1- Identité et biologie: les désillusions du gène

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Ca me semble logique qu'un humain n'est pas un robot programmable. Ca serait le cas si nous n'étions pas constituer de trois mondes distincts. Un monde intérieur (les molécules), un monde extérieur (tout ce qui nous entoure) et un monde intermédiaire (les sens). Et je ne parle pas de "l'esprit" (ou âme pour les croyants).

La notion d'ientité est-elle bien ajustée aux questions ouvertes par cette série?

Une telle notion contient bien les dimensions de permanence ("mêmeté", disait Ricoeur) et d'hérédité; mais elle va plus loin, dans les ordres culturel et éthique ("responsabilité") où la biologie n'entre pas en compte.

Nous n'entendons pas répondre à cette notion, mais pointer le fait que même du stric point de vue de la biologie, l'identité est impossible à définir assurément. Et en faisant un détour par l'actualité de la recherche, montrer que la science a déjà quasi dépassé cette question.

Bien à vous,

Merci d'ouvrir la discussion. La difficulté demeure : je ne pense pas que l'autorité de "la science" suffise à rendre vaine la question de l'identité, car tout simplement ce n'est pas de cela qu'elle traite. Qu'il y ait des sophismes et de l'idéologie dans la façon de l'aborder est évident, mais - à ce stade de votre série - je ne vois pas ce que le détour par la biologie apporte à la question de l'identité...C'est un peu comme aller y chercher des réponses à la question de la justice intergénérationnelle dans le domaine de la dette !

Comment préciser autrement notre intention...

Un certain discours utilise "l'autorité de la science" pour justifier l'intolérance. Alors, nous avons décidé de le "prendre au mot" et d'écouter ce que dit la science de l'assimilation, du rejet, du sujet, de l'origine... Et faire entendre que la science, justement, nous découvre bien plus accueillant que ce discours voudrait le faire entendre.

Nous n'entendons pas apporter les réponses au débat sur l'identité avec cette série, mais démonter les sophismes qui disent s'appuyer sur de l'irréfutable.

Enfin, ce regard oblique est aussi un moyen détourné de nous plonger dans ces recherches vertigineuses dont on ne parle pas bien souvent.

Bien à vous,

J'avoue avoir aussi été décontenancé par le lien (ou plutôt l'absence de lien) entre biologie et identité. Il me semble que même les plus racistes des racistes d'aujourd'hui n'osent plus faire le lien entre la génétique (la couleur de la peau, la taille du crâne, etc...) et les capacités d'intégration ou l'intelligence, le niveau d'agressivité... comme on pouvait le faire à la fin du 19ème siècle.

Aujourd'hui, il me semble que le racisme est plutôt basé sur la notion de "culture", terme par ailleurs tellement vaste qu'il peut englober tous les fantasmes et les simplifications.

Mais ceci dit, démarre trés fort, et la suite parait passionnante !

merci

En tant que biologiste, je crains que ce débat ne prenne une mauvaise tournure avec un mélange de choses qui n'ont rien à voir. Epigénétique, réarrangements d'ADN, reprogrammation, clonage d'animaux de laboratoire, c'est de la biologie. L'identité nationale est une construction culturelle qui n'a que peu de choses (voir rien du tout) à voir avec la biologie et surtout la génétique moléculaire. SVP ne mélangez pas tout!
Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place ? Ne mélangeons pas tout ? Vous décidez du haut de votre statut de biologiste que les thèmes abordés dans cet article en réponse aux sophismes employés par certains politiques, dans un cadre certainement plus large que le simple débat sur l'identité nationale, n'a pas lieu d'être ? La population a forcément une culture scientifique suffisante pour faire la part des choses ? Aucun amalgame, accidentel ou provoqué, ne justifie cette digression inacceptable et cette mauvaise tournure du débat promptement dénoncée ? Au lieu de vous réjouir que des journaux généraliste s'emparent de thèmes chers à votre domaine professionnel pour tenter de réduire la méconnaissance du grand public, vous souhaiteriez enfermer le débat dans des critères étonnamment restreints. En tout cas les politiques ne vous attendent pas pour s'en donner à coeur joie (ex. http://www.marianne2.fr/Sarko-avait-raison-la-delinquance-est-hereditaire-c-est-Courrier-International-qui-le-dit-_a88124.html , ou http://www.temoignages.re/la-polemique-qui-gene-sarkozy-d,21583.html ...). Pour votre information, tapez dans un moteur de recherche "débat identité nationale génétique", et vous verrez que le lien populiste existe bel et bien, qu'il est basé sur des fantasmes idéologico-scientifiques persistant, et que ce genre d'article Médiapart permet de dissiper...

