L'affaire du musée Picasso, déconvenue colorée du hollandisme culturel

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Claude Picasso tente ce week-end de résoudre la crise du musée portant le nom de son père. Aurélie Filippetti, inapte à gérer la réponse du fort au faible, a chassé la présidente de cet établissement public plongé dans l'incertitude à l'heure de son ouverture manquée. Récit d'un fiasco en forme de parabole politique, qui a suscité, après sa mise en ligne, une réaction symptomatique de la ministre concernée...

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Le 13 mai, Aurélie Filippetti, ministre de la culture, limogeait Anne Baldassari, présidente du musée Picasso de Paris – établissement public depuis 2010, fermé pour travaux depuis 2009. Au cœur du Marais, la régénération des volumes originels de l’hôtel Salé ont permis de dégager 2000 m2 – soit treize salles – supplémentaires, pour quasiment doubler le nombre des œuvres offertes au regard : un demi-millier en prévision. La réouverture en forme d’apothéose était fixée, depuis la fin 2013, pour ce mois de juin 2014. Elle est désormais repoussée à septembre, officiellement et au mieux. Le 3 juin, un nouveau président a été désigné, en la personne de Laurent Le Bon, distrait des marches de l’est – terre d’élection d’Aurélie Filippetti : il dirigeait le Centre Pompidou-Metz. Fermez le ban ! Pour la rue de Valois, l’incident est clos : tournons la page, circulez y a rien à redire (à goûter, sous l'onglet “Prolonger”, la réaction de la ministre à ce présent article...).