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Dim. 19 Mai
Portfolio | 23 photos

Femmes battues en Papouasie

La capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Port Moresby, est l’une des villes les plus violentes au monde. Tous les jours, des douzaines de crimes visant des femmes sont recensés dans les bidonvilles de la capitale sillonnés par des gangs ultra-violents.

Dans ce pays, les deux tiers des femmes sont constamment exposées à la violence domestique. La plupart des hommes les battent quotidiennement, n’hésitant pas à utiliser machettes et couteaux ; violences qui restent souvent impunies.
Lire également dans le Club les explications du photographe Vlad Sohkin.
Ce vendredi, à Visa pour l'image, à Perpignan, se reportage est projeté au Campo Santo.

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01

Port Moresby, 24 janvier 2012. Banil Yalomba, 16 ans, a été amenée à la clinique prénatale après avoir été agressée sexuellement par son ancien petit ami. Le jour de leur séparation, il est venu la chercher dans la maison de ses parents, l'a traînée sous la menace d'un couteau, puis l'a tabassée et violée. Parti à sa recherche, le père de Banil l'a retrouvée gisant par terre, inconsciente, et l'a conduite à l'hôpital.

02

Port Moresby, 6 février 2012. Un policier du commissariat de Boroko montre sur son écran une femme victime de violence domestique. Chaque jour, au moins trois femmes viennent porter plainte pour agression dans son seul commissariat. Ces agressions sont souvent le fait de leur mari, mais aussi d'inconnus.

03

Port Moresby, 22 janvier 2012. Richard Ba, 45 ans, montre l'oreille mutilée de son épouse, Agita Bal, 32 ans. En décembre 2010, Richard rentre soûl chez lui, prend une machette et coupe l'oreille d'Agita. Après une nuit au commissariat, il a été relâché pour insuffisance de preuves. La famille d'Agita ne l'a pas autorisée à quitter son mari, car elle avait reçu environ 500 kina (195 euros) à titre de dédommagement.

04

Port Moresby, 18 janvier 2012. Mary Elaes, 48 ans, est la femme d'un membre du gang dénommé Blackie. Son mari ne rentre chez lui que lorsqu'il a faim. Quand il n'y a rien à manger, il la bat. Elle a eu plusieurs membres fracturés. La police vient régulièrement chez elle, à la recherche de Blackie. Ne le trouvant pas, les policiers embarquent alors Mary. Pour échapper à son mari et aux violences policières, elle trouve refuge à l'église de son quartier.

05

Port Moresby, 21 janvier 2012. Membres du raskol gang (de l'anglais rascal : voyou) Dirty Dons 585. Ces jeunes hommes ont chacun commis plusieurs viols et vols à main armée. Ils admettent volontiers que les deux tiers de leurs victimes sont des femmes.

06

Port Moresby, 20 janvier 2012. À l'hôpital général, le docteur Freeda Wemin, gynécologue, examine une adolescente de 14 ans violée trois jours plus tôt par un avocat de 40 ans, un ami de la famille qui lui avait proposé de la conduire au marché. Au lieu de cela, il l'a emmenée chez lui, l'a violée, puis l'a abandonnée sur le bord d'une route. Le père de Freda a amené sa fille à l'hôpital, mais hésitait à attaquer le violeur en justice.

07

Ville de Kundiawa, province de Simbu, 27 avril 2012. Un homme avec sa bouteille de bière, dans un bar décoré du drapeau national. La plupart des violences perpétrées à l'encontre des femmes ont lieu le week-end : la grande majorité de la population mâle se soûle consciencieusement une fois la semaine de travail finie.

08

Port Moresby, 21 avril 2012. Un taxi près du centre commercial jouxtant le port. Pour une femme, le taxi est le moyen de transport le plus dangereux. Viols et agressions y sont perpétrés, par les chauffeurs ou leurs amis.

09

Port Moresby, 14 janvier 2012. Peter Umba Moses, 32 ans, est l'un des leaders du gang des Dirty Dons 585. Selon lui, le viol est l'une des fiertés des jeunes membres de gangs. Lui-même a violé plus de 30 femmes, dont trois sont mortes assassinées. Il affirme ne pas avoir été impliqué dans des crimes depuis plus d'un an, mais continue de « conseiller » les jeunes recrues de son gang. 

10

Port Moresby, 20 janvier 2012. À l'hôpital général, Linda Amaki pleure sa fille Amanda, 25 ans, qui vient de mourir aux urgences. La jeune femme a été violée dans la rue par des membres des raskol gangs, qui l'ont frappée de plusieurs coups de couteau. Elle est décédée sans avoir repris connaissance.

