Soutien de Bush et de la guerre en Irak, la revue "Le Meilleur des mondes" esquisse une autocritique

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« Si les Etats-Unis avaient réussi en Irak, vous seriez en train de nous féliciter pour notre clairvoyance ; idem si la politique économique de Sarkozy avait été un succès !... » et si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle
Drôle de position, effectivement. Si on juge une politique à ces seuls résultats, on peut dire alors toujours que la fin justifie les moyens
Bonsoir Niseema, Ce que vous dites c'est exactement , mot pour mot, ce que j'ai pensé à la lecture de ce passage !
S'ils avaient été clairvoyants, ils auraient pris une autre position. Mais bon, l'idéologie est partout...
Effectivement, cette position est surprenante. C'est une question de circonstances globalement, l'opinion. En l'occurrence, on peut soit avoir raison, soit avoir tort. C'est de la malhonnêteté intellectuelle je le crains.
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http://blog.honorgate.net
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  • 07/05/2008 10:03
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N'ayons pas peur des mots et appelons un chat un chat, bref c'est la revue des (néos)-libéraux trépignants dans l'antichambre du gouvernement. Qu'ils consacrent leur numéro 7 à l'immense Manuel Valls est une preuve supplémentaire. Ces gens qui ont honte du mot "gauche" et qui se sentent obligés d'y adjoindre des adjectifs tels que moderne, positive, etc... veulent démontrer qu'ils sont "modernes" (ça me rappelle Madelin et sa bande) et aussi que tout le passé est mal sinon mauvais, que "vive l'individualisme" pour cacher leur "ego" et leur égoïsme forcené. Le meilleur des mondes ? Bof !
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  • 07/05/2008 10:08
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Toujours là, cher Labul :) Merci ;-)
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  • 07/05/2008 10:09
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l'ultra-liberalisme,le libre echange, la mondialisation, la libre circulation des bien et des personnes.....que l'on appelle cela comme l'on veut ça ne marche pas. ça craque de partout, on nationalise, nous allons payer leurs erreurs commisent au non d'une ideologie. il est normal que les rats quittent le navire....
les rats ?
En complément du commentaire de NISEEMA on peut ajouter Monsieur de la Palisse n'aurait pas dit mieux. Que toutes ses contorsions sont belles lorsque l'on se complait à être catalogué comme "intellectuels". Ils se plaignent de "la langue de bois ambiante" mais se flattent d'avoir été séduits par les mensonges éhontés de l'administration Bush. En fait on peut résumer simplement leur position ainsi "nous avons eu raison d'avoir tort, ce qui sous entend que les autres ont eu tort d'être clairvoyants. Ne parlons pas des Bockel et Kouchner qui ont dû manger leur chapeau mais au fond n'était-ce pas l'attrait du pouvoir, plus que leurs idées au pouvoir, qui les motivait ? Il suffirait parfois d'un peu plus de simplicité pour retrouver de la crédibilité.
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  • 07/05/2008 10:42
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Je vous souhaite, à Mediapart, de pouvoir vous tromper, et d'y repenser de la sorte. Cet article, par son ton sans revanche et une curiosité que je crois réelle même si elle demeure critique, augure plutôt bien l'avenir. - Je serais tenté de vous dire, à vous-même et aux autres lecteurs : vous, dans ce grand débat-là - c'est à dire de la guerre d'Irak, de l'islamisme, du rapport à Israel, aux juifs et à l'Amérique, et c'était bien ce débat et non des débats distincts - vous, quand vous êtes-vous trompés ? Qu'est-ce qui, depuis, a évolué en vous ? Qu'est-ce que les faits n'ont pas flatté mais au contraire corrodé ? - Je me souviens d'un fait que je ne crois pas hors sujet : Au début de l'intifada palestinienne, une boulangerie fut incendiée à Strasbourg au prétexte qu'elle appartenait à un certain Blum. "Votre" silence résonne encore en moi, glacé. Seriez-vous prêt, dix ans après, à repenser tout ça ? -
Je crois, si je puis me permettre, que c'est très exactement ici que le débat peut devenir passionnant ou bien fâcheusement attendu, avec son cortège de dérapages. Je pense, effectivement, qu'il faut savoir ne pas céder à la métaphore zoologique, mais qu'il faut aussi se retenir de faire peser sur des adversaires politiques, globalisés donc déjà deshumanisés, la culpabilité de l'incendie d'une boulangerie strasbourgeoise. En tâchant de me montrer plus curieux que flic de la pensée dans cet article, mais en donnant à chacun la possibilité de juger sur pièce avec l'éditorial in extenso sous l'onglet « prolonger », j'ai fait le pari que nous pourrions mener une conversation sans trop d'anathèmes pavloviens, à propos de cette revue fluctuant face à ce qui coule... Bien cordialement à vous,
J'entends bien, Antoine Perraud. Je m'efforce, avec mes moyens, que mon propos ne soit pas trop attendu (de là à le rendre "passionnant", il faudra votre concours !). Mais, vous posez une altenative, et si vous pensez que la balance a déjà versé dans l'attendu, dites-le moi. - Je fais le même "pari" que vous, figurez-vous. N'étant pas un chien, je suppose que le terme pavlovien ne m'était d'ailleurs pas adressé. - Peut-être que ce que je prends la peine de vous écrire, j'ai, moi aussi, pris le temps de le penser. Peut-être que l'exprimant, ici à vous et aux autres, je prends aussi le risque du débat. - Dès lors que vous vous intéressez à cette crise de la pensée néo-conservatrice en France - et je vous ai écrit que votre propos était intéressant - il me semble qu'on peut aussi s'interroger sur ce qui l'a fait naître. Si on ne vous pose pas cette question, si vous refusez qu'on vous la pose ("et vous, sur quoi avez-vous bougé depuis cet affrontement-là ?"), il me semble que l'article peut devenir un "regardez comme nous avions raison". Je ne crois pas que ce soit-là votre pensée. - Précision sur le "votre" silence. Le possessif n'est pas souligné, mais a des guillemets qu'il faudrait justement considérer comme des pincettes, et du mal exprimé faute de mieux (comme font les ricains avec leurs doigts quand ils veulent dire). Je voulais rappeler par là, non un silence personnel, mais quelque chose de frontal, du "nous" et "vous" qui s'est créé là, à ce moment-là. Pardonnez-moi Antoine Perraud si mes guillemets n'étaient pas plus explicites. Mais parler de choc entre deux collectifs n'est pas forcément "déshumanisant". Les grands mots que vous employez-là...
