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Mediapart

JARDINAGE ET...
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Le dernier rapport de l’UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature, publié le 2 juillet est accablant: dans le monde, un amphibien sur trois, un oiseau sur huit et un mammifère sur quatre sont menacés de disparition pure et simple. Et les milliers de scientifiques qui ont participé à l’étude expliquent que faute de moyens ils sont très probablement en dessous de la réalité et que les chiffres «sont considérablement sous-estimés». Le décompte mène au total de 16 928 espèces en voie d’extinction sur les 44 838 qui figurent sur la liste rouge des animaux en danger; décompte qui n’inclut pas les espèces végétales en perdition. Les études menées également à propos des conséquences du réchauffement climatique sur cette chute accélérée de la biodiversité montrent que la situation ne peut que rapidement empirer, qu’il s’agisse des espèces animales ou des espèces végétales. Depuis les années 50 du XX éme siècle, 1159 espèces ont disparu ou ne subsistent plus que dans quelques parcs zoologiques. Ce constat de l’allongement démesuré, depuis le dernier rapport il y a quatre ans, de la liste rouge de l’UICN, rappelle que la plupart des pays, y compris l’Europe et la France, ont échoué à freiner une tendance qui avait été constaté en 2002 à la conférence mondiale de Johannesburg qui ne faisait que reprendre les termes de la « Convention internationale sur le biodiversité » adoptée dans l’enthousiasme médiatique à la conférence de Rio en 1992. Encore qu’ « échoué » n’est pas le terme qui convient : en fait la quasi totalité des gouvernements ne se préoccupe absolument pas de la chute de la biodiversité. Le mot orne les discours mais n’entraîne pas de mesures concrètes. Alors que la préservation de cette biodiversité est partout une nécessité scientifique, pharmaceutique, alimentaire, économique et évidemment culturelle.             La Commission européenne n’a jamais réussi à émouvoir les 27 pays de l’Union Européenne alors qu’elle avait fixé comme objectif pour 2010, un renforcement de la biodiversité. Voeu pieux. Ce manque d’intérêt n’a rien à voir avec la crise économique qui commence aujourd’hui à servir d’excuse commode et amène l’UICN, qui n’est pas précisément un repaire d’écolos extrémistes, à déclarer en tête de son rapport « la crise que traverse la vie sauvage est pire que la crise économique ».

            Les Français, et d’autres, s’émeuvent régulièrement de la raréfaction du tigre, de la réduction du nombre d’éléphants en Afrique, de l’orang-outan d’Indonésie ou du gorille des montagnes (il en reste 700) à la frontière du Congo et du Rwanda. Ils donnent volontiers des leçons de morale écologique à des pays économiquement faibles qui ont d’autres préoccupations urgentes ; alors qu’un pays (encore) riche comme l’Espagne se révèle incapable de préserver ses derniers lynx pardel et que la France peine à faire respecter les lois censées protéger la biodiversité. Faute de moyens et surtout faute de volonté. Et il n’y a pas que pour le loup, l’ours, le lynx ou les oiseaux sauvages que les gouvernements français, car la tendance lourde n’est pas nouvelle, laissent la nature à l’abandon, au gré des humeurs des élus locaux, généraux et régionaux. Tout ce qui reste de la richesse biologique française est saucissonné par les autoroutes inutiles, les déviations, les ronds-points ou les voies express à quatre voies hérissés de hautes clôtures ; comme celle que des élus viennent d’inaugurer sur douze kilomètres entre l’autoroute A 77 et la ville de Gien : l’exemple de ce qu’il ne faut plus faire avait promis le Grenelle de l’Environnement dont les recommandations se sont perdues dans l’espace politique et économique français. Ce petit morceau de fausse autoroute, comme bien d’autres, coupe en deux un écosystème ordinaire mais riche en espèces définitivement séparées et pour faire bonne mesure, le Conseil général a fait abattre tous les platanes vénérables qui bordaient l’ancienne route ; en vertu du principe bien connu selon lequel les arbres ont la fâcheuse manie de sauter au milieu des routes pour heurter les voitures. L’histoire de ces douze petits kilomètres calamiteux illustre le mépris constant pour la biodiversité : parce qu’il s’agit pour trop d’élus « d’histoires de petits oiseaux » et aussi, surtout, parce qu’au contraire d’une route ou d’un rond point, la préservation de la biodiversité ne s’inaugure pas avec coupage de ruban et photo dans le journal.

            Autre illustration du comportement de nombreux élus : la Ligue pour la Protection des Oiseaux, à la suite de nombreux courriers de ses membres scandalisés, est partie hier en guerre contre les trop nombreuses municipalités qui organisent la destruction des nids d’hirondelles et de martinets dans les villes. Parce qu’il parait que ces oiseaux ont l’audace de chier sur quelques murs et quelques trottoirs. Pas étonnant qu’au cours des dernières années, période qui a vu l’intensification de ces « opérations propreté », les effectifs d’hirondelles aient chuté de 39 %. La LPO rappelle que la destruction d’un nid d’hirondelles est passible d’une amende de 9000 euros et de six mois de prison. Mais quel juge d’une ville de province condamnera son maire pour cette atteinte à la diversité. Surtout s’ils vont à la chasse ensemble...

            Si on ajoute à ces agressions ordinaires ou extraordinaires, l’agriculture intensive, la prolifération des urbanisations anarchiques, la pollution et le recalibrage des torrents ou des rivières, l’assèchement des marais, la culture du maïs n’importe où, des chasseurs ou des agriculteurs qui sèment des pièges et de appâts empoisonnés, il est facile de comprendre que les textes et les déclarations de bonne volonté ne font pas une protection. A quoi sert, par exemple, que la loi protége 32 insectes, dont les superbes papillons Apollon ou Diane, si des dizaines de milliers de tonnes d’insecticides continuent à être épandus sur le territoire ? Comme sur le département de l’Hérault ou un arrêté préfectoral, manifestement illégal, vient d’autoriser l’épandage de produits contre les insectes par avion. Autre illustration de l’hypocrisie française : le ministère de l’Ecologie se vante régulièrement que la loi protége 55 espèces de mammifères. En omettant de préciser que ce chiffre comprend 34 espèces de chauve-souris. Et que, pour les mammifères comme pour les oiseaux, les tirs illégaux, les naturalisations pour vendre aux touristes sont trop rarement sanctionnés parce que les tribunaux (il s’agit de délits) ont autre chose à faire.

            Les scientifiques qui travaillent, souvent de façon bénévole, pour l’UICN sont découragés de protester dans un désert politique et parfois médiatique. Si les courbes de disparition qu’ils décrivent se prolongent, ils crieront bientôt dans le désert de la planète. Mais bon, il y a le chômage, les délocalisations, la retraite qui prend un coup de vieux, la sécu qui a le cancer, l’insécurité, l’Irak (très pollué...), les licenciements, la grande misère des banquiers, les gens qui ne partent pas en vacances, alors on ne va pas faire un drame pour des hirondelles qui ne feront bientôt plus le printemps, une tulipe sauvage cueillie trop souvent ou une genette que les offices de tourisme ne peuvent pas montrer aux visiteurs...

Tous les commentaires

Bien sûr que non, on ne s'en fout pas. Mais, comment faire pour résoudre un tel problème, problème qu'en plus de tous les autres on nous colle sur les bras. Car, bien entendu, nous sommes responsables. On nous a forcés à consommer (pas moi!), à acheter 3 voitures par foyer (pas moi), à partir en vacances à l'autre bout du monde en avion (pas moi) et maintenant on nous dit : "Vous n'avez pas honte ! Regardez dans quel état vous avez mis la planète !" Nous sommes les éternels coupables, les éternels méchants. C'est comme ces enfants innocents devenus obèses que l'on culpabilise alors qu'il aurait suffi de ne pas les gaver de bonbons et sucreries en tout genre en les laissant assis devant des écrans en tout genre.

Nos politiques, de la gauche à la droite? sont responsables, ils n'ont aucune conscience de ce que sont, de ce que représentent les biodiversités. Demander donc à Mélenchon ou à Besancenot de vous parler de la biodiversité, c'est aussi tragique qu'au PS, au PC et à l'UMP.

