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Mediapart
Jeu.18 décembre 201418/12/2014 Dernière édition

Les bonnes idées sont au Sud

|  Par Jade Lindgaard et Louise Fessard et Ludovic Lamant

Face aux crises économique, alimentaire ou climatique, les solutions existent. Mais pas forcément là où on les imagine. Mediapart présente des idées ou des politiques novatrices et efficaces, mises en place dans les pays du Sud, et qui pourraient bien débarquer en Europe:

1. Comment l'Afrique a inventé la banque mobile

2. L’Amérique latine invente le logement social «anti-subprime»

3. Corée du Sud : le plan de relance le plus vert du monde?

4. Le Bangladesh, roi du compost

5. En Chine, l’industrie du cinéma a un coup d’avance

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Face aux crises économique, alimentaire ou climatique, les solutions existent. Mais pas forcément là où on les imagine. Mediapart met en avant des idées ou des politiques novatrices et efficaces, mises en place dans les pays du Sud, et qui pourraient bien débarquer en Europe dans les années à venir. Une enquête en cinq épisodes, comme cinq leçons à retenir pour l'avenir:

 

1. Comment l'Afrique a inventé la banque mobile

Dorothy Achieng est étudiante à l'université de Nairobi. A son arrivée sur le campus il y a trois ans, l'argent était sa principale source de tracas. Non pas qu'elle en manquait: sa famille lui finançait ses études, et continue de le faire aujourd'hui. C'est la façon dont cet argent lui était acheminé qui posait problème, depuis la ville de Migori où vivent ses parents, à quelque 300 kilomètres de la capitale. Dorothy devait attendre qu'un proche de la famille soit de passage à Nairobi, pour récupérer la liasse de billets tant attendue. Ou se résoudre à passer par une agence bancaire, malgré les longues files d'attente et les taxes faramineuses appliquées sur chaque transaction. Depuis un peu plus d'un an, son quotidien a changé. Ses parents lui envoient des sommes, plus modestes mais plus fréquentes, directement sur son téléphone portable. Avec des frais de transaction bien plus acceptables – autour de 30 shillings (moins de 30 centimes d'euro).

 

2. L’Amérique latine invente le logement social «anti-subprime»

© Mauricio Duarte et Thais Meireiles (Flux)

Et l'ancienne fabrique de peinture du quartier populaire de Parque Patricio, à Buenos Aires, se transforma en un complexe ultra-moderne de 326 logements sociaux. Une rénovation comme tant d'autres dans une mégalopole minée par les problèmes de logement et d'exclusion? Absolument pas. Achevé à la fin de l'année 2006, l'édifice «Monteagudo», du nom de l'une des rues qui longent l'édifice, a été construit par un peu plus de 300 membres de l'un des mouvements de chômeurs les plus connus d'Argentine, le Movimiento territorial de liberacion (MTL). Et les familles qui l'habitent aujourd'hui, adhèrent elles aussi à ce collectif de piqueteros à la pointe de la contestation politique au pays des Kirchner. Du logement social donc, construit par des sans-emploi, et pour des sans-emploi. De l'«auto-construction» dernier cri.

 

3. Corée du Sud: le plan de relance le plus vert du monde?

Qui a dit «Si nous réussissons cette politique, nous serons les premiers au monde à y parvenir et beaucoup d'autres pays essaieront d'imiter notre stratégie de croissance verte»? Barack Obama à propos de son projet de loi sur le climat? Jean-Louis Borloo en parlant du Grenelle de l'environnement? Pas du tout. Ces mots sont ceux de Han Seung-soo, premier ministre sud-coréen, lors de la présentation de son plan de relance vert début 2009. Comme quoi le patriotisme de la croissance verte est un langage international.

 

4. Le Bangladesh, roi du compost

Tri des ordures dans le nouveau centre de compostage de Waste Concern, à Bulta (Bangladesh)Tri des ordures dans le nouveau centre de compostage de Waste Concern, à Bulta (Bangladesh) © DR

Tous les jours les quelque 11,5 millions d'habitants de Dacca, capitale du Bangladesh, produisent 4.000 tonnes de déchets qui, faute d'être ramassées par des services municipaux débordés, finissent pour moitié dans les caniveaux et bas-côtés des routes. D'ici à 2025, exode rural et explosion démographique obligent, les 47.000 tonnes par jour devraient être atteintes. Deux Bangladais, Iftekar Enayetullah, ingénieur, et Maqsood Sinha, urbaniste, ont surtout vu dans cette montagne d'immondices une ressource formidable.

 

5. En Chine, l’industrie du cinéma a un coup d’avance

L'affiche de «Trail of the panda»L'affiche de «Trail of the panda»

La crise, quelle crise? Le cinéma chinois, connaît pas. Alors que les multiplexes du voisin indien n'ont pas hésité, en début d'année, à baisser le prix de leur ticket d'entrée, de 20 à 50%, pour freiner la baisse de fréquentation en ces temps incertains, le box-office de la Chine continue, lui, d'afficher une santé éclatante. Des recettes en hausse de 43% au premier semestre 2009, par rapport aux six premiers mois de 2008, à 330 millions de dollars.

 

 

 

 

 

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