Voilà une réponse bien torchée ! Bravo ! Ca me rappelle d'ailleurs un peu l'attitude de certains journalistes et autres sociologues qui ont tendance à se monter un peu du col dès lors que de simples quidams se permettent de donner leur avis. Pour ramener ce scientifique à sa juste place, il n'a sûrement pas en tête que c'est un chimiste qui a découvert la cause des maladies infectieuses faisant franchir à la médecine le pas le plus décisif qu'elle ait encore jamais connu. Dans le domaine biologique et/ou médical, on peut d'ailleurs avoir à craindre bien davantage de la part de certains spécialistes trop imbus d'eux-mêmes que des profanes simplement curieux.

PS: J'oubliais Gregor Mendel qui n'était que moine.

pas sur oliv

tout le temps j'ai du expliquer que: NON les noirs n'étaient pas bons en sport génétiquement, à des lycéens qui ne voulaient pas comprendre

et j'imagine que leurs parents tenaient le même discours

alors cette série est la bienvenue même si les noyaux durs ne s'effondreront pas devant ce discours rationnel

en tout cas cela nous oblige à réclamer des programmes sociaux aux politiques puisque l'environnement intervient

moi aussi je suis ravie par cette entrée

Salut,

si l'adn conserve en memoire le nombre de division qu'il a subit, et que ce phénomene est responsable du vieillissement prématuré des clones, alors la gametogenése ne devrait elle pas produre un adn déterioré?

Cela ne veut il pas dire que ce processus contient une sorte de mecanisme de reset du génome?

Oui car lors de la gametogenèse, la télomérase reverse transcriptase et les autres facteur nécessaires à l'élongation des télomères sont exprimés. Ils sont également exprimés de façon anormale dans les cellules cancéreuses, ce qui explique en partie le fait que ces cellules deviennent immortelles et peuvent proliférer de façon incontrolée.

Il n'est pas à exclure que des modifications techniques peuvent améliorer la reprogrammation (c'est à dire mieux éradiquer les modifications épigénétiques de l'ADN et de la chromatine des cellules différenciées adultes) du génome qui a eu lieu lors du clonage ou lors de la génération des cellules souches. Mais il est exacte qu'on ne pourra pas corriger les réarrangements de l'ADN qui ont lieu dans certains types cellulaires.

Appelons ça le gérontonome :-)

 

"Le vrai mystère du monde est le visible, non l’invisible"

Oscar Wilde.

 

 

 

Très belle série d'enquêtes en perspective!

J'ai hâte d'y suivre le processus qui fondent le passage du Moi au Nous en passant par le SOI.

Même si j'ai quelques réponses psychologiques et spirituelles à ce sujet, j'attends de ces enquêtes des éléments sur les récentes recherches notamment en neurosciences.

Pour ma part, l'exploration du champs de la conscience (et ses différents niveaux) reste une clé esssentielle de la quête identitaire.

Merci.

 

Merci Mediapart (mais c'est chaque jour que je vous remercie) pour cette passionnante série au centre du centre de la question ontologique.

Dans tous les domaines, vous empruntez les chemins de la liberté, du questionnement dans le sens de Blanchot, "le désir de la pensée".

Ah oui, tenez, un scoop:

sarkozy a 11.000 gènes (moitié moins qu'une mouche), c'est pour ça peut-être qu'il avait asséné à Onfray cette absurdité que l'homosexualité est un caractère inné.

Le reste, tout le reste est évidemment à l'avenant.

 

Ah, non: pas de sarkozy ici. D'autant plus qu'on parle de Science!