Il me semble que les élections étant maintenant derrière nous et ayant un peu de répit avant la suivante, on pourrait essayer d'échanger des informations exacts pour nourrir le débat sur le plan politique (et non pas sur le plan personnel au sens où le problème n'est pas de demander à Besancenot, façon culte des personnalités mais ce que proposent les partis). Étonner par votre critique de la gauche (NPA et PG qui ne peuvent être coupables d'aimer couper les rubans), j'ai rapidement surfé sur le web, pour voir. Bilan: au sujet du NPA, je vous donne ce lien www.npa2009.org/sites/default/files/lepointsurnatura2000.pdf qui est une critique argumenté de Natura 2000 et de ses insufisances ainsi que les propositions pour y pallier, je vous laisse vous faire une idée. Comme vous ne le citiez pas mais que c'est l'étoile qui monte, je suis allé voir chez EE, je n'ai d'abord rien trouvé et j'ai utilisé le moteur de recherche, sur le plan du programme européen on trouve une phrase sur Natura 2000 disant qu'il faut augmenter ses moyens, le reste de cette page concerne la pêche avec des phrases générales du type "L'EUROPE DOIT AUSSI RÉFORMER sa politique commune de pêche: garantir une gestion durable des ressources halieutiques du point de vue social (!??) et environnemental". http://www.europeecologie.fr/contenu/le-pilier-biodiversite J'ai quand même fini par l'UMP, biodiversité sur le moteur de recherche ne donne aucune réponse. Évidemment les sites des partis sont comparables à des vitrines, ils ne disent pas tout, mais ils nous indique quand même certaines choses. Après, évidemment, si un journaliste de Mediapart mène une enquête approfondit sur le rapport gauche de la gauche/ écologie, le lecteur que je suis en serait heureux.

Ressources halieutiques du point de vue social: si la destruction des réserves de poisson continue, les pêcheurs se retrouveront tous au chômage, et il faut éviter cela aussi. D'autre part les restrictions à la pêche doivent faire l'objet d'une compensation (à définir) pour les pêcheurs.

Vous êtes mono maniaque ou quoi? La seule chose qui vous intéresse, c'est le point d'interrogation entre parenthèse, un peu hors sujet en outre je le concède. Je ne sais plus si c'est vous ou le bon Père qui avez demandé ce que propose le npa sur la biodiversité dans un autre fil... Je le répète, nous ne sommes plus en campagne.

Qu'est-ce qui vous arrive, mon bon ? A quoi ça sert de vous mettre dans un tel état ? Allons, calmos... Je sais bien que nous ne sommes plus en campagne, néanmoins les problèmes demeurent, savez-vous ?
www.copenhague-2009.com/appel

Désolé pour les fautes, je n'arrive pas à accéder au texte pour les corriger

Voici donc les propositions du NPA dans la source que nous procure Romain. Je n'y mettrai aucun commentaire pour ne pas influencer le lecteur. Harmonisation européenne par le haut des lois de protection de la nature et des acquis législatifs écologistes nationaux : - Réforme de la « directive habitats » avec l’inscription dans la directive de toutes les espèces protégées dans chacun des pays, et retranscription universelle en droit national. - Création d’un service public européen unifié de l’évaluation/gestion de la biodiversité et de la gestion des sites ZSC ; service public massivement financé, exclusivement par des budgets issus de la fiscalité, et indépendant dans son expertise. - Application de la directive réformée sur la continuité des territoires : - Application de la protection des habitats et des espèces dans tout le territoire, pas uniquement dans les « zones spéciales de conservation ». - Définition de « zones corridor » pour la mise en réseau des sites naturels protégés. - Définition d’une notion de seuil qualitatif et quantitatif pour la protection graduée de la nature dite « ordinaire ». - Démocratisation des « comités de pilotage »: - Instauration de la parité entre les organisations de protection de la nature et les associations défendant l’exploitation économique de la nature (chasseurs, pêcheurs...). - Instauration de la parité entre les élus et les représentants du personnel d’un service public (à créer) chargé de la gestion des sites.

Voici maintenant les propositions d'EE, toujours d'après les sources de Romain: NOUS ASSISTONS À LA SIXIÈME GRANDE CRISE D'EXTINCTION DES ESPÈCES sur la Terre. Depuis 1950, l'Europe a perdu plus de la moitié de ses zones humides et la valeur biologique de la plupart de ses terres s'est fortement appauvrie. La majorité des grands stocks halieutiques se situent sous les limites biologiques de sécurité et ne peuvent plus assurer le renouvellement des stocks à long terme. 800 espèces végétales sont menacées d'extinction totale. Plus de 40% des mammifères indigènes, des oiseaux, des reptiles ou encore des papillons sont en péril. LA BIODIVERSITÉ EST ESSENTIELLEMENT VICTIME D'UNE AGRICULTURE INTENSIVE, des changements climatiques, de l'imperméabilisation des sols, de l'artificialisation du territoire, de la surpêche… Protéger la biodiversité, c'est donc intégrer l'impératif de la nature dans les politiques sectorielles: infrastructures de transport, urbanisme, agriculture, pêche, gestion forestière. L'Europe s'est déjà dotée d'outils et d'objectifs (Natura 2000, directives oiseaux et habitats, objectifs de Göteborg…) mais cela reste insuffisant. Ainsi l'adoption de la Directive-Cadre sur les sols ne peut plus être repoussée. PLUS DES TROIS-QUARTS DE LA PLANÈTE SONT OCCUPÉS PAR LES OCÉANS qui constituent le régulateur complexe de la vie sur terre et le plus grand réservoir de biodiversité. Cette dernière est aujourd'hui menacée par les pollutions dont plus de 90% proviennent du continent, l'acidification des eaux, le réchauffement climatique, la densification de la population dans les zones côtières et la surpêche. Les pays européens ont une responsabilité toute particulière et des engagements à respecter. Proposition 1 UNE TRAME EUROPÉENNE VERTE ET BLEUE NOUS PROPOSONS UN PLAN D'ACTION RENFORCÉ SUR LA BIODIVERSITÉ. Il s'agit non seulement de stopper la destruction mais aussi de restaurer. Ce nouveau plan devra notamment intégrer: -L'augmentation des moyens dédiés à Natura 2000 et la simplification de son fonctionnement. -L'instauration de trames vertes et bleues sur l'ensemble de l'espace européen afin de procéder à une « défragmentation écologique du territoire ». Conçues comme autant de corridors de vie, ces trames végétales et fluviales assureront les continuités entre milieux naturels pour permettre aux espèces de circuler et d'interagir et aux écosystèmes de fonctionner, en s'adaptant notamment aux changements climatiques. Ces trames deviendront opposables, les projets d'infrastructures et d'urbanisme devront s'y conformer. -La mise en place d'une conditionnalité biodiversité. Aucune nouvelle infrastructure, aucun aménagement ne pourra s'opérer sans analyse préalable de leurs impacts, en particulier pour les projets trans-européens d'infrastructures de transport ou de lignes électriques. -La protection de l'écosystème marin par une politique de gestion soutenable du littoral menacé par les «marées vertes» à cause des pollutions industrielles et agricoles et par l'implantation de ports de plaisance. -Le développement dans les territoires européens d'Outre-Mer de modalités particulières de gestion des ressources naturelles impliquant étroitement les populations locales. « Aucune nouvelle infrastructure, aucun aménagement ne pourra s'opérer sans analyse préalable de leur impact » Proposition 2 RENDRE LA PÊCHE SOUTENABLE ET EQUITABLE L'EUROPE DOIT PRENDRE L'INITIATIVE d'un droit international pour la gestion soutenable des ressources halieutiques et leur partage équitable. Le code de bonne conduite de gestion, n'est absolument pas respecté. Selon la FAO, 50% des stocks halieutiques sont exploités au maximum de leurs capacités et 25% surexploités. Il convient de passer à un cadre juridique contraignant que l'Union européenne devra porter lors des prochaines négociations internationales sous l'égide de l'ONU. L'UNION EUROPÉENNE NE DÉTIENT PAS moins de quatorze accords de pêche dans des pays en voie de développement. Il est urgent de stopper les négociations en cours des accords de partenariat économique (APE), d'établir de nouveaux accords équitables pour les populations littorales et de mettre en place une politique de préservation des stocks. L'EUROPE DOIT AUSSI RÉFORMER sa politique commune de pêche: garantir une gestion durable des ressources halieutiques du point de vue social et environnemental. Le marchandage annuel auquel se livrent les États membres sur les quotas de pêche et les TAC (taux d'autorisation de capture) doit être remplacé par la mise en place d'Unités d'exploitation et de gestion concertées (UEGC). LE NOUVEAU RÉSEAU D'AIRES MARINES PROTÉGÉES constitué notamment des zones Natura 2000 en mer doit être conçu comme un outil de préservation de la biodiversité marine et comme un élément majeur de la politique de gestion soutenable des ressources halieutiques. L'EUROPE DOIT ENCOURAGER LA MUTATION de sa filière pêche vers un développement soutenable en incluant le facteur humain. L'emploi, et surtout sa qualité, doit aussi être au cœur des choix des modes d'exploitation des ressources encouragés. LA PÊCHE PIRATE EST UN VÉRITABLE FLÉAU. L'UE doit se doter d’un dispositif de traçabilité jusqu'au consommateur Proposition 3 AGIR POUR UNE MER PROPRE: CRÉER UN CORPS EUROPÉEN DE GARDE-CÔTES LES POLLUTIONS MARINES SONT MULTIPLES. 90% sont quotidiennes, massives, invisibles et d'origine continentale, fluviale et aérienne. Les perturbations liées aux pollutions chimiques, les modifications d'acidité sont peu connues mais très graves. Elles modifient le fonctionnement d'écosystèmes complexes et constituent un risque majeur pour la biodiversité marine. Le respect du règlement REACH, l'application sans retard de la directive cadre sur l'eau, la lutte contre la pollution atmosphérique et la réduction des émissions de CO2 seront d'une importance capitale dans les années futures. LES POLLUTIONS PAR HYDROCARBURES, relevant d'accidents majeurs, ont donné lieu à une série de réglementations européennes et en particulier à 3 «paquets ERIKA». Ils constituent une avancée réelle mais insuffisante. Quatre nouveaux éléments doivent compléter le dispositif: -Le facteur humain, élément central dans les accidents. -Les porte-conteneurs et chimiquiers: les réglementations ne concernent que les hydrocarbures, d'autres substances dangereuses sont transportées. -L'élargissement de la réglementation hydrocarbures: aujourd'hui la plupart des navires transportent la moitié du tonnage d'hydrocarbure d'un ERIKA, pour autant les réglementations (doubles-coques,etc.) ne les concernent pas. ENFIN, SI LE FAIT D'AVOIR UNE LÉGISLATION cohérente et efficace constitue un élément majeur de la prévention, la surveillance, le contrôle, les moyens d'action en mer et dans les ports sont également déterminants. L'Agence de sécurité maritime européenne est un premier pas mais il faut poursuivre et créer un corps de garde-côtes à l'échelle européenne. « la prévention, la surveillance, le contrôle, les moyens d'action en mer et dans les ports sont déterminants »

