'entreprise de démolition d'un Sarkosy , serait "pur"... le bon sens n'est pas partagé que par les socialistes ou que par la gauche. Le bon sens transcende les barrières puisqu'il s'adresse directement à notre humanité.
Alors, loin des faux procès , il est vital que nous retrouvions un PS qui écoute ses concitoyens et qui délibére ensemble .. est ce tellement révolutionnaire ??
@ Francoise Mesnard :
-D'accord avec vous sur la nomination du 1er clivage : parti de supporter contre parti de militants. Et vous avez raison de dire qu'il faudrait s'interroger sur ce qu'était le militantisme au PS "avant". Etre avant tout supporter d'un courant c'est être supporter. En ce sens beaucoup des adhérents du PS sont peut-être des supporters, tous courants confondus ?
-Mais je suis en désaccord avec votre appelation du 2ème clivage. C'est un clivage entre gauche et gauche. Là il faut appeler un chat un chat. pourquoi avoir peur des mots ? La différence concerne le rapport à la régulationdu capitalisme par l'Etat.
-Enfin pour moi les deux clivages sont liés :
La différence entre un parti de supporters et un parti de militants-citoyens c'est quand les orientations essentielles du parti peuvent être élaborées et débattues par les militants, qaund l'orientation est au centre des débats du parti.
Les orientations économiques sont les plus urgentes à clarifier puisqu'elles pèsent sur tous les domaines des crises en cours, dont la crise environnementale.
Je persiste à dire qu'un leader qui ne nomme pas clairement les enjeux économiques ne permet pas la formation de militants-citoyens.
Chère Françoise Mesnard,
Merci pour cette intervention sur Mediapart.
Au passage, il ne serait pas forcément inutile que vous indiquiez aux lecteurs qui ne le savent pas qui vous êtes et qui vous représentez ici…
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Sur le 1er point que vous évoquez comme l’un des clivages emblématiques qui se jouent actuellement, j’aimerais tout simplement que vous nous rappeliez qui était à Solférino au cours ces dernières années, et avec quelles alliances le futur ex 1er secrétaire s’est maintenu à son poste avec une majorité écrasante à l’issue du dernier Congrès.
Moi en tout cas, je n’en étais pas. Et dans vos camarades de motion, qui en était ?
Plus fondamentalement, pourriez-vous essayer de me faire comprendre pourquoi je devrais avoir plus confiance en un système de gouvernance qui s’appuie sur les pires principes présidentialistes de la Vème République (un leader élu au suffrage universel des militants en ticket avec un 1er secrétaire délégué issu de la même « écurie »), plutôt qu’en un système dont le principe est d’essayer produire du consensus pour entrainer l’adhésion volontaire de l’ensemble des militants?
Sur le parti de militants, vous savez parfaitement vous-même que s’il ne l’est plus depuis longtemps au plan national (l’a-t-il d’ailleurs jamais été), il le demeure à l’échelon local, ce qui lui a d’ailleurs assuré, si je ne m’abuse, quelques beaux succès électoraux à cet échelon là au cours de ces dernières années.
La vraie question n’est donc pas « parti de supporters contre parti de militants », mais « légitimité de la structure de direction nationale » pour porter un projet commun.
Et le problème de cette légitimité là n’est pas sans rapport (entre autres) avec le mode de désignation des participants à un certain nombre d’instances où des « membres de droit » côtoient des membres originellement élus sur les listes d’un courant, en y demeurant sans trop d’états d’âme quels que soient leurs changements d’allégeance entre les congrès.
Seulement, pour ceux qui comme moi croient toujours en la démocratie de représentation (genre VIème République, parlementaire et primo-ministérielle…), ça n’est justement pas en important à l’intérieur même du PS à la fois la personnification des enjeux et les divisions contre-productives de l’appel direct au verdict des urnes en toute occasion, que l’on combat le mieux l’absence de démocratie au sein de la direction du parti.
Pour me risquer ici à l’utilisation du vocabulaire médical, il me semble quel’on peut donc être d’accord sur le diagnostic, mais non sur le traitement.
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Sur le second point, et pour faire plus bref, si je me réjouis évidemment du très net « gauchissement » des positions en matière socioéconomique de nombre des ténors de la motion E, je préfère pour ma part l’original à la copie. La remise en cause radicale des valeurs qui ont entrainé « l’économie de marché » vers la « société de marché » fait en effet à mes yeux beaucoup plus partie des fondamentaux de l’ « aile gauche » du PS (NPS, puis motion C notamment) que de celles dont la plupart des ténors ont bruyamment manifesté leur soutien aux 2 plus récents projets de traités Européens.
point 1 : Le PS manque probablement de démocratie dans son fonctionnement... comme tous les partis en France et je m'arrête là.
Ce clivage de démocratie / transparence n'est qu'un clivage d'opportunisme qui n'abuse que les sots ou les idéalistes. Une fois gagné le parti sera dirigé par une équipe et les promesses de démocratie seront oubliées ou du moins réservées à ce qui n'a que pas ou peu d'importance.
Ce point n'est donc pas discriminant c'est un faux clivage que je qualifierai malheureusement de "tarte à la crême".
point 2 : Il n'y a pas des purs ou des impurs. Juste à déterminer si l'on défend des idées et lesquelles : qu'est ce qu'être socialiste au 21ème siècle ? Ou si le parti n'est qu'un moyen / outil nécessaire pour faire accéder une personne à la présidence de la république.
A ce stade il est maintenant trop tard :
Dans le cas 1 on vote plutôt Hamon
Dans le cas 2 on vote plutôt Royale qui en bonne Mitterandienne sait qu'il faut ouvrir vers le centre et le Modem puisque contrairement à 71 le PC ne fait plus 20% en France mais 2%.
Notons tout de même que Bayrou n'est pas Marchais et qu'il faudra trouver autre chose qu'un remake du programme commun.
Si l'on souhaite à la fois les idées plutôt à gauche et l'ambition de porter une personne de gauche aux responsabilités on vote plutôt Aubry.
Ce qui est vital pour le PS à mon sens c'est moins le manque d'écoute envers les citoyens et / ou le manque de démocratie en interne que le problème des idées.
Qu'est ce qu'être socialiste au début du 21ème siècle ?
Je pense qu'il aurait fallu répondre à cette question il y a bien longtemps et crains que le Congrés n'y réponde pas non plus.
Dès lors l'avenir du PS me semble encore plus incertain.
Merci, Labul...
La légende est drôlement juste, et votre image galactique et intersidérale est superbe, permettant de voir au-delà.
Dans quelque temps d’ici, le « moteur » nucléaire qui se cache au cœur de notre Terre ayant épuisé son combustible va doucement s’arrêter, et la chaleur que ce « moteur » produit disparaissant, les lents mouvements de convection du cœur de fer liquide qu’il abrite vont eux aussi se figer.
