Mario Vargas Llosa, du roman héroïque au roman érotique

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Je suis intervenu sur ce fil juste après avoir acheté le bouquin. Finalement, je l'ai terminé en trois séances. Ce n'est pas son chef-d'oeuvre, mais la fantaisie, le goût immodéré de la comédie, à l'instar d'un autre écrivain péruvien moins connu, Bryce Etchenique, sont toujours présents et aussi efficaces. Cette histoire est également politique, bien que la prégnance de cette dernière soit assez discrète pour laisser libre cours au développement d'une histoire quelque peu délirante. L'auteur a décidé de laisser vivre ses personnages et de ne pas assommer le lecteur par un discours omniprésent. Bref, c'est un bon roman dans la veine sud-américaine, et la critique faite par la journaliste est très sévère à mon goût. L'engagement de l'écrivain à droite, sur l'échiquier politique de son pays, est une évidence mais cela ne l'empêche pas de faire de la bonne littérature. Et il ne faut pas oublier, quand même, qu'il se présentait contre cette raclure de Fujimori ! Que ceux qui aiment Vargas Llosa courent à leur librairie préférée, ils ne seront pas déçus !

De lui, j'avais beaucoup aimé "Tours et détours de la mauvaise fille"...

 

 

J'ai lu ce roman et l'ai trouvé faible, tant dans sa construction, je précédais les "incroyables révélations", que dans ce qu'il voudrait dénoncer. En fait, il n'est guère plus intéressant qu'un polar qui abuse de parties de jambes en l'air très convenues et se voudraient érotiques et de dénonciations - la dictature de Fujimori, les exactions de son protecteur - qui ne nous apprennent strictement rien. Les grands bourgeois sont gentiment transgressifs, les journalistes épouvantablement corrompus, les pauvres définitivement imbéciles, tout va pour le mieux dans le monde stable de Llosa. Quant au style, qu'en dire? Rien.

 

Super... J'ai acheté le livre hier... Ce type a écrit des chefs-d'oeuvre et son engagement à droite ne me dérange pas outre mesure car, comme chacun sait, on ne fait pas de la bonne littérature seulement avec de bonnes intentions (voir Céline par exemple). Une chose : les Latinos en général peuvent appeler quelqu'un "Gordo" ou "Flaco", mais ce n'est en rien moqueur. C'est courant, même si ça peut surprendre. Des Japonais, il y en a beaucoup au Pérou, et ils se font souvent appeler "Chino", "Chinito", mais ce n'est pas ressenti comme une injure raciste. Ici, oui, ce le serait.

Roman sans aucun intérêt bien décevant de la part de celui qui a écrit des œuvres majeures ( les chiots,pantaléon et les visiteuses, qui a tuè palmino molero,lituma dans les Andes,le paradis un peu plus loin...). Tant qu'à verser dans le leste il y avait au moins un certain charme dans "tours et détours de la vilaine fille" et surtout dans "la tante Julia et le scribouillard"...Ne sombrerait il pas dans une fascination libidineuse perceptible a minima dans "la fête au bouc"? Manque d'inspiration? Monétisation de son prix nobel? Il avait déjà été bien décevant dans son "le rêve du celte"qui n'etait qu'un plagiat romancé faible et inutile du merveilleux "les fantômes du roi Léopold" d'Adam Hochschild...

On peut recommander ses premiers livres  comme la ville et les chiens ou la maison verte,construction romanesque tout aussi habile que cent ans de solitude mais bien réprésentatif du renouvellement de la fiction romanesque  sud-américaine .

Considérer comme l'auteur de l'article que "el chino" pour désigner Fujimori est un sobriquet raciste est un contresens total.

Ce n'est pas un sobriquet mais  un surnom, et ce n'est pas raciste par ailleurs.

On ne peut "descendre" un homme de l'envergure de Vargas Llosa sous le prétexte qu'il est favorable à l'économie de marché, ce qui n'a jamais été contraire à la sensibilité humaniste la plus inattaquable.

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