11

Port Moresby, 21 janvier 2012. Au commissariat de Boroko, Ned Capela, 32 ans, gît inconscient sur le sol. Il a été arrêté pour tentative d'abus sexuel sur une jeune femme de 26 ans.

12

Port Moresby, 21 janvier 2012. Des officiers de police de l'unité mobile patrouillent la nuit. 70 % des crimes auxquels ils doivent faire face consistent en une forme ou une autre de violence à l'encontre des femmes.

13

Port Moresby, 21 janvier 2012. La plupart des hommes emprisonnés dans cette cellule du commissariat de Boroko sont violeurs et meurtriers. Les officiers de police reconnaissent qu'il est très rare que des maris violents soient incarcérés sur la seule base d'une accusation de violence domestique.

14

Port Moresby, 21 janvier 2012. Andres Sime, 39 ans, attend son procès en prison. Il est accusé de multiples viols.

15

Port Moresby, 25 janvier 2012. À la clinique prénatale, une infirmière examine Doring Kande, 23 ans, enceinte de cinq mois. Elle a été agressée par son mari, qui l'a ensuite chassée de la maison. Soûl, il lui a donné des coups dans le ventre, et frappé la tête contre un mur. Le bébé n'a pas survécu.

16

Port Moresby, 20 janvier 2012. Cathy John, 43 ans, est l'ex-femme d'un pasteur de l'église de l'Assemblée de Dieu, qui la battait constamment, parfois juste après le service religieux. Après le dernier passage à tabac, elle ne pouvait presque plus marcher, et a demandé asile à la Mission locale. Sur les 15 enfants qu'a eus Cathy, 14 ont été placés pour adoption. Son mari, John Tankel, a été expulsé de sa paroisse à la suite de ce dernier incident.

17

Village de Wormai, province de Simbu, 28 avril 2012. Dini Korul, âgée d'une cinquantaine d'années, a été en mai 2011 accusée de sorcellerie, tabassée par les hommes du village, puis expulsée de la communauté. Après avoir passé dix mois à l'hôpital, elle a décidé de revenir chez elle. Dini ne quitte presque jamais sa maison, se cachant des autres villageois.

18

Ville de Kundiawa, province de Simbu, 30 avril 2012. Hellen Alphons, 38 ans environ, a perdu sa jambe en 2005. Son mari, Alai Kawa, la lui a tranchée avec une machette en présence de leurs enfants. Alai Kawa a été arrêté, mais Hellen a décidé de quitter sa maison. Elle n'y est revenue qu'en 2010, après avoir appris qu'il était mort en prison. Aujourd'hui, elle vit avec sa belle-sœur, ensemble, elles tiennent une petite boutique en ville.

19

Port Moresby, 24 avril 2012. Dans le quartier de Kaugeri, l'un des plus dangereux de la capitale, Omsy Evo‚ 31 ans, ancien membre du raksol gang Kips Kaboni pose avec sa femme, Carol Koivi, 24 ans, dans leur maison. Omsy a un passé de violeur et de bandit. Il raconte que lorsqu'il a quitté le gang, il a aussi arrêté de battre sa femme. Il garde son revolver à portée de main afin de protéger sa famille.

20

Village de Waigar, province de Simbu, 28 avril 2012. Mariana Tom, 36 ans, victime de violences domestiques, dans la maison de l'imam du village, près de la mosquée. Le mari de Mariana la bat constamment. Bien qu'elle ne soit pas musulmane, elle est toujours bienvenue chez l'imam qui lui apporte un soutien moral et un abri.

21

Port Moresby, 17 janvier 2012. La capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée est l'une des villes les plus dangereuses du monde. Viols, vols à main armée, agressions, pickpockets, carjackings, caillassage de véhicules, etc., sont des problèmes constants dans la ville et ses environs. Le centre-ville est à peu près sûr en journée, mais il est très dangereux de se rendre dans les quartiers périphériques où ne règne qu'une loi, celle des raskol gangs.

22

Port Moresby, village de Hanuabada, 21 avril 2012. La mariée porte une couronne de billets de 100 kina (environ 40 euros) chacun pendant la cérémonie du « prix de la mariée ». L'homme papou doit verser de l'argent aux parents de la mariée. Une fois celle-ci « achetée », elle lui appartient entièrement, au même titre qu'une voiture. Il peut donc la traiter comme il veut.

