Sommaire du journal
- Union européenne: l’échec et le ridicule
- Le rappeur Hamé et la «partouze patriotique»
- Identité nationale: Fillon fait taire Besson
- Botul vertigo pour BHL
- L’affaire qui a fait tomber Gaston Flosse
- Les Verts: en avant vers l'«Opni» d'ici la fin de l'année
- Iran: l'opposition se radicalise pour l'anniversaire de la révolution
- Le cercle trop restreint des conseillers d'Obama
- Ukraine: élisons Andreï Kourkov président!
- A Antibes, un collège teste les manuels numériques (2/5)
Bayrou: «Difficile de faire accepter le MoDem aux élus»
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Dans le cadre de notre enquête sur le premier bilan du MoDem, François Bayrou nous a reçus, jeudi 22 mai, au siège du mouvement. L'occasion de revenir sur une année de lancement agitée pour le MoDem, qui a vu un certain nombre de ses élus rejoindre la majorité, mais aussi d'évoquer la réforme des institutions, que son leader réclame depuis longtemps.
Deux mois après les municipales, le président du MoDem fait son mea culpa. S'il se félicite des 15,9% obtenus en moyenne sur ses 350 listes autonomes (présentées dans les villes de plus de 10.000 habitants) et du «renouvellement» que le MoDem a su porter en faisant apparaître «des équipes nouvelles, sans l'auréole du notable», il reconnaît que son mouvement a donné une «image confuse» lors de ces élections, avec une stratégie d'alliances à géométrie variable pas toujours lisible. «Je n'ai pas eu le temps nécessaire pour expliquer ce que nous faisions. (...) C'est de ma faute, j'étais très pris par l'élection à Pau», nous a-t-il confié.
x5j5l5&relatedQuel bilan François Bayrou dresse-t-il un an après le lancement du MoDem? Le député des Pyrénées-Atlantiques retient d'abord «un printemps», un succès» auquel «[il] ne s'attendait pas», une «expérience politique très originale, qui ne ressemble pas à d’autres parce que c'est un profond changement de culture». Mais il évoque aussi «la difficulté de changer le paysage», «la transition d'un ancien à un nouveau monde», particulièrement délicate pour les élus issus de l'UDF, «un parti de notables, de cadres élus, plus rural qu'urbain», quand le MoDem est tout le contraire. «C'est dans le monde des élus que c'est plus difficile de faire accepter l'indépendance, le mode d'être du mouvement. Dans le monde des adhérents, notamment urbain, ça a été une traînée de poudre!»
Le président du MoDem s'exprime aussi sur la faiblesse du mouvement en termes d'élus. «Des élus, on va en faire, des nouveaux, une nouvelle génération, des nouveaux talents (...) qui renouvelleront la vie politique française. Nous mènerons ce combat à toutes les échéances électorales.»
x5j57l&relatedInterrogé sur la remise en cause par certains élus de sa stratégie électorale, François Bayrou dénonce «une manœuvre télécommandée par qui l'on sait pour obtenir le retour du Centre à l'UMP». Comment a-t-il perçu le départ de ses députés pour la majorité? Il évoque «une longue marche» pour laquelle «il faut du courage et du désintéressement», à l'image des traversées du désert du général de Gaulle et de Pierre Mendès France.
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La réforme des institutions
L'autre partie de notre entretien a été consacrée à la réforme des institutions, actuellement discutée à l'Assemblée nationale. Une réforme que le président du Mouvement démocrate souhaitait depuis longtemps mais qui, selon lui, «ne va pas dans le bon sens» puisqu'elle ne remet pas en cause «la soumission du législatif à l'égard de l'exécutif. Au coup de sifflet du gouvernement, les députés sont obligés de se coucher parce qu'ils tiennent leur mandat non pas du choix libre des électeurs, mais de l'investiture qui leur est donnée par le président de la République», s'est-il insurgé, citant l'exemple de la loi sur les OGM, finalement adoptée cette semaine par l'assemblée.
x5j9rw&relatedSerait-ce le grand retour de François Bayrou à l'Assemblée nationale après «un moment de discrétion» – selon ses propres termes? Le député des Pyrénées-Atlantiques vient de déposer plusieurs amendements, notamment deux sur ses thèmes de prédilection: le premier sur la loi électorale, qui doit, selon lui, «garantir le pluralisme et l'équité dans la représentation des citoyens» et le second sur le pluralisme des médias, qu'il aimerait voir inscrit dans la Constitution afin de garantir leur indépendance et limiter les concentrations excessives. Ses détracteurs estiment que ce n'est pas à la Constitution de fixer cela mais à la loi. François Bayrou répond:
x5ja5x&relatedLe leader du MoDem refuserait-t-il systématiquement de soutenir un projet qui n'est pas le sien, comme nous l'a affirmé Jean-Christophe Lagarde, le président exécutif du Nouveau centre? Nous avons interrogé François Bayrou sur la fameuse "règle d'or budgétaire", les droits des parlementaires et le référendum d’initiative citoyenne, des combats menés par ses anciens collègues désormais aux côtés de la majorité.
