«Devant mes yeux, le désert»: un regard sur la contre-culture au Japon

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Vous êtes las des commémorations de Mai 68, qui veulent couler un printemps dans un massif monument national ? Lisez un roman japonais de 1966 : vous sentirez siffler la brise de la révolte. Devant mes yeux, le désert, de Shuji Terayama, est réédité chez Inculte, tandis que le festival Côté Court consacre une rétrospective à cet écrivain, qui est aussi un homme de théâtre et de cinéma.

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Dans la préface de Devant mes yeux le désert, Shuji Terayama hésite : doit-il dédicacer son premier roman au pur-sang Pillow Ace, ou plutôt à Jayne Mansfield ? Il finit par l’offrir à son lecteur, évidemment, lui qui pour obtenir ce livre « n’a même pas regardé à la dépense ! Comme dit la chanson : Suffit pas d’avoir du cœur / Faut encore avoir du fric ! »