Dans un courrier que Mediapart s'est procuré, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, explique pourquoi elle ne peut accorder à l'ancien directeur central des RG la protection juridique qu'il réclame. Selon elle, c'est «à titre privé» qu'Yves Bertrand a tenu des carnets, dans lesquels figurent indiscrétions et ragots visant des personnalités, dont le chef de l'Etat. Mais en consacrant le caractère intime de ces notes, le ministère prend le risque de faire le jeu de la défense et ne facilite pas l'action judiciaire engagée par Nicolas Sarkozy.
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