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Certains extraits ô combien édifiants, notamment sur le caractère presque fantoche de notre Assemblée Nationale qui est en fait pieds et poings liés, au doigt et à l'oeil une sorte de simple chambre d'enregistrement du bon vouloir présidentiel et gouvernemental.
Le passage sur les OGM est particulièrement à hurler d'indignation,
mais la non-représentation de la population, au profit d'une mainmise totale et artificielle de l'UMPS, est aussi à mon avis tout simplement une caractéristique d'un pays NON-démocratique.
A propos du "nouveau centre"
(qui n'est que le regroupement des vieux UDF partis se soumettre à Sarko pour garder leurs postes),
on notera que les manoeuvres incroyables dont ils ont usé pour y arriver
(chauffeurs, épouses et j'en passe qui se présentaient à la députation,
puis la magouille d'aller chercher un obscur petit parti politique de Tahiti pour réussir à obtenir le financement qu'ils avaient raté dans leur échec aux Législatives),
ces manoeuvres ne sont même plus mentionnées, comme s'il suffisait de laisser passer un peu de temps pour légitimer le plus ridicule et rocambolesque des hold-ups,
de plus orchestré dans l'ombre par pas moins que l'équipe à Sarko elle-même...
J'ai bien aimé aussi la réflexion sur le réseau d'élus PS, une telle force étendue à tous les échelons de toute la vie française, ce qui montre bien que la vraie force n'est pas dans la construction politicienne et carriériste d'avoir le plus possible de monde à accaparer le plus possible de postes partout:
Sinon, ce serait le PS qui serait au pouvoir, sans interruption depuis 1981...
Voilà un entretien bien intéressant, que je ne manquerais pas de diffuser autour de moi - d'autant plus qu'il est réparti en plusieurs parties par thèmes.
En ce qui concerne la réforme des institutions : le système de scrutin est en effet injuste, puisqu'un vote à gauche à Neuilly (92) ou un vote de droite à Saran (45) ne servira jamais à rien. C'est pourquoi, la proposition d'ajouter 10 (ou 20)% des sièges à la proportionnelle est intéressante : des députés UMP y sont favorables.
Il aura fallu attendre plusieurs semaines pour que Mediapart se sépare de l'a priori suivant lequel le Mouvement Démocrate ne serait que l'une des composantes d'un centre qui, selon la "pensée unique", a pour vocation de s'inféoder à la ... droite! Cet entretien, tout autant que le commentaire qui l'accompagne, redresse la perspective et montre que, dans le paysage politique français, tout n'est pas aussi "usé" que les tactiques des partis politiques aux étiquettes traditionnelles ne le font supposer. Merci à Jordan Pouille et à Marine Turchi, d'avoir offert aux lecteurs cette enquête supplémentaire: c'est là un complément nécessaire à l'article "Un an après son lancement, où en est le MoDem?", qui appréhende de façon encore relativement timide, mais néanmoins honnête, cette nouvelle formation politique.
Etat inchangé.C'est toujours la faute des autres .Pas d'autocritique.Mr Bayrou est le roi de la critique à la limite de la diffamation et de la victimisation .
Etat inchangé !!!
Catie, pouvez-vous donner des exemples de propos de F. Bayrou que vous considérez comme "à la limite de la diffamation"?
Merci d'avance.
60 000 adhérents et 16% aux municipales ! Pas mal pour un "seul" homme voué par la classe politique aux gémonies.... Le MODEM est le poil à gratter de "l'UMPS". Merci à Médiapart de le rappeler.
Bonjour,
Vous parlez d'une notion d' "UMPS". Pour ma part, je préfère parler de "Psoump" (le Plan B n°11...), c'est à dire PS-UMP.
Remarquez que les médias dits "traditionnels" favorisent le monopole à deux du Psoump.
Les médias, généralement pro UMPS - les propriétaires pro UMP et les journalistes pro PS - ont lamentablement zappé Bayrou pendant les présidentielles et effacé tous les commentaires en sa faveur sur leurs forums, laissant par contre tous ceux qui lui étaient hostiles en ligne pendant les mois de janvier à mars 2007.