Non, cher lecteur, je ne vous accuse pas d'être attendu, je disais juste « halte au feu ! » à propos de la boulangerie et du « que fîtes-vous alors ? », qui pétrifie et fige, me semble-t-il ; mais votre dernier développement sur les guillemets pincettes efface ce léger effet de sidération... Si l'article échappe au « regardez comme nous avions raison », c'est précisément parce que je me tiens à distance, personnellement, de la question qui invite au règlement de compte, aux recompositions rétrospectives, au p'tit côté douanier de la rubrique culture-idées fouillant dans le coffre arrière : « Et vous, sur quoi avez-vous bougé depuis cet affrontement-là ? » Je trouve très intéressant que vous la posiez néanmoins ; voilà une piste de débat « passionnant »... sans mon concours ! Bien à vous cordialement,
Je réfléchis à votre proposition : la distance qui permettrait de... Peut-être. Je vous invite à ne pas forcément rejeter la proposition inverse (la subjectivité comme plus court chemin...) - Je maintiens qu'on ne peut réfléchir à cette revue - Le meilleur des mondes - sans penser, ou au moins évoquer, le contexte qui l'a vu naître. Le taire fait aussi sens. Je maintiens, douanier tâtillon, qu'il y a quelque chose à déclarer, et que cette chose ne vaut pas forcément taxe ou amende, mais qu'elle signerait un effort de sincérité. On peut régler ses comptes sans que ce soit le western (quand on parle d'Occident...). Cette histoire, elle nous est arrivée. Et du coup, je propose une analyse un peu différente : est-ce que Sarkozy, en 'rassurant' une partie de la population, n'a-t-il pas malgré lui dégonflé l'outre idéologique qui a fait souffler ces mauvais vents néo-conservateurs ? En d'autres termes, est-ce que ce sont les revers du néo-conservatisme dans le monde, l'échec en Irak, ou bien leur succès en France, l'élection de Sarkozy, qui ont rendu ce groupe d'intellectuels plus ouvert à sa propre critique ? Je ne suis pas du tout certain que l'échec rendent plus circonspect. Je crois que c'est le contraire. - Je vous invite à lire les commentaires qui voudraient aller dans votre sens, et qui ne me semblent pas plus pacifiques que l'interrogation que je proposais. N'hésitez pas à dire "halte au feu" à ceux de vos lecteurs qui vous conviennent. Sinon, voyez-vous, il y a du "nous" et du "vous" qui ressurgit.
Non, baaltik, je crois malheureusement que vous vous trompez en créditant ces gens de qualités d'honnêteté et d'auto analyse qu'ils ne possèdent pas le moins du monde. Je crains que ce ne soit beaucoup plus simple. Conscients d'appartenir à un camp qui prend l'eau de toutes parts, ils sont tout bonnement en train de tourner leur veste, comme tout ceux qui après avoir été marxistes ou maoïstes, ont soutenu Mitterrand, puis Chirac, puis Sarkozy. Aujourd'hui Manuel Valls et demain, selon le vent Strauss Kahn ou Besancenot. Ils ont peu-être un peu la trouille d'être assimilés à l'idéologie qui est à l'œuvre depuis trente ans pour "reconstituer les taux de profit" en organisant avec système l'appauvrissement des salariés et la destruction systématique de tout ce qui permet de lisser un peu les inégalités de revenu. Le tout maquillé en "modernisme" et en "réformes". De la même facture, les carabistouilles de Busch concernant l'Irak et dont les buts ultimes sont bien peu avouables. Je crois que ce leurre est en train de tomber le masque et que ce système d'intoxication va devenir un des plus détestés. Et nos courageux penseurs n'ont pas envie d'être siphonnés avec l'eau du bidet idéologique. Alors ils essayent de sauver leur peau. Voir l'irrésistible duo comique Glucksman, père et fils, ils sont pathétiques...et croyez moi si vous le voulez, je regrette de voir des "intellectuels" tomber si bas.
En fait, je connais surtout Taguieff et Couturier. Glucksman m'a aussi donné à penser.
