Connectez-vous
Les dossiersLe magasin
Jeu. 23 Mai

A Paris, les «bobos de droite» s'organisent contre les caciques de l'UMP

Quel chef de file?

Jean-François Lamour ou Jean-François Legaret ? « On votera pour celui qui sera prêt à nous laisser le plus d’espace et qui sera dans la démarche la plus ouverte », affirme Thierry Coudert. « Jean-François Lamour pourrait apaiser les choses, explique Lynda Asmani. Il incarne la nouvelle droite à Paris, il a toujours veillé à ce que la diversité soit respectée. Il n’est pas jeune en politique mais nouveau au conseil de Paris, il n’est dans aucun clan politique. C’est peut-être ça qu’il faut aussi pour réconcilier la droite, avant de réconcilier l’est et l’ouest parisiens. Personnellement, je fais le pari qu’il se placera sur ses valeurs d’ancien sportif de haut niveau, au-delà des magouilles. »

 

Mediapart s'est procuré les professions de foi des deux candidats, que vous pouvez lire ici.

 

Jeudi 27 mars, les sept conseillers ont rencontré tour à tour les deux candidats. A l'issu de ces réunions, rien n'était encore tranché. « Chacun de nous est partagé, il faut qu'on en reparle, explique Thierry Coudert. Mais Jean-François Legaret a montré un grand enthousiasme par rapport à la nécessité de renouveller la classe politique et de faire de la place aux jeunes ».


A terme, le "club des sept" ne cache pas son ambition de constituer « l’aile progressiste de l’UMP ». Reste à savoir si ce rapprochement de circonstance résistera aux clivages idéologiques étant donné les sensibilités différentes de ses membres. « Ce noyau est aussi un regroupement de gens politiquement isolés, explique un conseiller de Paris. Pierre-Yves Bournazel se retrouve orphelin de Panafieu, David Alphand était dissident dans le XVIe, Marie-Laure Harel était une jeune sur une liste de vieux, Lynda Asmani a fait face à des problèmes dans le Xe. » En attendant, les sept ont commencé par signer une tribune commune dans Le Monde de vendredi 28 mars.

Lire aussi

Mots-Clés de l'article

 

Interrogés, Claude Goasguen et Bernard Debré n’ont pas souhaité s’exprimer sur la situation de la droite parisienne. Pierre Lellouche a déclaré n’avoir « aucun commentaire à faire ».

 

Tous mes interlocuteurs, à l'exception de Jean-François Lamour et Philippe Goujon (joints par téléphone étant donné leur emploi du temps), ont été interviewés en face à face.

 

Mots-Clés

Newsletter