Je ne vois pas trop l'intérêt de votre intervention, à moins que mes liens ne marchent pas (je ne veux pas pinailler d'ailleurs mais bon pour le npa, il s'agit d'un dossier qui est tronqué dans votre copié collé, pour EE vous ne nous avez pas épargné les remarques aussi pertinentes que "TROIS-QUARTS DE LA PLANÈTE SONT OCCUPÉS PAR LES OCÉANS"). Sinon, je rassure Melchior, je suis tout à fait "calmos", un peu las de vos réponses si peu constructives mais je crois ne pas être le seul à le ressentir, je les supporterai le temps que durera mon envie participative (souvent assez brève). Je trouve que le sujet est suffisamment grave enfin pour éviter les petites querelles et que l'on voit aussi les réponses politiques qui peuvent être apportées

Les 3/4, c'est trop ? C'est pas assez ? Vous êtes parfois un peu difficile. Vous réclamez des précisions, on vous les donne, vous n'êtes pas content. On vous en épargne, vous n'êtes toujours pas content. Et vous venez nous parler de "petites querelles"...
Tenez, prenez connaissance de l'appel de Copenhague, et faites-le connaître autour de vous...
www.copenhague-2009.com/appel
Et bon dimanche. Pour vous distraire des perspectives de fin du monde, vous avez Hénin-Beaumont, le Tour de France, que sais-je encore...

Dans son programme, EE consacre un gros pavé sur le sujet, voir « le pilier biodiversité » : LA NATURE NE NÉGOCIE PAS !............................................................... page 33 - Une trame européenne verte et bleue ............................................................. page 35 - Rendre la pêche soutenable et équitable ......................................................... page 36 - Agir pour une mer propre : créer un corps européen de garde-côtes ............... page 37 => PROGRAMME A TELECHARGER ( fichier pdf) couv_prog_EE.jpg

C'est ce que je fais et je ne confond pas la réalité avec la mode qui saisit brusquement des organisations ou partis qui n'y avaient pas pensé avant. D'ailleurs, l'essentiel des électeurs n'est-il pas finalement indifférent ? L'essentiel est trop souvent de voire les bestioles à la télé ou derrière l'oeil de sa mini-caméra ? Les touristes qui regardent les oiseaux de la réserve naturelle des Sept-Iles (Bretagne) dans une confortable salle climatisée du continent grâce aux caméras installées sur l'Ile de Rouzic, plutôt que de prendre le bateau pour aller voir à la jumelle, sont-ils à ranger dans les amoureux de la nature ?

pour info, sur le site Europe écologie (9 mois d'existence ?) , le moteur de recherche identifie 187 occurences du mot biodiversité. si le programme est peut-être peu explicite sur le sujet, ce thème est récurrent et très présent dans les préoccupations.

Tout à fait d'accord, mais je n'ai évoqué dans les "indifférents" que le PS, le PC, le NPA, le Front de gauche et l'UMP.

C'est vrai qu'on ne s'en fout pas. Cependant, il est difficile de mettre toutes les responsabilités sur le dos des citoyens quand on vois que les États en développement construisent des centrales à charbon (très polluantes) et que les pays développés n'investissent pas assez dans les énergies renouvelables (solaires par exemple). Certains font des excès c'est vrai, mais je pense qu'il est de plus en plus rare de trouver 3 voitures par foyer. On fait des efforts comme on peut (trier les déchets par exemple) mais on ne peut pas non plus se permettre de tout changer pour cause de financements (2 mètres carrés de panneaux solaires coute au total près de 40 000 euros). Tout ceci pour dire que je pense que l'écologie est l'un des principaux investissement à faire par les États car, à mon sens, ce sont eux qui polluent et consomment le plus (avec des usines pas très écologiques notamment, et j'habite à cent mètres d'usines polluantes). L'écologie sera-t-elle un pilier de l'emprunt national en France?

Les citoyens ont une responsabilité, mais la part la plus importante revient aux politiques et aux pouvoirs qui se sont succédés depuis 30 ans.

nous allons laisser à nos enfants un monde sans hirondelles je las ai vues folles tourner sans parvenir à pondre en trois ans leur population a chuté de manière vertigineuse cela rappelle un triste constat que j'ai lu dans un article scientifiques: "nous ne pouvons pas lutter contre le changement climatique parce qu'il n'a pas de barbe" l'auteur démontrait que si le réchauffement avait une barbe comme Ben Laden et qu'il frappait d'un coup le monde entier s'unirait contre lui hélas il faut une génération pour prendre conscience de la disparition d'une espèce qui passe d'abord par sa raréfaction alors quand des vieux pleurent la quasi disparition des dauphins, ou des hirondelles les plus jeunes ne comprennent pas ne comprennent pas qu'on leur livre un monde mort... et la spirale de la mort continue s'accentue parce que nous ne parvenons pas à penser à voir cette catastrophe dans laquelle nous sommes jusqu'au cou et qui nous entraîne par le fond

Oui, quand au mois de février dernier j'ai demandé à mes étudiants, au début d'un cours sur la biodiversité, qui savait ce qu'est une loutre, seule une moitié des 35 présents ont levé la main...

De toutes façons c'est la biosphère qui va disparaître toute entière. Alors, la biodiversité...

C'est qu'on prend le problème tout à fait à l'envers. On est toujours dans les pourquoi et parce que, et jamais dans les comment. Le problème fondamental, c'est la sensibilité, avec l'éthique. Seulement voilà, les esprits sont tellement brouillés, qu'on pense les plus importants le futile, l'accessoire, et l'artifice. Et on laisse l'essentiel, et le vital, à gérer à ceux qui ne connaissent que leur intérêt à très, très courte vue. Il y a une révolution à mener. La même qu'en 1789. Contre les privilèges, le non-droit, l'injustice et la position de classe. Et une révolution, cela se fait en brisant les cadres du système précédent. Quels sont les cadres de notre système? Et que faut-il briser sous peine de finir par crever?

Concrètement, qu'est-ce qu'on peut faire, d'ici le sommet de Copenhague, en décembre ?

Il n'y a pas que le climat, il y a d'abord notre indifférence collective.

Cette indifférence collective, cher Claude-Marie Vadrot, vient de l'inconscience et donc de l'hébétude où "la Télé" a mis l'homme (dans la "fascination de l'image"). D'où la nécessité, pour ceux qui ont conscience de la réalité de ce qui se passe réellement, et qui désirent la vie (ou en tous cas, la souhaitent), de lutter et résister, mais aussi de donner à "entendre", pour provoquer des prises de conscience. Il ne s'agit donc plus d'être dans la seule "vision" - d'un point fixe et fixé -, mais dans l'écoute réelle de notre discours mutuel. Car, comme l'écrit le romancier et philosophe Sollers : "Qui dit pollution dit, en réalité, corruption." Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas parce que nous voterons tous demain pour "l'Ecologie", que les choses vont forcément s'arranger pour l'homme (comme pour les abeilles). Il s'agit "d'abord" d'un "Connais-toi toi-même"... Connaissons-nous nous-mêmes, et reconnaissons-nous - et c'est alors qu'avec un regard vrai, nous "verrons"... . Bien à vous,

"Avant" la télévision, c'est à dire dans les années 70, la biodiversité était déjà soumise à rude épreuve...