Clin d'oeil

On peut pourtant difficilement ignorer que certains politiques s'appuyent sur des notions scientifiques pour distiller leur conception de l'humain et de la société, et qu'ils deviennent assez ironiquement, du fait de leur présence médiatique, le principal relais de vulgarisation scientifique pour une partie de la population.

Pour cet article le lien politique s'articule autour du débat sur l'identité nationale, mais l'analyse du généticien Axel Kahn pendant le débat sur le déterminisme (gène de la pédophilie, du suicide...) lancé lors des précédentes élections présidentielles tend à montrer qu'il s'agit bien d'un fil directeur idéologique constant à droite :

"Depuis plus d’un siècle, sans discontinuité, on exhibe des résultats scientifiques venant à l’appui de préjugés idéologiques. C’est la définition du philosophe Georges Canguilhem de l’idéologie scientifique : un préjugé qui se drape dans les oripeaux de science établie pour renforcer sa force de conviction"

Faire abstraction du président de la République, ou des gouvernants en général lorsqu'ils exploitent une thèse scientifique avec des conséquences potentielles pour l'ensemble de la population ne serait donc pas très sage ;-)

C'est juste que sarkozy, cet homme brutal, vulgaire et inculte: RAS LE BOL...

Vivement qu'il soit viré, qu'on ait enfin des VACANCES!

Clin d'oeil

Je préfère le genre de commentaire de Pierre-Mael.

Parce que, écrire que "Nicolas Sarkozy a la moitiè des gènes d'une mouche" ou que" Carla a deux neurones de plus qu'une poule pour ne pas chier dans les cuisines de l'Elysée", je trouve ça nul. Comme les attaques sur la taille et autres quolibets. Cela pollue le débat...la preuve, j'en rajoute une couche avec ce commentaire...

Même si je ne suis pas le dernier à utiliser ici un vocabulaire un peu gras (et même à rire de tout ça en privé), ce genre d'attaque publique sur le physique, m'insupporte .

comme je suis contente d'apprendre que nous ne sommes pas reductibles à nos gènes.... je m'en doutais bien un peu :)) ça va sans dire, mais ça va encore mieux enle disant !

avis aux petits empereurs qui voudraient, auraient bien voulu.........

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  • 26/07/2010 15:52
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A faire lire d'urgence à Monsieur Frédéric Lefebvre qui croit que l'ADN explique tout d'un individu et surtout explique tout ce que fera un individu...

Ah, non: pas de Lefebvre ici. D'autant plus qu'on parle de Chose savante!

Clin d'oeil

On parle toujours du singe : qu'on descend du singe. Ok, alors pourquoi le singe n'a pas évolué lui aussi, il ne devrait plus exister ??????

Donc l'ADN + l'environnement façonnent l'individu : alors pourquoi les immigrés qui viennent vivre en Europe qui ont un adn différent, mais notre environnement, continuent de se comporter toujours comme s'ils étaient dans leur environnement d'origine ?????

QQ'un peut-il me répondre ?????

@Pasnail

C'est du lard ou du cochon?

On ne descend pas du singe, c'est une famille cousine avec qui nous partageons des ancêtres communs.

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

vous trouvez que les Alsaciens, les Bretons, les Corses .... se comportent comme les Parisiens, non ils ne courent pas dans le métro quand ils débarquent à Paris.

quant aux émigrés ? à la 2e génération ils ne sont plus comme leurs parents, à la 3e ils sont exactement comme nous ils veulent un travail pas fatigant et bien payé ; croyez vous que ce soit génétique ?

Merci aux auteurs pour cet excellent article remettant à sa juste place le Dieu Génome. L'idée que l'environnement affecte l'être n'est pas nouvelle, en 2003 le biologiste Richard C Lewontin avait publié un fort intéressant livre "la triple hélice" battant en brèche les idées simplistes issues de la génétique et du darwinisme.

Félicitations pour la clarté de l'expression pour un sujet tout de même pas simple. Pour un non scientifique Mediapart donne des clés de compréhension et ouvre des champs de réflexion particulièrement passionnants. Relisez l'article Pasnaïf cela calmera vos remarques essentialistes.
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  • 26/07/2010 16:23
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Très bonne idée de série!

J'attends la suite avec impatience.