23

Village de Kudji, province de Jiwaka, 30 avril 2012. Rasta Twa, 60 ans, a été accusée d'être une sorcière par les gens de son village, après la mort d'un jeune homme en 2003. Lors de l'enterrement du défunt, où tout le village était rassemblé, Rasta a été frappée à coups de hache, de machettes et de bâtons, et étranglée avec une corde. Elle a pu se réfugier dans sa maison. Rattrapée par un de ses poursuivants qui a tenté de la décapiter, elle s'est protégée de son bras, qui a été sectionné. Rasta a survécu, mais a dû quitter son village définitivement. Plus tard, son mari a reçu 600 kina (un peu de moins de 250 euros) de la part des anciens du village à titre de dédommagement. Rasta n'a jamais reçu un centime de son mari, et a dû chercher de l'aide auprès de parents chez qui elle vit désormais.

Tous les commentaires

juste regarder, c'est obscène. Qu'est-ce qu'on fait?Comment passer de la nausée à l'action?comment  dépasser l'impuissance?comment vivre avec ça?

Tout commentaire devient vain devant l'horreur de ces images. Une question : que faire ? Là-ba, ici et ailleurs.

Notre regard se pose, effaré devant cet insoutenable reportage...

Penser seulement que nous sommes tous solidaires sur cette planète et que nous tolérons l'inique réalité qu'on nous offre...

Sommes-nous vraiment au XXIème siècle?

pour référence ,les recommandations de l'Ambassade de France à Port Moresby.....ne peut on rien faire pour ces femmes?.

Ils n'ont que l'apparence d'hommes mais  ce sont des bêtes sauvages.

Que fait la communauté internationale devant ces horreurs ?

Ils n'en ont pas l'apparence, ce sont des hommes et qu'est ce qu'une communauté internationale sinon nous tous, le peuple? Qu'attendez vous de vous? Big Red c'est nous, Paulette c'est nous...

08 big red - un homme ma dit

 

 

un jour un homme m'a dit tu sais, une pyramide a plusieurs faces, mais n'a qu'un seul sommet... n'a qu'un seul sommet

même si cette force est incroyable, qu'elle te plaque au sol, même si elle te semble incontournable et que c'est ta vie qu'elle vole,

les enfants remplissent leur cartable, on peut dire qu'ils ont du bol de ne pas voir comme les Hommes sont minables, au nom de qui je rigole

plusieurs destinations, plusieurs provenances plusieurs frustrations, plusieurs souffrances plusieurs rotations, plusieurs croyances plusieurs illusions, plusieurs manigances, mais ... un dieu pour tous, une terre pour tous, une mer pour tous, un ciel pour tous, de l'air pour tous, de la place pour tous, je te demande de comprendre que nous sommes tous les mêmes et prions tous le même dieu.

certaines taches sont inlavables, certains laches irrécupérables... qui est innocent, qui est coupable? qui ment,qui raconte des fables? construit des maisons avec du sable, des pavillons avec le cable, le bonheur pour tous serait plus stable, serait plus raisonnable, plus raisonnable.

ou nous continuons à descendre, ou nous sortons de ce méandre, cessons de s'y méprendre...

Système de la Pyramide

 

 

" Et comme une feuille unique ne peut virer au jaune sans que l'arbre entier n'en ait connaissance, ainsi le malfaiteur ne peut accomplir son méfait sans le secret accord de vous tous. Vous ne pouvez pas séparer le juste de l'injuste et le bon du méchant; car ils se tiennent ensemble face au soleil, tout comme le fil noir et le fil blanc sont tissés ensemble. Et si le fil noir rompt, le tisserand examinera tout le tissu, et il examinera aussi son métier. Quel jugement prononcerez-vous contre celui qui est honnête dans sa chair alors qu'il est un brigand en esprit? Quelle peine infligerez vous à celui qui tue dans la chair alors qu'il a été lui-même tué en esprit? Et comment punirez-vous ceux dont le remords est déjà plus grand que leurs méfaits? " Khalil Gibran - Le Prophète

Mauvaise esclaveMauvaise esclave

Les sociétés originelles de Papouasie avaient déjà un caractère assez violent, mais peut-être pas plus que d'autres à travers le monde à un même niveau de développement. Le type de situation décrit ici est sans doute le résultat du passage brutal d'un âge de pierre, car les tribus étaient à ce niveau, à notre société moderne de consommation.

Déracinement, perte de valeur, de repère, des liens sociaux, etc. Remplacer par un système qui n'a pas encore prouvé qu'il était le "bon modèle".

Et curieusement comme beaucoup d'"anciens" s'étonnent et transmettent, l'usage de l'alcool et des drogues était limité naturellement soit aux "initiés" soit au côté festif, ici et ailleurs. Là j'ai l'impression d'assister à une ruine de l'âme des deux côtés, hommes et femmes, cela aussi me frappe.

