Les prolétaires n’ont-ils pas de patrie?

Par

Les divergences sur l'Union européenne et la zone euro – les quitter ou les transformer ? – ont remis à l’ordre du jour la question de l’internationalisme, du moins au sein de cet espace qu’on appelle l’Europe. Peut-on – et comment ? – penser ensemble la dimension nationale de la lutte des classes subalternes (et, partant, leurs nationalités) et leur solidarité en Europe et bien au-delà ? 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’internationalisme communément qualifié de « prolétarien » est mal en point. La résurgence périodique des solidarités internationales et des mobilisations transnationales, aussi intenses soient-elles, en relance l’espérance et l’objectif, mais elles ne suffisent pas à effacer l’histoire de ses reculs, de ses défaites et de ses perversions, pour ne rien dire de son retournement contre-révolutionnaire dans la défense du « socialisme dans un seul pays ».