@vincent verschoore : les deux mon capitaine. Faut bien en rire non ???
Je suis un immigré, et ce genre de question bêtement naive, ou naivement bête ne me fait pas spécialement rire.

Je me disais, aussi.. :)

Difficile de ne pas rentrer dans un débat "droite / gauche" quand on parle d'inné et d'acquis.

Il me semble que la droite exagére l'importance de l'inné et la gauche insiste au contraire sur l'importance de l'acquis.

A droite on va considérer que la plupart des comportements d'une personne sont innées, ce dont on peut tirer des fonctionnements assez simples de la société :

* dés la maternelle on peut dire si telle personne est violente

* pas besoin de trop dépenser en éducation, en culture, de toute facon on ne peut rien faire pour changer les fainéants, et les immigrés (voir la question faussement naive de pasnaif ci-dessus).

* on peut diviser la société en "classes". Les pauvres resteront pauvres et des boulets pour les riches, les délinquants doivent aller en prison et y rester, on ne peut rien faire pour eux...

A gauche on va au contraire insister sur le fait que si on y met les moyens, toute personne peut accéder à une autre "classe" et contribuer à la société positivement. Personne n'est jamais perdu pour la société. On va insister sur la valeur "égalité".

Bon, ok, je simplifie à l'extrême...

"Personne n'est jamais perdu pour la société", c'est vrai, Même si il existe des différences en fonction de qui vous êtes: le poids génétique d'une personne atteinte de trisomie 21 pèsera plus lourd que pour d'autres. Néanmoins, on voit que depuis qu'ils ont été sortis des hôpitaux psychiatriques où la régression était massive, pour recevoir une véritable éducation, l'évolution due à l'environnement ne fait aucun doute. Beaucoup travaillent, se marient etc.
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  • 26/07/2010 17:40
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merci et merci encore pour cet article precis et didactique

 

j ai l impression qu en ce momment les journalistes de Mediapart se dopent !

vous étiez essentiels et indispensables pour beaucoup vous devenez

incontournables

merci a nous tous

vous avez vraiment la peche !

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  • 26/07/2010 18:10
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L'ADN est comme les lettres d'un livre, il y a des references non écrites à des idées qui suppose l'experience du lecteur. ( l'etat de la cellule d'a coté en l'occurence )

c'est a cause de cela qu'il y a une évolution contextuelle active et pas seulement une selection comme décrite par Mr Darwin.

 

 

pendant qu'on cause medecine regarder ca :

http://www.dailymotion.com/video/x9my3m_grippe-porcine-de-1976-vaccin-h1n1_news

Le coup de la grippe porcine avait déja etait fait en 1976, meme campagne de vaccination de masse, meme campagne mediatique bidonné

Roselyn ne POUVAIT donc PAS dire qu'elle ne savait pas puisque ce n'est pas une crise suivis mais une crise planifié

 

J'attends la suite avec impatience...

Très intéressant...

La question n'est sans doute pas là mais je la poserai quand même. Le hasard peut-il vraiment avoir donné naissance à une mécanique physico-chimique aussi complexe ? Une mécanique aveugle est-elle capable d'envisager les moyens de son évolution au cours des âges et cela dans la plus grande diversité ? En termes de probabilités, combien y avait-il de chances pour qu'un tel arrangement moléculaire se produise de manière fortuite, muni, dès le départ, de toutes les capacités de projection dans l'avenir que je viens d'évoquer ? Il y a sans doute un bon matheux parmi vous qui saura me répondre. Merci d'avance.

PS: Ce problème n'admet que deux solutions s'excluant l'une l'autre.

Aucun matheux ne pourra répondre à cette question puisque le mécanisme évolutif n'est pas connu.

Pour autant, je crois qu'il faut voir les choses sous un autre angle, non-déterministe.

En effet, la vie complexe telle qu'on la connait aujourd'hui peut s'expliquer avec un seul caractère "l'instinct de survie". Il suffit que la première cellule issue du vrai hasard ou du hasard dirigé (selon les croyances de chacun) ait disposé de ce caractère pour que "l'évolution-adaptation" s'exprime et que la vie, simple au départ, devienne aussi complexe.