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Je le sais pour avoir été effacée des centaines de fois sur Le Figaro, l'Express, Le Point, Libération, Le Nouvel Observateur, RTL, Europe1, TF1, Canal+, France2, France3 juste parce que je répondais à l'affirmation "Bayrou n'a pas de programme" en affirmant que j'avais trouvé ses propositions les plus équilibrées parmi les candidats: 2 emplois sans charges pour relancer l'activité dans les PME, faire baisser le chômage et augmenter les rentrées fiscales, par exemple, ce qui aurait été bien plus efficace que les heures supplémentaires défiscalisées qui en sont que le blanchiment du travail au noir. Les seuls médias qui ne m'ont jamais effacée sont Le Monde - parce que j'avais un abonnement - et Marianne.
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J'ai vu mes messages publiés le soir sur mon écran, le matin ils avaient soigneusement été "nettoyés".
De plus, j'ai observé les manipulations des soit-disant "Instituts de sondages" dont une grande majorité sont proches de l'UMP. Le pseudo institut CSA par exemple - détenu en grande partie par Vincent Bolloré - a osé publier le vendredi soir avant le 1er tour après 23h, alors que toute activité politique sur les sites et medias devait cesser à minuit; "Le Pen passe devant Bayrou". Lorsque je l'ai vu, je me suis dit tout haut: "Ils ont OSÉ!!!" Cette phrase est restée en ligne sur tous les medias et blogs divers et variés pendant tout le week-end du 1er tour. On en trouve des restes sur le net: http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/article-4854.html "Le dernier sondage choc: Le Pen devant Bayrou !
Le Pen devant Bayrou ?
C'est ce qu'affirme le sondage publié hier soir juste avant minuit, heure légale sur le site du Parisien.
Sarkozy: 26,5%
Royal: 25,5%
Le Pen: 16,5%
Bayrou: 16%
Sondage exclusif CSA - CISCO pour le Parisien et Aujourd’hui en France réalisé le 20 avril 2007. Échantillon national représentatif de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas."
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Des amis qui voulaient voter Bayrou ont voté soit Sarkozy pour les uns, soit Royal pour les autres, par peur d'avoir un remake de 2002. En fait 9% les séparaient. Mais il n'y a eu AUCUNE sanction contre cette manipulation.
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Moi qui n'avais jamais fait de politique, qui suis une battante, je n'ai pas accepté de me faire effacer, que mon opinion soit tout simplement rayée, anihilée, de me faire ainsi manipuler sans rien dire.
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C'est la raison pour laquelle, je me suis de plus en plus intéressée à F. Bayrou, surtout après avoir écouté son discours à l'Assemblée Nationale en mai 2006, complètement "zappé" par la presse nationale à l'époque:
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http://www.dailymotion.com/video/x3tx8_bayrou-partie-1
http://www.dailymotion.com/video/x3trn_bayrou-motion-de-cens...
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Puis, politicshow a interviewé tous les candidats à la présidentielle et j'ai beaucoup apprécié son interview:
http://blpwebzine.blogs.com/politicshow/2006/10/politicshow_...
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C'est ainsi que je me suis engagée pour son projet et je dois dire que jusqu'à ce jour, je n'ai aucune raison de ne pas poursuivre cet engagement.
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Il est le seul personnage politique aussi cultivé, puisant ses références dans l'Histoire et la culture de notre pays, avec une grande ouverture sur l'Europe puisqu'il a été député européen et a fondé le Parti démocrate européen en 2004 - ce dont la presse française s'est bien gardé de parler:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_d%C3%A9mocrate_europ%C3%A9en
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Alors je ne comprends pas vraiment la rengaine de "catie" qui ne s'informe que sur les médias traditionnels apparemment et répète ce que les journalistes écrivent depuis des mois... ou qui vient droit de l'UMP pour rabâcher ce qu'on leur répète inlassablement "Bayrou est mort", "Bayrou ne fait que se plaindre". J'ai un ami à l'UMP qui m'a confirmé l'existence d'une cellule uniquement occupée à "tuer" Bayrou dans les médias. Ce qui a été confirmé en partie par la publication d'une note issue de l'Elysée :
http://www.mediapart.fr/files/Marine%20Turchi/Note%20Elysee.pdf
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Qu'elle sache que le Projet de Société est en cours de rédaction par l'engagement de centaines de membres du Mouvement Démocrate - simples citoyens, mais aussi Universitaires, dirigeants d'entreprises, d'associations, jeunes, actifs, retraités - et que tous les membres actifs du MoDem s'engagent à fond sur cette voie. Un projet solide, sensé, ouvert sur l'Europe citoyenne et dont le point central est l'Homme et non le fric et le bling-bling à la Sarkozy.
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Je tiens à remercier Mediapart de donner ENFIN à François Bayrou un lieu d'expression ainsi qu'à ceux qui l'ont rejoint pendant les présidentielles de 2007 et ne le regrettent pas.
Je viens d'écouter l'excellente analyse de F. Bayrou sur LCI ce 3 juin:
http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3866429,00-francois-bayrou...