D'une part, la véritable et seule ligne "idéologique", si j'ose dire, de cette revue semble être la défense, envers et contre tout et tous, d'Israël. D'où l'alignement – logique – sur Bush et la guerre en Irak, dont l'un des moteurs a été l'AIPEC, organe surpuissant du lobby pro-israélien aux États-Unis. À ce sujet, on n'a pas fini de mesurer l'impact de cette guerre sur la (re)montée de l'antisémitisme en France, déjà bien nourri par les agissements d'Israël dans les territoires occupés puis au Liban. D'un côté, des populations "issues de l'émigration" misérables, reléguées dans les territoires de non-droit des périphéries et qui s'identifient aux Musulmans opprimés, en Palestine, au Liban, en Irak… exprimant ouvertement un sentiment antijuif, sinon antisémite. De l'autre, une communauté juive française originaire d'Afrique du Nord, ultrareligieuse, ultraconservatrice, imbibée de racisme (racisme anti-arabe transmis de génération en génération par les grands-parents Pieds-Noirs et assumé par les enfants et petits enfants, comme origine fantasmée – "Ils nous ont chassés de notre terre", "ils" étant "les Arabes", hier ; "Ils veulent nous chasser de notre terre", "nous" étant les Israéliens, aujourd'hui) ; communauté repliée sur elle-même et son ressassement infini et mortifère dans quelques forteresses en région parisienne et à Paris (18, 19 et 20es arrondissements), qui s'assimile aux Israéliens et partage avec eux le "complexe de Massada". (Pour prévenir les insultes, je précise que je suis moi-même d'origine en partie juive et que j'ai l'habitude d'être accusé d'antisémitisme.) D'autre part, qualifier Weitzmann et Rollin d'"écrivains" relève au mieux de la complaisance, au pire de l'aveuglement. L'un et l'autre partagent en effet ce pseudo-dandysme moisi (Weitzmann en appelant à Baudelaire !), badigeon piteux de l'absence totale de talent littéraire, qui a conduit les lettres françaises au point où elles en sont aujourd'hui : tout proche du néant. Dernier point, la rhétorique confuse de cette revue nous ramène à l'historique "globalement positif" de Marchais, si je ne m'abuse.
En ce qui concerne Marc Weitzmann, c'est moi et non lui qui fais le lien avec le dandysme de Baudelaire (« vivre et dormir face à un miroir », écrivait-il)), tout en ajoutant, en préalable, nolens volens... À propos de votre description cataclysmique des Sépharades, je nuancerais en précisant que si votre charge concerne une frange qui existe, nous avons tous rencontré moults contre-exemples, qui regrettent une relation proche et fraternelle avec les Arabes et se situent donc du côté du vert paradis plutôt que de Massada.
Et là, Antoine Perraud, vous ne dite pas "halte au feu" !
Sur les sépharades de France et la "frange" : je vous entends, mais il faudrait être plus précis – beau sujet bien explosif, d'ailleurs traité par une journaliste du "Figaro" il y a quelques années dans un livre coécrit avec un juif, par précaution. Je suis prêt à vous donner quelques pistes – comment certains groupes tentent de reconstituer des ghettos de fait, avec la complicité de bailleurs parisiens – et à en reparler, si intéressé. Je vous signale au passage que le terme courant, "normal" voire unique, pour désigner les non-juifs parmi cette 'frange" de citoyens français est "goy".
Ah ben j'en apprends de belles; voilà que je serais goy. Déjà que j'étais hétérosexuel. Et puis, ... de couleur ... comment dire pour ne pas choquer le mrap ... non-black. Par contre, je m'enorgueillis d'être non-con, mais je n'ai pas de preuves définitives. Et dire que quand j'étais petit, je croyais que j'étais normal, tout simplement! C'est vraiment de plus en plus compliqué, la langue française.
Je voudrais juste revenir sur une phrase. Celle de Marc Weitzmann, disant : « Je ne m'y reconnais nullement, et pas plus dans la "repentance", que dans les motifs "droits-de-l'hommistes" pour lesquels la revue aurait – première nouvelle – soutenu la guerre. On pourrait parfaitement argumenter au contraire que les meilleures raisons de soutenir cette guerre étaient les plus cyniques. Ou encore que la guerre a permis de créer un champ de bataille limité à un conflit qui, jusque-là, n'avait pas de forme. En tout état de cause, ni l'évaluation de la guerre en Irak aujourd'hui, ni celle de ses raisons valables ou non, ne peuvent être faites aussi vite. » * Outre que l'expression «droits-de-l'hommistes» a la trés désagréable ADN de venir des rangs de l'extrême droite, dont je ne compte évidemment pas Marc Weitzmann mais, tout de même, puisque écrivain il est, les mots ont ici leur importance; non, ce qui me sidère est bien ce passage ci: «On pourrait parfaitement argumenter au contraire que les meilleures raisons de soutenir cette guerre étaient les plus cyniques. Ou encore que la guerre a permis de créer un champ de bataille limité à un conflit qui, jusque-là, n'avait pas de forme.» * Le cynisme a bon dos, Marc Weitzmann. Comme les morts, par dizaines de milliers, des civils pour beaucoup, qui seront ravis d'apprendre qu'ils ne sont pas tout à fait morts pour tout à fait rien. * Quelle pirouette intellectuelle! L'Irak, qui sous Saddam Hussein avait tous les défauts de la terre, sauf celui d'héberger les terroristes islamistes, serait devenu, grâce à la guerre américaine, «un champ de bataille» pratique, «limité», un lieu d'études à distance, une commodité pour Occidentaux? Un jardin pour grands garçons (soldats) et petites mains innocentes (toutes ces sociétés privées qui travaillent en sous mains). * Quant à la fin de la citation — sur la durée de la guerre qui serait trop courte pour la juger — là encore, nous en parlerons aux morts irakiens qui doivent eux aussi trouver le temps long. * PS: de grâce, pas de procès en anti-américanisme. On peut baigner dans cette culture là depuis toujours, l'aimer comme aucune autre, et pleurer devant certaines orientations de la polétique étrangères de Washington.