J'ai conscience du "simplisme" de mon commentaire... peut-être aura-t-il la "chance" d'être pourvu du caractère précité... et finira-t-il à satisfaire notre soif de compréhension.

Bien à vous.

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  • 26/07/2010 20:56
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1/ Oui, enfin s'il y avait un Dieu, je pense qu'il aurait imagíné un système un peu plus simple et moins bricolé, moins foireux pour tout dire

2/ La question des probabilités ne veut strictement rien dire. En effet, absolument rien ne dit que ce sytème biologique était le seul et unique possible. Il en existe peut-être des milliards d'autres très différents qui auraient (ou ont) aussi abouti à une forme de vie, sur cette planète ou sur une autre

3/ Comme il existe des milliards d'étoiles et de planètes, la nature a pu tenter des milliards d'expériences pour combiner les éléments chimiques, au cours de milliards d'annés. Que l'une (au moins) ait fini par donner quelque chose qui vous semble intéressant n'a donc rien d'extraordinaire. Donc votre calcul de probabilité ne veut là non plus rien dire.

4/ Pas besoin de ces questions tarabiscotées pour montrer que Dieu existe. A partir du moment où un certains nombre d'êtres humains croient en Dieu, c'est qu'il existe. Quand on voit les conséquences (bonnes ou mauvaises) que cette croyance engendre... c'est bien qu'il existe.

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  • 26/07/2010 23:15
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Bah ! encore un tabou qui s'écroule. Après nous avoir bourré le mou avec la prédestination des gènes ! Mais est ce étonnant ? Un enfant étranger qui naît et vit en France parlera français aussi bien qu'un enfant né de parents français, même s'il est originaire d'une ethnie très lointaine... Pas besoin d'avoir fait de hautes études de génétiques pour ça. Le problème est qu'on accorde trop de crédit aux savants à la mode. Avec du bon sens, on peut briser les idoles scientistes. Maintenant, probalement que les idoles servent aussi à vendre...

Mais en tout cas, cet article est déjà remarquable de par son existence, car l'omerta règne dans ces milieux. Allez ! Encore un effort et on parlera de Darwin...

 

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  • 27/07/2010 01:33
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Les vérités scientifiques évoluent depuis l'origine de la science, depuis l'antiquité. Chaque fois, la vision du monde évolue vers un peu plus de complexité.

La belle affaire !

De là à y voir la preuve de l'existence de dieux ou la justification des ses convictions politiques, c'est se laisser influencer par ses désirs et ses croyances.

Et pour Darwin, l'évolution des espèces sous l'influence du milieu, ça ne me semble pas contredit, au contraire. Enfin, je crois...

Petite citation d'un grand athée, dans laquelle nous pouvons tous nous reconnaître : "Pour le malheur du monde, les imbéciles sont pleins de certitudes, alors que les gens intelligents sont remplis de doutes" (Nobel 1950...)

Mais bon, remplacer les gènes + l'environnement comme on le croyait depuis les années 60 (parce que l'acquis et l'inné, c'est pas nouveau, quoi...) par les gènes + l'environnement avec des interractions plus complexes qu'on ne le croyait, ça ne change pas grand chose, dans le fond.

Vous doutez beaucoup, ce qui ne vous empêche pas d'affirmer sans le moindre argument. Posez-vous la question de savoir si vous "croyez" parce que vous n'en savez fichtrement rien ou si vous "croyez" uniquement pour vous sentir en phase avec la citation complètement stérile du prix Nobel que vous mentionnez.

"Et pour Darwin, l'évolution des espèces sous l'influence du milieu, ça ne me semble pas contredit, au contraire" :

Ben si, c'est contredit tous les jours étant donné que c'est l'Homme qui influence son milieu. Pour le meilleur, dans le cas d'aménagements de la nature comme des parcs ou des jardins, création de lieux de vie. Pour le pire, dans le cas de la marée noire par exemple. C'est même contredit dans la nature elle même où la compétition/sélection est fausse, car c'est plutôt d'un équilibre qu'il faudrait parler. Même les loups s'entraident, à la différence de la finance où là, effectivement, Darwin est applicable.

Un contempleur d’étoiles.

