Le «spectre» de l’espoir de Mahmoud Darwich

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« Je continue à apprendre la marche difficile sur le long chemin du poème que je n’ai pas encore écrit », avait bien signifié, en préface à La terre nous est étroite, celui que son image publique a désigné « comme “le poète de la Palestine” ». Dernier livre traduit à découvrir de Mahmoud Darwich, Présente Absence retrace et illumine sa vie par son œuvre en un stupéfiant entretien noué par lui-même avec son double créateur.

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Pouvait-on donner titre plus éloquent que Présente Absence au dernier livre traduit de Mahmoud Darwich, près de huit ans après sa mort ? Car il s’agit bien du dernier livre inédit en langue française de ce poète jailli, poings juvéniles serrés, voilà plus d’un demi-siècle de résistance palestinienne. Du moins est-ce là le dernier titre de son œuvre révisé par ses soins, c’est-à-dire publiable, comme l’entendent par fidélité ultime à leur ami ses traducteurs Elias Sanbar et Farouk Mardam-Bey.