La folle vie du premier Noir d’Islande

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En 1802, quelques années après la Révolution française et alors que les idées sur l’abolition de l’esclavage se diffusaient à travers l’Europe, l’esclave Hans Jonathan échappa à sa puissante maîtresse danoise et s’enfuit pour Islande où il fonda une famille. Il compte aujourd’hui 788 descendants répartis à travers le monde et longtemps, leurs aïeux ont tu l’existence de cet ancêtre de couleur. Mais l’esclavage sort de l’oubli et la génétique s’invite dans le travail de mémoire. Des analyses génétiques menées sur ses descendants ont récemment révélé la folle histoire de Hans Jonathan, auquel l’anthropologue islandais Gisli Palsson a consacré un ouvrage, qui vient d’être traduit en français.