Ce que nous révèlent ces derniers travaux tient en quelques principes de base au demeurant fort simples

Sont dépassées toutes les explications « magiques » qui en leur temps ont prétendues décrire la survenue de l’Homme sur la petite planète bleue.

v Le génial bricoleur du livre qui à partir d’une poignée de glaise et du souffle divin à crée l’Homme. Il faut ici comprendre qu’est totalement exclu le hasard. L’immanence céleste occupe toute la place du déterminisme et exclue le hasard.

v La vision darwinienne qui de mutations en mutations à partir du singe à donné naissance à L’hominidé. Là au contraire une grande part de hasard intervient à travers la sélection naturelle des espèces en éliminant « les essais ratés de l’évolution »

v La théorie du biologiste moléculaire Michael Behe a propos de l’Intelligent Design qui voudrait valider l’idée que sont contenus dans le noyau de la cellule à la fois les matériaux ET le programme qui vont donner naissance à l’Homme. Il s’agirait donc d’une séquence pré établie et la séquence / programme n’a d’autre choix que de se dérouler inexorablement du début à la fin pour donner naissance à l’Homme.

C’est peut être cette dernière théorie propre au siècle qui s’approche le plus d’une réalité conceptuelle, sans toute fois tout expliquer car la démonstration est désormais faite que l’environnement ou le milieu influe pour une part importante dans l’évolution.

L’environnement serait donc LA variable d’ajustement et il est tentant de vouloir justifier ce qui nous échappe par une commodité de langage faisant référence ici au hasard.

LA Vérité si tant est qu’elle nous soit accessible jusque dans ses moindres recoins se trouve donc peut être au confluent des trois théories. Quand on à répondu à toutes les questions, il reste ….de nouvelles questions.

Quand on part du temps zéro définis par le mur de Planck il y à 10- 43 secondes soit prés de 14 milliards d’années et qu’on essaye de réfléchir à ce qui à pu se passer en amont, rien ne s’est produit dans l’univers et y compris l’apparition de l’Homme qui n’ait été prévu ou programmé avant l’instant zéro.

Pourquoi voudrions-nous que l’Homme ce grain de sable dans le cosmos, cet Homme constitué d’un amas de cellules ordonnées échappe à une loi universelle dont il n’est pas prouvé que nous puissions un jour l’écrire.

Tout au plus pouvons nous avoir recours à une image : Un génial programmeur à constitué le kit de montage et à appuyé sur le bouton à l’instant du Big Bang. Depuis ça se débrouille tout seul conformément à la séquence et ce que nous prenons pour des variables d’ajustement ce sont donc à la fois des données et des séquences de code qui nous échappent. Le réglage à parfois la 2000 eme décimale prés des grandes constantes mathématiques, astrophysiques ou cosmologiques devait suffire à nous en convaincre.

Au risque de choquer certains, on voudra bien comprendre que le problème identitaire de l’Homme n’a qu’un sens infinitésimal pour l’ensemble de l’univers, tout au plus les réponses qu’il se donne lui permettent’ elles de mieux vivre son passage sur la planète qui fait de nous des contempleurs d’étoiles.

Vous admettez alors que la question ne peut pas être évacuée d'un simple revers de main. Mais l'élément que vous ne semblez pas prendre en compte, c'est la question du sens. Née du hasard, notre existence aurait-elle un sens ?

"Si nos dieux et nos espoirs ne sont rien d'autre que des phénomènes scientifiques, alors notre amour est également scientifique"

L'Eve Future de Auguste de Villiers de l'Isle-Adam

Sauf qu'il semble (et heureusement ?) que l'on ne puisse pas tout réduire à des phénomènes facilement modélisables .... En tous cas pour le moment!!

Que de commentaires!!! Moi je suis tout simplement RASSURÉE! mais à un point!!
Notre existence a-t-elle un sens? Et pourquoi avons-nous toujours le souci de nous poser cette question? Sommes-nous comme des enfants à la recherche de géniteurs?Nous sommes là.Mais maintenant que nous existons,il nous appartient de donner un sens à notre existence.Et certainement que ces travaux des biologistes par la réflexion qu'ils suscitent nous évitent des dérives inquiétantes.
Pourquoi donc tant d'agressivité ?
Tout à fait, citoyenne!.

