César Vallejo : le sésame humain de la poésie

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Si l'œuvre du Péruvien César Vallejo (1892-1938) a marqué de son empreinte la poésie du monde hispanophone, sa réception en langue française a été plus chaotique depuis l'après-guerre. Raison de plus de se réjouir d'un regain d'intérêt pour le poète andin, ponctué par une nouvelle traduction, due à François Maspero, de sa poésie d'exil. Laquelle publication sera célébrée ce mardi 6 décembre à la Maison de l'Amérique latine, à Paris.

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Dans les années 1950, alors qu'il composait son munificent essai L'Arc et la Lyre, Octavio Paz avait pris soin de distinguer deux grands précurseurs de la poésie contemporaine latino-américaine : le Chilien Vicente Huidobro et le Péruvien César Vallejo. Le premier en ce qu'il a redonné le goût du vertige à la poésie, le second parce qu'il l'a fouaillée comme une bête de somme dont on ne désespère pas qu'elle rende l'âme qui l'habite sur le papier.