***

(je ne trouve pas de mots)

Misère et ignorance. C'est abominable. 

Je trouve que ce qui disparait, ici, c'est la culpabilité, et la relation à l'autre qui pourrait en découler. Ces images sont terribles, elles me renvoient à la fragilité de notre humanité. En tant qu'homme, j'ai du mal à me reconnaître dans ces hommes-là qui me semblent ne pas même avoir d'intériorité.

Je remarque aussi que la seule touche d'espoir portée par ce reportage vient de l'Imam, qui, justement, accueille la différence et l'altérité. Un exemple à méditer pour notre société parfois si musumanophobe ?

Révoltée,malheureuse, impuissante. Pourquoi ai-je regardé ces photos atroces?Je déteste ces hommes:je sais c'est une réaction primaire mais je n'ai pas envie de chercher les causes de cette horreur.

Je ne crois pas qu'il y ait des "causes" à rechercher justement. C'est la violence  d'autant plus exacerbée qu'en face on est faible.
 Hesse que Merle a renconré dans sa prison, le tortionnaire de Kafka ou la meute de blancs de Sullivan  n'ont aucune raison justifiable de violence, à part le plaisir de  dominer, le pouvoir de faire souffrir et d'en jouir. Ici aussi. 

Les photos sont terribles de souffrance.

Papouasie.. j' y ai passé beaucoup de temps.. en effet c'est une societe qui est aussi violente que l'etaient les notres au meme stade de developpement.. sauf que la, tout se contracte dans le temps et les reperes sont brouillés. Des immondes abrutis, souvent Americains qui y passent comme missionnaires ne font qu agraver les choses.. si on commencait par laisser leur spiritualité tranquile , ca irait deja un peu  mieux...

C'est Gens Là N'ont Acunes Educations. Quelle Horreur De Battre Une Femme, Quelle Qu'elles Soient. Je N'ais Aucuns Mots Pour Dire ce Que Je pense Sur Cette Brutalitée Envers Les Femmes Du Monde, C'est Une Horreur Absolue Tous Des Saloparts, Des Illétrés, Tenir Une Arme, Ils Savent Bien Le Faire. Connaissent T'ils La Douceur Non, ils Connaissent Meme Pas Le mot. Je Suis Térrifié et Horrifié, Les Images Le Montre Si bien.

J'ai recommandé le comentaire de FantieB

Haine de soi, haine d'être esclave, haine d'être femme, misère , alsoolisme, pauvreté marquent le cycle de l'éternel recpnduction. Si la Papouasie nous semble lointaine, il faut garder à l'esprit que la violence envers les femmes reste trop souvent notre pain quotidien. C'est la terre entière qui perd son âme. Il fut noté recemment une ausse au Japon de la maltraitance sur les enfants. Quand le cycle d'harmonie est rompu nous sommes tous malades, alors il est inutile de juger d'un air afflmigé ou condéscendant de lointaines organisations humaines détruites par le colonialisme. C'est nous même que nous devons regarder dans le mirroir sans se dire que c'est mieux chez nous. Cordialement. S

bravo et merci! Enfin une réponse à laquelle j'adhère pleinement.

"D'un monde à l'autre" :  j'ai quitté les images merveilleuses  des déserts, à faire rêver, et trouve ici le cauchemar quotidien de femmes qui vivent la violence sous toutes ses formes .  L'Association Amnesty International est-elle intervenue , a t-elle dénoncé ces horreurs, a t-elle lancé une pétition ? 

Je suis horrifiée, rien à dire de plus !

Il est temps de luter pour un monde sain frontières .... et sains religions

Sans voix.

 

Pourquoi regarder si loin ce qui est si près. Ce que nous voyons si loin est ce que nous vivons tout prêt. Un reportage aurait pu nous montrer des photos de femmes frappées, violées, désespérées, tout près de chez nous, à l'hopital voisin, des photos d'hommes qui ont battu leur femme, des hommes qui ont violé jusqu'à leur propre femme, enfermés dans la prison près de chez nous ou dans le secret, rongés par le remords ou par la haine et la violence que la vie leur a perfusée... 

Que l'on soit en démocratie, en théocratie, en aristocratie, en ploutocratie, en dictacture, c'est la même tragédie, les mêmes cris... 

TERRIBLE !

Mais il y a quelques sourires sur la photo n°22. Tout espoir ne serait peut-être pas perdu ? Ces femmes "achetées" le jour de leur mariage sont de réelles esclaves. Ne faudrait-il pas commencer par PROSCRIRE cette tradition ?