Le sujet n'est pas la guerre d'Irak, mais le fait qu'une revue française, née à un moment donnée de l'histoire de notre pays, revient aujourd'hui sur son orientation. Le sujet, il est là, pas là où ça vous arrange. Le propos de Weitzmann, il est retranscrit dans cette perspective, et uniquement celle-ci. Vous faites diversion. - Quelle accusation d'anti-américanisme allez-vous inventer de toute pièce ? Sans raison aucune, pas le moindre mot en ce sens. Rien, mais vous protestez déjà. C'est pas magnifique, ça, qui éclate là ? - En revanche, vous vous taisez, vous aussi face aux propos de Jérôme A. Silence obstiné, incroyable et dont on dira après que le rappel est douanier. -
Cher Baaltik, * Très sincèrement, les orientations d'une revue m'intéressent mille fois moins que la guerre d'Irak. C'est bien pour cela que je réponds sur ce point, et uniquement sur ce point. Chacun ses centres d'intérêt. * Sur l'anti-américanisme, je prends simplement les devants pour éviter qu'on entre, ici, dans ce genre d'arguments, qui s'abattent généralement à la vitesse grand V. Je prends acte que vous ne désirez pas plus que moi verser dans ce genre de glissades. Nous sommes donc d'accord sur ce point. * Pour ce qui est de Jerôme A, pardonnez mon silence. Il s'explique: faute de temps, je ne l'ai pas lu. Quand ceci sera fait, j'y répondrai éventuellement. * Merci à vous.
Sauf que c'était le sujet.
Faux. Si j'en crois le chapô, le sujet était: «Le Meilleur des mondes, revue trimestrielle parfois présentée de façon un peu rapide comme l'organe des néo-conservateurs français, se désolidarise de la guerre menée en Irak par George Bush, dans l'éditorial de son numéro 7 à paraître vendredi.». * Donc, de Guerre en Irak, il s'agissait bien. Avant tout. Bien à vous.
Non, il ne s'agissait pas d'un article sur la guerre en Irak, mais de l'évolution d'un magazine sur cette question. Je trouve incroyable que vous n'arriviez pas à vous rendre compte de votre erreur (de la part d'un journaliste de Médiapart, en plus).
Monsieur "baaltik", Il me semble que "Mediapart" n'a pas été conçu pour véhiculer le politiquement correct, quel qu'en soit l'origine. Donc, j'assume, maintiens et développe mes propos : • la guerre en Irak a été soutenue par l'AIPAC, groupe de pression puissant aux E.-U. représentant les intérêts d'Israël (je n'ai pas dit des juifs). Une partie de l'opinion américaine, dont de très nombreux juifs, se scandalise de l'ampleur de l'aide américaine à Israël – 4 milliards de dollars par an, uniquement pour les fonds publics reconnus, sans parler du reste (aide militaire, en particulier). Sans ce tonneau des Danaïdes, l'économie d'Israël n'existerait pas. • Des éléments de ce qui reste de l'intelligentsia française tendent à utiliser la question d'Israël et du sionisme comme un argument d'autorité. Exemples : BH Lévy, A. Finkielkraut… • Certains de ces intellectuels français ont justifié la guerre en Irak par référence, implicite ou explicite, à Israël et au sionisme. Quant à la communauté juive française sépharade, dans sa grande majorité, elle s'est placée dans la situation suivante : rongée par la peur de l'Autre, persuadée que tout non-juif est un antisémite, infiltrée par de nombreux éléments israéliens mal-intentionnés, dont nombre de juifs français ayant échoué en Israël, elle s'est assimilée de facto à cet État, reniant ce qui faisait sa particularité – deux millénaires d'histoire et de cultures uniques. Ainsi, elle a commencé à se couper de la société française : des enfants de juifs français, nés en France et éduqués en France mais dans des écoles communautaristes, s'expriment entre eux, en France, en hébreu moderne pour ne pas être compris par les "goyim", comme les jeunes d'origine maghrébine en verlan pour ne pas être compris par les "gaulois". Sur Israël : cet État a réussi, en moins de 60 ans, ce que l'antisémitisme, les pogroms et les génocides avaient échoué à faire pendant 2000 ans. À savoir : 1. détruire les fondements moraux et intellectuels du judaïsme. 2. Liquider le judaïsme de diaspora. 3. Éradiquer les communautés juives sépharades d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et leurs cultures. L'histoire jugera. L'échec du sionisme (comme celui du léninisme ou du colonialisme) est total, si l'on s'en tient à son seul projet : l'endroit du monde où la vie des juifs est la plus menacée, c'est, aujourd'hui comme en 1948, Israël. C'est pourquoi les Israéliens fuient en masse leur pays pour reconstituer les communautés de Pologne, Roumanie, Allemagne… La fuite des élites et la démographie défavorable vont donc détruire Israël, à moins qu'un recours aux armes de destruction massives par cet État – à ce jour, le seul détenteur de la bombe atomique dans la région – et/ou l'Iran ne règlent a question du Proche-Orient.
