Liao Yiwu, au cœur de l'actuel goulag chinois

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« Pourquoi ne laisses-tu pas tomber la poésie pour te faire témoin de l’histoire ? Ta langue est maladroite, mais Dieu t’a doté d’une plume acerbe. » L’homme épuisé qui s’adresse ainsi à Liao Yiwu, en 1994, sait à quoi il l’engage. Le poète Liu Shahe, 63 ans et une santé chancelante, a eu ses premiers ennuis avec le pouvoir dès 1958…