Giosuè Calaciura, les arcanes du mal

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« Nous n’étions plus rien, monsieur le juge, bien que le bruit de notre vengeance ait été si immense, et si terrible l’effet de repentir exercé sur nos ennemis et sur ceux qui se préparaient à le devenir, que nous finîmes par ne plus tuer personne, en une fausse paix séraphique où chacun reprit ses fonctions en sachant avec certitude qu’il y avait un bidon d’acide chlorhydrique qui attendait de reprendre du service. » Ainsi s’explique un mafieux expérimenté devant un magistrat, dans Malacarne, en une longue déposition acérée, bruissant de fureur.