Bon, chacun se fera une opinion... *Pour la dernière fois: on parle bien de guerre en Irak, par le prisme d'une revue certes, mais de GUERRE. Que vous soyez, vous, plus intéressé par le fait qu'il ait fallu des années à un groupe d'intellectuels pour comprendre ce que bien d'autres avaient saisi immédiatement, c'est votre choix. Personnellement, ce cheminement là m'intéresse moins que les raisons de cette guerre. Raisons/motivations qui semblent encore défendues par certains — et c'est cela qui m'a fait réagir. Chacun ses priorités, voilà tout. Que je sois journaliste ici n'a rien à faire dans ce débat, me semble-t-il.
Une question: trouve-t-on au ps des personnes également proches de ce courant intellectuel dit néo-cons?
Soyons factuel : on peut toujours s'adonner aux exercices de rhétorique les plus habiles, les faits sont là. Tous les arguments qui ont justifié cette guerre sont aujourd'hui spécieux et sévèrement contredits, que ce soit dans les grandes lignes ou dans les petits faits quotidiens : - les armes de bactériologiques ou de destruction massive ? Personne ne prend même plus la peine de les servir comme arguments - l'instauration de la démocratie ? Dans un pays comme l'Irak, traversé de tant de particularismes confessionnels, tribaux et politiques, l'optimisme de l'actuelle équipe américaine traduisait une méconnaissance grande de la géopolitique de la région... et on voit le résultat - le combat contre la dictature de Saddam Hussein ? Qu'on jette un regard sur d'autres pays et continents (Birmanie, Afrique) et qu'on nous dise si d'autres ne méritaient pas eux aussi qu'on leur fasse une guerre et qu'on pende leurs dirigeants - les valeurs morales ? Toutes ces histoires de corruption, de clientélisme, de favoritisme qui accompagnent l'occupation américaine ! - les droits de l'homme ? Demandez donc à l'Irakien moyen s'il se sent en sécurité quand il passe près d'un convoi militaire US. Et puis Abou Ghraib... - la sécurisation d'une zone pétrolifère ? Le pétrole n'a jamais été historiquement aussi cher... Je ne nie pas la vertu pédagogique ou cathartique des débats d'idée, mais là à quoi bon tomber dans un intellectualisme forcené ?
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  • 07/05/2008 14:07
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Les personnages cités dans cet article sont des irresponsables politiques, inconscients géopolitiques, et des naïfs dogmatiques, qui ont clairement une aura médiatique excessive par rapport au peu de réflexion dans leurs propos. Le manque d’emphase dans leurs propos sur les centaines de milliers de morts et de blessés qu’a provoqué cette guerre qu’ils ont soutenu (et que certains continuent à soutenir), ainsi que l’effet déstabilisateur régional (voire mondial si on y intègre les ressources utilisées dans ce conflit qui seraient nécessaires ailleurs), continuent à démontrer leur incompréhension profonde des réalités géostratégiques.
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  • 07/05/2008 17:32
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Je répond ici à la personne (Greth) qui m’a envoyé un message sur mon email perso (tiens, on s'connait ?). // 1 - Je revendique le droit - car dès lors qu’il fait le choix de la guerre ce monde est à mes yeux dérisoire - d’user de la dérision pour dire mon fait. Dussé-je troubler incongrûment de mes bulles de doctes débats. // 2 - Vous reprenez les termes pavlovien, chien, cités dans les commentaires… Ah bravo ! Bon esprit ! Ils seraient à mon sens plus utiles pour qualifier le fâcheux réflexe d’alignement systématique sur les thèses va-t-en-guerre bushiennes, réflexe qui tourmente aujourd’hui les consciences de moult pays, personnes et courants intellectuels ou revendiqués comme tels. // 3 - Cher(e) Greth, faire le choix de la non-violence est le SEUL vrai courage. Toujours. En toutes circonstances. // 4 - « Rien n'est grave puisque tout passe » (Ionesco)
Et oui, Greth, nous essayons vivre dans une démocratie, du moins autant que "vous" nous en donnerez le droit... Continuez donc, très cher Labul ;-)
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  • 07/05/2008 18:40
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Bof, un coup de pub de nos vieux néocons. Une indécence de plus ! Des intellectuels de médias, de réclame, de bêtise. ont osé faire la Leçon durant des années. Leurs travaux, une arnaque scientifique. Leurs analyses, d'une indigence d'un enfant de 6ème en stratégie. L'Irak est un pays détruit. Un vieux pays détruit, ses argiles dispersés à tous les vents. Des morts par milliers. Le Meilleur des Mondes est une revue de guignols, dirigée par des guignols qui ne sont jamais sortis de chez eux, et dont la seule connaissance du P.O se résume à un séjour dans le quartier le plus branché de Tel Aviv, la visite de quelques sphinx égyptiens voire Pétra, et que le monde crève. Bien au chaud dans leur résidence cossue, nos guignols pérorent, ne sachant rien de la guerre, du sang, des larmes, des feux, des douleurs, des morts, des familles dispersées, de la faim, de la prostitution alimentaire, des cris et des silences. Leur nombril résume bien leur monde. Maintenant peut-on espérer qu'ils oeuvreront pour la paix au P.O, qu'ils auront des analyses pertinentes sur la situation économique et sociale française, qu'ils citeront des auteurs , des écrivains, autres que ceux provenant de leur Communauté " scientifique"et de leur clan ? Peut -on rêver ? Comme tout ce groupe là ne fait pas rêver, penser, réfléchir, comprendre, je m'en tiendrais encore à mes revues belles sans Vérité pré-établie et sérieuses, Esprit, Commentaire, Mouvements... Le Meilleur des Mondes ne prépare que l'Enfer, la Haine, la Guerre et les chocs des Civilisations et des hommes.
