5.000 signataires! Comme eux, signez l'appel de la Colline

A l'occasion de la soirée organisée par Reporters sans frontières et Mediapart au Théâtre de la Colline, nous avons lancé un appel pour défendre la presse libre et indépendante. Signez en ligne et faites circuler:

 

APPEL DE LA COLLINE, le 24 novembre 2008

Mediapart et Reporters sans frontières

 

La liberté de la presse n'est pas un privilège des journalistes, mais un droit des citoyens.

Le droit à l'information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu'à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain.

Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d'authentique délibération démocratique.

Régime de tous les citoyens, sans privilège de naissance, de diplôme ou de fortune, une véritable démocratie suppose que tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions.

 

De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l'ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

Leur première obligation est à l'égard de la vérité des faits.

Leur première discipline est la recherche d'informations vérifiées, sourcées et contextualisées.

Leur première loyauté est envers les citoyens et prime toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

 

Défendre et promouvoir cet idéal suppose l'indépendance, la transparence et le pluralisme.

 

L'indépendance, c'est-à-dire:

- le respect général du droit moral des journalistes sur leur travail, afin de garantir que l'information ne soit pas réduite à une marchandise;

- le refus impératif du mélange des intérêts industriels et médiatiques, afin de garantir que les opérateurs économiques n'aient pas d'autre objectif que l'information;

- la préservation absolue de l'intégrité du service public de l'audiovisuel, afin de garantir que ni ses informations ni ses programmes ne soient contrôlés par le pouvoir exécutif.

 

La transparence, c'est-à-dire:

- un véritable accès, rapide et facile, à toutes les sources documentaires d'intérêt public pour la vie démocratique et le sort des citoyens, à l'image du Freedom of Information Act en vigueur aux Etats-Unis depuis 1967;

- une large protection des sources des journalistes, assurant le droit des citoyens à les alerter et à les informer, inspirée de l'excellente loi belge en vigueur depuis 2005;

- une publicité étendue sur tous les actes du pouvoir exécutif ayant une incidence directe sur notre vie publique, de façon à permettre l'interpellation libre et le questionnement contradictoire des gouvernants par les journalistes.

 

Le pluralisme, c'est-à-dire:

- une concentration limitée et régulée, de façon à éviter tout monopole de fait ou tout abus de position dominante;

- une égalité de traitement de la presse numérique et de la presse imprimée, de façon à éviter toute discrimination stigmatisante d'Internet;

- une reconnaissance à part entière de la place des lecteurs en tant que commentateurs, contributeurs et blogeurs, de façon à accroître la diffusion et le partage démocratiques des informations et des opinions.

 

Toute voie qui s'éloignerait de ces principes serait une régression.

 

 

 

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bonsoir
j'aimerais ré-écouter l'émission de lundi soir
comment faire
d'avance merci

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Attention danger: la liberté de la presse se traduit aujourd'hui par une juxtaposition d'intérêts catégoriels : pertes d'emplois pour l'audiovisuel public, statuts des journalistes etc...Le public est loin d'avoir conscience de ce qui se joue en se moment. Si ce débat ne devient pas une grande cause nationale, la partie est perdue d'avance.Que les journalistes de l'audiovisuel, presse, web unissent leurs efforts sinon ce combat sera noyé dans l'ensemble des mécontentements actuels auxquels les citoyens n'adhèrent pas car ne se sentant pas concernés. On y coure à grands pas !

Un simple commentaire technique: il vaudrait vraiment mieux qu'une telle pétition en ligne ne puisse être définitivement signée qu'après envoi d'un e-mail au signataire et confirmation de sa part. Il est trop facile d'inventer des signataires fictifs, et même si ca ne se produit pas, ceux à qui la pétition sera présentée auront beau jeu de la discréditer pour cette raison.

Il est possible de penser que l'éthique n'ait pas besoin de béquille technique ?
Doit-on à ce point vivre dans un monde de défiance envers autrui ?

viviane Palumbo
bonsoir,
moi aussi j'ai relevé cet article sur les dérives du canard, comme beber999 je vous conseille de ne pas critiquer et mélanger tout et n'importe quoi. J'aodore médiapart pour justement le fait que les faits sont relatés sans parti pris dans la stricte observance des faits et rien que des faits, c'est au lecteur de prendre une opinion, ne tombez pas dans cette dérive.

Cet appel vient à point nommé. La scandaleuse interpellation de l'ancien directeur du journal Libération montre à quel point il est urgent d'améliorer le droit de presse français. L'attitude de la police du Raincy, de la juge d'instruction d'une plainte douteuse du directeur de Free, soulignent qu'il y a urgence pour défendre et améliorer la liberté de presse.

A mon regret, la LIBERTÉ DE LA PRESSE n'est qu'un des moyens indispensables pour accéder à la Démocratie véritable, souvent invoquée mais dont nous sommes tellement éloignés de ce qu'elle devrait être pour porter son nom (voir ce mot dans une grande encyclopédie). Dans la même direction, un autre moyen peu défendu, le contrôle, donc la limtation, du CUMUL simultané et/ou successif des mandats électifs.
Par exemple, comment la nouvelle secrétaire du P.S. fera-t-elle pour réorganiser son parti et être présente plusieurs jours par semaine à l'écoute de ses électeurs de Lille et de sa communauté urbaine?
Pardonnez-moi ce pas de coté, mais la presse n'est pas le seul domaine qui doive être une GRANDE CAUSE NATIONALE. Il y aussi la lutte contre les addictions à commencer par l'alcool puis aller jusqu'à l'héroÎne, ce qui allégerait le déficit de l'Assurance Maladie et ferait le bonheur de bien des familles.
J'arrête cette énumération pour écrire à nouveau que, de toutes, la première démarche à faire est, selon Raymond BOUDON, le RENOUVELLEMENT de la DEMOCRATIE qui seul nous permettra de faire face aux défis d'aujourd'hui et de demain. Jacques Brillot 78380 Bougival

il est indispensable en démocratie d'avoir une information vraie . En particulier sur la politique africaine de la France nous ne savons rien par les médias traditionnels ; si des journalistes courageux ne pouvaient plus faire leur travail ce serait une régression des droits de l'homme !
Merci médiapart Anna Dubois

Juste une question pour éclairer une expression un peu obscure, en tout cas, ambigüe :
"Sans information libre sur la réalité" : qu'avez-vous voulu exactement exprimer par ces termes et en particulier de quelle réalité parlez-vous ?
Merci pour le combat que vous livrez pour la défense des libertés publiques. Il y a actuellement fort à faire pour ne serait-ce que pour préserver les droits chèrement acquis par ceux qui nous ont précédés.