Oui, "Le printemps silencieux", qui décrit la dévastation des campagnes agricoles aux USA, a été écrit dans les années 50 je crois. Par chez moi dans mon enfance (années 50-60), on pouvait voir encore des têtards et des salamandres, sans que ce soit exceptionnel. Mais les salamandres, ça sert à quoi, en quoi c'est utile ? ça se mange ? On peut faire des sacs avec ? Non ? alors, adieu les salamandres, on fera des godzilla en plastique.

Le livre fut écrit par Rachel CARSON, publié au Etats Unis en 1956 et en France (chez Plon) en 1963. La préface française était de Roger Heim du Muséum national d'histoire naturelle

Le livre fut écrit par Rachel CARSON, publié aux Etats Unis en 1956 et en France (chez Plon) en 1963. La préface française était de Roger Heim du Muséum national d'histoire naturelle

Oui, vous avez certainement raison, je ne sais pas à quelle période exacte la bio diversité a commencé à se dégrader. Ce que je sais c'est que dans les années 60, le lait, venant d'être trait, encore tiède dans la laitière, que nous allions acheter au marchand de lait, dans sa camionnette, avait un autre goût, une toute autre odeur. Quant aux fruits, aux fleurs, n'en parlons pas. Cela embaumait les maisons. Ne la sentons-nous pas nous-même, aujourd'hui, cette différence ? Et n'êtes donc vous pas d'accord avec ce que je dis, du rapport entre ce qu'est devenu l'homme qui s'est perdu, et la civilisation de l'image ? Fin 19ème, début 20ème ? A quelle époque a commencé "notre cinéma" ?... . Et je voudrais donc renvoyer le lecteur à l'un de mes billets : "Du porc sain et de l'Art", allant, d'une autre façon, mais quand même bien dans votre sens : http://www.mediapart.fr/club/blog/mithra-nomadeblues/270409/du-porc-sain-et-de-l-art Cordialement à vous,

Comme Passifou, je dirais que nous prenons le problème à l'envers. Que nous regardons et nous lamentons (à juste titre) sur les conséquences alors qu'il faut attaquer les causes. Quelles sont les causes? Agriculture intensive et industrielle: pesticides, monocultures, déforestation... Il faut revenir à une agriculture paysanne, imposer la souveraineté alimentaire, combattre les agro-carburants, les OGM...

Il faut: qui va le faire ? Que pourrions-nous faire d'ici Copenhague ?

Nous, Melchior. Quand à Copenhague, je n'en attends rien.

Nous, le Club Mediapart ?
Faut interpeller l'ALM !

Nous, les anes et les pépères! Laissons l'ALM en paix.

Non, Melchior Griset Labûche, il ne faut pas rire (tout haut). ...(Ceci dit, à chaque fois que j'entends ALM, je pense à un deltaplane...)...

Oui bien sûr, cher Pépère : si déjà, les politiques responsables signent ces lois et les font respecter. Il faut en effet revenir à une agriculture potagère. Dans quel Supermarché (à Paris) trouver des fruits qui sentent bon ? Mais ce n'est pas seulement avec des "il faut" ou "il faudrait", mais il s'agit de véritables "prises de conscience" dont les hommes auraient besoin. Mais en ont-ils le désir ? Le désir appelle le désir, je crois... Non ? Et lorsque l'on aime quelque chose, on aime le faire partager. Non ?

Commençons par l'appliquer nous même

Les causes ? Cela n'interesse pas la majorité de nos élus...

C'est le moment de leur en parler un peu. Il n'y a pas des universités d'été qui viennent ?

Raison de plus pour leur en parler, Claude-Marie.

Quand on aura compris que le problème des élus se résume à une seule chose, se faire élire...

Oui. Evidemment.

Mais cela commence un peu à bouger, quand même, parce que cette majorité de nos élus, commence à avoir peur que les vérités éclatent au grand jour. Bien à vous,

Se faire élire et empocher le salaire. Il FAUDRAIT rétablir l'un des principes fondamentaux de la démocratie : l'ostracisme. Ils font 10 ans et on les vire....

Je ne partage pas cet aspect de la condamnation des élus: je ne leur reproche pas leurs salaires, mais de se tromper d'objectifs, d'oublier une part de leur rôle.

Un Ostracisme Français serait bon pour faire un remaniement,mais il faudrait qu'il s'écourte ,et que le plus tôt possible les principes de la démocratie repartes dans leurs vérités totales et non cachées par ce gouvernement qui endort le Peuple Français!

Merci Claude-Marie mais bon, le moral après cet excellent article qui devrait faire la "Une" de tous les journaux ! Comme vous, j'ai mal à la Terre... Mais on a beau savoir, on a beau ne pas s'en fiche, se sentir vraiment concernés, les trucs et astuces utilisés pour préserver la nature dans nos vies de citoyens écolos, çà ne suffira pas ! Alors, ne nous trompons plus sur "l'URGENCE" aux élections futures... Il me prend parfois d'imaginer un monde sans oiseaux au réveil... Sinistre non ?

Il suffit d'aller dans certaines campagnes soumises à l'agriculture intensive pour trouver ce monde sans oiseaux, malheureusement, chère Capucine.

On peut déjà signer l'appel "l'ultimatum climatique":
www.copenhague-2009.com/appel

Cher Claude Marie Vadrot. Votre papier vise juste. Je crois que pour être completement efficace il nous faudrait relier la destruction de la bio diversité à ses conséquences sur la santé humaine. Machiavel qui n'était à proprement parler un optimiste, évoquait je crois la vertu efficace quand la vertu était récompensée. Il présentait cette approche comme typique du modele républicain. Protéger la biodiversité c'est protéger notre santé, c'est une approche qui se fraierait un chemin plus facilement dans les esprits. Cordialement à vous, JPM

Oui, cher Jean-Pierre Mignard, ce que vous écrivez est une évidence, car si les Français consomment autant de médicaments psychotropes (encore de la chimie), cela fait aussi partie de cette dégradation, voire dévastation généralisée dans son ensemble. Et je renvoie encore le lecteur à mon billet : http://www.mediapart.fr/club/blog/mithra-nomadeblues/270409/du-porc-sain-et-de-l-art Bien à vous cordialement,

Oui, mais évoquer seulement la question de la santé, c'est aller au plus facile. Il n'y a pas que cet aspect. Madame Royal le sait, mais elle ne le dit pas très souvent alors que je lui ai expliqué cela il y a bien des années lors d'une rencontre à l'assemblée nationale.

Une personnalité politique française qu'il m'est interdit de nommer sans encourir diverses foudres, mais que JP Mignard connaît bien, met en cause les pesticides, qui mettent en danger la biodiversité.

On ne peut que lui donner raison, sur ce point précis.

Il n'y a pas que les pesticides, il y a notre obstination collective à nettoyer la nature, à nier tout ce qui est sauvage parce que cela nous inquiète.

Certainement, mais on peut pas nier non plus que les pesticides ont un impact majeur. Il y a maintenant souvent plus de bio-diversité dans les zones urbaines que dans beaucoup de zones rurales soumises à l'agriculture intensive.

Pas facile de laisser pousser la nature dans mon petit jardin . Les voisins me regardent de travers. Il y en a un qui m'a insulté ce matin parce qu'une ronce de mon jardin était passée chez lui. La sentence est tombée : "vous n'entretenez pas votre jardin."

Et cela t'empêche-t-il de dormir?

Un jardin pas du tout entretenu donne une assez bonne idée du capitalisme sauvage.

@ Lise : Mes haies poussent à travers le grillage, ou dépassent un peu les 2 m réglementaires... remarques (ou lancement de rameaux cassés dans mon jardin !) Un rosier échevelé fleurit dans le troène usuel, et je m'arrange pour laisser fleurir celui-ci en partie. Les abeilles aiment, mais l'alignement des troènes n'est pas impeccable. Je laisse des fleurs se faufiler dans les craquelures de l'allée goudronnée. Du coup les fissures s'agrandissent.
@ Le Père Vert Pépère : au départ je rêvais de quitter ce lotissement propret. mais maintenant je me dis que c'est comme ça, je supporte leur perfection, à eux de faire avec mes brouillons.

vous êtes une sorte de poison ivy comme dans batman 2 ? - faut pas l'embrasser attention poison ivy, elle te charme avec des phéromones, mais si elle t'embrasse t'es foutu. - robin a failli se faire avoir, mais pas batman il est audelà de tout ça, il ne risque pas son costume de batman pour ce charme factice.

