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Jeu.31 juillet 201431/07/2014 Dernière édition

Climat: accords bilatéraux et groupes de pays enterrent l'idée d'un accord mondial

|  Par Jade Lindgaard

C'est confirmé: la diplomatie multilatérale du climat est sans doute morte avec l'échec de Copenhague.

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A première vue, la réunion de Bonn sur le climat -du 9 au 11 avril dernier- s'est terminée par une petite victoire pour les pays en développement. L'accord de Copenhague, critiqué par de nombreuses voix au sud, ne figure pas directement dans la feuille de route de la diplomate chargée de préparer le compromis entre pays riches et pauvres pour le sommet de Cancún, au Mexique, à la fin de l'année.

La Zimbaweéenne Margaret Mukahanana-Sangarwe s'est contentée d'un rappel verbal de l'existence de l'accord conclu en la capitale danoise, et s'est engagée à le prendre en compte. Pas plus. C'est une gifle pour les Etats-Unis, pour qui ce texte devait désormais servir de base aux négociations climatiques. C'est aussi un désaveu de l'Union européenne et des pays du groupe « de l'ombrelle » (Japon, Australie, Russie, Canada ...) qui ont publiquement exprimé leur attachement au texte.
Que dit l'accord de Copenhague ? Que la hausse des températures du globe ne doit pas dépasser 2°c, et que les Etats industrialisés s'engagent à verser 100 milliards de dollars d'ici 2020 aux pays pauvres, et 30 milliards d'ici 2012 dans le cadre d'un fond d'aide d'urgence. C'est aussi très flou : rien n'est dit des modalités de financement de ces flux financiers promis. Et aucun objectif quantifié de réduction des émissions de gaz à effet de serre n'est imposé aux pays développés.

Si bien que pour beaucoup, cet accord n'engage que ceux qui y croient. A ce jour, près de 120 pays ont affirmé le soutenir. C'est beaucoup. Mais les témoignages affluent du chantage financier, plus ou moins explicitement formulé, organisé par le Nord pour contraindre le Sud à endosser ce texte (voir notamment ici).

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