Plus de dynamo en son centre, plus de champ magnétique produit autour de la Terre, et plus de protection contre le vent solaire et les rayonnements cosmiques, entrainant tout d’abord la disparition de l’atmosphère puis de l’eau liquide pour cause de température et de pression incompatibles avec cet état aussi familier qu’improbable.
Et notre petite planète achèvera alors son existence en revenant très doucement à son état minéral initial comme l’aura fait avant elle Mars, sa petite sœur en train de s’éteindre tout doucement sous nos yeux.
Quelque temps plus tard encore ce pauvre caillou perdu sera brulé par l’expansion des couches supérieures de notre soleil, bouquet final du cataclysme précédant sa rétractation définitive en une naine blanche après que lui aussi aura définitivement épuisé l’hydrogène qui entretient les réactions nucléaires en son sein.
D’ici là (quelques milliards d’années, tout de même), rions un peu en attendant la mort, comme l’aurait dit Desproges.
Merci Labul, pour cette élégante remise en perspective.
à Fantie B.
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"C'est un clivage entre gauche et gauche"
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Mais enfin qu'appelez-vous "gauche" dans "gauche et", qu'appelez-vous "gauche" dans "et gauche", qu'appelez-vous "clivage entre gauche et gauche" ? Prenez-vous clivage dans le même sens que JM Ayrault reprochant à SR de "faire clivage" ? Enfin bref, que voulez-vous dire en clair, qui soit compréhensible par un républicain moyen ?
@ Melchior :
-Clivage, je l'ai pris dans le sens que lui donnais Françoise Mesnard, à qui je répondais : les clivages apparus au Ccongrès.
- Gauche : Ségolène Royal a précisé ce clivage dans son discours - ou du moins les journalistes de Mediapart l'ont fait dans leur analyse :
"Dimanche. 11h45: Ségolène Royal enchaîne avec un discours très social, essentiellement tourné vers les victimes, beaucoup moins sur les alternatives qu'elle propose au libéralisme.".
C'est ce que j'ai tenté d'exprimer dans de nombreux messages.
Et que je viens aussi d'abord dans une réponse à Etoile66 concernant cette fois le Modem (et la résinsertion, la lutte contre les exclusions etc.).
Il y a pour moi un clivage entre l'approche réparatrice des effets du capitalisme sur les populations, et l'approche réformatrice ou radicale (là je n'ai pas le mot) :
-S'adresser aux gens comme à des victimes qu'un Etat se proposera d'aider, ce n'est pas les mettre en position de citoyens capables d'initier -eux-mêmes des luttes sociales pour influer par eux mêmes sur le rapport capital travail.
Demander aux citoyens de réféchir sur les transformations du capitalisme, c'est les impliquer dans un aspect fondamental de leur vie : vie qu'il faut bien gagner, d'abord, et dès aujourd'hui, pour survivre.
Mais je comprends que ce que je dis là puisse ne pas être compris par un "républicain" si un républicain est celui qui voit , comme en 1789, un citoyen "universel" et donc abstrait.
Moi qui me place du point de vue du travail social, je sais la difficulté de l'accès à la citoyenneté, qui ne se proclame pas de l'extérieur, mais se conquiert collectivement et individuellement.
Et je pense que c'est faute de mieux que nos concitoyens (de tous bords ou sans bord) suivent passivement les pseudo débats tels qu'ils leurs arrivent formatés par les medias.
Je pense qu'ils attendent des propositionssur l'économie. Dès aujourd'hui.
(Discussion à reprendr eun jour dans un autre cadre j'espère.)
@ Fantie
Le simplicité du fonctionnement de l'économie ressemble à celle d'une usine à gaz. Comment demander à un citoyen de base, en chair et en os, de se prononcer sur des propositions concrètes d'organisation de l'économie qui lui seraient faites.
Une chose est organiser l'usine et faire en sorte qu'elle fonctionne avec le meilleur rendement possible, une autre chose est de bien traiter l'ouvrier de base dans son travail et dans son salaire y compris en lui demandant de participer dans la mesure de ses compétences.
Tout le monde est appelé à être ingénieur, mais tout le monde n'arrive pas à l'être.
A Fantie B,
Comme vous le précisez : s’affliger, pleurer sur les victimes et les séduire en leur promettant un monde meilleur quand soi-même aura atteint la bonne place est un argument très, très daté en politique, une figure de style souvent mensongère.
Où sont donc passées les réflexions faites après les luttes emblématiques de LIP, etc… porteuses de renouveau militant et démocratique ?
Oui, MG2, où est passé l'idée de l'émancipation, alors que notre époque de consommation effrénée aurait bien besoin de re-réfléchir sur son contraire, l'aliénation. Dont il apparaît désormais combien elle peut-être "librement" consentie ?
L'enjeu du congrès du PS, c'est la transformation officille d'un parti où les militants avaient la possiblité - théorique , mais présente- de choisir une orientation, que le leader du parti devait ensuite incarner.
Désomrais il devront choisir un leader sur de vagues principes, vagues car consensuels. Et le leader ensuite mettra en oeuvre l'orientation qu'il voudra.
Avec quelques référendums pour faire confirmer quelques choix cruciaux du leader.
Je suis d'accord que (referendum interne excepté) depuis Mitterrand cela a déjà fonctionné comme ça au PS, en pratique.
Mais désormais ce sera (ou c'est) inscrit dans le fonctionnement.
Cela s'appelle, présidentialisation d'un parti. C'est cela la "modernité" et la rénovation" en fait.
Je trouve pour ma part qu'il s'agit d'un alignement non réfléchi sur un état de fait de l'époque contemporaine; cette époque qui pourtant nous a menée aux dérèglements et aux crises que nous vivons.
Est-ce que les citoyens ne consentent pas à s'en remettre ainsi à un chef parce que c'est plus facile que de débattre en eux des orientations politiques que eux-mêmes devraient mettre en oeuvre à leurs niveaux (vie sociale, vie professionnelle, etc) ?
Fantie,
vous pouvez le regretter, je le regrette aussi personnellement mais politiquement désormais c'est ainsi que cela fonctionne. C'est FINI les grands mouvements collectifs et unitaire, les gréves générales et les AG, FINI.
Désormais dans un régime présidentiel dont Mitterrand à chaussé les pantoufles et Jospin (inversion du calendrier) entériné l'évolution le cœur du combat politique est l'élection Présidentielle. Et celle ci se greffe à une médiatisation énorme. Dés lors pour être lisisble et audible il faut INCARNER l'opposition et cela passe par le choix d'un leader. Un leader qui a suffissament de liberté pour réagir et agir et répondre à des changements qui sont profonds, soudains et trés mouvants.
Regardez Obama, comment cette eléction s'est personnalisée. Regardez Sarkosy c'est pareil, Besancenot idem...
