Mardi matin, au détour d'un article sur la mobilisation tardive des forces ségolistes (un appel le 28 mars quand la date limite pour adhérer était le 31), Le Parisien délivre le chiffre définitif des adhérents socialistes. Médiapart ayant enquêté il y a deux semaines sur le sujet, il exerce donc son droit de suite sur la question. Nous avions annoncé, citant le président du bureau national des adhésions Philippe-Xavier Bonnefoy, «autour de 160.000» membres à jour de cotisation au 31 décembre 2007. Ils seraient donc officiellement 162.000.
En revanche, le corps électoral est annoncé à 250.000, au lieu des «276.500» inscrits sur le fichier «Rosam» et communiqué par le même Bonnefoy à Médiapart. Comment se fait-ce? Recontacté, Bonnefoy explique: «Je me suis un peu planté sur l'estimation, car je vous ai donné un chiffre au 31 décembre et non au 31 mars». Admettons. Mais, si l'on se rappelle du discours de François Rebsamen le 26 novembre 2006 (où il annonce 280.000 membres), cela signifie que le parti a perdu 26.500 adhérents pontentiels en trois mois. «Je ne sais pas, j'ai autre chose à faire, oui, ce doit être le total des démissions, décès, radiations et exclusions durant cette période», explique Bonnefoy.
Si l'on s'en tient aux chiffres officiels, le PS n'a donc perdu que 35% de ses adhérents (et non 40%, comme annoncé alors).