Permettez moi de vous trouver assez dérsioires avec vos interrogations naïves et vos réponses enfantines : IL FAUT ! «Muss es sein ? Es muss sein ! Es muss sein !» Vous cherchez à savoir les causes de la chute de la bio-diversité et vous n'en trouvez que quelques unes ? Vous n'y aviez pas encore re-réfléchi avant ? C'est bien la preuve que tout le monde s'en fout, même ceux, qui se croient avertis : Mais c'est la sur-population humaine, le mitage résidentiel, le petit bonhomme qui trouve que ça fait sâle (les hirondelles), le beauf qui n'en a rien à foutre et qui vous emmerde, le chasseur qui n'a plus grand'chose à se mettre sous le fusil… Tiens, savez-vous qu'en France il n'existe pratiquement aucune réserve qui ne soit chassable ? En tout cas livrée au patûrage extensif, avec visite quotidienne du berger en 4x4 et son fusil au cas où ? Et puis l'autre pression ce sont les affaires, les usines qui se débarrassent de leurs déchets, les maires qui n'y connaissent rien du tout (en effluents industriels et en bio-diversité), les préfets qui voudraient bien relancer l'emploi, alors on va pas s'emmerder avec les petites bêtes, qu'on connait même pas; et puis les gouvernements qui voudraient bien relancer la croissance; mais la croissance c'est quoi ? «L'Appropriation de l'Espace», la construction d'autoroutes et de nouvelles voitures, des vignes, du maïs, des pesticides… etc, etc. La bio-diversité c'est donc l'«externalité» majeur de la croissance démographique ou urbaine, l'«externalité» de la croissance économique, c'est à dire de la civilisation, que DEBORD dénommait«La Société du Spectacle» . Jusqu'où cela pourra-t-il fonctionner ? Personne n'en sait rien. Ce sera devant l'ampleur de la catastrophe qu'on aura compris mais trop tard : c'est à dire une petite planète empoisonnée, sur-chauffée, épuisée, détruite, où grouillent des multitudes humaines affamées et complètement démunies de tout. Voyez-vous une autre issue ? En tout cas nos politiciens n'en voient aucune, ils s'en foutent. Ce qu'il faudrait faire, mais c'est se ré-approprier des espaces usés par la croissance et reconstruire la nature et vite. Se ré-approprier des espaces d'autonomies alimentaires, sociaux, autonomie de déplacements… etc. Échapper aux structures internationales de croissance.

Ah, je vois que vous avez déjà signé l'appel de Copenhague, et que vous approuvez que SR se soucie des pesticides.

Reconstruire la nature? On se demande parfois qui est le plus dangereux. C'est une compétition ou quoi?

Non, il ne faut pas donner de fausses informations pour avoir raison. La plupart des 150 réserves naturelles françaises sont interdites à la chasse. Il en est de même pour les Parcs nationaux: la chasse n'est permise que dans les Cévennes et seulement aux gens qui y habitent.

Je ne parle ici qu'au ras des pâquerettes (qui vont très bien), à portée du premier citoyen venu, du moins celui qui habite quelque part. Entre la propreté des bords de route et des trottoirs, et la biodiversité, un choix est à faire. Herbes folles qu'on coupe ou arrache, sans désherbant, quand elles débordent trop sur l'espace vital humain... trous dans les murs qu'on ne bouche pas trop, car ils peuvent servir à d'autres... Certains d'entre nous rêvaient d'un monde très propre. La pub le leur a promis, vendu. Les a-t-elle vraiment formaté, ou bien ont-ils désiré ce monde propre, cette belle image - et aimé aussi la pub qui la leur présente tous les jours, et à qui ils confient leurs enfants?

Tu le trouves propre, ce monde?

Elle veut dire qu'au nom d'une certaine idée de la propreté on détruit, par exemple, les nids d'hirondelles...

Oui je le trouve trop propre en général. Vu de l'intérieur des maisons, des appartements, des institutions, des rues et trottoirs, des bords de route, il est archi propre (à coups de produits de toutes sortes). La différence avec les années 50, 60, 70, et même 80 ne vous frappe pas ? Comme si la plupart d'entre nous voulaient avoir le niveau de propreté apparente qu'une maison bourgeoise pouvait (et peut encore) atteindre à coups de domestiques. Et tout ça pourquoi, au fait ? Une esthétique pour certains ? - Pour d'autres, une vision de l'hygiène totale pour nous préserver du mal (des maladies) ?

Merci Melchior, j'avais compris.

Exact. Trop de gens n'imaginent plus la nature que propre, juste un décor pour autoroute et déviations sans arbres.

Sans vouloir offenser nos amis Suisses, cela est frappant dans ce pays, où tout est propre, assaini, désinfecté - une nature devenue presque complètement domestiquée, ou (expression terrible), "nickel". Et cette obsession de la propreté, va dans le sens du rangement, de l'ordre, d'un esthétisme, mais dans le sens de la "beauté formelle". Et tout ceci est maniaque et allant à contre sens de la libre pensée. Bien à vous,

Je n'ai rien signé du tout de S.R. ou d'autres, de Copenhague à Bruxelles : Je milite localement pour la protection de la nature depuis plus de 40 ans et je suis bien persuadé que ni S.R., ou même N.HULOT n'ont pas grand'chose à m'apprendre des espèces naturelles et de leur instabilité. Vous savez les 2 gros yeux noirs des fusils de chasse braqués sur nous, on en voit régulièrement, ne serait qu' au col de L'Escrinet, ou au col de Grimone… où des chasses illégales se poursuivent tous les printemps avec la complicité des maires, et des préfets. Mais le sujet le plus important est la Société de Croissance, que peut être nous verrons s'effondrer, en tout cas la génération suivante.

C'est évidemment très bien de militer localement, mais si le pergélisol dégèle en libérant d'énormes quantités de gaz à effet de serre, nous grillerons tous, même les coins amoureusement préservés par des soins vigilants depuis 40 ans. D'où l'importance de Copenhague.

Mais bon, il y a le chômage, les délocalisations, la retraite qui prend un coup de vieux, la sécu qui a le cancer, l’insécurité, l’Irak (très pollué...), les licenciements, la grande misère des banquiers, les gens qui ne partent pas en vacances, alors on ne va pas faire un drame pour des hirondelles qui ne feront bientôt plus le printemps, une tulipe sauvage cueillie trop souvent ou une genette que les offices de tourisme ne peuvent pas montrer aux visiteurs... A Claude-Marie Vadrot, Et si vous expliquiez avec simplicité pourquoi il est nécessaire de sauver la bio-diversité ? Il y a beaucoup de slogans et de pétitions de principe mais ceux-ci n'expliquent pas à quoi sert la bio-diversité.

Peut être pouvez-vous penser que des pétitions et des appels de toutes sortes… nous avons déjà signés des centaines et des centaines, mais vous êtes-vous déjà trouvé dans une salle de réunion de la préfecture, avec maires, chasseurs, industriels et représentants du Préfet, de la DDE, DDA et touti quanti, pour arriver à quoi ? Des astuces, des passe-droits temporaires, qui durent 20 ans, à des promesses qu'on ne voit jamais…  enfin tous les atermoiements de ceux qui ne veulent rien entendre et cherchent seulement à donner encore un peu l'illusion. Illusion qui dure toujours. Vous mettez beaucoup d'espoirs dans COPENHAGUE, très bien, mais nous avons déjà connu REACH et ses 100 000 produits inconnus qui courent sur toute la terre ? Qu'on a réduit à 30 000 et que la crise à renvoyés à une meilleure époque de croissance. En attendant on continue comme avant. N'avez-vous pas peur que COPENHAGUE, ce soit la même chose ? Si vous contez sur les politiciens d'où que ce soit, vous n'arriverez qu'à l«Effondrement» dont parle DIAMOND.

Ah ! La belle question : À quoi ça sert ? Ça sert à limiter la croissance de la société capitaliste, et c'est déjà pas mal. Parce que la société capitaliste ira jusqu'au bout : elle a déjà dévoré la nature, la société et maintenant elle se dévore elle-même. S'il reste un tout petit peu de diversité biologique, c'est déjà qu'on reconnaît une limite et pour l'heure, il n'en existe pas. C'est le signe que nous y passerons tous. Pour le reste je vous renvoie à C.LEVI_STRAUSS :«le contact avec la nature représente la seule expérience humaine éternelle, la seule dont nous soyons sûrs qu’elle soit une expérience véridique - la seule valeur absolue actuelle à laquelle nous puissions faire appel pour gagner la sécurité qui nous permettra d’appeler à l’existence des valeurs absolues de l’organisation future.»