Je lis dans le renvoi du texte vers un article ceci :

" Le clonage animal est-il devenu un mode de reproduction performant et sûr ? La réponse est négative tant cette technique est encore loin d'être maîtrisée, et ses échecs compris"

Si vous en doutiez, en voici quelques preuves en images... dans ce documentaire de 2004 de la chaine ARTE, découvert par hasard il y a un an ou deux sur le net... et intitulé : " Un Monde à vendre ".

Accrochez-vous, car c'est tout simplement effrayant ! mais jugez par vous même... et surtout appréciez particulièrement ce que veut dire le mot ETHIQUE pour certains de ces chercheurs et les DANGERS de laisser jouer ces mêmes " individus " dans leurs laboratoires sans aucun contrôle... (Ce qui vaut tout autant pour les OGM... si ce n'est davantage).

PS : J'espère ne pas avoir été trop hors sujet... si oui pardonnez-moi.

Part 01 : http://www.dailymotion.com/video/xc57dx_les-monstrueux-animaux-de-la-geneti_tech

Part 02 : http://www.dailymotion.com/video/xbw1g9_les-monstrueux-animaux-de-la-geneti_news

Part 03 : http://www.dailymotion.com/video/x7c2wm_les-monstrueux-animaux-de-la-geneti_news

PS : Ecoutez bien la dernière phrase prononcée à la fin du film : la plus importante peut être...

Pour conclure, je dirais aux scientifiques et autres apprentis sorciers " Fichez la paix à mes gènes SVP ! "

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  • 27/07/2010 12:34
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Le lien avec la politique m'échappe un peu mais cette série d'article s'annonce très interessant sur un sujet qui n'est pas d'actualité (en tout pour les personnes qui comme moi ne lisent pas les revues scientifiques ...).

 

 

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  • 21/08/2010 04:16
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J'aime beaucoup cette enquête et j'éviterais une foule de polémiques pour en retenir simplement l'essence, qui me semble saine au niveau purement logique. Jéviterais aussi la philosophie qui va avec source de polémiques de même.

L'essence, le vrai message est clair. C'est étrange comme cet Univers est "comme produit" pour faire éclore et développer la complexité, vers ce qu'il apparrait comme le cerveau. Après, notre cerveau très darwinien prend la relève, peut déplacer son cerveau dans un autre corps bien plus résistant et sensible mais aussi évoluer dans des univers virtuels où tout est possible, du moment que les connexions sont faites entre le cerveaux et les machines... machines qui ne sont plus facilement appellées machines, extensions des cerveaux seraient plus juste.

En fait nous n'avons pas trop le choix que de nous débarasser de notre corps physique sauf le cerveau et son ADN propre, ses ADN... Pas le choix, oui, le corps physique étant d'une fragilité extraordinaire d'une part et la démultiplications des dangers liés aux forces terrestres naturelles bouleversées un peu par le réchauffement climatique, la population mondiale de plus en plus grande qui multiplie les risques d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Et surtout les sciences et techniques, technologies NBIC, La Singularité qui n'est pas vu toujours et malheureusement comme une convergence d'un nombre important de facteurs. Les risques nucléaires ne sont pas écartés ni une grosse météorité comme celle de l'extinction des dinosaures, tombée entre les deux amériques... Tout cela fait de notre corps d'une extraordinaire fragilité, quelque chose qui va à contre sens de l'évolution, il est alors logique de penser changer de corps.

 

Pour le cerveau il ne sera jamais assez riche de tout, de tout ce qui est sain aussi bien sur. Jamais assez riche au niveau affectif, logique, santé mentale (la santé physique étant de la santé mentale d'abord...) en connexionisme de même (en relations avec une information gratuite et infinie et d'autres cerveaux...

Mais aussi jamais aussi riche spirituellement et je ne parle pas de religion, mais bien au-delà de la religion, des religions.

 

Bref les êtes humains se plaignent toujours de tout et c'est licite, comprehensible. Puis la mort ue l'on croit, s'imagine inéluctable agit sur une infinité de choses en nous, même sur l'ADN !

