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Dim.29 mars 201529/03/2015 Dernière édition

Le Drian: «La prise d'otages était un acte de guerre»

|  Par La rédaction de Mediapart

Les forces spéciales algériennes auraient arrêté cinq assaillants dimanche. Les dirigeants occidentaux affichent un front commun contre le terrorisme, et le ministre français de la défense qualifie la prise d'otages d'« acte de guerre ».

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L'attaque contre le site gazier d’In Amenas a été menée par 40 djihadistes de pays musulmans et « même » européens, affirme Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe islamiste qui a planifié l'opération, dans une vidéo mise en ligne dimanche par le site mauritanien Sahara Media. Dans cette vidéo tournée jeudi, au deuxième jour de la prise d’otages, Belmokhtar se dit prêt à « négocier » avec les pays occidentaux, à condition « que s'arrêtent l'agression et les bombardements contre le peuple malien ». En treillis militaire, sans arme, tête nue, le chef des « Signataires par le sang »  assure parler au nom d'Al-Qaïda « mère » et non d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dont il était un dirigeant, avant d'en être récemment évincé.


Un Français faisait-il partie des preneurs d’otages ? Non, selon le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, qui a déclaré dimanche sur Canal + qu'il n’y « croyait pas », qualifiant cette information de « rumeur ». Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, avait déclaré samedi sur France 3 ne pas pouvoir « assurer que ce djihadiste français, qui s'appellerait Le Guen, (ait été) présent sur le site », en précisant que ce djihadiste « était au Mali depuis plusieurs semaines »

Vingt-cinq corps ont été retrouvés dimanche sur le site par les forces algériennes, a annoncé la télévision privée algérienne Ennahar. Le ministre algérien de la communication, Mohamed Saïd, avait déclaré un peu plus tôt que le nombre de victimes risquait d'être « revu à la hausse » alors que le premier bilan provisoire officiel faisait état, samedi, de 23 étrangers et algériens morts, ainsi que de 32 assaillants tués par l'armée, tandis que « 85 employés algériens et 107 étrangers » étaient libérés. « Les forces spéciales continuent de sécuriser le site gazier de Tiguentourine à la recherche d'éventuelles autres victimes », a précisé le ministre. Elles y auraient arrêté cinq assaillants dimanche, tandis que trois autres étaient en fuite, a encore rapporté Ennahar.

Les dirigeants internationaux ont atténué leurs critiques envers la gestion de la crise par l’Algérie, et reporté l'entière responsabilité du carnage sur les « terroristes », rejoignant la position française. « Quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner, ce qu'ils ont fait, leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui me paraissent à mes yeux les plus adaptées, car il ne pouvait y avoir de négociation », a martelé samedi François Hollande. « Face au terrorisme, il faut être implacable » : dimanche sur Europe 1, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, a réitéré son soutien à Alger, se disant « heurté » par l’impression que « ce sont les Algériens qui sont mis en cause, alors que ce sont les terroristes » qui doivent l'être. Invité dimanche en fin de journée de l'émission C Politique, sur France 5, Jean-Yves Le Drian a qualifié la prise d'otages d'« acte de guerre ».

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