Il faut tenir compte de la réalité, même si je vous le concède cela peut être regrettable.
A ce propos il me semble que SR reste partisane d'une 6éme république moins personnalisée et propose une gestion déléguée et décentralisée du "down to top" ? Je me trompe. C'est quoi les propositions de Aubry sur l'organisation du parti ?
MG2 LIP c'est les années 70 .. depuis l'eau a coulé sous les ponts.
Pensez aux gens à leurs réalités quotidiennes pour insérer leur lutte jusqu'ici individuelle dans un projet collectif. Voilà l'enjeu.
Au lieu de bâtir des grands projets collectifs très virtuels avec des grands mots qui se retrouvent vite vide lors des crises. Martine le syndicat on a besoin de vous .... Qui a parlé de la grève des enseignants le 20 ? SR sur France 2 il y a 10 Mn. Pas un mot de aubry.
Que dit Aubry sur la situation à calais pour les immigrés ? Pas un mot !
Alors oui, faire prendre conscience qu'il y a des dégâts individuels de la politique de la droite est nécessaire pour permettre à toutes ses détresses individuelles de s'agréger dans la lutte. Mais l'appareil et la théorie politique n'est pas au dessus de la vie des gens, mais à leur service. Ce n'est pas de la victimisation ou de la prise en charge ou encore de l'assistanat, mais c'est de l'écoute, c'est porter la voix de ces gens. Bref c'est être porte parole. Associer Radicalité et efficacité, performance économique et justice sociale ! Les grands discours anti-capitaliste de congrés ... avec des Strauss Khannien et des Fabiusiens ne vous étonnez pas de ne pas être crédible. Aubry a refusé de signer la déclaration de principe sur l'économie de marché ? Non il me semble.
Il était ou le PS dont Martine Aubry parle lors de la remise en cause des régimes spéciaux, de la casse des 35h, et j'en passe. Je n'arrête pas de défiler, on ne les entends pas. Fabius le "gauchiste" jamais sur le terrain, Jack Lang propose la suppression des droits de succession et vote la réforme de la constitution .... bref PS "as usual" discours de congrès virulent et jauresiens par moments puis congrès passé actes d'élus installés et pépére. Je préfère quelqu'un qui assume la réalité.
Il n'y a que 2 voies pas 3, Hamon ou Royal ! çà c'est un choix digne.
@ prevalli,
Sur votre conclusion, 100% d’accord.
A noter d’ailleurs qu’un certain nombre de nos camarades bloggeurs font assez largement l’impasse sur Hamon, sans doute pour mieux mettre en évidence les différences entre « anciens » et « modernes »…
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Au-delà, et comme j’ai essayé de l’indiquer dans ma réponse à Françoise Mesnard un peu plus haut, les mêmes qui conspuent les actuels modes d’organisation du PS, face aux échecs répétés des 3 dernières présidentielles [1] oublient largement de préciser au passage que ces mêmes modes d’organisation ont permis pas mal de victoires locales dans le même temps.
Faire le pari du Présidentialisme dans le parti en prenant au passage le risque de casser une partie du ressort à l’échelon local ne me semble ainsi pas prendre la mesure de l’ensemble du sujet qui doit être traité.
J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire ici où là, mais si les ténors que vous évoquez sont effectivement souvent absent des défilés [2] et des actions de terrain, je connais néanmoins un certain nombre de leurs supporters qui ne sont pas à les derniers à mouiller leur chemise sur les marchés, dans les manifs et même dans les entreprises, au travers, par exemple de leurs engagements syndicaux… Ne jetons donc pas le bébé avec l’eau du bain.
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La vraie question n’est donc pas (même si je me répète par rapport à mon intervention précédente), « parti de supporters » contre parti de militants », mais « légitimité de la structure de direction nationale » pour porter un projet commun.
En ce sens, la proposition de redonner plus d’autonomie et plus de ressources à l’échelon fédéral (ce que vous évoquez avec l’idée d’une « gestion déléguée et décentralisée ») m’apparait comme étant un contre sens total, puisque cet échelon fait déjà la preuve de son efficacité pour les élections qui sont de son ressort. Par contre, comment croire qu’appuyer en ce sens ne redonnerait pas forcément plus de poids encore au féodalisme qui est justement à la source du problème au plan national ?
Car la difficulté pour la direction nationale d’assoir sa légitimité ne dépend-elle pas pour une grande part du poids relatif des grosses fédérations qui suivent plus volontiers leurs « grosses pointures » qu’un(e) 1er secrétaire retranché à Solférino ?
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Pour ce qui me concerne, j’ai déjà eu l’occasion d’esquisser une piste qui irait justement dans le sens de l’établissement d’un vrai niveau national qui assoirait sa légitimité dans le concret, et qui serait la mise en place d’un « shadow cabinet » à l’Anglaise.
Outre l’évidente nécessité de constituer en son sein une représentation de la pluparts des courants de pensée qui le composent (collégialité et représentativité), cette organisation de la direction du PS permettrait ce qui est aujourd’hui essentiel, c’est-à-dire une visibilité médiatique réelle de son rôle d’opposant à la politique Sarkozy.
Inutile de dire que ce rôle là lui donnerait aussi forcément une grande part de la légitimité qui lui manque aujourd’hui, non seulement en interne, par rapport aux militants du parti, mais aussi vis-à-vis de l’ensemble des sympathisants extérieurs au parti qui se désespèrent depuis si longtemps de son inaudibilité.
Inutile de préciser aussi qu’il serait beaucoup plus difficile dans un tel contexte de voir certains cadres et élus PS se risquer à brouiller les positions du parti par des prises de positions personnelles sur telle ou telle mesure imposée par l’agenda gouvernemental actuel.
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Sauf que cette hypothèse interdit alors toute présidentialisation du parti… puisque celle –ci est antinomique de la collégialité proposée ci-dessus…Ou pourrait en effet se nicher le « Down to top » potentiel lorsque le suffrage universel des militants donne à l’un de ses dirigeants une légitimité qui entre en concurrence avec celle des étages représentatifs de la diversité ?
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Pour moi, il est clair qu’une large part du choix se situe justement là.
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[1] dont ils dédouanement d’ailleurs en général l’ex candidate avec une assurance qui me pose souvent sérieusement question…
[2] est-on aussi en droit de se poser la question de la participation personnelle aux actions de lutte sur le terrain de la part de Ségolène Royal, Vincent Peillon, Gerard Colomb, Manuel Valls, etc. ?
@ CFO : Votre argumentation sur un shadow cabinet à l'anglaise donne à réfléchir.
C'est sans doute une alternative à ce sur quoi j'étais restée pour ma part, à savoir, davantage d'interventions parlementaires coordonnées.
Dans les deux cas il s'agirait de donner davantage de responsabilité à davantage de personnes, pour construire et porter des paroles politiques claires sur les sujets d'actualité, tout en préparant l'avenir par le suivi des dossiers importants pour gouverner.
