La triste farce du contrôle au faciès

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Treize citoyens, convaincus d'avoir été victimes de contrôles de police au faciès, ont attaqué l’État pour « pratique discriminatoire ». Mercredi 3 juillet, leurs avocats plaidaient devant le tribunal de grande instance de Paris. Compte-rendu d'audience.

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Si la France n’était pas si frileuse, si la France savait regarder la réalité en face, cette audience eût été filmée, en guise de document pour l’histoire. Dans la salle des criées du palais de justice de Paris, un vieux monde politique, judiciaire, anthropologique, le mercredi 3 juillet 2013, geignit, grinça et regimba sous les coups de boutoir de plaignants qui refusent de s’en laisser conter davantage : les contrôles au faciès, basta !