Alliances à gauche: pour l'unité, le PS va devoir trancher

La gauche aura quarante-six heures, à partir de dimanche soir pour réaliser la fusion de ses listes en vue du second tour. L'alliance avec Europe-Ecologie peut-elle achopper sur des programmes locaux en région? Le PS tentera-t-il de s'ouvrir au MoDem? Le Front de gauche le permettra-t-il? Quid des fusions démocratiques proposées par le NPA? Mediapart fait le point.

Enquête-bilan sur Royal en sa région (2/3)

Ségolène Royal, l'hyper-présidente et sa gestion commando

Mediapart décrypte le bilan de Ségolène Royal à la tête du Poitou-Charentes et sa fameuse «politique par la preuve», tant vantée par la présidente socialiste dans les médias nationaux. Deuxième volet de notre enquête: la gouvernance «au-delà des appareils». S'appuyant sur un cabinet resserré et une poignée d'élus ne comptant pas leurs heures, Ségolène Royal est omni et hyper-présidente. Au nom de la «réactivité» mais au risque de court-circuiter toutes les structures intermédiaires.

MoDem: une défection coup de poignard pour un parti déjà malade

Le MoDem est au plus bas. Crédité de seulement 4 à 6% dans les sondages avant les prochaines élections régionales (14 et 21 mars), le parti de François Bayrou voit les défections se multiplier. Dernier accrochage en date, le Languedoc-Roussillon, où le MoDem sera finalement absent.

L'«incontrôlable» Azouz Begag lâché par le MoDem lyonnais

A 40 jours des régionales, le MoDem affronte une vague de défections. Au tour d'Azouz Begag, chef de file en Rhône-Alpes, d'être lâché par une partie de ses troupes. Trop à gauche pour certains, trop à droite pour d'autres, l'ancien ministre de l'égalité des chances de Villepin est jugé «incontrôlable» par les militants du Rhône. La direction du MoDem, elle, détourne le regard vers 2012.

L'UMP organise les défections des anciens UDF au sein du MoDem

Déjà menacé à sa gauche, François Bayrou fait aujourd'hui face à des défections sur le front de droite. Le président du groupe centriste au Sénat, Nicolas About, vient de rallier la majorité présidentielle.

Modem: «Les gens ne le savent pas encore, mais ils vont voter pour nous!»

Lançant la campagne du MoDem pour les élections régionales, François Bayrou a réfuté l'idée selon laquelle son parti, miné par les défections et stagnant à 9% des intentions de vote, traverserait une crise. Le président du MoDem s'est surtout employé à défendre la ligne «indépendante» et «autonome» de son parti pour le premier tour.

Régionales: les cinq épines dans le pied du MoDem

Avant le lancement de sa campagne pour les régionales, dimanche, le MoDem minimise ses difficultés, tout en pensant déjà à l'après.

Internet et le réseau social sont-ils l'avenir du parti politique?

Tous les partis s'y mettent, et les deux plus importants ont décidé d'investir massivement dessus: le réseau social (type Facebook) est désormais envisagé comme un outil de renouvellement du militantisme. L'UMP vient de lancer ses «Créateurs de possible», le PS d'ouvrir sa «Coopol», tandis qu'Europe-Ecologie et le MoDem remettent à jour leurs premières tentatives de réseau social écolo et démocrate. Derrière se cachent différentes visions du militantisme, différentes interprétations de sa mutation.

Le MoDem se dote d'un projet et présente ses chefs de file pour les régionales

Le MoDem, réuni à Arras (Pas-de-Calais) depuis vendredi 4 décembre, pour un congrès extraordinaire, a lancé sa campagne pour les régionales de mars 2010. Pendant deux jours, quelque 1500 militants ont débattu du «projet humaniste» du mouvement, fort de 216 propositions, tandis que François Bayrou a présenté, dimanche 6 décembre, les têtes de liste déjà investies. Pour autant, certains, comme Corinne Lepage, ont fait entendre leur différence...

Régionales: Bayrou dit non à Royal

Dimanche 6 décembre, à la tribune du congrès du MoDem, réuni à Arras (Pas-de-Calais), François Bayrou a opposé une fin de non-recevoir à Ségolène Royal. Le mouvement démocrate ira «aux élections régionales» sous ses «propres couleurs». La veille, la présidente de la région Poitou-Charentes avait créé la surprise en proposant publiquement au MoDem «cinq places éligibles» sur sa liste.