En effet, si on s'en tient à une seule organisation tournée vers le ou la "présidentiable", comme vous le dites :
"Ou pourrait en effet se nicher le « Down to top » potentiel lorsque le suffrage universel des militants donne à l’un de ses dirigeants une légitimité qui entre en concurrence avec celle des étages représentatifs de la diversité ?"
Avotre note [2] je pourrais ajouter une question sur l'implication de Guérini dans les luttes locales.
Guérini…
Le Socialisme du vingt-et-unième Siècle, la démocratie participative, le renouvellement des cadres du parti, l’ambition au service des convictions, la primauté des idées sur les arrangements d’appareils, la fidélité dans les alliances.
Un symbole!
Fantie et CFO,
Sans être de parti pris, pensez-vous vraiment que seuls certains soutiens de S. Royal, et pas de M. Aubry, utilisent ce genre de méthode ?
Ou bien pensez-vous qu'en dehors de la Mafia de Marseille, tout le monde est clean?
Quand même ...
Art Monika, je répondais à ceux qui attaquent Aubry sur ces mêmes points.
Plus particulièrement, CFO répondait à Prevalli qui disait :
"Je n'arrête pas de défiler, on ne les entends pas.
Chère Art Monika,
So sorry, mais si vous avez lu quelques unes de mes contributions précédentes, vous aurez sans doute remarques que je ne me situe pas vraiment dans la défense et illustration de la rectitude morale, politique et militante de la motion Aubry non plus...
Je veux juste faire remarquer que chacun porte avec lui les stigmates d'une organisation dont la plupart d'entre nous veulent ici se débarrasser. Et il me semble que devant la présence parmi nous d'une assez large majorité de partisans de la motion E, il n'est pas totalement illégitime de rappeler (car je comprends bien qu'ils ne soient pas trop chauds pour le faire eux mêmes) que leurs propres rangs ne sont pas totalement exempts de représentants de cette organisation que nous souhaitons faire évoluer.
A la relecture, je ne suis pas particulièrement fier de ce que vous appellez le "Guérini bashing", mais je l'ai posté, et donc je l'assume.
Chers Fantie et CFO,
J'ai écrit cela, à vous que j'estime, pour que nous restions, au maximum, en dehors du chaud-froid.
Il faudrait simplement appliquer la critique de l'appareil du PS à tout le monde, afin de ne pas nous livrer à des x bashing, quelles que soient nos propres convictions.
C'est à mon avis (je me donne la leçon à moi-même) une façon de garder le débat si j'ose dire propre.
Bien cordialement à tous deux.
Les ambiances de congrès dans les grands partis ont toujours un coté "cirque" en particulier pour ceux qui regardent cela de l'extérieur ou qui n'y sont pas habitués
Et je ne parle pas des petits partis où c'est pareil mais en pire puisqu'il ne se joue pas grand chose et que cela n'intéresse personne ou pas grand monde.
Il faut savoir que cela a toujours été et pas qu'au PS.
Maintenant, il y a plus de 700 journalistes pour ce congrès de Reims.
La nouveauté est que l'on peut suivre presque en direct avec Médiapart mais aussi avec les chaines du câble l'intégralité des interventions...
Je ne pense pas que cela soit plus le cirque qu'avant ou qu'ailleurs c'est simplement plus transparent qu'avant, moins confidentiel aussi.
La vérité est que ce parti est à la croisée des chemins et que chacun comprend que ce qui se joue en ce moment aura un impact important sur le paysage politique français pour les prochaines années.
Je pense qu'il faut laisser de côté le bruit du cirque, il nous détourne toujours de ce qui est important.
Entièrement d'accord avec vous, Bruno Mennessier.
Aux USA, il y a eu une grande violence pendant les primaires entre les partisans de Clinton et ceux d'Obama , et cela n'a pas empêché de parti démocrate de fonctionner, et une fois choisi le candidat, de travailler.
Ce congrès sort de l'ordinaire non pas par les bruits, haines, affrontements de personnes, qui existent dans le PS mais comme dans les autres partis (dont les petits, et très petis !)
Mais une croisée des chemins, comme vous dites :
Centre gauche assumé. Ou non.
Que disent les entrailles de l'araignée installée sur les notes de Martine Aubry ?
N'y verrait-on pas des fois son chemin de Damas ?
Pourquoi supposer qu'elle ait brutalisé cette petite bête ? Elle l'a délicatement saisie par la peau du cou et déposée à terre en toute franciscanitude. Maintenant son allusion au ménage mal fait est assez mal venue, le journaliste semble indiquer que notre soeur l'araignée est sortie de ses notes. L"araignée Gypsie/ monte sur le pupitre / Tiens voilà Aubry / Gypsie prend la fuite...
AUX SOCIALISTES.
Ca va changer, on va gagner, les militants vont s'exprimer et imposer une vraie démocratie.
Tout le monde pourra comprendre que l'on a vu, en dehors de Delanoë qui a préféré botter en touche, une équipe professionnelle menée par Ségolène Royal, Vincent Peillon et une bonne équipe qui ne cherche qu'à s'améliorer encore avec tous ceux qui voudront la rejoindre dans une véritable démocratie et le respect du vote.
Ne vendons pas la peau des éléphants avant.... , et surtout restons encore plus motivé et vigilant car c'est sûr cette fois il y aura un Parti Socialiste différent.
Plus pour une vraie démocratie : http://www.lepost.fr/perso/gaebus/
Encore merci à "Mediapart" d'avoir donné une information , claire et multiforme sur cet évènement qui quoi qu'on puisse penser va durablement influencer notre vie quotidienne et l'avenir des jeunes de ce pays .J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les commentaires des uns et des autres "blogueurs".J'ai suivi en direct la plupart des interventions sur la chaîne "Public Sénat". En essayant de prendre de la hauteur sur l'évènement je pense que l'on ne peut pas raisonnablement réduire ce qui c'est passé pendant ces deux jours à des querelles d'ambitions personnelles et de simple tactique . Au contraire il est apparu un vrai clivage stratégique et conceptuel entre les motions "E" et "pôle écologique" d'un côté et les autres tenants des motion "A","B","C", ...etc ...
A une conception d'un parti de type socialiste classique s'est opposée une forme de parti démocratique , à une stratégie ,élaborée dans les années 1970 il a été proposé une démarche plus pragmatique et tenant compte du rapport des forces politiques de 2008 .
Nous avons assisté à un front du "TSS", dont le vrai fondement est une conception du parti socialiste :Un groupe restreint d'"apparatchiks" qui instrumentent un appareil , bien verrouillé pour profiter durablement de son appartenance à une "Nomenklatura" qui ne connait aucune exclusive à droite quand il s'agit de se partager les fruits du pouvoir . Il est significatif qu'y figurent le directeur général de l'"OMC", les amis du directeur général du "FMI", entre autres .
