christian salmon

Ses Derniers articles

  • «BoJo le clown» et son ingénieur magicien

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    Pancartes à l'effigie de Dominic Cummings, le 4 septembre 2019. © Reuters Pancartes à l'effigie de Dominic Cummings, le 4 septembre 2019. © Reuters

    La victoire historique de Boris Johnson aux élections législatives du 12 décembre 2019 clôt provisoirement le cycle politique du Brexit. Celui que les médias avaient surnommé « BoJo le clown » est devenu premier ministre. Une victoire qui doit beaucoup à son principal conseiller, Dominic Cummings, le stratège de la campagne du « Leave », désormais installé au cœur de la machine d’État britannique.

  • «Grand remplacement»: le logo de l’homme blanc en colère

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    Lors d'un rassemblement à Toronto, au Canada, en souvenir des victimes de l'attentat de Christchurch, le 22 mars 2019. © Reuters Lors d'un rassemblement à Toronto, au Canada, en souvenir des victimes de l'attentat de Christchurch, le 22 mars 2019. © Reuters

    Omniprésent dans le débat public, le slogan du « grand remplacement » lancé en 2010 par Renaud Camus et médiatisé par Éric Zemmour n’est pas une idée neuve : c’est une vieille lubie qui a inspiré non seulement les fascismes européens du XXsiècle mais avant lui le suprémacisme blanc aux États-Unis.

  • Trente ans après la «révolution de velours»: Hrabal, l’anti-héros dans l’ombre de Havel

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    Il y a trente ans, la « révolution de velours » portait à la présidence de la Tchécoslovaquie Václav Havel, figure de l’écrivain dissident. Dans son ombre, un autre auteur : Bohumil Hrabal. Emprisonné cinq ans, le premier incarnait la résistance frontale au régime communiste. Le second jouait d'une sorte de dissidence de velours. Souvenirs d’une rencontre à Paris avec « un héros timide ».

  • Migrants: comment Salvini a perdu la bataille du récit face à Carola Rackete

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    Carola Rackete montre une carte de la Méditerranée au Musée maritime de Barcelone. © Reuters Carola Rackete montre une carte de la Méditerranée au Musée maritime de Barcelone. © Reuters

    De l’Odyssée aux romans de Joseph Conrad, le naufrage inspire des aventures et des héros mémorables. La décision de la capitaine Carola Rackete de forcer l’entrée du port de Lampedusa pour mettre en sécurité les naufragés recueillis à bord s’est inscrite dans cet imaginaire puissant. C’est ainsi qu’elle a fait basculer Matteo Salvini du mauvais côté de l’histoire, celui du démagogue qui joue avec la vie des gens.

  • Voir dans le Noir avec Toni Morrison

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    Toni Morrison © Philippe Wojazer / archives Reuters Toni Morrison © Philippe Wojazer / archives Reuters

    La mort de Toni Morrison est tout le contraire d’une disparition. C’est une invitation à résister à la prolifération des discours de haine. Son œuvre, qui déploie le lieu de la langue et de l’imaginaire comme un champ de bataille, est une arme contre l’ensorcellement raciste et sexiste de nos sociétés. Dans la nuit xénophobe, elle nous apparaît telle une constellation comme le suggère le titre d’un de ses livres : Playing in the Dark. Christian Salmon témoigne sur celle qui fut l’une des initiatrices du Parlement international des écrivains.

  • Europe: comment Carola Rackete bouscule le prétendu clivage entre «libéraux» et «nationalistes»

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    Carola Rackete sur le « Sea-Watch 3 » le 29 juin, à Lampedusa. © Reuters Carola Rackete sur le « Sea-Watch 3 » le 29 juin, à Lampedusa. © Reuters

    L’entrée dans le port de Lampedusa du Sea-Watch 3 de Carola Rackete est une victoire symbolique contre les politiques migratoires européennes soutenues par les nationalistes et les libéraux. La capitaine allemande a, par son geste, plus fait pour la bataille des idées en Europe que tous les spin doctors de Bruxelles qui veulent nous vendre un grand récit pour le continent.

  • Comment Salvini a pris le contrôle de l’agenda politique italien

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    Matteo Salvini tient un crucifix lors d’un meeting, en mai 2019. © Reuters Matteo Salvini tient un crucifix lors d’un meeting, en mai 2019. © Reuters

    En Italie, le triomphe électoral de la Ligue de Matteo Salvini ravive la polémique sur l’idéologie du parti. Mouvement néofasciste, populiste, ou simplement souverainiste ? Comment Salvini a-t-il réussi à imposer son agenda aux médias traditionnels ? Quel rôle attribuer aux réseaux sociaux et aux algorithmes dans son irrésistible ascension ?

  • Portrait du président en ventriloque

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    Emmanuel Macron, le 10 mai 2019, lors de la cérémonie commémorant l'abolition de l'esclavage. © Reuters Emmanuel Macron, le 10 mai 2019, lors de la cérémonie commémorant l'abolition de l'esclavage. © Reuters

    Depuis deux ans, Emmanuel Macron, qui avait fait de la « bienveillance » le mantra de sa campagne et de « la parole rare » la règle de sa communication est devenu le président le plus bavard et le plus brutal de la Ve République. Au risque de se banaliser, mais aussi de se contredire ou de se dédoubler. Portait du président en ventriloque.

  • Bolsonaro, le mythe 2.0

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    Jair Bolsonaro lors de la cérémonie célébrant ses 100 jours de présidence du Brésil. © Reuters Jair Bolsonaro lors de la cérémonie célébrant ses 100 jours de présidence du Brésil. © Reuters

    Élu depuis 100 jours, le président d’extrême droite brésilien Jair Bolsonaro voit déjà sa crédibilité mise à mal par des soupçons de corruption  et par ses liens avec des milices armées. Pour détourner l’attention, Bolsonaro suscite depuis trois mois des polémiques incessantes via Twitter. Ses partisans l’ont surnommé « le mythe ». Mais qu’y a-t-il derrière le mythe ?

  • Du Watergate au Wikigate, la politique américaine sous le règne de Roger Stone

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    Roger Stone à sa sortie du tribunal, à Washington, le 1er février 2019. © REUTERS/Jim Bourg Roger Stone à sa sortie du tribunal, à Washington, le 1er février 2019. © REUTERS/Jim Bourg

    L’inculpation de Roger Stone, dont le procès aura lieu en novembre, est un élément clé de l’enquête sur les ingérences russes dans la présidentielle de 201l. Il s’agit aussi de l’épilogue théâtral d’une ère dont il est le symbole. De Nixon à Trump, le flamboyant spin doctor révèle le cynisme et la corruption de la scène politique américaine.