Jacques Chirac est mis en examen pour «prise illégale d’intérêts»

Comme l’avait annoncé Mediapart mercredi, le juge Jacques Gazeaux, qui achève au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) l’instruction de l’affaire du financement du RPR, a discrètement mis en examen Jacques Chirac, vendredi 18 décembre au matin. L’ex-président de la République a été interrogé sur «terrain neutre» par le magistrat, à savoir dans les locaux du médiateur de la République, à Paris. Lors de sa – courte – audition, M. Chirac s’est borné à lire une déclaration rappelant qu’il s’était déjà expliqué, contestant avoir pris part à tout  «système» illicite.

Un juge de Tahiti enquête sur les comptes de Chirac

Le juge de Papeete Jean-François Redonnet, qui enquête sur la disparition à Tahiti, en 1997, de Jean-Pascal Couraud dit "JPK", un ancien journaliste opposé à Gaston Flosse, oriente par ailleurs ses investigations vers... Jacques Chirac. Le magistrat recherche au Japon de nouvelles informations sur un compte «dont l'ayant droit économique serait M. Jacques Chirac». L'avocat de M. Chirac, Me Jean Veil, qualifie la démarche du juge d'«incompréhensible» et «inacceptable».

Affaire Alègre : Karl Zéro est renvoyé devant le tribunal

L’épilogue de l’un des dérapages médiatiques les plus marquants de l’affaire Alègre, du nom du tueur en série au cœur d’un sordide scandale, se jouera en correctionnelle. Le 24 septembre, la cour d’appel de Paris a ordonné le renvoi devant le tribunal de l’animateur Karl Zéro et du journaliste Gadh Charbit. Les deux hommes seront jugés pour « sortie irrégulière de correspondance ». Le 1er juin 2003, Karl Zéro – qui dénonce un «acharnement» à son encontre – avait lu à l'antenne, dans Le Vrai Journal de Canal +, les passages d'une lettre que lui avait fait parvenir Alègre depuis sa cellule. Dans cette missive, ce dernier désignait le magistrat Marc Bourragué et Dominique Baudis comme les commanditaires de l’assassinat d’un travesti, avant de revenir sur ces "aveux" dès le 19 juin 2003 dans un autre courrier, cette fois destiné au procureur de Toulouse.

Les juges dénoncent les «mensonges» de Kerviel

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset ont ordonné, lundi 31 août, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Jérôme Kerviel. L'ancien trader de la Société générale, accusé d'être à l'origine d'une perte historique de près de 5 milliards d'euros, comparaîtra seul devant le tribunal correctionnel de Paris, courant 2010. En effet, les magistrats instructeurs ont accordé un non-lieu à son ancien assistant, Thomas Mougard, renforçant encore la responsabilité du trader. Mediapart publie les principaux extraits de l'ordonnance de renvoi. Les deux juges dédouanent totalement la banque et dénoncent les «mensonges réitérés» et le «comportement irrationnel» du trader.

Une plainte visant le procureur Philippe Courroye est classée sans suite

Le parquet de Paris vient de classer sans suite une plainte pour «faux témoignage sous serment» visant le procureur de Nanterre, Philippe Courroye. Elle avait été déposée au début du mois par l'avocat et homme d'affaires Allain Guilloux, qui accuse le magistrat d'avoir menti lors de son audition comme témoin au procès de l'Angolagate, en février. Lui-même prévenu dans ce dossier, qui peut lui valoir de la prison ferme, Me Guilloux s'échine depuis des années à poursuivre M. Courroye, à qui il voue une haine tenace.

Meurtre et blanchiment: l'affaire qui inquiète à Marseille et Monaco

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Le milliardaire monégasque Adnan Houdrouge, ex-vice-président de l'AS Monaco, proche du prince Albert, et Zvi Ammar, président du consistoire israélite marseillais, sont dans le collimateur de la justice, qui vient de lancer d'importantes investigations financières susceptibles de les impliquer. Selon nos informations, le parquet de Marseille a ouvert le 8 janvier une information judiciaire pour «abus de bien sociaux, recel d'abus sociaux et blanchiment en bande organisée» en marge de l'affaire Olivier Plançon, un cadre commercial marseillais tué sur un parking, en novembre 2007. [L'image ci-dessus, captée par une caméra de vidéosurveillance, montre les tueurs s'enfuyant en scooter.]

La chancellerie ne poursuivra pas le procureur Philippe Courroye

Au terme d'une enquête interne express, la chancellerie a tranché : selon les informations recueillies par Mediapart, le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, au centre d'une vive controverse depuis la révélation de l'existence d'un déjeuner qu'il avait organisé, en janvier, entre différents acteurs des dossiers Casino, n'a commis aucune faute disciplinaire aux yeux de sa hiérarchie. La chancellerie ne saisira pas le conseil supérieur de la magistrature (CSM) et ne prendra donc aucune sanction, contrairement à ce qu'espéraient les – nombreux – détracteurs du magistrat.

UIMM: encore un ex-président du Medef qui botte en touche

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Comme ses prédécesseurs et successeurs à la tête du patronat, François Périgot (photo), président de 1986 à 1994 du CNPF (ancêtre du Medef), a assuré ne rien savoir de la fameuse caisse noire de l'UIMM lors d'une audition comme témoin par le juge Roger Le Loire le 20 janvier. Le magistrat cherche à identifier les bénéficiaires de quelque 16 millions d'euros distribués en liquide entre 2000 et 2007.

Affaire Alègre: Karl Zéro finalement mis en examen

Nouveau rebondissement dans l'affaire Alègre: Karl Zéro a été mis en examen par lettre recommandée pour «sortie irrégulière de correspondance» le 28 janvier par la juge d'instruction Jeanne Duy, qui avait pourtant décidé de lui accorder le statut de témoin assisté le 19 décembre 2008. La juge a été contrainte de suivre l'avis de la cour d'appel de Paris, qui elle avait demandé la mise en examen de Karl Zéro. Les avocats de l'animateur, qui dénoncent une décision «aberrante», vont déposer une requête en nullité. Nous republions une version réactualisée de notre article du 15 janvier.

 

 

Kerviel au juge : «Ils m'ont laissé faire»

Voici les principaux extraits de la confrontation organisée par le juge Renaud Van Ruymbeke, les 13 et 21 octobre 2008, à la demande des avocats de Jérôme Kerviel, entre d'une part leur client, d'autre part trois commissaires aux comptes: les deux de la Société générale, José Luis Garcia et Philippe Peuch Lestrade, et une du cabinet Ernst and Young, Isabelle Santenac.