De l'autre côté , c'est permettre aux plus démunis d'adhérer à un parti , avec une cotisation uniforme qui n'en font pas des membres au rabais mais d'être à égalité avec les plus nantis .C'est , grâce au concept de "Démocratie participative" que les vrais problèmes des humbles peuvent être pris en compte sans être immédiatement soumis à la censure de la raison d'état d'un parti de gouvernement .C'est enfin la possibilité d'avoir un nombre important de membres motivés qui sauront bien convaincre leur entourage lors des scrutins décisifs .
Pour la stratégie même clivage .D'un côté "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais" , de l'autre comme en son temps Pierre Mendès-France l'avait proposé dans la"République moderne" passons un contrat clair pour gouverner dans la transparence pour une échéance donnée .
Il est instructif de voir les alliés du front "TSS", vilipender tout accord avec le "Modem" et accueillir dans les majorités locales les amis de François Bayrou .Nous avons vu Ségolène Royal dans les manifestations de soutien aux travailleurs , victimes des délocalisations ( JOURDAN) ou de la crise (CAMIF) . On n'y a pas beaucoup vu les autres ; aussi les accents pathétiques de Madame Aubry , exhortant avec talent ,ses amis à défendre la classe ouvrière apparaissaient plus comme une illustration de la langue de bois que comme un élan vers les plus fragiles .
D'un côté une recherche d'efficacité pour faire face à l'adversaire commun la droite"néoconservatrice" en unissant tous les républicains et de l'autre les "vestales" de la pureté idéologique du Socialisme , prêts à sacrifier les acquis de la République (laïcité,enseignement,liberté d'expression,droit pénal ...) à leur esprit de chapelle .
Seuls les prochains jours nous diront qui sera première secrétaire du parti socialiste mais d'ores et déjà on peut être sûr que le grand perdant sera le peuple français car il a fallut 22 ans pour que la cinquième République accepte un président de gauche .
Bravo Joseph Jean.
Il ne suffit pas aujourd'hui de dire : la classe ouvrière, la classe ouvrière,
pour faire le tour des laissés pour compte de notre société d'aujourd'hui.
La classe ouvrière, elle est en Chine.
En Europe, les laissés pour compte sont beaucoup plus divers et variés.
Il faudrait peut-être changer les thèmes du discours du PS et les adapter au monde d'aujourd'hui.
Si je m'en tiens au dessin (très drôle) de Damien Glez, le seul qui a des oreilles pour entendre, c'est Benoït Hamon. Des oreilles comme des antennes. Et ceux qui ont des antennes, ont de l'intuition.
C'est ce que je crois en effet de Benoït Hamon : à sa très bonne intuition.
Il sera en tous cas à 17h40, l'invité de Serge Moati (Ripostes), sur la 5.
Et F. Bayrou est l'invité dimanche 16 novembre - ce soir - du Grand Jury RTL / le Figaro / LCI à 18h30.
Ainsi vous serez informés des deux côtés :-))
Merci à tous deux de vos infos. De quoi occuper la fin d'après midi d'un dimanche un peu gris, pour qui veut.
@ Mithra
Ce ne sont pas des antennes, mais des haubans d'ancrage au sol.
Nuance.
Il existe paraît-il un texte commun signé par A+C+D , un accord sur le fond soit-disant qui aurait achoppé sur la forme sur un problème de personnes ce qui me semble assez triste si l'accord est sincère sur le plan des idées. Ce serait donc un problème d'égos.. ..Tiens tiens...comme c'est étrange.
Mais cet accord sur le fond entre A+C , admettons-le, mais je me demande bien de quoi il peut retourner.
Bertrand Delanoe a eu me semble-t-il une attitude assez digne même si je ne suis pas en phase avec ce qu'il représente..
Martine Aubry et Benoit Hamon ont décidé de tenter leur chance : c'est respectable et c'est leur droit.
Je me réjouis, pour ma part, que les militants aient à trancher. Je préfère celà à un accord qui se serait passé dans leur dos et dont on aurait pu craindre que le but n'était que d'éliminer une personne dont je ne partage pas les orientations mais que je respecte.
Ce n'est malheureusement pas par souci démocratique que l'on en arrive là et c'est le plus triste. La démocratie aura le dernier mot et c'est tant mieux.
Cordialement.
Cher Lézard,
Je partage votre constat. Je me réjouis comme vous que ce soient les militants qui aient à trancher, même si Ce n'est malheureusement pas par souci démocratique que l'on en arrive là.
Est-ce triste ? L'important est, au delà des motifs, que la démocratie ait le dernier mot. Et apparemment elle l'aura. A quelque chose malheur est bon.
Cordialement.
Ne vous réjouissez pas trop vite. L'urne opaque de Liévin n'a pas livré tous ses secrets, et la corne d'abondance est capricieuse à prodiguer ses dons.
Oui, et il faudrait le rappeler à tous ceux qui, pour disqualifier S. Royal, se livrent au Guérini bashing après avoir procédé au Frêche Bashing, comme si, c'est bien connu, il n'y avait qu'au Sud de la France que les magouilles se perpétraient.
Je lis simplement le Canard Enchainé, Art Monika. Et ce, depuis longtemps.
Alors Guérini ou Frêche pour incarner le renouveau et la démocratisation d'un parti, et la parole rendue aux adhérents, désolée, ce n'est pas crédible pour moi.
Martine Aubry elle aussi donne dans les mêmes travers (Fédé du Nord). Mais son argumentation centrale n'est pas le renouveau et le rajeunissement du parti.
Loin de me livrer à du Ségo, Frêche ou Guérini bashing, j'estime continuer à exercer ma réflexivité, donc tenter de discerner les contradictions des discours, toutes motions, tendances, partis, confondus.
Il avait été aussi dit cet après midi - amis ej ne sais plsu haut, que Martine Aubry n'était pas dans les manifs, et ne soutenait aps les luttes de immigrés du Nord (Sangate ?)
Je voudrais donc que cette question soit élargie à tous les autres leaders du PS.
Lesquels d'entre eux sont impliqués dans le soutien aux luttes contre les centres de rétention? contre la chasse aux immigrés clandestins ? (je connais les réponses pour quelques élus socialistes dans ma région, mais ce ne sont pas des "barons" ou personnalités médiatiques.)
Chère Fantie, nous sommes d'accord sur la nécessité de discerner les contradictions des discours, toutes motions, tendances, partis, confondus.
Mais il me semble que Guérini et Frêche ne feraient pas partie de l'équipe dirigeante du PS, si S. Royal était choisie.
Ils sont ses soutiens, en nombre de voix. Or tout va se jouer désormais avec le vote des militants, qui est organisé section par section. Donc, avec le vote "groupé" qui caractérise certaines grosses fédarations (pas seulement la leur, on est bien d'accord), je crois, entre autres après avoir lu l'analyse de Mediapart (quel titre déjà !), qu'ils sont déterminants dans la période.