L'être humain a fait du mal à une infinité de faune et de flore, à tué des millions d'espèces... Mais il n'est pourtant pas fait pour mourir ! S'il prend assez de temps et de recul il comprendra que le bonheur sur des millions d'années est possible en théorie, en pratique c'est autre chose puisque les probabilités que nous nous détruisions en très grande partie sont presque aussi forte que ses capacité à devenir "immortel".

 

Je gardais l'identité pour la fin. Nous ne savons quasiment rien sur la conscience réflexive, l'identité ensuite. Mais en voyageant entre les milliards de milliards d'étoiles nous décrouvrierions une multitude de vies, dont certaines évoluant vers la notre, et de plus probablement nous ressemblant beaucoup, le physico-chimique étant le même et la vie complexe ne pouvant pas évoluer que dans ceratines conditions après une infinités d'essais darwinismes hasardeux mais qui procèdent d'une très grande logique de finesse.

La vie est partout dans l'univers, c'est un fait certain pour moi et une bonne partie des scientifiques non chauvins ! Mais pas que des scientifiques... Beaucoup de ces derniers pensent aussi qu'il existe une infinité d'univers, ce qui n'est pas rien !

Alors sur ce coup parler d'être humble ne veut plus rien dire, SOYONS tout simplement nous-mêmes et dans l'évolutions... Battons nous pour notre immortalité si nous avons vraiment la conviction que la mort n'est pas une fatalité, n'est plus une fatalité ? Il est de plus en plus stupide de s'imaginer vivre dans nos descendants !

... Même s'ils sont nous, en différent. Paradoxe quand tu nous tiens :-)

Ne croyons pas qu'en voulant devenir "immortels" c'est anormal ou non naturel. Tout ce que nous sommes est de la nature ! Et l'artificiel n'est que du naturel passé à l'aulne de l'égo, de l'anthropocentrisme, une sale habitude ;-)

Sincèrement je pense que nous voulons tous la même chose au fond, seulement certains sont plus proche de se connaître que d'autres.Rien de plus complexe que la perception, peut-être, à part l'identité.

Aussi humbl que nous puissions être je ne pense pas que nous devons abdiquer face à la mort. Si nous abdiquons c'est nécessairement que nous sommes malades, reste à trouver les moyens pour nous soigner, "l'opération darwinienne est bien le seul dessein intelligent que je vois, celui que nous devons parfaire et suivre en exemple et quelque chose me dit qu'un univers qui apprendrait à quelqu'un à se casser la gueule un grand nombre de fois pour apprendre à marcher mériterait quand même de croire à une certaine intelligence peut-être au-delà de toutes religions.

 

Agréable journée à vous deux !

Jean-Luc Donné-Matteo,

La logique n'est pas une théorie, mais une image réfléchie du monde.
Tractatus logico-philosophicus (1918)
Ludwig Wittgenstein

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L'idée de cette série est née du triste débat de l'hiver dernier sur l'identité nationale. Les mots de corps (social), d'assimilation, de rejet... nous ont incité à aller voir du côté de la biologie, la science du vivant, ce que ces mots recouvraient, quels étaient les mécanismes en œuvre en dehors des fantasmes rhétoriques. Par ce regard un peu oblique, en interrogeant la science sur la frontière entre le moi et le nous et l'interaction entre moi et les autres, on constate que les plus récentes recherches peinent à définir, de façon indubitable, ce qui fonde un individu.

Ces enquêtes démontrent que ce que l'on dit être soi... ne va pas forcément de soi et qu'il ne faut donc pas trop compter sur la science pour dire ce qu'est l'identité. Elles ont été menées et écrites par Nicolas Chevassus-au-Louis, journaliste scientifique et auteur de plusieurs livres dont Savant sous l'occupation. Enquête sur la vie scientifique française entre 1940 et 1944 (Le Seuil, 2004) ou Un iceberg dans mon whishy: quand la technologie dérape. Sophie Dufau l'a accompagné pour les entretiens vidéo insérés dans les articles et dont vous pourrez retrouver l'intégralité sous l'onglet Prolonger des articles.

Voici le sommaire de cette série.

1- Les désillusions du gène

2- Ces autres qui sont en nous

3- Où s'arrête le moi?

4- Cet étranger que l'on fait soi

5- De l'identité biologique à l'identité nationale?