Un salutaire «Clash-back»

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Un CD live, un DVD, un livre ... Et voilà comment The Clash, un quart de siècle après sa séparation et près de six ans après la mort de son génial chanteur, refait surface. L'occasion de (re)découvrir ce groupe majeur qui, apparu dans la furia punk, révolutionna le rock'n'roll -et même un peu plus que cela.
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Sorti en 1982, le dernier album de la formation initiale du Clash avait été baptisé Combat Rock. Un combat que le groupe lui-même croyait avoir perdu à ce moment-là : ses membres allaient d'ailleurs se séparer l'année suivante, au faîte de leur gloire. Un hara-kiri tout sauf paradoxal, on y reviendra. Malgré une éphémère tentative de come back, ponctuée en 1985 par l'improbable Cut The Crap -album plus intéressant que la critique rock l'a jugé, mais massacré par un mixage proprement abominable-, The Clash quitta définitivement la scène dans une indifférence quasi générale.

 

A partir des années 1990, pourtant, « l'œuvre clashienne » commença à être réévaluée. Le Clash vit par la suite son aura ne cesser de grandir, au point d'être aujourd'hui, enfin, considéré à sa juste valeur : celle d'un groupe majeur, sans doute le plus grand de tous.

 

Pour achever de s'en convaincre, il suffit de feuilleter les quelque 400 pages du magnifique -et pas seulement à cause de sa couverture rose fluo- ouvrage que viennent de publier les éditions Au Diable Vauvert. Sobrement intitulé The Clash, il met admirablement en scène l'ascension, le triomphe puis la chute du groupe, qu'il fait revivre au travers de témoignages, pour partie inédits, du quatuor d'origine, mais aussi d'illustrations (photos, affiches, pochettes d'album,...) souvent bluffantes. Certaines ont d'ailleurs été fournies par les membres du groupes eux-mêmes.

 

On découvre ainsi, parmi d'autres documents inédits, qu'en tournée, le batteur Topper Headon envoyait des cartes postales ... à son chien, mais aussi la collection de cassettes audio dont le bassiste Paul Simonon ne se séparait jamais, la chemise sérigraphiée, à la mode punk, du guitariste Mick Jones ou ce cliché noir et blanc réunissant Robert de Niro et le chanteur Joe Strummer...

 

Décédé brutalement en décembre 2002, ce dernier incarnait l'âme du groupe, dont il était tout à la fois le leader, le parolier, l'idéologue, bref, l'inspirateur génial. Son souffle traverse l'ouvrage qu'il conclut, évoquant le split du groupe en 1983, sur cette sentence définitive : « On est venus, on a dit ce qu'on avait à dire, on s'est cassés ; moi, ça me plaît bien ».

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