Allez, j’ajoute même que dans l’hypothèse où la candidature Royal arriverait en tête Jeudi ou Vendredi prochain, il me semblerait scandaleux que les militants que les grosses fédérations ont entrainés vers elle en toute connaissance de cause ne voient pas leurs représentants siéger à ses côtés…
Juste pour ajouter le titre de l'article auquel je faisais allusion juste avant le commentaire de CFO ::http://www.mediapart.fr/journal/france/121108/avant-le-congres-du-ps-plongee-dans-le-vote-des-militants
@Etoile66
J'ai la solution (pour les deux côtés :-))
Puisqu'il n'y a pas de solutions :
- mettre les leaders du MODEM (Corinne Lepage, etc..) virant à Gauche avec le peuple militant du PS vraiment de Gauche.
- mettre les Cadres du PS vraiment pas de Gauche avec les militants du MODEM qui ont fait fuir tous les nouveaux de Gauche et de nulle part (que l’on retrouve hagards sur les chemins errants).
Allez ! Je déconne…
Mettez-vous aux abris, cela va tirer de toutes parts, les cartes d’électeur vont se déchirer en masse et les bulletins blancs en nombre dans les urnes sous le regard bienveillant de la Sarkozie.
Pour survivre dans le grand vide sidéral, la Sarkozie a besoin de son anti-matière, de son anti-inconsistance.
Nous lui offrons sur un plateau.
@ Jean Mézières
Je ne suis pas pessimiste. J'ai comme l'impression que la mue nécessaire est en train de se faire.
Pas facile de se laisser débarrasser de l'ancienne combinaison (que toutes les combinaisons n'ont pas pu sauvegarder).
Et le nouveau PS, à la combinaison mieux adaptée aux eaux mouvantes de ce XXIème siècle, pourrait fort bien surfer sur les turpitudes de la droite dure, pour conquérir les votes des françaises et des français, trompés par les boniments, et qui se trouvent dans la mouise.
Encore, faudrait-il tenir compte de la réflexion d'Edgar Morin sur la nécessité de revisiter les « fondamentaux cognitifs de la pensée socialiste ».
http://www.amateur-idees.fr/Edgar-Morin-ecrit-a-Segolene.html
Il serait peut-être intéressant de voir ce qu'il y aurait à gratter du côté de la famille des penseurs du personnalisme.
http://www.philagora.net/personnalisme/index.htm
Évidemment, il ne s'agit pas de quitter une idéologie pour aller s'enfermer dans une autre. Il ne s'agit pas de s'attarder sur l'étiquette, sur le papier d'emballage. Il s'agit de passer les idées de ce courant de pensée au crible de l'esprit critique constructif, et engranger ce qui peut l'être utilement.
Et le système de pensée complémentaire, si mal utilisé par la gauche française, c'est le pragmatisme, qui aide les solides convictions rénovées, à épouser constamment, la réalité tellement changeante.
Lu sur le net :
« Tout compte fait, la science politique, c’est une forme de masturbation intellectuelle qui ne me fait plus jouir ».
Une étudiante de Sciences-Po.
http://lalalacantatricechauve.blogspot.com/
Reims reçoit à domicile la sélection nationale du PS, pour l'instant 0 partout dans les prolongations, sur un match avec quelques rebondissements, mais on attendait mieux. Delanoë sorti au bout de la 90e, Royal toujours en attaque au centre qui s'essouffle un peu.
à Mithra
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Je ne méconnais nullement l'intérêt des grandes oreilles pour entendre, et pour prendre le vent, mais elles ne garantissent pas le flair politique.
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à Lézard
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Et ce texte A+C+D répondait-il aux propositions de E ? Et (très important à mes yeux) intégrait-il les idées de F (Utopia), puisque F a rejoint C ?
Parti à gauche, parti européen, parti de militants, alliances à gauche : à votre avis, E y avait-il sa place ? Je ne peux répondre à leur place même si la réponse me semble évidente.
Les militants répondront le 20 et le 21 sauf si élection assurée le 20.
Cordialement.
@ Melchior
Alors, ça fait combien de combinaisons tout ça.
à Mediapart
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Bon, c'est fini ? On peut aller jouer maintenant ?
De ce congrès je ne retiens qu'une chose : Martine Aubry est une grande jalouse. Elle tient enfin le crêpage de chignons dont elle rêvait. Mais il y a de fortes chances pour que son nom soit la réponse à la fameuse question : "Mais qui est la cantatrice chauve ?"
Delanoë a fait un bide. C'est vrai qu'il avait un handicap insurmontable ; le soutien de la Presse Quotidienne Française en laquelle, hors de Paris, peu de gens ont confiance.
Benoît Hamon a déjà gagné. Il est le leader incontournable de l'aile gauche du PS.
Ségolène Royal devra faire avec...
@ Georges-Célin : Martine Aubry "grande jalouse", cela avait déjà été dit plus haut. sans arguments. En avez vous?
à Fantie B.
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Je ne vois pas exactement les choses comme ça.
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Aubry est leur chef, il faut bien qu'elle les suive (le petit consortium TSS, puisque le grand a échoué). Mais elle a tout à perdre, d'un éventuel succès comme d'une défaite jeudi. C'est assez triste pour elle.
Un vrai chemin de Damas pour le chef qui suit ses troupes.
Mais après sa chute de cheval, terrassée par "travail famille et Poitou", la résilience suivra.
On ne se méfie jamais assez, des ruades vengeresses, des ânesses du Poitou.
Surtout quand elles sont un peu mules.
Et les ruades, c'est à la fin que ça se passe, comme dirait Churchill.
Excellente émission Répliques (si on excepte Moati !) avec Mélenchon au début, puis un débat entre Weber, Filipetti, Hammadi, JF Kahn, (et Besson..).
L'analyse de Caroline Fourest sur Royal rejoint le sujet du chaud et du froid, en tentant de démarquer ce qui s'adresse à l'affectif et de ce qui s'adresse à la raison.
Je tâcherai d'en poster quelques lignes sur L'émotion et le le media chaud.
Oh merci, cara Fantie (vous me manquez).
Bonsoir, je déplore que hier et après midi, comme ce matin, la salle plénière du Congrès ait pris des airs de stade de football.
En effet, les gradins étaient emplis avec 500 militants de la Fédération du Nord, arrivés en car, qui ont sifflé et hué S. Royal et V. Peillon, alors que nous sommes tous abstenus de siffler M, Aubry, ou B. Hamon.
