Le courant alternatif de la poésie peut-il se faire politique ?

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Et si la poésie française contemporaine s’éveillait de son sommeil formaliste comme en d’autres temps elle sut se secouer d’un sommeil idéaliste ? Dans Toi aussi, tu as des armes, neuf auteurs s’expliquent sur leur égal intérêt pour la poésie et la politique.

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Et si la poésie française contemporaine s’éveillait de son sommeil formaliste comme en d’autres temps elle sut se secouer d’un sommeil idéaliste et esthétique ? Quelques signes peuvent le laisser penser, dont un récent ouvrage collectif paru à La fabrique. Une énigmatique phrase au détour du Journal de Kafka, « Toi aussi, tu as des armes », et voici que neuf auteurs (J.-C. Bailly, J.-M. Gleize, C. Hanna, H. Jallon, M. Joseph, J.-H. Michot, Y. Pagès, V. Pittolo, N. Quintane) entreprennent de s’expliquer sur leur égal intérêt pour la poésie et la politique. Et surtout de voir comment celle-ci peut faire fond sur celle-là, la poésie, dont on sait, par-delà ses infortunes génériques, qu’elle résiste comme de toute éternité aux tentatives de définition.