Bien dit! Je suis toujours sidéré des subtiles pirouettes qu'utilisent les va-t-en-guerre pour faire oublier les horreurs de ce qu'ils prônent. Je ne vois pas comment ces guerres, tant en Afghanistan, qu'en Irak, pouvaient se justifier en l'état. Comment s'indigner du sort des Afghans ou des Irakiens, d'un côté, et cautionner la politique agressive, guerrière et profondément injuste d'Israel. Et qu'on ne vienne pas me traiter d'antisémite en feignant de ne pas différencier ceux pour qui le judaïsme a un sens et ceux qui veulent simplement éliminer les Palestiniens pour réaliser un rêve désuet. Si les premiers doivent bénéficier de toute la protection de la loi et du respect humain pour poursuivre leur spiritualité (chacun son truc), les seconds doivent être jugés sur leurs actes, et seulement leurs actes. Or ceux-ci ne sont pas beaux à voir et malgré la condamnation indispensable des tirs de roquettes Qasam, j'ai du mal à me les justifier, notamment au regard de la disproportion entre les victimes de chaque camp (qui a battu un record au troisième trimestre 2006 avec 71 Palestiniens tués pour un Israélien - voir ici). Je ne parle pas des humiliations, des coupures d'eau et d'électricité, de la spoliation foncière et autres jets de cailloux sur les Palestiniens. C'est pourquoi les arguments relatifs à la "démocratie" et au "droit d'ingérence" sont, au mieux de la myopie, au pire une mauvaise foi cynique et partisane. En tout cas, ils me laissent de marbre et n'excusent en rien une prise de position aussi malheureuse. Quant on prône la guerre, c'est-à-dire la mort, la séparation, la douleur physique, les larmes, les rêves brisés, les destructions, y compris les destructions irréparables (musée de Bagdad), on essaie d'être un tout petit peu rigoureux et critique envers la première opinion qui se présente. Pour moi les rédacteurs du Meilleur des Mondes doivent assumer toute la responsabilité de leur incitation à des actes dont les conséquences ont été criminelles.
J'avoue que je ne connaissais pas du tout cette revue. la vie des idées, y compris et peut être même surtout de celles qu'on ne partage pas, est toujours intéressante. Mais quelle est son audience et au delà, peut-on mesurer son influence auprès de décideurs ?
Très difficile d'intervenir à son tour après tant d'autres. Mais, mais, quand même. D'abord, merci Antoine Perraud d'ouvrir le débat, et une revue que sans doute, j'aurais ignorée, comme d'hab', merci également de nuancer, ce qui n'est pas le fort d'une partie de ses collaborateurs, lorsqu'ils sont en surchauffe. Merci, ici et là, pour tous mes amis sepharades qui ne sont ni ultra religieux, ni ultra quoique ce soit, et qui ne sont guère écoutés, accusés ici d'être des mauvais juifs, là d'être d'autant plus nocifs qu'en apparence ils sont modérés, progressistes comme disent les américains, eh oui. Le ghetto, lu plus haut, c'est parfois échapper à l'appartenance sans la renier, et se faire renvoyer dans les cordes, de tous côtés. Le rapide dérapage, constaté ailleurs dans les commentaires sur des sujets divers, qui amène droit sur Israël, puis sur les juifs, quand on parle d'autre chose est pour moi inquiétant. Je rends hommage à l'expression "équilibrisme prononcé", qui relève davantage de la gymnastique que de la pensée, sur les sujets évoqués. La contradiction n'est qu'apparente. Enfin, et surtout - hélas impossible de revenir sur le texte lorsqu'on se lance dans le commentaire, d'où de regrettables imprecisions - "peut-être n'avons pas suffisamment écouté" les opposants à la guerre d'Irak. En effet. Pour une partie, dont je suis, il ne s'agissait aucunement d'anti américanisme primaire, et quiconque ayant vu les videos tournées dans les geoles de Saddam ne pouvait en effet que rêver de le voir anéanti ( résumé, résumé ). Mais il y avait confusion évidente entre la "libération" du pays, sa démocratisation, à marche forcée s'il le fallait, et les intérêts bien compris des amis de George Bush. Le cynisme sautait aux yeux, le pire n'est jamais certain, hélas il a lieu. Dans ce que dit Marc Weitzmann, des choses me troublent car je m'en sens proche. Mais "la France s'ennuie", souvenez-vous, les ennuyeux- ennuyés s'exprimaient alors... Et la repentance, amorcée ici, bien affirmée en d'autres occasions. Peut-être certains intellectuels, certains écrivains, devraient-ils s'interroger sur les joies du reniement au nom de l'intelligence. Car justement, dans l'affaire, c'est d'intelligence, plutôt que d'adhésion, qu'il est question.
