Les électeurs japonais ont mis fin, dimanche 30 août, au régime démocratique à parti unique qui caractérisait la vie politique nipponne depuis 1955, avec la présence quasi ininterrompue au pouvoir des conservateurs du Parti libéral démocrate. Les sondages annoncaient un raz-de-marée en faveur des démocrates du PDJ. C'est le cas: l'opposition, alliage complexe entre socialistes, centristes et anciens conservateurs, emporte les deux tiers des sièges. Ce vote traduit, entre autres, l'épuisement d'un modèle de croissance aux résultats contrastés et peut annoncer des bouleversements importants en Asie. Analyse.
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