Très remontés contre la réforme de l'école primaire, des parents d’élèves du XXe arrondissement de Paris, qui occupent tous les mardis des écoles voisines, ont téléphoné à la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) à propos des nouvelles évaluations nationales en CM2 dont les directeurs doivent faire remonter les résultats dans les prochains jours. Une saisie informatique, selon eux «illégale», car la Cnil n’a pas encore examiné le dossier «saisie des résultats des évaluations des CM2 et CE1» déposé le 13 janvier par le ministère de l’éducation nationale.
Fausse alerte selon l’autorité de contrôle, contactée mercredi 4 février. Contrairement aux données sensibles, la saisie des résultats n’est pas soumise à autorisation, une procédure plus lourde, mais à simple déclaration. «Nous n’avons pas encore eu le temps de le traiter, explique une attachée de presse de la Cnil. Mais si le dossier est formellement complet, nous devrions adresser un récépissé (une sorte d’accusé de réception, ndlr) dans les jours à venir.» En l'absence d'un tel récépissé, le principal syndicat du primaire, le Snuipp demande au ministère de l'éducation de «suspendre a transmission de telles données».
Par ailleurs, le syndicat, met à disposition des enseignants un fichier de saisie des résultats concurrent de celui fourni par le ministère. Ce fichier syndical permet d'anonymiser les résultats et de n'évaluer les élèves que sur les items du programme qu’ils ont abordés en classe (les évaluations portant sur l'ensemble du programme de CM2).