Plusieurs bonnes raisons de préserver ou de restaurer la biodiversité, y compris les raisons égoïstes pour l'humanité: - Nous pouvons en avoir besoin pour reconstituer ou remplacer des espèces végétales domestiques menacées par des maladies, il s'agit donc d'un impératif économique - Le monde végétal non-simplifié est nécessaire pour la préservation des médicaments de demain et, dans les pays du sud, les médecines locales y ont recours pour les maladies les plus courantes, en évitant les molécules pharmaceutiques trop onéreuses - Nous en avons besoin pour conserver l'équilibre des écosystèmes (tous) dans lesquels nous vivons, ne serait-ce que pour qu'ils restent supportables - La préservation des forêts est un facteur important de la lutte contre l'effet de serre - La préservation des poissons est essentielle à des centaines de millions de petits pêcheurs, en Europe et dans les pays du sud - Les oiseaux contribuent à la dispersion des graines et à l'élimination d'une partie des insectes - Les insectes sont nécessaires pour nourrir beaucoup d'oiseaux - Les zones de marais contribuent à la survie de nombreuses espèces de plantes, d'oiseaux et de mammifères - Philosophiquement, nous devons préserver la diversité, refuser la standardisation de nos territoires - Difficile de voir un ours, un loup, un lynx, une genette ou un chat sauvage en France mais je pars du principe que se promener dans la forêt où ils vivent change l'impression, voire l'émotion que procure cette forêt - Et enfin, car je ne veux pas abuser de la patience du lecteur, une nature vivante, variée, foisonnante, ce n'est pas beau ? Enthousiasmant ? Même si nous vivons en ville ? Et je fais confiance aux lecteurs pour trouver d'autres bonnes raisons

"Les zones de marais contribuent à la survie de nombreuses espèces de plantes, d'oiseaux et de mammifères" et elle sont aussi des zones précieuses d'épuration naturelle ... Merci pour votre article. Les dernières élections ont bien prouvé que les hommes sont de plus en plu ssensibles à cette problématique de la préservation de l'environnement et de la biodiversité. Il est vrai que les choses ne vont pas assez vite pour freiner la dégradation, mais je vois avec espoir des choses changer: reconquête des bords de route laissés aux fleurs sauvages, tontes moins fréquentes pour laisser la pollinisation se faire, limitation des traitements par herbicides des fossés et je crois que même la SNCF gros utilisateur de Roundup limite cet usage le long de ses lignes, encouragement à le biodiversité dans les espaces publics et particuliers des villes.... malheureusement, tout cela reste insuffisant et sans une volonté politique tenace, les initiatives des particuliers ne seront pas suffisantes, je suis bien d'accord avec vous.La France dans ce domaine est particulièrement hypocrite, un seul exemple: le retard dans la mise en place du SDAGE qui voudrait qu'à l'horizon 2012, la qualité des masses d'eau en France soit bonne. Qui en a entendu parlé? On noie le poisson depuis des années....On consulte sans prendre de décisions contraignantes, ou si peu...

@ nadja : L'autre jour, par hasard, en me perdant, j'ai trouvé un petit marais en bordure de mer. Je marchais sur un petit chemin de sable parallèle à la mer, derrière les marais, regardant les oiseaux. Soudain je me suis aperçue de la quantité de petits crapauds (je crois - sinon, grenouilles) qui se déplaçaient d'une petite mare à une autre. J'ai fait attention. En revenant par le bord de mer, j'en ai vu là encore, entre marais et plage, égarés ou non. Le marais c'est la vie, c'est là qu'elle peut se ressourcer, mais elle ne convient pas aux humains pour y vivre, alors...

ah oui vs avez raison, c'est exactement ça, on vote pour ces gens qui organisent la politique, et quand on leur demande quelquechose, ils n'ont aucun compte à nous rendre. - l'exemple le plus probant étant henri guayno qui fort de leur 53 % , n'estime avoir à tenir compte d'aucun avis de la population, même si 75 % des français semblent déçus par leur politique. - la démocratie se restreint à un temps limité du vote tout les 5 ans, ou parfois pour des élections locales ou régionales et le reste du temps, c'est la stratégie de la sourde oreille, il y a la france d'en haut et la france d'en bas, quand il ne sagit pas clairement de personnes qui oeuvrent contre les intérêts de la population.

La biodiversité ne sert à rien: la vie ne sert à rien. C'est d'ailleurs pourquoi tout le monde s'en fout. D'ailleurs nous allons tous crever. Tous ensemble, tous ensemble, yéyé.

dès lors que l'homme inter agit avec l'environnement , il devient responsable de ce potentiel équilibre. - au mieux nous pouvons souhaiter de préserver une partie de la nature en évitant de prendre part à son fonctionnement. - c'est toutefois relativement difficile dès lors que l'ensemble de l'action humaine influe sur l'ensemble du fonctionnement de la nature, notamment pour l'ensemble de notre atmosphère, et de la biosphère. - on ne peut demeurer " neutre " , si l'on agit sur cette nature, il revient de notre responsabilité de maintenir un équilibre par notre action afin de maintenir un équilibre, il ne sagit donc pas de souhaiter être détachés de cette question, en souhaitant que l'influence de l'action humaine ne cause davantage de désordre , mais au contraire affirmer une éthique et un ensemble de rêgles et d'actions à l'égard de l'écologie qui préservent cet équilibre. - c'est en partie à l'homme aujourd'hui d'être responsable du devenir de cette nature, donc à nous d'adopter un fonctionnement et des comportements qui permettent de préserver et de cohabiter avec notre environnement en ne souhaitant pas étre extérieurs ou neutres, mais au contraire en affirmant une volonté d'équilibrer et de maintenir ce patrimoine par notre action.

Responsables devant qui ? Devant les générations futures ? si la biosphère est détruite il n'y aura pas de générations futures.

et donc, il faut faire quoi ?

Mais rien. S'asseoir et attendre tranquillement la mort. C'est pas ce qu'on fait déjà ? Ah oui, pour passer le temps on peut se moquer de la Bécassine qui se préoccupe des pesticides ou de Cohn-Bendit qu'a pas assez le couteau entre les dents.

excellente réponse, merci pour votre pédagogie et pragmatisme ... ainsi que votre distance non feinte avec le jeu politique. - ou soutenir les accords de copenhague, rien de concrêt comme d'habitude en fait.

Vous le faites exprès ou quoi ? Il n'y a pas d'accord de Copenhague. Il s'agit justement d'en conclure un, au mois de décembre.
Pour vous spécialement je redonne le lien:
www.copenhague-2009.com/appel

j'y crois pas trop, c'est le programme et l'ambition écologique défendus par le monde industriel et les lobbys politiques. - l'arbre qui cache la forêt.

Question de cours: Qui a entendu parler du DESMAN ? C'est aussi cela la biodiversité

Pas entendu parler... (j'espère que c'est une bonne nouvelle)

Le desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus) est un mammifère de la famille des talpidés qui ne vit que dans les Pyrénées. C'est un insectivore semi-aquatique, vivant à proximité des torrents et de mœurs essentiellement nocturne. Il est surnommé rat à trompette à cause de la forme de museau.   C'est une des 79 espèces animales répertoriées comme vulnérables en France par le World Conservation Monitoring Centre.   Bon, j'avoue. Je ne connaissais pas non plus mais Wikipédia est là ...

C'est aussi une des 55 espéces protégées par la loi sur le territoire français métropolitain

Je ne le connaissais pas - je ne vis pas par chez lui..., mais il va me manquer (moi qui rêve de voir une loutre -mais je connais des gens qui en ont vu une il y a quelques années).

Le grand "jeu" des naturalistes modernes est justement de voir, au moins une fois dans la nature restante, toute la faune de son pays : département, région, Europe, voire plus loin. Leur grand travail c'est d'établir des listes territoriales, au mieux quantifiées. À cela s'ajoute quelques connaissances de botanique, de géologie et les insectes… Difficile d'avoir une connaissance globale. Personnellement, il m'est arrivé, une fois par hasard, de croiser la loutre; depuis j'ai surveillé étroitement tout le territoire, de multiplier les bivouacs…etc : il m'est arrivé de retrouver des traces, puis plus rien. Exactement la même aventure, mais cette fois ce n'était par hasard, pour le lynx, puis un jour plus rien. À votre avis d'où provient la cause de ces disparitions brutales ?

