4- Identité et biologie: cet étranger que l'on fait soi

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  • 30/07/2010 21:11
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Superbe article.

Je pense que certains scientifique abuse un peu du "aléatoire" pour expliquer trop rapidement ce qu'il ne comprenne pas.

Dire "on ne sait pas encore pourquoi" permet pourtant de chercher, et créer des vocations alors que "c'est aleatoire" ferme la porte.

 

Example : Si on veux prévoir à un carrefour si une voiture va tourner à gauche ou a droite en fonction de critere scientifique on peut trés rapidement conclure que c'est aleatoire et changer de sujet.

Jusqu'a ce qu'on decouvre les plaque minéralogiques, tout les soirs certaines plaque passent vers 19H et tourne a droite. Parfois certains vendredi elle passe vers 17H et tourne a gauche... Et un jour il y a une mutation et elle tourne toujours a gauche.

Si on dit c'est aléatoire on n'a rien compris, et on est passé à coté de l'essentiel

 

 

Cet article est aussi une preuve de la "sagesse du vivant": tout se passe comme si, tout en ayant des bases très strictes lui permettant de rester ce qu'il est, le vivant acceptait aussi de petites variations (une certaine souplesse) lui permettant de dépasser certaines épreuves auxquelles il est soumis!

Ah si nous étions tous pourvus de cette sagesse!

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  • 31/07/2010 19:22
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Ca fait du bien d'entendre des gens intelligents dire "je ne sais pas"... les gens qui sont trop surs d'eux me font peur. La demarche scientifique et sa quete de verite, de recherche d'un modele explicatif plus performant... un des aspects les plus admirables, les plus emouvants de l'espece humaine. Ca nous change des avocats et des politiciens qui savent toujours tout et sont toujours surs d'eux.

Découvrir le World Knowledge Dialogue et écouter Philippo Dal Fiorre, un jeune chercheur du prestigieux MIT dire « pour une fois, nous avons oublié d’être des scientifiques pour être des humains acceptant leur imperfection » http://www.wkdnews.org/webcast?clip=16

et les conclusions « towards a modern humanism » http://www.wkdnews.org/webcast?clip=17

Bravo pour cette série d'articles qui font rêver à une science riche de son humanité, en rien arrogante de ces vérités d'experts détestés de tous, non pas respectés mais craints, et à un monde meilleur, très improbable mais possible..

Lire impérativement "La Méthode" d'Edgar Morin, au moins sur la Connaissance et sur l'Ethique.

Oui, passionnant...Et justement la fin de l'article me rappelle d'autres lectures où il est indiqué qu'à trop vouloir se protéger des Ag : poussières, microbes , acariens, etc, on risque d'induire à toute agression des réactions immunitaires très fortes et à l'opposé de ce qui est recherché . Avec ensuite un terrain hyperallergique et asthmatiforme...Je n'affirme rien car le sujet est important , mais si certains ou l'auteur ont des infos dans ce sens, je suis preneur .

 Les organes pourront être prélevés sans l'avis des familles... 

 Remarquez, j'y pensais plus en détails au fur et à mesure que la matinée avançait, et je dois dire que je suis assez sur le cul de l'efficacité des Américains... (Oui, encore eux...)

Si on y réfléchit bien, on se fera donc, extorquer toute notre vie. On consommera des produits pourris qui nous tueront à petit feu, et après on finit par défaut en pièces détachées pour personnes dites « prioritaires » (19.000), alors qu'il y  660.000 décès par an... +/- (56.000 / mois)

Et une fois le choc passé, on se fait à nouveau détrousser par Wall Street et Goldman Sachs aux pompes funèbres... pour enterrer les restes...

Je sais, je suis cynique, mais c'est fait EXPRÈS, pour vous faire réagir !

Update 11.04.2015 : Vers une banque de données médicales

Update 11.04.2015 : Monique, une de nos lectrices a envoyé à Chalouette le Formulaire pour refuser le don d'organes.

http://www.crashdebug.fr/index.php/actualites-france/10413-les-organes-pourront-etre-preleves-sans-l-avis-des-familles

Merci pour ces infos.

Stéphane du blog colique néphrétique

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L'idée de cette série est née du triste débat de l'hiver dernier sur l'identité nationale. Les mots de corps (social), d'assimilation, de rejet... nous ont incité à aller voir du côté de la biologie, la science du vivant, ce que ces mots recouvraient, quels étaient les mécanismes en œuvre en dehors des fantasmes rhétoriques. Par ce regard un peu oblique, en interrogeant la science sur la frontière entre le moi et le nous et l'interaction entre moi et les autres, on constate que les plus récentes recherches peinent à définir, de façon indubitable, ce qui fonde un individu.

Ces enquêtes démontrent que ce que l'on dit être soi... ne va pas forcément de soi et qu'il ne faut donc pas trop compter sur la science pour dire ce qu'est l'identité. Elles ont été menées et écrites par Nicolas Chevassus-au-Louis, journaliste scientifique et auteur de plusieurs livres dont Savant sous l'occupation. Enquête sur la vie scientifique française entre 1940 et 1944 (Le Seuil, 2004) ou Un iceberg dans mon whishy: quand la technologie dérape. Sophie Dufau l'a accompagné pour les entretiens vidéo insérés dans les articles et dont vous pourrez retrouver l'intégralité sous l'onglet Prolonger des articles.

Voici le sommaire de cette série.

1- Les désillusions du gène

2- Ces autres qui sont en nous

3- Où s'arrête le moi?

4- Cet étranger que l'on fait soi

5- De l'identité biologique à l'identité nationale?