A la Philharmonie de Paris, quinze siècles de voix et musiques arabes

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Parmi les nombreux clichés qui collent aux sociétés arabo-musulmanes, figure l’idée tenace que l’islam ne serait pas compatible avec la musique, le premier interdisant de créer, d’écouter la seconde. Insupportable fantasme, que vient balayer la première grande exposition d’envergure en France consacrée aux voix et musiques arabes : « Al Musiqa », à la Philharmonie de Paris. Des chants pré-islamiques à l’électro-chaâbi, du Maroc à la péninsule arabique, Al musiqa traverse quinze siècles d’histoire et offre un voyage visuel et sonore impressionnant sans filtre orientaliste.