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Sam.28 mars 201528/03/2015 Édition de la mi-journée

Centrafrique : la France refuse de « protéger un régime »

|  Par La rédaction de Mediapart

Répondant aux appels du pouvoir en place, menacé par une offensive des rebelles du Séléka, François Hollande a écarté toute ingérence française.

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L’armée française n’a pas vocation à « protéger » le régime en place en Centrafrique contre l’offensive des rebelles, a déclaré jeudi 27 décembre Français Hollande au lendemain de l’attaque de l’ambassade de France à Bangui par des manifestation pro-gouvernement.

Mercredi, les locaux de la représentation française ont été la cible de projectiles lancés par des manifestants pro-gouvernementaux protestant contre l’inaction de la France face à l’offensive des rebelles de la Séléka. Après moins d’un mois de combats, ces derniers sont en effet aux portes de la capitale et les partisans du président François Bozizé exigent de la France le respect d’une « convention de défense » entre les deux pays. Dans la journée, le chef de l’État centrafricain avait également « fait appel à la France ».

« Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d'un pays, en l'occurrence la Centrafrique », a répondu François Hollande en marge d'une visite au marché de Rungis, insistant : « Ce temps-là est terminé.  »

Ces incidents interviennent alors que les rebelles semblent avoir pris le contrôle de la quasi-totalité du pays sans avoir rencontré de réelle résistance. Après avoir pris les armes le 10 décembre, la Séléka a d’ores-et-déjà pris d’importantes villes du nord et du centre du pays et serait actuellement aux portes de Bangui.

Mercredi, les rebelles ont cependant annoncé qu’ils ne chercheraient pas à entrer dans la capitale. « Par mesure de sécurité et de protection des populations civiles »,  expliquent- ils dans un communiqué, « nous ne considérons nécessaire de mener la bataille de Bangui et d’y faire entrer nos troupes, car le général François Bozizé (…) a déjà perdu le contrôle du pays. »

Interrogé sur une possible intervention française au profit des personnes déplacées ou des réfugiés, François Hollande a souligné que la France ne pouvait « intervenir que s'il y a un mandat de l'ONU », relevant que « tel n'est pas le cas ». « Mais d'une manière générale, nous sommes toujours pour que les populations civiles soient protégées et préservées et nous ferons là encore notre devoir », a-t-il assuré.

Parallèlement, la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac), actuellement stationnée en Centrafrique, a annoncé l’envoi de renforts pour sécuriser la capitale. Cette force, déployée en 2008, compte déjà actuellement plusieurs centaines de soldats.

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