Merci, chère Dominique Conil, pour ce commentaire qui parvient, chez tout lecteur, à provoquer ce décentrement du moi et donc cette ouverture à autrui, préalables à une véritable et fructueuse conversation démocratique. Vous le faites avec fluidité, sans cette raideur un brin cassante dont il est difficile de se dépouiller (je parle pour moi), vous le faites avec un grand naturel, sans donner l'impression de forcer votre nature, en suivant votre pensée, ce qui ne vous empêche pas, ça et là, de tenir fermement sur l'essentiel. Vous êtes plus proche de la méditation que de la réaction, de l'approfondissement que du sursaut : il y a là autant de grain à moudre que de la graine à prendre... Cordialement,
Un sur-commentaire sur l'ennui. Dominique Conil a raison de le pointer. Mais tout le monde n'est pas Baudelaire : un poète qui sait, par les mots (tous les maux -- pardonnez-moi), ce que peut être la présence à soi, même insupportable, même maudite de tous les mots, existentiellement. Car l'ennui pour d'autres est un fléau. Pire qu'un gouffre : la tentation de se défausser sur d'autres de ses tourments...
Vous écrivez : "Le rapide dérapage, constaté ailleurs dans les commentaires sur des sujets divers, qui amène droit sur Israël, puis sur les juifs, quand on parle d'autre chose est pour moi inquiétant." Je crois votre inquiétude justifiée. Cela n'interdit pas de réfléchir sur ces dérapages. - J'ai le premier associé l'article que nous commentons à la question juive en France. Antoine Perraud parlait, a priori, d'autre chose : d'un magazine, des intellectuels qui l'ont fait naître, du soutien à la guerre en Irak, de l'interrogation sur ce soutien. J'ai fait cette association sous la forme d'une rappel, un mauvais souvenir qui m'a marqué, puis j'ai revendiqué cette association, en la posant comme hypothèse de départ, permettant une autre approche du débat qui secoue le Meilleur des mondes. Je crois cette association problématique mais justifiable (pas forcément ici, peut-être sur un blog et dans un échange spécifique - en tout cas, je suis disponible). A mes yeux, cette association ne constitue pas, en soi, un dérapage, même si elle "amène droit sur Israël". Elle est interprétative. - En revanche, dès qu'il est question d'Israël et des juifs, il y a un vrai dérapage. La dignité des juifs est vite mise en cause, vous l'avez lu, comme moi. Ici, on s'en prend au séfarades, mais nous avons bien compris de quoi il était question. - Il y a à mon avis, un second dérapage : le silence. Le silence qui a suivi le dérapage. Plus que l'explosion d'une parole haineuse, c'est le silence qui accompagne cette parole haineuse, quand cette haine se focalise sur les juifs, et seulement quand elle se focalise sur eux, que je crois grave. Et je reviens, tristement, à l'idée de mon premier commentaire - Au fond : de quoi Médiapart est-il le nom ? - Enfin, je crois qu'il ne faut pas avoir peur. Il ne sert à rien de ne pas "en" parler. "ça" existe. ça travaille la France, la Gauche. La bataille contre le néoconservatisme est au prix de la resorbtion de cette béance-là, surgie au début 2000. Je crois essentiel pour nous tous que ce débat ait lieu avec tous les Perraud de ce journal, de ce pays. Au risque, c'est vrai, que ça dérape.
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Désolée, j'essaie d'aligner le commentaire, de façon à ne pas rendre l'ensemble incohérent pour ceux qui débarquent. En fait, c'est à Baaltik que j'essaie de répondre. Moi aussi, j'aimerais un approfondissement. Sur cette année 2000. Bien sûr, l'engagement d'intellectuels, d'une revue, aux côtés des Etats Unis, et pire, en reprenant des arguments et démonstrations dont nous savions qu'ils étaient faux, ne peut être complètement dissocié d'Israël. Mais il me semble que sans naïveté, nous gagnons parfois à coller au sujet. En outre, bien davantage que la référence à Isrâël, que la proximité géographique peut justifier, c'est le glissement systématique d'Israël à juifs , comme entité indissociable, qui pour moi relève du dérapage. Mais je suis d'accord avec vous sur ce point: pas de silence, que les choses se disent, y compris celles que nous n'avons pas envie d'entendre.
