Wim Delvoye, l'art et la lutte des classes

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Cloaca, la “machine à caca” ou les cochons tatoués de Wim Delvoye n'ont pas eu accès à l'exposition. On y retrouvera tout de même ses sculptures néo-gothiques, ses cochons tapissés et son “Suppo” dans la Pyramide de Pei. Rencontre inédite avec cet artiste érudit, provocateur et entrepreneur mégalomane.

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Une fois par an depuis 2004 le Louvre confronte la création passée avec celle du présent en invitant un monstre de l'art contemporain. Après trois ans de préparation et autant de tractations, Wim Delvoye s'impose. Un choix audacieux : l'artiste est connu pour être autant sulfureux, aimé et critiqué que coté sur le marché de l'art. « C'est un peu la victoire de l'art contemporain sur le passé : toutes les grandes institutions comme le Louvre ou Versailles se sentent obligées aujourd'hui de dîner avec les grands marchands de New York », constate l'artiste néo-gothique tendance scato. Mais ni Cloaca, sa “machine à caca”, ni ses cochons tatoués n'ont été invités. Le passé se méfie toujours du présent. Alors Wim Delvoye expose habilement ses sculptures, ses cochons tapissés et plante un “Suppo” de 11 mètres de haut dans la Pyramide de Pei.