Beckomberga, souvenirs de la maison des fous

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Il y a, dans Beckomberga, une omniprésence des arbres, alignement des troncs nus en hiver mais surtout frondaisons, variations de lumière à travers le feuillage, extravagantes floraisons. Comme si toujours le regard de la narratrice, Jackie, partait vers les hauteurs. Peut-être est-ce parce que les enfants, qui doivent souvent lever les yeux, regardent parfois au-dessus des adultes. Peut-être parce que Jackie, fillette puis adolescente qui se rend presque quotidiennement dans l’immense hôpital psychiatrique pour y voir son père, Jim, a toujours « pensé que les arbres [la] protégeaient des dangers ».