Je passe sur l'épisode de l'araignée, qui a révélé, selon mon camarade psy ségoliste, un tempérament phobique, par l'importance que M. Aubry lui a donné, tout en rejetant la faute de sa réaction pour le moins en décalage total avec l'évènement, sur sa proche A. Hazan, qui acceuillait le congrès (essayez d'imaginer un convive invité à dîner et se laissant aller à une réaction de ce genre).
B. Delanoë a eu un discours et une attitude empreints de dignité qui nous a tous touchés.
Quand à C. Fourest, intervenue sur Ripostes, elle était près de moi hier, avec deux vieilles femmes revêches lesquelles me lançaient d'inconcevables regards haine de mépris lorsque j'applaudissais Ségolène Royal (pas Caroline). Son "analyse" de ce soir est bien dans sa ligne, toujours à essayer de tordre la réalité pour faire entrer dedans sa vision manichéenne...
J'ai passé ce congrès à militer dans les couloirs, à la buvette, c'est à dire à essayer de convaincre. C'était intéressant, parfois dur, il y a quelques militants très agressifs.
Par contre, j'ai interviewé Michaël Hadjenberg de Mediapart pour connaître sa préférence, et j'ai fait chou blanc !
La suite jeudi prochain....
Votre ardeur à défendre votre championne est à toute épreuve.
Vous vous êtes abstenus écrivez vous de siffler ses concurrents ? bravo ! c'est beau et j'imagine que c'est ça aussi l'effet Ségolène. La fra-ter-ni-té sans doute.
L'épisode de l'araignée est plutôt drôle. Je connais un tas de gens qui ont la phobie des araignées ( moi la première ) ...au fait pas besoin d'un camarade "psy" ( le fait d'être ségoliste le rend il encore plus compétent ? ) pour déduire qu'une personne qui est mal à l'aise à la vue d'une bébête manifeste une forme de phobie ( au fait il y a des degrés dans la phobie ..) . La réaction d'Aubry me parait plutôt relever de l'humour et et d'une forme d'autodérision. Ok je n'ai pas assisté à la scène mais à la lecture, je me dis que c'est de sa propre peur dont se moque Aubry.
Mais j'y pense ...on n'est pas ici pour parler de politique, d'idées ?
Ce n'est pas de la phobie, c'est de l'horreur.
Depuis l'homme de Cro-Magnon, tout le monde sait, y compris les psy, que nos soeurs ont horreur des araignées. C'est dans leur chromosome. Choisir un pseudo comme éléphante n'y change rien. Dès qu'elles en voient une, d'araignée, elles la chassent sans pitié, mais sans la tuer. D'ailleurs, elles ne tueraient même pas une mouche, contrairement aux araignées.
Autre chose qui n'a rien à voir. L'homo politicus, lui, n'aime pas beaucoup les mantes religieuses. C'est dans ses chromosomes, même depuis qu'il est sapiens sapiens.
Edifiant.
A propos de Ségolène Royal Martine Aubry disait en Février 2007 : “Travail, famille, Poitou, ça ne peut être le programme des socialistes”. Et les éléphants du PS en pleuraient de rire.
Vous en voulez d'autres ?
@ CFO
merci de votre réponse...qui je suis ? une militante qui a participé a la fondation du NPS au lendemain de la défaite de 2002 car persuadé qu'il fallait une rénovation du système démocratique de notre parti et de la société , qui est allée au Bureau National sur le quota NPS après le Congrès de Dijon, qui est devenue élue régionale (la seule du NPS à l'époque ) en Poitou-Charentes, qui a milité pour le NON au projet de traité constitutionel européen (cela a été un peu tendu mais Ségolène Royal a respecté mon choix) , qui a refusé de faire la synthèse au Mans convaincue de l'absurdité de la démarche sacrifiant avec d'autres de belles places au bureau national et en équipe nationale, qui a découvert Ségolène Royal en travaillant avec elle a la région et qui en apprécie le courage et la conviction notamment sur l'égalité ainsi que l'inventivité au service du concret et qui est convaincue que la rénovation passera par Ségolène Royal car, comme vous le dites, notre système au PS est a bout de souffle et qu'il est temps de le renouveler
un souvenir , quand je suis arrivée au Bureau National, j'ai eu toutes les peines du monde a me faire rembourser mes frais de déplacement car c'était la première fois qu'une militante de province participait a cette instance.. d'habitude ce sont des élus ou des permanents ou des attachés parisiens ...ceci explique peut être cela; Un jour, je prendrais le temps de raconter mes mardi soir en bureau National de 2002 à 2005, c'était incroyable
@ équipe de journalistes de Médiapart
merci pour cette couverture du Congrès de Reims, agréable a lire, documentée, et précise
Merci à vous, surtout, pour cette réponse.
J’apprécie à sa juste valeur que vous ayez pris le temps de le faire, même si je regrette bien sûr un peu que vous n’ayez pas aussi répondu aux questions sur le fond.
Mais ça n’est sans doute que partie remise…
Pour être tout à fait franc, et à mon petit niveau, j’ai suivi à peu près le même cheminement, jusqu’à Fouras en 2006, où j’ai eu le sentiment qu’une autre démarche absurde nous était imposée… Je dois dire que tout en respectant votre démarche, je vous en ai un peu voulu (et pas qu’à vous d’ailleurs).
Cela étant, pour avoir eu accès à un certain nombre de compte-rendus des réunions du BN depuis 2005, il me semble assez clair que les choses ne se sont pas arrangées depuis lors.
Ce qui n’est sans doute pas étranger à la situation que nous vivons actuellement.
Pronostic :
Elue au premier tour : Royal
Deuxième : Hamon
Troisième avec des queues de cerise : Aubry qui devra se réconcilier avec sa sœur "je t'aime moi non plus".
La réalité se prendra-t-elle pour mes désirs ?
à Miradou (3h35)
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Les coups ne viendront pas de SR, mais de son propre camp: en cas de victoire le petit consortium redevenu grand (tous à la soupe !) commencera à se déchirer, d'abord en douce pour la plus grande joie des lecteurs du Canard, puis de plus en plus ouvertement, au grand ébahissement consterné du peuple de gauche, et les seconds couteaux de Carottesrâpées et de Chaudlapin (Cambalone et Bartodélis pour ne pas les nommer) sauront trucider proprement leur fédératrice. Cela passera pour la vengeance de l'araignée de Champagne.
Aux dernières nouvelles, la cellule de veille du château a entendu une grosse dispute sur les portables de Ségolène et de François B. qui préparent déjà l'avenir.
Il faut produire pour distribuer, disait l'un.
Pour distribuer, il faut produire, disait l'autre.
Comme aucun des deux ne voulait avoir tort, ils se sont raccroché au nez.
Reste à savoir lequel des deux va décrocher le premier.
Car ce n'était qu'une dispute de futurs con-joints.
Pas si cons que ça.
J'ai travaillé pendant des années en tant que bénévole dans la réinsertion de détenus pendant et après leur élargissement. J'ai fait connaissance de leur famille quand ils en avaient.