Je ne sais ce qui peut expliquer cette violence. Tout est dit: c'est juste insupportable.

Y a-t-il de possibles explications à tout cela ? On dirait une société qui se meurt. Une société foutue.

Souhaitons que les pouvoirs publics cherchent les racines profondes du mal, que les acteurs de la société civile et les leaders d'opinion se penchent sur le problème, qu'il y ait une véritable sensibilisation et que par l'éducation, on puisse espérer ne plus assister à ce genre de barbarie.

un petit coup d'oeil à wikipédia nous apprend que le FMI préside aux destinées de ce pays, qu'il a obligé les dirigeants à privatiser, nous assistons là au devenir d'une société agricole, solidaire, ouverte, coopérative, hospitalière ou les propriétaires ne parlent plus que de centrale d'alarme, de gardiennage, de barres de renfort pour portes et fenêtre, hauts murs et fil de fer barbelés. La partie annexée par l'Indonésie est riche en ressource gazière, qui alimente les Etats-Unis et la Chine, une guérilla papoue y est très active mais sévèrement réprimée.

cela ne fait-il pas penser à un autre pays? une autre région, au vote radicalement à l'opposé de l'ensemble du pays?

la violence faite au femmes était un problème presqu'oublié dans notre propre société et qui ressurgit là aussi, nous ne devons plus laisser faire Goldman Sachs et sa mondialisation avec Mario Draghi comme chef d'orchestre européen, nous devons favoriser l'émergence de sociétés coopératives partout où c'est possible, après avoir abrogé les amendements qui ont permis la vente de Yoplait par exemple, seul une croissance de l'économie sociale et solidaire pourra permettre le minimum pour subvenir aux besoins de logement, de nouriture et d'éducation pour tous

Ces images sont dures, violentes. Quelle sauvagerie ! Parfois je me dis "Mais pourquoi cela ? Que s'est-il passé jadis pour que les hommes se conduisent ainsi avec les femmes ? Est-ce une vengeance qui se perpétue ?" Chez nous aussi, en France, pays modèle des Droits de l'homme, on retrouve, plus ou moins masquée et avec différents niveaux de violence, cette domination de la femme par l'homme, cette idée de possession. "Tu es ma femme donc tu m'appartiens donc tu m'obéis, sinon..." Ce comportement ne compense-t-il pas des sentiments de faiblesse et de peur ?

Je pleure et je suis terrifiée! Pas en découvrant la violence faite aux femmes, je la connais au coin de ma rue, dans ma famille. Non, c'est l'altérité de ces visages, les antipodes, qui provoquent chez moi cette tristesse d'un paradis perdu, ce fracas de mes rêves de retour aux sources humaines, ce mythe rousseauiste ricanant sous mes yeux! C'est effrayant comme ces visages, à nos yeux "primitifs", aident à ne pas s'identifier! Merci à ceux des commentaires qui nous renvoient à une commune humanité.

La terreur qui me vient c'est le temps qu'il a fallu à notre espèce pour construire des Lois Fondamentales, des cultures, dans lesquelles la Conscience Humaine puisse s'épanouir, en relative sécurité. Et si peu de temps pour tout détruire. Notre trésor d'altruisme est si fragile!

Bien que non croyante, je remercie les différentes spiritualités d'avoir pensé la transcendance, et je retiens aujourd'hui des aventures du Christ, l'épisode des marchands du Temple: Chassons tous ces rapaces qui détruisent notre humanité encore plus vite que l'éco-système.

 

 

 

Quand il y a tant de haine faites aux femmes c'est pour moi l'expression de la haine de la vie . Ce vagin maltraité, cette être ou le miracle de la vie peut se poser, incarne un monde qui est rejetté abimé violenté. quand la femme est maltraitée elle est l'expression de la haine du monde dans lequel les hommes vivent . C'est un signe cette recrudesence de la violence dans le monde sur les femmes .Notre société pietine l'être humain en fait un moins que rien un robot mal fini un bouche a nourir qui coute toujours trop cher . La vache est protéine, l'homme une charge, il est un pion un objet pour la société. Sa manière de se diférencié avec un robot c'est d'aller dans sa violence et détruire celle qui represente la source de son humanité . Quand le féminin souffre l'humanité dégénère.

cette horreur est le concentre de la haine atavique des hommes pour les femmes, presente dans toutes les societes, la consequence de millenaires d exploitation des femmes par les hommes aggrave par l extreme destruction des valeurs dans les societes

 

 

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