Le Sénat en flagrant délit de «misogynie»

Le Sénat en flagrant délit de «misogynie»

Ce jeudi a lieu un colloque au Palais du Luxembourg sur la Ve République et le Parlement. Organisé par le CHP, cette succession de tables rondes a passablement irrité Laurence Rossignol, secrétaire national du PS aux droits des femmes et à la parité.

 

En cause, la liste des intervenants. Dix-sept intervenants, dix-sept hommes. Ce qui fait dire à la conseillère régionale de Picardie, dans un courrier adressée au président du Sénat Christian Poncelet: «N'y aurait-il donc ni femmes parlementaires, ni femmes anciens premiers ministres, ni femmes politologues à qui puisse être donnée la parole?» Et de proposer, sardonique: «Pourrions-nous, Monsieur le Président envisager que la Haute Assemblée accueille un prochain jour un séminaire ayant pour thème “les colloques au Sénat, miroir de la misogynie du monde politique et universitaire”?»

 

Déjà mardi, certains s'étonnaient de la toute petite présence de femmes parmi les intellectuels membres du nouveau think tank progressiste Terra Nova. Pour mémoire, selon le dernier rapport [PDF] de l'Observatoire de la parité, les dernières élections municipales et cantonales n'ont pas marqué une étape décisive dans la représentativité féminine en politique. On compte ainsi 91,5% d'hommes maires dans les villes de 3 500 habitants et plus, ainsi que 86,9% d'hommes conseillers généraux...