Précision : je ne fais pas de lien direct entre Israël et l'Irak. Je fais un lien direct entre l'émergence de ce qu'on a appelé la nouvelle judéophobie et la séduction du néo-conservatisme en France. Du coup, ce n'est pas hors-sujet. Même pas à côté. C'est en plein dedans - la pensée néoconservatrice, sa séduction et son désenchantement. En revanche, c'est difficile à penser. (Il est beaucoup plus facile de se dire que ce sont les échecs dans le réel de la guerre en Irak, ou la crise économique qui expliqueraient qu'il y ait du doute au Meilleur des mondes, comme si l'idéologie, la sienne comme celle de l'autre, était rationnelle, arc-boutée au seul réel, etc). - En 2000, nous sommes quelques uns à nous sentir trahis par notre "famille", celle de la Gauche républicaine. Taguieff en fera un livre qui à défaut d'être lu, sera là, suivant l'expression ré-entendue dans la bouche de Raphaël Enthoven (citant Lacan). Et quand je propose à Perraud d'en reparler, de cette "trahison", je suis forcément, moi, "déshumanisant"... Comme quoi, cette histoire n'est pas terminée ! - Il y a un intérêt névrotique et idéologique à ne pas en parler pour que ce soit toujours là - présent, obsédant, empétrant. -
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La phrase la plus interessante est , il, me semble, celle-ci : "nous nous sommes rendu compte que la droite était prisonnière d’un courant anti-libéral et de schémas étatistes, mais après la victoire. Elle est parvenue à mieux celer ses contradictions, jusqu’à l’épreuve des faits… » En réalité, le projet de la droite sarkozienne mais aussi des néocons américains se trouve sous le sceau d'un libéralisme économique et malthusien et d'un projet institutionnel bureaucratique, les developpements sécuritaires qui surfent sur un populisme ne sont que les aspects les plus voyants et les plus destructeurs de l'Etat de Droit et des constructions démocratiques issues des révolutions françaises et américaines.. Il y a du Aldous Huxley la dedans.. Ces conservateurs tournent le dos au libéralisme politique qui ne fait pas leurs affaires. L'intervention en Irak est a relier avec certes la raréfaction du pétrole mais aussi les dominations US du XX ème siècle sur l'Amérique du Sud Un livre me semble éclairant sur ce sujet : La globalisation de la surveillance d'Armand Mattelard La découverte septembbre 2007 Gilles Sainati
Les néo-cons américains et semble-t-il leurs affidés français, sont des alliés inconditionnels d'Israel et ils ont pesé de tout leur poids , considérable au sein de l'administration Bush, pour que l'Irak soit envahi. Cette guerre a été très largement inspirée par le souci de la protection d'Israel. Je conseille la lecture de l'étude approfondie sur "le lobby pro-israelien et la politique étrangère américaine " réalisée par J.Mearsheimer et S.Walt. C'est le même souci qui anime l'attitude hostile des USA à l'égard de l'Iran.
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  • 09/05/2008 19:12
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Les rats quittent le navire. C'est pas la girouette qui change c'est le vent . Avec des si on peux mettre Paris en bouteille. Cest pas moi c'est ma soeur qui a filée la vérole au facteur. ETC, etc, etc..... La descente au enfer est amorcé et les abandons du don quichotte de l'Elysée ne fait que commencer. Moi en tout cas je ne me suis pas trompé, j’ai pas voté pour Monsieur pouvoir d’achat et je n’ai ni besoin de me déjuger, ni de m’excuser, ni de m’aplatir tel une « crêpe » (et dieu sait que je pense autre chose). Toutes hontes bues, tel les bourgeois de Calais les voilà en quêtent d’un nouveau sire à honoré. A genoux et en chemise de nuit, la corde au cou et les clefs de leurs turpitudes posées sur un coussin de soie ( dans la quelle ils pètent d’habitude), jusqu'à ce que l’écœurement les étouffes. Tartuffe n’est pas mort et leur prose dans leur torchon ils peuvent la tailler en pointe et puis…. Et dire que se sont ces margoulins qui vont faire le prochains roitelet. Au P….. mille ans !!!
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  • 12/05/2008 09:50
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Il est difficile pour des gens qui ont justifié l'invasion de l'Irak pour des raisons humanitaires et d'instauration de la démocratie, mais aussi parce que l' Irak, pensaient-ils, était une menace pour le monde à cause des armes de destruction massive ( si, si) et prioritairement pour Israël à cause de sa proximité, de se dépatouiller d'un résultat qui en dehors d'une exceptionnelle mauvaise foi ne peut être analysé que comme catastrophique, qui a causé des centaines de milliers de morts et coûté des milliards de dollars qui auraient pu être utilisés autrement. Difficile en effet d'admettre qu'aussi intelligents et cultivés qu'ils soient, et munis d'une analyse politique de qualité supérieure à celle des vulgaires pékins qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, les néo-conservateurs ont été des gogos qui se sont laissés avoir par les mensonges de l'administration Bush et que longtemps ils ont ramé comme des malades pour justifier l'injustifiable uniquement parce qu'il est difficile d'admettre que l'on ait pu se tromper à ce point quand on est aussi intelligent ; et je pense que beaucoup d'entre-eux continueront à le faire ( exactement comme le pauvre Glucksman qui n'arrive pas à prendre, par orgueil, ses distances avec le président Sarkozy de peur de passer pour une andouille. Je me souviens que deux mois avant l'invasion de l'Irak un journal américain avait annoncé que le partage de la reconstruction de l'Irak après la guerre que les Etats-Unis ne pouvaient manquer de gagner, était déjà effectué entre les grands groupes de construction américains dont celui de M. Chenay ex-président ( depuis peu) de l'un d'entre-eux ! Oui, oui bien sûr, mais il fallait voir les choses de plus haut, de plus loin, que diable, il ne fallait pas être simpliste et se rappeler que la fin justifiait les moyens etc, etc... ( On la connaît celle-là, elle a déjà fait beaucoup de ravages !) Lamentable ! Alors, que "le meilleur des Mondes" fasse un début de repentance, c'est plutôt une bonne nouvelle. Encore un effort les néo-cons, vous trouverez bien un autre sujet pour être à contre-pied du bon sens !
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