Les effets incertains de la terreur

Les attentats changeraient le comportement économique des individus en agissant sur la peur et l’aversion au risque. Ses effets, toutefois, restent difficiles à cerner et à mesurer dans la pratique. Une étude inédite sur le cas des attentats de Boston permet d'y voir plus clair.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Quel est l’impact des actes terroristes sur le comportement des acteurs économiques ? Peut-on quantifier les effets des attentats sur l’économie réelle ? Ces éventuels effets ne sont-ils que temporaires, ou bien les attentats changent-ils notre mode de vie pour toujours ? Plusieurs économistes renommés, tels que Gary Becker, ancien prix Nobel d’économie, ou Alberto Abadie, professeur à l’Université de Harvard, ont déjà tenté d’apporter des réponses à ces questions. L’étude des effets économiques des actes terroristes reste toutefois un champ de recherche émergent qui se confronte à plusieurs difficultés. La première d’entre elles est que ces effets sont souvent difficiles à cerner et à mesurer en pratique, car on ne dispose pas toujours de données appropriées. La seconde est qu’il est difficile de savoir a priori à quel niveau, ou à quelle échelle, il est pertinent d’évaluer ces effets, tant il est vrai que certains attentats, par le biais des médias, peuvent toucher des individus très éloignés de l’endroit où ils se sont produits.