Siri Hustvedt, portrait d'une Lady

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«Écrire des romans, c'est comme se souvenir de ce qui n'est jamais arrivé», explique l'écrivain américain à l'occasion de la sortie de son cinquième roman Un été sans les hommes. Entre éclats de rire et réflexions, elle raconte le 11 Septembre, le féminisme, Paul Auster... Avec les premières pages du roman en PDF.

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Devant un cappuccino «sans chocolat» (en français dans le texte) au Café Laurent au cœur du VIe arrondissement parisien, Siri Hustvedt évoque son dernier roman, Un été sans les hommes, sorti presque conjointement aux États-Unis et dans le monde (en France, chez Actes Sud). Simple, directe, elle s'amuse de Mia, son héroïne, des quiproquos nés de lectures trop autobiographiques de son roman, emploie sans cesse le mot «fun», rires éclatants, sourire large et franc, hypnotique. «It was fun», plaisir du rire, du partage, d'une ironie sombre aussi, lorsqu'il s'agit de se jouer des clichés sexistes comme des codes du roman.