48 ans. À la création de Mediapart, j'ai d’abord suivi le Parlement, puis j’ai rejoint le service Enquêtes. Mes sujets de prédilection pendant des années : l'argent des élus et des partis, la corruption, la transparence, les conflits d'intérêts... De 2018 à 2019, je me suis consacrée à des sujets sur les migrations. Puis j’ai intégré la direction éditoriale élargie, de 2019 à 2023, comme responsable du pôle Société. Désormais, je me penche sur les droits des enfants et les violences qui leur sont faites.
Pour m’écrire : mathilde.mathieu@mediapart.fr
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le patron de l’information de CNews, Thomas Bauder, a été condamné en décembre 2025 à quatre mois de prison avec sursis pour avoir commis des violences sur ses enfants entre 2017 et 2023. Il a fait appel. Dans le même temps, à l’antenne, les violences éducatives ordinaires sont régulièrement relativisées, sinon encouragées.
Jeudi 22 janvier, malgré l’absence de preuves matérielles, un ancien agent périscolaire a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur douze enfants. « La justice vient de donner un signal fort : on peut condamner à partir de la parole de l’enfant », réagit l’avocate de plusieurs familles.
Depuis que le « scandale Shein » a éclaté, la justice n’en finit plus de tirer les fils d’un phénomène longtemps négligé. Les premiers procès d’acquéreurs de poupées révèlent des profils de prédateurs. Et les questions se multiplient sur les réponses à apporter.
Dans un arrêt rendu mercredi 14 janvier, la plus haute juridiction censure la cour d’appel de Metz qui avait relaxé un père au prétexte que ses violences étaient restées « proportionnées » et sans « dommage ». « La Cour de cassation remet l’église au milieu du village », réagit l’avocat de la mère.
Le parquet général de Rennes n’a pas demandé la prolongation de la détention provisoire de Guillaume F., condamné en décembre 2024 pour des viols sur son fils. Alors que son procès en appel est prévu le 21 janvier 2026, il vient donc d’être libéré. Et se retrouve avec un simple contrôle judiciaire.
Face aux dénégations de Frédéric S., jugé lundi et mardi pour des faits commis sur treize élèves, le procureur a requis cinq ans de prison ferme. Et salué la « dignité » des parents, loin d’avoir agi en « va-t-en-guerre ».
Lundi 15 et mardi 16 décembre, un quinquagénaire comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Nantes pour des violences sur treize élèves, qu’il nie en bloc, entre 2017 et 2019. Face à des récits de tout-petits parfois fragiles, la justice s’est appuyée sur des expertises psychologiques attestant de lourds traumatismes.
D’après nos informations, le Conseil d’État va examiner une requête visant à faire reconnaître la responsabilité de la mairie d’Outreau dans une affaire jugée aux assises en 2021. Informée dès 2016 de l’attitude inappropriée d’un agent avec un enfant, la ville se voit reprocher de n’avoir pas agi.
C’est de la maternelle Baudin que sont parties les récentes révélations sur des animateurs parisiens. D’après nos informations, cette école a déjà été secouée par une affaire qui a laissé des traces. Car la directrice de l’époque a payé cher le fait d’avoir signalé des soupçons visant alors un enseignant, sans l’aval de sa hiérarchie.
Alors que se tient, jeudi 20 novembre, la journée internationale des droits de l’enfant, une proposition de loi socialiste vise à offrir une défense à tous les mineurs, devant les juges des enfants chargés de leur protection. « Un enfant, un avocat ! », clament ses partisans.
Dans une quarantaine de villes, des militants ont manifesté samedi en criant : « Le déni, c’est fini. » Dans le sillon de l’affaire Bétharram, et dans l’attente d’une loi-cadre contre les violences sexuelles, les cortèges étaient plus fournis que l’an dernier. Reportage à Paris.
Face aux mises en cause d’animateurs qui se multiplient, des collectifs de parents et des syndicats se mobilisent pour obtenir de la ville de Paris qu’elle admette ses failles et déploie des moyens. Une pierre dans le jardin de la majorité sortante.
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Les journalistes de Mediapart utilisent aussi leurs blogs, et participent en leurs noms à cet espace de débats, en y confiant coulisses d’enquêtes ou de reportage, doutes ou réactions personnelles à l’actualité.
Et de trois. Une fois de plus, Patrick Balkany et son ancien bras-droit, Jean-Pierre Aubry, tous les deux mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » (entre autres) et soumis à un strict contrôle judiciaire qui leur interdit de se rencontrer, se retrouvent au même moment, au même endroit, sur la même photo. Par hasard, sans aucun doute.
Pour Pièces à conviction, le journaliste Stéphane Girard a fait le reportage que Mediapart aurait dû réaliser depuis cinq ans. Consacrée aux abus dans les coulisses de l’Assemblée nationale, son enquête, diffusée ce mercredi à 23h10 sur France 3, nous embarque à Londres pour une plongée dans le (contre)-modèle britannique.
Voilà déjà une semaine que le député UMP Dominique Tian a reconnu publiquement, contraint et forcé, avoir planqué un compte en Suisse pendant des années. Voilà déjà une semaine que ce pourfendeur patenté de la fraude sociale (celle des autres, celle des « gagne-petit » qui grugent le RSA ou les allocs) a confessé avoir soustrait plus de 1,5 million d’euros au fisc français, avant de profiter d’une circulaire indulgente pour rapatrier discrètement ses billes en 2014. Et rien ne se passe ou presque.
Mediapart ne lâchera rien. Les citoyens ont le droit de savoir comment le financement des campagnes électorales est contrôlé en France. Avec quelle ardeur, quelle légèreté ou quel aveuglement. Alors que les révélations se multiplient sur les trucages opérés lors de diverses présidentielles, les documents relatifs aux instructions menées par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) sont toujours tenus au secret. En ce vendredi 13 mars, les choses pourraient basculer.
La fortune les abandonne. Hier, Patrick Balkany (mis en examen pour « corruption » et « blanchiment de fraude fiscale ») et son bras-droit Jean-Pierre Aubry (mis en examen pour « complicité de corruption » et « blanchiment de fraude fiscale ») ont manqué de chance : ils ont été repérés discutant devant L’Anjou, un restaurant de Levallois-Perret, alors que le contrôle judiciaire auquel est soumis le second lui interdit de rencontrer le premier –précisément pour éviter qu’ils n’échangent sur l’information judiciaire en cours, menée par les juges Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon.