Goya, la «marée blanche» madrilène et la crise en Europe

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Le milieu de la santé à Madrid poursuit sa mobilisation. Dernier coup d'éclat : la reconstitution vivante d'un tableau de Goya, devant le Prado, intitulé Les Fusillades de la santé madrilène. Où l'on repense au Passion, de Godard, qui se risquait déjà à reconstituer ce classique de la peinture européenne, sur l'héroïsme et la résistance.

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Les peintures sont des armes. C'était le 3 mai dernier, à Madrid, à l'entrée du musée du Prado. Des aides-soignantes, des infirmiers et des médecins sont là, en plein soleil. Ils ont enfilé leur blouse de travail, et convoqué les journalistes. Les membres de l'AFEM, l'un des collectifs mobilisés contre la privatisation en cours d'hôpitaux publics à Madrid, reconstituent l'un des plus célèbres tableaux de Goya, le Tres de Mayo (3 mai) dont l'original, peint en 1814, est conservé au Prado.