Messaouda Dendoune, l’exil des pauvres

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Messaouda Dendoune est née en 1936 « quand les fèves mûrissent ». Dans ses montagnes de Kabylie, c’est ainsi qu’on date les naissances, approximativement, selon les saisons, « pendant la neige », « au printemps ». « Ce devait être en juin », déduit-elle devant la PD 100 de son fils Nadir, une caméra à cassette d’un autre âge. Ils sont dans la cuisine de son petit HLM de la cité Maurice-Thorez en Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne.