Pierre Guyotat : «Quand je suis revenu d’Algérie, mon langage s’était réduit»

Par
Dans le dernier volet de l'entretien qu'il a accordé à Mediapart à l'occasion de la sortie d'Arrière-fond, Pierre Guyotat revient longuement sur la guerre d'Algérie et parle de choses toujours tues: l'attitude de certains appelés, comme lui, face au putsch des généraux, l'extrême fin de la guerre et la violence qui s'exerça entre Algériens.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Dans ce dernier volet de l'entretien, Pierre Guyotat commence par évoquer sa trajectoire politique, d'une forme de catholicisme non croyant de gauche vers un marxisme très personnel, où ce qui compte c'est le collectif, à commencer par le dortoir avec, en arrière-fond toujours, la figure du général de Gaulle. Il insiste aussi sur l'importance très grande pour lui du mouvement non violent et affirme au passage que Gandhi lui semble la personnalité connue la plus considérable du XXe siècle.