Je suis etonne que personne ne parle de la banque de graines de Bill Gates et Syngenta en Norvege ? http://en.wikipedia.org/wiki/Svalbard_Global_Seed_Vault

La biodiversité "en boite" ou en congélateur, cela ne me passionne pas: la nature n'a pas vocation à devenir un musée...

D'autant plus que l'on aurait là une biodiversité figée à un instant alors que la biodiversité naturelle est en perpétuelle évolution.

Vous ne vous y interessez pas ? S i on est d 'accord pour dire que la bio diversite diminue ces temps ci, notamment du fait de l'action humaine (destruction accidentelle, diffusion des OGM etc) alors le brevetage et la conservation du vivant devrait vous interesser avant que Syngenta et Bill Gates vous le revende ! NB ce type de racket a deja ete obvervé : lors de la colonisation du monde par l'Europe, on a revendu aux Indiens (au prix fort) leur maitrise du tissage ou aux africains des produits pharmaceutiques en remplacement de leurs remedes de grand mere...

Cher Claude-Marie Vadrot, Pour un sujet aussi important que celui-ci, quinze abonnés seulement ont donné leur avis (15). Et parmi nous autres, seul Jean-Pierre Mignard, dont la renommée est importante (pouvant donc influer sur la scène politique), a participé en soulignant l'importance de votre billet - l'importance de la biodiversité pour la santé de l'homme. Ce billet fait donc partie des plus commentés à ce jour (70 commentaires, ce lundi 6, à 22h35). Et cependant, il est à tristement constater que nous sommes donc seulement quinze à avoir donné notre avis ou posé des questions à propos de ce problème mondial, si crucial. Ce n'est donc certainement pas pour mettre en avant mes propres billets, mais seulement afin de tenter encore d'attirer l'attention sur ce sujet si essentiel de la diversité pour l'avenir de l'humanité, que je me permets de rappeler quelques lignes écrites en avril dernier : . : - Ne voyons-nous pas de nos yeux le plastique - les millions de sacs en plastique distribués chaque jour partout dans le monde entier (et qui traînent sur les trottoirs) -, ce plastique qui emballe aujourd'hui presque tous nos aliments (sans compter que presque tout produit industrialisé, et vendu et donc acheté, est aujourd'hui fabriqué en plastique (notre automobile, notre réfrigérateur, notre ordinateur, nos CD, nos téléphones portables, etc.) - et que cette matière plastique transparente et bizarre, nous collant presque à la peau - donc, produite à partir du pétrole (en imprégnant même l'eau d'Evian que nous buvons) -, a déjà contaminé l'homme et son sperme, sa semence..., rien que cela...؟ . Alors, voilà déjà plusieurs années, que Nicolas Hulot a écrit un livre : "le syndrome du Titanic". Ce livre a été vendu à des milliers d’exemplaires. Mais qui l’a lu ? "Dans ce livre (d'après le site Evene), Nicolas Hulot dénonce notre comportement vis à vis de la planète bleue. Il nous compare aux passagers du Titanic, qui se dirigeaient dans la nuit, dansant, riant, égoïstes pensant être 'maîtres d'eux-mêmes comme du monde'. Pour nous, les signes de notre naufrage s'accumulent : dérèglements climatiques, pollution, extinction d'espèces animales et végétales, nombreuses crises sanitaires... Pourtant malgré tout, nous nous comportons "comme si de rien n'était", comme si l'on pouvait tout contrôler. Nicolas Hulot nous donne un ultime cri d'alerte : nous devons mettre l'écologie au centre de nos intérêts pour ne pas être la dernière génération à profiter de la Terre." . (*) « Vous passez à côté des fleurs. Vous n’écoutez pas les oiseaux. Vous êtes même incapable – je rappelle Heidegger en passant, à juste titre – de laisser un arbre là où il est. Cela doit être rappelé au lecteur qui, au lieu de passer son temps à calculer des combines et des inutilités, devrait se demander si, au moins une fois par jour, il a laissé un arbre où il est et une fleur dans son « sans pourquoi ». (Ph. Sollers) . Quel journaliste va donc réagir - nous donner son avis ? Quel dirigeant politique - du PC, du Ps, du MoDem, d'Europe Ecologie, etc., voudrait venir ici nous parler de son point de vue ? Quel artiste, quel scientifique, quel philosophe, va venir témoigner ? . Alors enfin, la fin de la diversité, est-ce que tout le monde s'en fout ?

kairos En même temps, quelle autre époque a eu ce souci de la conservation? Tous ces sites, ces espèces, ces monuments, classés et protégés... Ce qui change, ne serait-ce pas justement la perception d'une finitude de la sphère terrestre; que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables; que la "nature" aussi est mortelle? Si la "biodiversité" était livrée à elle-même, que se passerait-il? Bien des animaux, des plantes ont disparu au cours des siècles, sinon des millénaires, et sans retour... L'homme n'est-il pas la seule chance pour préserver ce que le cours normal du temps n'épargnerait peut-être pas? Le monde comme musée, tombe pharaonique où la présence des choses assure la vie éternelle? Vous parlez plus haut d'une "agriculture potagère" (voulez-vous dire autarcique?), de légumes qui sentent bons (donc récurés, pomponnés?), du lait bu au pis des vaches (est-ce vraiment recommandé?)... Avouez que cela peut faire penser à un nouveau Petit Trianon...

Le problème est justement, Kairos, que la biodiversité n'est plus livrée à elle-même depuis bien longtemps. Nous humains, intervenons pour détruire, pesticicides, et encore détruire, déforestation, destruction des biotopes naturels. Il s'agit donc de revenir au cours naturel du temps que nous ne respectons pas.

Il ne s'agit pas seulement de donner son avis, mais de marteler les faits. Aux lecteurs d'en tirer les conséquences. Mais, le problème, c'est bien que la biodiversité est considérée comme un sujet mineur. Comme la plupart des questions d'écologie à partir du moment où on ne les habille pas du mot "durable". Le désormais "développement durable", c'est tout simplement le développement habituel qui dure. J'ajoute que l'une des contributions les plus justes à cet article a été le simple rappel du livre de Rachel Carson, "Le printemps silencieux" (1956)

Ah ah ! Vous êtes trop bon..., un peu comme Brigitte Bardot qui préfère ses chiens, aux humains qui lui parlent... Merci quand même...

Eh ben moi je suis pour la biodiversité durable.

Brigitte Bardot n'a rien à voir avec l'écologie et la biodiversité. Et pour ce qui me concerne, la biodiversité m'intéresse aussi parce qu'elle conditionne l'avenir de l'espèce humaine.

Veuillez m'excuser, mais vous paraissez ne rien avoir compris de ce que j'ai écrit. Tant pis.

La biodiversité ne coûte rien, on l’a au départ ! C’est une richesse gratuite, un patrimoine naturel. Ce qui coûte, c’est de la détruire. Non seulement on doit dépenser pour la détruire, mais on paie le fait qu’on l’a détruite. (Alain Lipietz) http://lipietz.net/spip.php?article2352

Très juste.

J'ai vécu assez vieux pour connaître une ferme totalement autarcique (sans électricité, ni moteurs de quoi que ce soit), puis pour connaître des agriculteurs qui échangeaient quelques productions, la bio-diversité n'était pas plus élevée qu'aujourd'hui, bien au contraire ! Ne persistaient alors que des animaux très discrets, comme la loutre, justement, la martre, les petites chouettes; mais castors, bouquetins, mouflons, chamois, chats sauvages, pour ne pas parler du lynx, du loup, de l'ours, de l'aigle… etc, avaient tous disparus… par le fusil, le piège et les poisons. Aujourd'hui, nous avons en plus le mitage résidentiel, les autoroutes, l'agriculture extensive, mécanisée et chimique, les 4x4… etc, mais vous pouvez observer le castor, le bouquetin, le mouflon, le lynx, l'aigle royal, les vautours… etc, pour les autres, c'est beaucoup plus difficile. Mais la pression de chasse n'a pas diminué, bien au contraire. Alors il faut bien attribuer ce regain de bio-diversité à quelqu'un ? Chausseurs ? Élus ? Entrepreneurs ? Paysans ?

L'autarcie mène à tout à condition d'en sortir.

L'autarcie, c'est aussi la redécouverte de la fonction des jardins-potagers...

Alors la bio-diversité a-t-elle augmenté ou diminué ? La réponse est : il y a des espèces dont le sort a pu être consolidé : tous les vautours (4 espèces) sont désormais présents en France, de même pour castor, bouquetin, grand-duc, pélerin… etc, mais si des naturalistes n'étaient pas intervenus, leur sort aurait été scellé définitivement et à tout jamais; car ce sont bien ces écolos miteux et méprisés qui se sont préoccupés de leur ré-introduction et de leur préservation. Donc TOUT LE MONDE NE S'EN FOUT PAS ! Maintenant quelles sont les menaces ? Des menaces indirectes ou involontaires : occupation de l'espace, dérangements par ignorance, pesticides agricoles, destruction ou morcèlement des milieux spécifiques, pénétration automobile, autoroutes… La cause principale, directe et volontaire c'est LA CHASSE, et depuis toujours. Et là TOUT LE MONDE S'EN FOUT, depuis le vaillant nemrod jusqu'au ministre de l'écologie, en passant par les maires les préfets… etc.

