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Mer.23 avril 201423/04/2014 Édition du matin

De l’hyper présidence à l’hyper candidature

|  Par François Bonnet

Il a été abondamment dit, et trop vite dit, que ce vrai-faux remaniement était un signe de faiblesse du président de la République. Et si c'était tout le contraire?

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Alerte sur les commentaires ! Il a été abondamment dit, et trop vite dit, que ce vrai-faux remaniement gouvernemental était un signe de faiblesse du président de la République. «Fillon garde Sarkozy», résumait lundi le journal Libération croyant lire dans la reconduction du premier ministre sortant, dans les quelques cris d'orfraie d'une poignée de centristes limogés et dans l'OPA de Copé sur l'UMP comme une mise sous tutelle d'un président affaibli. Ou, à tout le moins, comme la construction de nouveaux équilibres à droite visant à réduire ou à bordurer une hyperprésidence brouillonne et impopulaire.

Et si c'était tout le contraire ? Nicolas Sarkozy vient d'en faire la démonstration en s'autorisant une heure et demie ...

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