Et j'ai constaté une chose:
Beaucoup d'entre eux avaient dépensé avant de gagner. Ils avaient tout perdu. J'ai connu des familles qui prenaient des crédits à 18% pour... pouvoir partir en vacances. Car ils pensaient que c'était leur bon droit.
J'ai 57 ans. Toute mon enfance, nous étions 4 enfants, nous ne sommes jamais partis en vacances. Une seule fois à l'hôtel pour un week-end à Royan avec vue sur le phare de Cordouan. Qui reste inoubliable pour nous tous. Et une fois chez des amis à La Teste qui avaient un troupeau de chèvres. C'est pourquoi nous adorons tous les chèvres, souvenir de ces moments de bonheur. Mes parents ne pouvaient pas nous payer d'autres vacances et nous étions satisfaits de ce que nous avions. Ils ont économisé toute leur vie et nous laissent aujourd'hui une maison à chacun, sur la côte Atlantique.
Voilà la réponse à votre remarque.
Je vis en Allemagne depuis pas mal de temps et la grande différence avec la France, ce qu'aucun journaliste ne relate d'ailleurs, c'est que ce pays qui a connu une dictature a mis de côté des réserves énormes que n'a pas la France, en infrastructures, investissements lourds, les entreprises ne dépendent pas des banques car elles ont leurs capitaux propres. Et face à la crise, la France ment à ses citoyens en n'avouant pas la récession (0,14 % de croissance QUI peut le croire ???), cachant comme lors de Tchernobyl les réalités et vivant dans l'illusion, alors que l'Allemagne n'a aucun problème à avouer que la croissance n'est pas à l'ordre du jour...
La France pendant des années, des décennies a dépensé avant de gagner, des richesses qu'elle n'avait pas, aux frais des générations futures.
Si dans votre famille, vous souhaitez dépenser votre argent avant même qu'il soit gagné, juste pour fonctionner, pour partir en vacances, sans grande contrepartie en investissement, vous vous retrouverez sur la paille et serez tenté - comme beaucoup de ceux que j'ai connus en prison - de faire "un coup" pour avoir aussi des ronds.
Votre raisonnement - poussé à la fin - aboutirait à cette situation.
Mon raisonnement c'est de dire que le socialisme libéral et le libéralisme social se ressemblent beaucoup.
Et je suis absolument d'accord pour dire aussi qu'une situation saine, c'est de tendre à ne distribuer que ce que l'on a produit.
Mon propos, caricatural pour attirer l'attention, n'était pas d'aborder le problème du surendettement de la France.
OK :-)))
à Miradou.
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Ils ont tort tous les deux, ce n'est pas en ces termes que le problème se pose. Pour produire et pour distribuer, il faut rendre l'offre rentable et, simultanément, la demande solvable, ce que "le Marché" ne fait pas, ou plutôt fait mal, spontanément. D'où nécessité d'une régulation.
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Selon qu'on prend comme but la satisfaction des besoins (le profit n'étant qu'un moyen) ou le profit (la satisfaction des besoins n'étant qu'un moyen) la régulation se fera à gauche ou à droite. Pour François B., j'ignore ses positions là-dessus, je ne crois pas à "ni gauche ni droite", il faut forcément choisir.
F. Bayrou n'a JAMAIS dit "ni-gauche, ni-droite", ce sont les journalistes, les gens du PS et de l'UMP qui l'ont dit. Vous pouvez chercher dans toutes les archives, dans tout le net, vous ne trouverez JAMAIS cette expression dans sa bouche, car ce n'est PAS ce qu'il pense.
Il a toujours parlé de RASSEMBLER LES REPUBLICAINS pour faire sortir le pays de la situation catastrophique dans laquelle il se trouve.
Il y a des Républicains à gauche ET à droite. Ne pas vouloir le voir, c'est mettre des oeillères, comme un cheval, pour l'empêcher de regarder les réalités.
Vous avez raison, pour produire et distribuer, il faut rendre l'offre "rentable". Et pour la rendre rentable, il faut produire de manière COMPETITIVE, ce que la France fait de moins en moins chaque année. Les chiffres du commerce extérieurs, catastrophiques devraient vous le rappeler.
Tout à fait d'accord bien sûr pour la régulation. Cela va sans dire et cela va mieux en le disant.
Je suis absolument pour une alternance centre gauche, centre droit, car il n'est jamais bon que les mêmes équipes restent trop longtemps au pouvoir. La gangrène de la corruption s'installe très vite. C'est la maladie chronique du pouvoir.
Mais dans l'immédiat, s'il arrivait que les forces de gauche restent divisées en deux parties non fongibles, les anciens et les modernes, et bien, pour le salut des français, je parle des plus faibles, il faudrait bien que les modernes de la gauche s'allient au Modem pour virer la droite dure, des coulisses du pouvoir. Ce ne serait pas une alliance contre nature car les valeurs défendues de part et d'autre se ressemblent assez. Et parfois, il ne faut pas hésiter à aller jusqu'à une union sacrée. C'est même un devoir.
Merci à Mediapart pour les informations et pour la possibilité ouverte à chacun(e) de débattre librement de ce qui se dit et se pratique dans le Parti Socialiste. Il me semble d'ailleurs que l'adjectif est de trop. Quant au substantif, il est défénitivement discrédité après la comédie de Reims.
Mais après tout, les citoyens et les électeurs "de gauche" comme moi ont été bien naïfs de croire un seul instant qu'une nébuleuse de supporters 'une "apparatchik" usée , malgré de multiples reloockages plus ou moins réussis par son équipe de communicants pouvait nous sauver avec des slogans aussi neufs que "aimons-nous les uns les autres"; après le "massacre de Reims (Le Canard Enchaîné)" peut-être seront-ils nombreux ceux et celles qui se remettront en mémoire à cet appel et vieux et cepndant si juste: "... Sauvons-nous nous-mêmes."
Courez, camarades, le vieux monde et le PS sont derrière vous!
ps: méditons à la profonde réflexion d'Edgar Morin publiée par Mediapart
Ces deux là : Aubry et Delanoë, il ne s'aime déjà pas beaucoup et ils vont encore moins s'aimer après le vote des militants de ce jeudi 6 novembre.
Un qui n'osait pas se présenter et encouragée par l'autre qui avait trop peur de perdre et qui renonce à se présenter : maintenant avec son soutien ouvert Delanoë sera responsable aussi de la défaite de Aubry, tout comme il estime que si il a perdu pour les motions c'est de la faute de cette dernière.
Cela promet pour leur avenir, mais tout le monde s'en désintéressera, car ils ne représenteront plus grand chose.
Qu'et-ce qu'on va bien se marrer tout de même.
Quant à Hamon, je le crois assez intelligent que pour savoir ce qu’il devra faire après son élimination au poste de premier secrétaire.