Je regrette cher Claude-Marie, mais à part les Parcs Nationaux, la plupart des réserves naturelles sont chassées; pour ma part je n'en connais aucune, qui ne le soit pas. (Je n'avais pas vu votre correction plus haut.)

Je peux même préciser qu'il faut une surface minimum de propriété privée pour pouvoir interdire la chasse, chez soi !

Après réflexions : Si vous ne disposez pas de 20 ha en plaine ou de 40 ha en montagne ou si votre réserve est propriété communale vous ne pouvez pas interdire la chasse. J'ajoute que tous les Parcs Naturels Régionaux sont entièrement chassés, y compris la Réserve Naturelle du Vercors, au cœur du Parc. La Réserve Naturelle des Gorges de l'Ardèche est entièrement chassée… etc.

Non et non, seules les réserves naturelles préservant des gisements de minéraux ou des vestiges archéologiques (Cap Romain, Digne, Saucat et Lebredes...) soit au maximum une douzaine, sont ouvertes à la chasse puisqu'elles ne visent pas à préserver les écosystémes. Ce qui n'a rigoureusement rien à voir avec l'impossibilité d'interdire la chasse dans sa propriété en dessous d'une certaine superficie. Les réserves naturelles nationales (150), délimitées aprés des enquêtes publiques, sont classées par un décret du ministère de l'Ecologie et sont interdites de chasse et la plupart du temps, de pêche.

Eh ben, on n'est pas près d'être d'accord, moi je peux citer au moins trois grandes Réserves Naturelles qui sont régulièrement chassées : Les Gorges de l'Ardèche, les Hauts Plateaux du Vercors et le Confluent de l'Ain et d'autres plus petites qui ne le sont pas moins. En Rhône-Alpes je ne connais que le cœur du Parce National de la Vanoise qui ne le soit pas. Pour la Réserve de Camargue, elle est simplement propriété privée, mais encore a-t-il fallu se bagarrer longtemps pour en interdire,à peu près la chasse. Il faudrait encore ajouter, qu'il n'existe pas de police de la chasse : les gardes sont à la disposition des fédérations et des ACCA.

Bonsoir, Peu de messages positifs au regard de l'enjeu de la préservation de la biodiversité et encore moins de solutions concrétes mis à part les généralités des programmes politiques cités. Voici donc une initiative, peut-être parmi d'autres encore faut-il les connaitre pour les diffuser... Ce n'est qu'un pilier en faveur de la biodiversité mais le message est fort (si vous prenez le temps de voir entiérement la première vidéo) et cela donne une bouffée d'espoir malgré les freins pour ce type de projet. Le lien : http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/Permaculture.html#butte_et_sol_sauvage

NON ! C'est faux, on connait parfaitement les causes : - Des causes indirectes ou involontaires, qui sont celles de la civilisation pétrolière, automobile et productiviste… etc. - Des causes volontaires, directes et majoritaires, sur lesquelles tout le monde s'accorde, des gendarmes aux ministres, en pensant par tous les intermédiaires adminstratifs et politiques… pour tolérer tous les nombreux écarts. S'il existait un véritable consensus et pas seulement en discours, il serait extrèmement facile de revenir : - En limitant la pénétration automobile et cynégétique, en faisant respecter scrupuleusement les règlementations, par une police indépendante et nombreuse. - En soustrayant des espaces naturels inviolables; ce qui n'existe toujours pas, ou pas toujours. C'est pourquoi on peut dire : Tout le monde s'en fout. Sauf, ces minables écolos qui ont ré-introduit les vautours, les grands mammifères, acheté des espaces pour les rendre à la nature; espaces sur lesquels chasseurs et élus se donnent le droit d'intervenir quand ils veulent. Alors arrêtons ce cinéma !

Il semble que l'on soit dans la quadrature du cercle: depuis les années 1950 la population mondiale a doublé et avec elle les besoins alimentaires, tandis que la surface mondiale de terres agricoles est restée à peu près inchangée jusqu'à récemment. C'est les sciences et les techniques qui ont permis d'augmenter la production agricole et dans le monde de demain c'est sur ces deux piliers que repose le crucial problème de l'alimentation des hommes. On peut regretter la disparition des aliments savoureux, de certaines espèces, mais on doit regarder en face la vérité. Quantité et qualité ne font pas bon ménage, les surfaces cultivables ne sont pas extensibles à l'infini et l'équilibre de la biodiversité très fragile. Les agronomes nous assurent que la Terre peut nourrir les hommes. Peut-être, mais il va falloir apprendre à vivre plus frugalement et à partager, ne plus gaspiller, changer nos habitudes, trouver d'autres enchantements. Cette prise de conscience doit se faire dans les pays riches d'abord, car ils sont atteint de boulimie de consommation en tout genre.

Cher Desbrosse, tu pars de postulats qui ne sont pas si vrais que ça. D'éminents agronomes mettent en avant que l'agriculture vivrière paysanne est plus productive, d'une part parce qu'elle permet souvent d'associer plusieurs cultures. Ainsi dans le sud -ouest, on associait maïs et haricots sur une même surface, d'autre part sur le moyen terme en évitant un appauvrissement des sols. Nourrir une planète de 9 milliards d'habitants et une agriculture de qualité ne sont donc pas incompatibles. Il faudra par contre certainement que nous les occidentaux consommions un peu moins de viande.

L'idée que qualité et quantité ne peuvent pas coexister, que la sauvegarde de la biodiversité est menacée par l'accroissement de la population est la fausse vérité que les productivistes martèlent depuis des dizaines d'années pour nous faire accepter leurs dégâts. Des centaines de millions de paysans se nourrissent déjà sans détruire la biodiversité et s'ils n'étaient pas "contraints" par un système marchand qui se glisse dans leurs campagnes, ils pourraient se nourrir normalement. Un seul exemple: sur le marché de Dakar (vu, ce n'est pas une histoire), coexistent du riz de Camargue, de Virginie, de Thaïlande et du Vietnam vendus au même prix: ce qui condamne les producteurs de riz de Casamance, à 450 kms, à vendre leur riz au même prix donc à brader leur force de travail (et à souffrir de sous-alimentation) parce que les autres riz font l'objet soit de subventions soit de ventes à perte pour raison de conquête de marché. La perte de la biodiversité n'est pas inéluctable: quand, revenons en France, sont prises des mesures agro-environnementales, cela aboutit à la fois à sauvegarder des espèces (végétale et animales) et le revenu des agriculteurs. Parfois, encore un exemple, il suffit de retarder une moisson de quelques jours pour sauvegarder plus espèces d'oiseaux qui nichent au sol.

Bon, je vois que l'un des evenements les plus importants de 2008, à savoir l'investissement personnel de l'un les types les plus riches du monde dans un bunker conservant l'ensemble des graines de cette planete, associée à une firme du complexe agro industriel, est percu comme, au mieux, de la biodiversité au congélo ... bien ... :-)

C'est élémentaire: les semences au congélateur, cela ne règle aucune des dégradations de la biodiversité. Nous ne vivons pas dans des réfrigérateurs, mais dans le monde... Que des parcs zoologiques conservent les espèces disparues ne change pas non plus la biodiversité.

On ne s'en fout évidemment pas, mais tant que nous n'aurons pas trouver un nouveau contrat social au niveau mondial pour vivre ensemble sur la planète, l'environnement continuera à être détruit. C'est le social d'abord qui permettra d'articuler l'écologie dans nos réflexions. Sans perspectives sociales positives, les populations ne verront pas les problèmes environnementaux, ils ne verront que leurs nombrils. Et sans perspectives sociales positives, nous risquons fort d'aller vers un écologisme autoritaire articulé à un néo-fascisme basé sur l'eugénisme et le racisme : faire attention dans les années à venir aux grands sauveurs qui vont émerger. La peur et la misère sont mauvaises conseillères. Les discours apocalyptiques favorisent l'émergence de "prophètes" et la croissance des organisations religieuses et politiques néofascistes, autoritaires, voire totalitaires. Comme d'habitude nous avons deux voies, celle de l'autogestion ou celle qui tend au totalitarisme. Ce qui rachète l'humanité, c'est sa capacité à coopérer, c'est ce qu'il faut développer.

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